28/06/2013

Témoignage de Miguel Amantegui, torturé en mai 1944 dans la maison de la Gestapo

"Dans son libre “Llibre d’exilis (3)”, le Minorquin Josep Portella Coll recueille un extrait du témoignage de Miguel Amantegui, résistant espagnol, arrêté à Carcassonne le 25 mai 1944 avec 11autres compagnons, parmi lesquels Gabriel Mascaró, Pedro Almagro, Francisco Rovira, Pierre Terrades, Antonio Mari Font, Vicente Miralles, Soriano, Juan López, ainsi que Mercedes Núñez, ma mère. Sept d’entre eux témoigneront au procès Bach. Amantegui relate la torture infligée par René Bach et ses collaborateurs à la Maison de la Gestapo, route de Toulouse : Amantegui es negà a cooperar i va ser torturat per un grup de soldats menats per Bach. … (Pablo Iglesias Nunez)

Témoignage en espagnol

“Con una cuerda me ataron los pies y me colgaron en el techo. La cabeza la tenía hacia abajo y, a unos centímetros, situaron una tina de agua. No sé cuántos me pegaron, ni que tiempo estuvieron haciéndolo. El tiempo se pierde y los golpes duelen debido a la insensibilidad del mismo dolor. La boca la tenía reseca pero no me daban agua. Yo veía la tina muy cerca de mis labios, pero no podía hacer nada. Se paseaban por la habitación con alimentos y se burlaba de mí. Después de estas torturas psicológicas venia la tanda de golpes. Mi rostro estaba casi desfigurado. La espalda era negra. Un hematoma enorme me cubría todo el cuerpo. Ellos se cansaron de pegarme y con el sadismo peculiar de los nazis, me dijeron que me iban a fusilar allí mismo. Trajeron unas frazadas para limpiar pisos y hermetiza- ron aún más el local. Me ordenaron ponerme de pie y pegarme a la pared. Como cinco de la Gestapo rastrillaron sus metralletas y me apuntaron al pecho. Yo los miré con dignidad. Cuando uno sabe que lo van a matar lo menos que puede ser es digno ante la muerte. No podía darles a ellos el gusto de que me vieran morir con miedo. Me sobrepuse al dolor del cuerpo y a esa sensación rara que uno siente cuando va a perder la vida. De mi boca sangrante salió una sonrisa de victoria, no de vencido. Mientras, ellos, a la voz imperativa de apunten, levantaron sus armas que yo vi como cinco enormes agujeros redondos”…

Traduction française de Montsé Obrados

" Avec une corde, ils m'ont attaché les pieds et m'ont accroché au plafond. La tête vers le bas, à quelques centimètres, ils ont mis une baignoire remplie d'eau. Je ne sais pas combien m'ont cogné, ni combien de temps ils l'ont fait. La notion de temps est perdue et les coups endommâgent, étant donné l'insensibilité, la même douleur. La bouche était dessèchée mais ils ne me donnaient pas d'eau. Je voyais la baignoire très près de mes lèvres, mais ne pouvais rien faire. Ils se déplaçaient dans la chambre avec des aliments et il se moquaient de moi.
Après ces tortures psychologiques, venaient le tour des coups. Ma face était presque défigurée. Le dos était noir. Un hématome énorme me couvrait tout le corps. Ils étaient fatigués de me cogner et avec le sadisme particulier des nazis, m'ont dit qu'ils allaient me fusiller sur place. Ils ont apporté des couvertures servant à nettoyer les étages et ainsi rendre le local plus hermétique. Ils m'ont ordonné de me mettre debout et me coller à la paroi. Quand cinq de la Gestapo ont râtelé leurs mitraillettes et m' ont mis en joue. Je les ai regardés avec dignité. Quand un sait qu'on va le tuer le moins qu'il peut faire c'est rester digne. De ma bouche sanglante est sorti un sourire de victoire, non de vaincu. Quand eux, d'une voix impérative ont levé leurs armes, j'ai vu cinq trous énormes ronds >>

 

Miguel Amantegui parviendra à s’échapper du train qui les conduisait en déportation début juin 1944.

