21/05/2013

Les quatre chemins et ses anciens commerces

De nombreux quartiers de Carcassonne, comme dans d'autres villes ont vu leurs commerces de proximité fondre comme neige au soleil. Ce lien social, culturel et fraternel entre des personnes de diverses origines créait une richesse et une animation aujourd'hui disparues. Les supermarchés ont fait naître des automates aux réflexes pavloviens devant une rangée de boîtes de conserves. Il faut bien reconnaître que les dernièrs humains avec lesquels on peut esquisser deux phrases minimum (bonjour et au revoir) ce sont encore les hôtesses de caisse. Plus pour longtemps car la mécanisation humaine du passage des codes barres va être remplacée par des portiques qui calculeront au centime nos achats. Pensez-donc, c'est celui qui va payer ses courses qui sera tenu de faire le travail de la caissière, comme dans certains hyper où l'on scanne soi-même ses achats. Si ça c'est pas chic ! C'est comme la télé réalité, on recrute des candidats (souvent idiots) que l'on expose comme des bêtes de cirque et ce sont eux qui font l'émission, à la place d'animateurs ou d'artistes qu'il aurait fallu rémunérer. C'est tout bénéfice, puisque des millions de téléspectateurs se marrent devant un miroir qui leur renvoit leur propre image. Au 4 chemins, les nouveaux commerces essaient de résister et d'autres ont fermé. Etat des lieux...

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Le garage "Gayraud" sur l'avenue Henri Gout avait une piste de distribution d'essence. C'est maintenant une magasin d'optique.

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L'ancien café "Chez Gaston" (Banque), vendu depuis peu le nouveau propriétaire s'est établi sur l'avenue Bunau Varilla.
En pointe, il y avait la mercerie Dedieu.

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Le pressing à l'angle de l'impasse dans lequel résidait la famille Salvetat (colporteur et rempailleur de chaises). Juste à côté en descendant, les "Docks méridionaux" tenus par Manuel et Jeanne Pujol de 1956 à 1975.

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Le magasin de Léon Rivière, marchant de graines et de charbon. A côté, un limonadier. En face et à l'angle de la rue de Chateaudun, il y avait le primeur Mestre-Sarroca (famille de la célèbre cantatrice), puis en descendant un cordonnier dont l'échoppe a été détruite pour faire le parking.

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L'épicerie "L'étoile du midi"

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Le bureau de tabac du joueur de rugby "Mazon"

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La menuiserie que Marius Azéma installa dans un ancien affenage, en face de l'ancienne station Gayraud. L'immeuble date de 1880.

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Les établissements Ferrand avec la statue ornée d'une roue d'engrenage, du marteau et d'une enclume représentant l'industrie.

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Tout ce joli quartier s'animait la semaine et laissait ses commerces fermés le dimanche. Eh oui! Le dimanche certains allaient à la messe puis chercher des gâteaux chez le pâtissier Promet. Et l'après-midi, on était au stade pour jouer ou encourager l'équipe de St-Jacques XIII avec l'Abbé Vaquier. La troisième mi-temps c'était au café "Chez Gaston".

Merci à Chantal Pujol-Puissant pour sa précieuse et indispensable collaboration

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Commentaires

Autre lieu de rencontre aussi important que le café Gaston,la station ESSO de Marc.
C'était l'époque ou L'avenue Varilla ,et l'avenue Gout ,c'est à dire les anciennes Rts de montreal et de Limoux avaient une continuité et n'étaient pas interrompu aux 4 chemins.

Écrit par : jacques blanco | 21/05/2013

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c'est vrai Jacques la station de Mr et Mme MARC ... et de leur employé qui ne savait ou donner de la tête et avait trouvé une formule de politesse contracté en "merci s'il vous plait" qui nous faisait mourir de rire .
les 4 chemins étaient très animés avec tous ces commerces . mais comme vous le précisez les routes n'étaient pas séparées et je vous assure que nous y avons vus des accidents effroyables, nous étions en première ligne.

Écrit par : chantal | 21/05/2013

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Scanner ses achats, c'est la "mort" de la communication entre être humain ainsi que des emplois à court terme. Tout "sera robotisé". Je refuse ce procédé et dans mon entourage beaucoup de personnes en font de même (tout âge confondu).
Il faut prendre le temps de "vivre" et de voir autour de soi là, on avance.......

Écrit par : LE GOASTELLER Marie-Thérèse | 21/05/2013

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Marie-Thérèse,
Nous disions la même chose pendant la suppression des pompistes à essence ,et bien d'autres services .Essayez de trouver une pompe avec la personne qui vous fait la pare brise pendant le plein.Nous n'avons pas le choix,et nous nous adapterons.

Écrit par : jacques blanco | 21/05/2013

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Je suis entièrement de votre avis Jacques mais tout ce que l'on peut "retarder" et bien faisons-le.On appelle cela "le progrès"!!!!!! Pour qui?????????
Qu'allons-nous laisser aux générations à venir ? Rien de positif!
Brigitte détaille très bien ce que les anciens racontent encore aujourd'hui.
Je ne désire pas "refaire le monde"loin de là! Pourquoi des citadins recherchent les cultures saines "bio", font revivre dans des petits villages "un regroupement de petits commerces". Un retour dans le passé porteur dans tous les domaines!

