03/06/2013

Le centre culturel de la mémoire combattante

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A l'initiative de plusieurs associations d'anciens combattants, il est décidé de créer à Carcassonne en 1998 un lieu destiné à entretenir la mémoire des faits d'armes de la France. Ainsi, naîtra au 106 de la rue Trivalle dans les anciens locaux de la Justice de paix, le Centre culturel de la mémoire combattante. Les deux grands fondateurs de ce projet seront Raymond-Vincent Chésa (Président de Rhin et Danube) et François Girardet (Uninon Française des Anciens Combattants).

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Raymond Vincent Chésa

(Photo: La dépêche)

Le cousin de l'ancien maire de Carcassonne fut engagé volontaire dès l'âge de 18 ans, au sein du maquis de Picaussel. Croix de guerre et médaille militaire à la boutonnière, ce défenseur de la liberté de la France issu d'une famille espagnole immigrée, sera pendant plusieurs années à la tête de l'association Rhin et Danube. Il est décédé le 30 novembre 2010.

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En 2003, la ville de Carcassonne adjoint en permanence au Centre culturel un de ces agents municipaux. Il s'agit de David Scagliola, véritable passionné, collectionneur et érudit de l'histoire de France. Sans exagérer, l'homme se trouve là dans son élément et va participer grandement à la réussite du lieu, transformé peu à peu en musée de la Résistance.

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Les objets militaires s'amoncellent dans les vitrines grâce à des dons de particuliers, d'anciens combattants où de sa propre collection.

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Ce centre culturel est aidé dans sa tâche par plusieurs partenaires, aux premiers rangs desquels bien sûr la ville de Carcassonne, dont la volonté est de pérenniser et d'affermir ce travail. Il compte également l'appui du 3e RPIMA et de M. Dabertrand, qui pour la Salle d'honneur de la caserne Laperrine participe aux expositions. Enfin, l'Office National des Anciens Combattants est un acteur majeur des expos thématiques présentées tous les deux mois.

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Sur ce mur, un tableau inspiré du Guernica de Pablo Picasso réalisé par Roger Maire, ancien déporté au camp de Rawa-Ruska en 1942 dont il s'évadera.

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Sur le livre d'or du Centre culturel de la mémoire combattante sont apposées des signatures venant de 45 nationalités différentes. 9500, c'est le nombre de visiteurs enregistrés pour l'année 2012. Un succès qui ne se dément pas et qui démontre, si besoin en est, la nécéssité d'informer le public. David Scagliola sait parfaitement user de ce pouvoir de transmission. Il recevra le 14 juin prochain, André Viola, Président du Conseil général de l'Aude.

Centre culturel de la mémoire combattante

106, rue Trivalle

11000 Carcassonne

Ouvert du lundi au vendredi

Entrée gratuite

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© Tous droits réservés/ Musique et patrimoine/ 2013

 

Commentaires

C'est important de transmettre ce passé.
Ne jamais oublier ceux qui ont combattu pour notre liberté.

Écrit par : LE GOASTELLER Marie-Thérèse | 03/06/2013

bravo a toi david cordialement

Écrit par : marcello | 03/06/2013

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