Lettre ouverte à Jean-Claude Pérez, député-maire de Carcassonne

 Monsieur le député-maire,

Vous avez récemment délivré un permis de construire à la société Habitat Audois afin de permettre l’édification d’un immeuble de 40 logements, au 67 de l’avenue Franklin Roosevelt.  Cette décision va entraîner la destruction d’une maison de 1885, occupée par les services de la Gestapo de 1942 à 1944. Dans un courrier en date du 19 août 2009, l’Architecte des bâtiments de France M. Huertas donnait à la Direction Régionale des Affaires Culturelles son aval afin d’inscrire ce lieu à l’inventaire des Monuments historiques, comme lieu de mémoire de la résistance à la barbarie nazie. Qu’a- t-on fait  de cette prescription ? De nombreux courriers et témoignages signés sont arrivés jusqu’à moi, dont un indique la possibilité d’un charnier dans le parc puisqu’un jardinier aurait été engagé pour la réaliser la basse besogne des bourreaux. En cette maison, Mercédès Nunez Targa, secrétaire du poète espagnol Pablo Néruda, a été torturée et envoyée à Ravensbrück. Je joins à l’envoi le message de son fils Pablo Iglesias Nunez.

A titre personnel, monsieur le député-maire, bien que n’ayant aucun mandat pour cela, ni légitimité mis-à-part mon amour pour l’histoire de notre ville, je vous demanderais de bien vouloir sursoir à cette destruction. Réunissez une commission d’experts composée d’historiens, de témoins et d’anciens résistants afin de définir le bien fondé de votre décision. Avant que les coups de pelles n’interviennent, procédez à un sondage du terrain pour vous assurer qu’il n’y a pas de corps enterrés.

Au nom de la mémoire et de l’idée que nous nous faisons tout deux des valeurs de la République, il serait grave de laisser cette mémoire s’effacer pour un parking.

Dans l’attente, je prie d’agréer, monsieur le député-maire, l’expression de mes sentiments distingués

Martial Andrieu

27/06/2013

Message de Pablo Iglesias Nunez, fils de résistante déportée

Bonjour Monsieur Andrieu. Je suis espagnol et je pensais que nous-seuls, les Espagnols avions un problème d’amnésie collective. Les blessures de la Guerre d’Espagne ne sont pas refermées, mais je m’aperçois avec effroi que l’amnésie espagnole est contagieuse et atteint la société française et en particulier la société carcassonnaise. Que serions-nous devenus sans le courage et l’abnégation de ces femmes et de ces hommes, Français et étrangers, de diverses sensibilités, qui ont su combattre le fascisme international et ont défendu les idées de justice, de liberté et de tolérance. Ces idées sont celles qui permettent que tous, sans exclusions, puissions aujourd’hui nous exprimer librement.
Je suis le fils de Mercedes Núñez, républicaine espagnole, engagée dans la Résistance à Carcassonne, arrêtée par la Gestapo et interrogée violemment par le sinistre René Bach au siège de la Gestapo, puis déportée à Ravensbrück. Je ne réclame pas vengeance. Simplement je veux crier haut et fort : Plus jamais ça !


Nous devrons attendre encore des années (2045) pour que les Archives puissent nous éclairer sur ce qui se passait au siège de la Gestapo, route de Toulouse., car malheureusement, de nombreux documents classés sensibles de « haute trahison » au sujet de la collaboration ne sont toujours pas consultables publiquement aujourd’hui. En effet, les archives sensibles du procès Bach (tortionnaire de la Gestapo), qui s’est déroulé aux Assises de Carcassonne, fin juillet 1945, font l’objet de cette limitation.