Écrit par : LE GOASTELLER Marie-Thérèse | 21/05/2013

Comme tout cela est vrai et navrant !
On laisse les quartiers et les centres villes aux "petites frappes" qui, en toute liberté, peuvent faire leurs 400 coups puisque les rues sont devenues désertes en dirigeants leurs habitants dans des zones où ils font la queue, comme des moutons, dans leur voiture ou aux caisses. Et en soirée tout le monde se barricade chez soi.
Souvenons nous, durant les soirées des beaux jours, nos anciens sortaient chacun sa chaise sur le trottoir se réunissaient entre voisins, discutaient tout en surveillant les enfants qui s'amusaient joyeusement.
Mais ça s'était avant.

Écrit par : Brigitte | 21/05/2013

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Petite question aux anciens habitants des 4 chemins....et à Jacques, Je crois qu'il y a eu avenue Gout pas loin du carrefour, un marchand d'articles de pêche...je me trompe ?
Ceci vers les années 1960

Écrit par : Claude MARTY | 21/05/2013

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Claude ,
Tu ne te trompe pas, c'était Mr MOUTOUNET.
L'enseigne c'était un pécheur avec sa ligne.
Mme Moutounet qui approchait les 100ans est décédée dernièrement.Elle habitait rue perrutel à l'immeuble (Lavigne)
Le fils agent sncf, (notre génération)est décédé au cours d'un footing il y a plus de 20 ans.
C'est tout, n'hésite pas!

Écrit par : jacques blanco | 21/05/2013

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jojo Moutounet , chef de gare est décédé jeune hélas ! sa soeur Annie était infirmière .dans leur jeunesse les parents ont gagnés des concours de valse !!! (sur un guéridon de bar, m'ont ils raconté )

Écrit par : chantal | 21/05/2013

j'ai oublié, avant le magasin de pêche ils avaient une boucherie de l'autre coté de la maison en face de chez les Riviere.la maison étant traversante ils ont changé de rue !Jacques va nous confirmer le nom du repreneur de la boucherie , je crois me souvenir de Mr et Mme Montanuy

Écrit par : chantal | 21/05/2013

Merci jacques
Je posais cette question car j'étais au bastion avec le fils (dont j'ai oublié le prénom) et il cherchait des noms plus loufoques les uns que les autres pour ce commerce.

Écrit par : Claude MARTY | 21/05/2013

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Claude,
GEORGES MOUTOUNET,était de 1945.Il est décédé en 1995 en footing à hauteur de Pennautier.
Bonne soirée.

Écrit par : jacques blanco | 21/05/2013

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il avait une triumph spitfire rouge ! ... le première voiture du genre que je voyais ....

Écrit par : chantal | 21/05/2013

Eh oui !Chantal,c'est Mr et Mme Montanui(avec un i).
Ils coulent leur retraite rue Manet au Viguier.

Écrit par : jacques blanco | 21/05/2013

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et la petite mercerie, contre le café Gaston à l'angle du carrefour (à la place de la société générale !

il y avait aussi un grand lavoir derrière chez Gayraud, où les femmes du quartier se retrouvaient pour laver leur linge

Écrit par : Hubert BEAUBOIS | 25/12/2016

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Bonjour

Il y avait un coiffeur "Bourel" disparu dans un accident de voiture,dans les années 80 85.Je me rappelle avoir joué à la MJC 13 avec lui .

Écrit par : Jean Bonnafil | 26/12/2016

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Encore merci Martial pour ce bel article sur mon ancien quartier que j'ai du mal à reconnaître quand j'y passe ....Tous ces gens disparus acteurs d'une vie laborieuse ont contribués à ce que j'ai une enfance heureuse

Écrit par : Chantal | 27/12/2016

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Bonjour,

Je suis très heureux de trouver ce site et cette discussion.

Je retrouve des patronymes (Moutounet le boucher, Rivière,…) dont j'entendais parler quand je venais voir ma tante avec mes parents tous les ans pendant les vacances, autour des années 1960!
Je m'intéresse à la généalogie de ma famille, mais il n'est pas facile de trouver des informations sur internet sur cette période encore "récente".
Quelqu'un aurait-il un souvenir de mon grand oncle (quand est-il décédé?…), Paul Martin Gareil, qui devait tenir le commerce de graines avant les Rivière?
de ma grand tante, Marguerite Gareil (née Pédusseau?), son épouse? Quand est-elle décédée?
de mon cousin leur fils Jean, décédé lui aussi?

Merci beaucoup pour toute information.

Écrit par : Gareil Pierre | 30/12/2016

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Je suis désolée je n'ai connu que les Rivière par contre Jacques Blanco doit pouvoir vous renseigner c'est une encyclopédie vivante de Carcassonne ( le joindre sur sa page face book)

Écrit par : Chantal | 17/05/2017

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J'avais des parents les Almuzard qui habitaient rue Bara dans les années 50. Le fils du menuisier Azéma était un copain du petit lycée. Nous avons eu comme institutrices Mmes Roux, Cantier et le "terrible" Mr.Jamma.

Écrit par : Charles | 17/05/2017

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