Les témoins directs de la barbarie sont sur le point de disparaître et la jeunesse a besoin de repères de mémoire pour comprendre le présent et construire le futur.
Le contexte international actuel exige d’être vigilant. Comme disait le dramaturge allemand, Bertolt, Brecht : « Le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde ».


Le profit immobilier ne peut s’établir au détriment des valeurs républicaines et démocratiques.
Merci Monsieur Andrieu pour votre courage et votre détermination. Je regrette vivement que l’on ne puisse pas compter avec le soutien efficace des organismes et associations censés faire de la mémoire un devoir prioritaire.


Salutations cordiales.


Pablo Iglesias Núñez

Mercedes Nunez Targa, torturée dans la maison de la Gestapo (av Roosevelt)

Mercedes Nunez Targa, connue sous le faux nom de Paquita Colomer, est l'une des rares femmes de la résistance à avoir témoigné contre l'agent de la Gestapo René Bach lors de son procès le 27 juillet 1945. Née le 16 janvier 1911 à Barcelone dans une famille bourgeoise, elle va rompre avec les idées conservatrices de ses parents en défendant les valeurs de la République, proclamée le 14 avril 1931. En 1934, elle devient la secrétaire du poète et écrivain Pablo Néruda alors consul du Chili à Barcelone. Après avoir adhéré à de nombreuses associations féministes, progressistes ou sportives, elle s'engage aux JSU (Juventudes Socialistas Unificadas) puis au PSUC (Parti Socialiste Unifié de Catalogne). Le 18 juillet 1936, la République est remplacée par un coup d'état mené par Franco Bahamonde, c'est le début de la guerre civile espagnole. Fin janvier, le Parti communiste l'envoi en Galice à La Corogne. Placée sous surveillance, elle est arrêtée le 10 novembre 1939 puis envoyée dans la prison de femmes de Betanzos puis de la La Corogne. Enfin, le 6 mars 1940, elle se retrouve incarcérée à Madrid à la prison de Ventas. Tous les jours à l'aube, les prisonnières sont réveillées par les tirs des exécutions provenant du cimetière de l'Est. Elles peuvent connaître le nombre de fusillés en comptant les coups de grâce. Mercedes est condamnée à 12 ans de prison, mais à la suite d'une erreur administrative elle est mise en liberté surveillée le 21 janvier 1942. Elle s'évade et rejoint la France par les Pyrennées ne juillet 1942. Malheureusement, elle est dirigée vers l'ancien camp de concentration d'Argelès ou furent enfermés les espagnols pendant l'exode de 1939.

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C'est à ce moment, profitant de circonstances opportunes, qu'elle rejoint la résistance française dans la 5e Brigade de guérilleros espagnols de l'Aude. Elle sera Agent de liaison sous le pseudonyme de Paquita Colomer et sera élevée au grade du Sergent FTPF (Franc-tireurs et partisans de France). Elle est inflitrée dans l'Etat-major de la Gestapo à Carcassonne et travaille dans leurs cuisines.

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Mercedes alias Paquita réside au 20 de la rue Fabre d'Eglantine (quartier du Dôme). Cette maison est aussi le lieu de replis de l'Etat-major du maquis de Roullens. Le 25 mai 1944, Mercedes après avoir été dénoncée elle sera arrêtée avec 11 autres compagnons dont: Mascaro, Terrades, Mari Font, Miralles, Soriano, Juan Lopez... Amantegui réussira à s'échaper. Juste avant eux, René Bach venait d'assassiner Ballester entre Ajac et Limoux et le jeune Auguste Cathala au Bousquet. Mercedes est d'abord interrogée sans ménagement par Bach à la maison de la Gestapo, 67 route de Toulouse. Ensuite, elle sera envoyée au camp d'extermination de Ravensbrück après 11 jours dans un train à bestiaux, le 25 juin 1944. Elle y fera la connaissance de Geneviève Anthonioz-De gaulle, Lise London, Neus Catala...

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Le camp est libéré le 14 avril 1945 par la 2e division d'Infanterie américaine, le jour où il était prévu qu'elle passa par la chambre à gaz en raison de la scarlatine et de la tuberculose qu'elle avait contractées. Elle arrive avec les déportés à l'hôtel Lutetia de Paris le 24 mai 1945, car Franco ne voulait pas de ces espagnols qu'il considérait comme apatrides. Hospitalisée à Bichat, elle apprend qu'à Carcassonne va se tenir le procès de son tortionnaire, le triste agent de la Gestapo René Bach. Malgré l'interdiction de voyager en raison de son état de de santé, elle se rend à Carcassonne en convoi sanitaire à l'ouverture du procès le 25 juillet 1945.

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Quand elle arrive à la barre de la cour d'assise de l'Aude, Mercedes Nunez (Photo ci-dessus) a froid. Nous sommes pourtant en plein été et c'est une amie de combat, qui lui donnera une veste pour paraître décemment à ce procès. La salle est comble, les carcassonnais ont pris leur journée pour y assister. On dit même aux enfants: "Sois sage, sinon tu n'iras pas au procès". Mercedes racontera son calvaire et celui de ses compagnons d'arme avec la détermination d'une femme de convictions. Les 26 autres témoins en font de même. Parmi eux, un enfant de quinze ans que Bach a torturé pour tenter d'obtenir des aveux.

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Le procès se tiendra du 25 au 30 juillet 1945 à Carcassonne. La cour était composée de: Edouard Rouvière (Président), François Pastour (Commissaire du gouvernement), Me Aimé Pagès (Avocat de la défense), Auguste Marty (Greffier). Les jurès: Yvonne Marcillac, Albert Sirven, Pierre Carbonne et Jacques Riffaud.

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Le prévenu René Bach né le 11 juillet 1921 à Voellerdingen (Alsace) est seulement agé de 24 ans. Il demeure 8, avenue Pierre Curie à Carcassonne. Il s'est engagé comme traducteur dans la Gestapo de cette ville, le 1er novembre 1943. Le tribunal de Carcassonne retient contre lui près d'une centaine de chefs d'inculpation dont: La déportation des juifs de Salsigne, les meurtres de Ballester (à Ajac) et de Agnel (à Trassanel), l'assassinat d'Auguste Cathala et de Marinette Seguy (au Bousquet), sans compter les coups de matraques ou crosses, les brûlures au bout des doigts et autres brutalités. Au cours de l'audience, Bach commença à donner des noms de carcassonnais l'ayant aidé secrètement dans sa tache. Ce qui lui fit dire au Président: "Si je parlais, Carcassonne tremblerait". Finalement, il sera reconnu coupable et condamné à mort.

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Amené sur le champ de tir de Romieu, il sera fusillé le 6 septembre 1945 à 6 heures par douze FFI.

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Mercedes Nunez est décorée de la Légion d'honneur en 1959 puis de la Médaille militaire, de la Croix du combattant volontaire de la résistance, de la Médaille de la déportation et de l'internement pour faits de résistance, de la Croix de guerre et de la Coix du Combattant. En 1980, elle écrit son témoignage dans un livre rédigé en catalan: "El carreto dels gossos" (la charette des chiens). Il est traduit en espagnol en décembre 2011 sous le titre: "Destinado al crematorio". D'ici à cet été, il paraîtra en français chez un éditeur espagnol, car aucune maison française n'a voulu s'en charger, sous le titre "La valeur de la mémoire". Mercedes Nunez Targa est décédée le 4 août 1986 à Vigo en Galice, où elle s'était retirée après la mort de Franco. Le 7 février 2009, la ville de Vigo a inauguré une rue à son nom. Carcassonne ne devrait-elle pas en faire de même, en souvenir de tous ces espagnols venus défendre la liberté sur le sol français ?

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Le palais de la Micheline se refait une beauté

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L'ancien Palais de la Micheline, somptueuse vitrine architecturale de la distillerie de Michel Sabatier, se refait une beauté. Le bâtiment Art-nouveau vient d'être acquis. Après que l'on ait supprimé le local de la station service Mobil, on redécouvre le lustre de ce bel édifice unique à Carcassonne.

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Un permis, afin de refaire la toiture de la marquise sur le devant de la bâtisse, avait été déposé au service de l'urbanisme de la mairie. Suivi de près par madame Rivel, adjointe au patrimoine, ce dossier semble porter ses fruits. L'Architecte des bâtiments de France a même proposé un classement, dont nous espérons qu'il ira à son terme.

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Sur cette photographie que j'ai prise il y a un an, on s'aperçoit de l'état de la toiture. On dirait une tolle ondulée qui ne semble pas d'origine, mais je ne m'avance pas.

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Les travaux vont bon train et nous verrons au final, la matière retenue pour la couverture. L'essentiel est une fois encore à la préservation de ce splendide témoin architectural du début du XXe siècle. (photo: J. Blanco)

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Au premier étage, la salle des fêtes est des plus somptueuses. Elle a gardé tout le cachet de la Belle époque, qui fut également le nom d'un restaurant à cet endroit dans les années 70. Françoise Sawas y tint également son école de danse au milieu des années 80.

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Le plafond sans son lustre, hélas

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Une statue, dans le style de Mucha

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La cheminée et les miroirs

(Photos: Caroline Sawas)

Il serait intéressant de connaître le nom de l'architecte et du décorateur. Là, peut-être un appel à nos historiens locaux pourrait répondre à cette interrogation.

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Droit de réponse de Tamara Rivel, adjointe au patrimoine

J'ai rarement l'occasion de m'exprimer sur les blogs tant les réactions peuvent répondre à un instantané. Prendre du recul pour analyser me semble souvent nécessaire.

Ce projet remonte à 2007 où déjà un certificat d'urbanisme était délivré pour la construction de 150 logements prescrivant déjà la démolition de la maison dite Gestapo et aucune émotion ne s'était fait jour à cette époque...
Lorsque nous sommes arrivés en responsabilité en Mairie en Novembre 2009, nous avons souhaité ouvrir des discussions avec le bailleur afin que soit diminué le nombre de logements à une quarantaine, permettre une intégration dans le quartier et assurer un moindre impact de circulation à l'Avenue déjà surchargée.

La connaissance de la présence de la Gestapo aux tristes heures de notre histoire est effectivement connue, Les associations de Résistants et Déportés ont été consultées pour élaborer une commémoration à la hauteur du nécessaire devoir de mémoire qui nous incombe, nous jeunes générations en responsabilité.
Afin de connaitre l'exactitude des faits qui se sont déroulés dans ces lieux et concevoir l'hommage digne qui en découlera, les Archives Départementales travaillent à l'analyse des faits, écrits, photos, documents officiels qui relatent de notre histoire sous l'occupation à Carcassonne et précisément au 67 avenue Franklin Roosevelt.
Les témoignages présentés font état de faits graves que nous n'éludons pas ; s'ils s'avéraient être confirmés, la Ville sera bien évidement la première à organiser les sépultures dans le plus grand respect de nos ainés grâce à qui nous vivons dans une Europe en paix.

Si nous n'avons pas fait de bruit jusqu'à ce jour, et que nous n'en ferons pas plus ... c'est surement parce que je suis .... petite fille de résistant et que je connais trop ce qu'il me disait de cette époque ... l'important est d'oeuvrer à la Mémoire, dans le respect.

Je vous remercie de vos engagements dans ce travail et vous assure que je serai toujours impliquée dans ce devoir.
Bien sincèrement,

Tamara Rivel

Adjointe à l'urbanisme et au patrimoine