04/07/2013

1942-1944:Les lieux réquisitionnés par l'occupant allemand et ses alliés dans Carcassonne.

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Le 27 novembre 1942, l'armée allemande arrive dans Carcassonne après avoir franchie la zone libre. Désormais, toute la France est occupée par l'ennemi en raison du débarquement des troupes de la France libre en Afrique du nord. Très vite, les troupes et l'administration allemande vont réquisitionner un grand nombre de bâtiments stratégiques et de belle architecture.

Les sites militaires

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La caserne Iéna

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La caserne Laperrine

Plusieurs témoignages de résistants et guérilleros espagnols, indiquent qu'ils y ont été interrogés et enfermés dans des cachots avant d'être déportés.

Les bâtiments administratifs

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Ecole normale des filles (route de Narbonne)

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La Feldkomandantur (Bd Jean Jaurès)

Allemands lycée de jeunes filles. 29 mars 1943.JPG

Le lycée de jeunes filles

Les hôtels

Soldats allemands. Hôtel de la cité.jpg

Hôtel de la Cité

(siège de l'état major de la Werhmacht)

Collaborateurs à l'hôtel de la cité.jpg

De grands banquets de fraternisation y ont été donnés

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Le grand hôtel Terminus

(La kommandantur)

Les hôpitaux

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L'Hôtel Dieu, rue de l'hospice.

(Truppenzahnarzt)

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Casernes de la Justice, route de Montréal

(Infirmerie)

C'est aujourd'hui le parc aux matériels de la ville de Carcassonne

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L'ancien asile de Boutes Gach, route de Toulouse (rasé depuis)

(Caserne de la Milice française)

Les maisons bourgeoises

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Le siège de la Milice française

(18, place Carnot)

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La maison de la Gestapo

(67, route de Toulouse)

Les agents du SD dont René Bach, étaient logés dans des villas réquisitionnées dans la rue Pierre Curie.

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Crédit photos

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Commentaires

suite logique aux derniers évènements ... merci de nous réapprendre cette histoire carcassonnaise qui était tombée dans l'oubli ,volontairement ou pas ? ....

Écrit par : chantal | 04/07/2013

merci mais cela me fait frémir de voir tous ces endroits réquisitionnés par l'ennemi mais je suis sensible a ces rappels douloureux merci ...

Écrit par : constance pressoirs | 04/07/2013

Merci beaucoup pour cet inventaire.
Comme le dit Constance,je suis sensiblé également à ce rappel.
En ces temps ou chaque communauté se dispute pour rien,c'est très bien de rappeler ces heures sombres ou nos anciens ont du se battre afin de recouvrer la liberté

Écrit par : PATONZE | 04/07/2013

Pendant l'occupation de la direction des PTT au 26 Bd Jean JAURES (voir 5 éme photo ), celle ci fut contrainte de s'installer au 5 place de la Poste,actuelle place De Lattre De Tassigny,dans le bâtiment occupé plus tard par la délégation militaire dépatementale.
SOURCE: bull SESA 2010 tome cx
Jacques Blanco: "Les Bâtiments PTT à Carcassonne de 1853 à nos jours".

Écrit par : jacques blanco | 04/07/2013

Je suis heureux d'observer: photo 8: "de grands banquets de fraternisation y sont donnés", la délicatesse de cacher les visages des "français
carcassonnais et audois" qui y figurent.
Je propose: photo 13: "siège de la milice Place Carnot" qu'une plaque de marbre de Caunes rappelle le passé de cet immeuble.
Tout cela en écho au rambal concernant la maison de la route de Toulouse, siège de la Gestapo, et des commentateurs qui dans ce blog souhaitent conserver le taudis qu'est devenu cette maison. M.B.

Écrit par : Michel Bayle | 04/07/2013

Devons-nous noter, cher monsieur, que suite au rambal qui semble vous perturber, cette maison n'évoque pour vous qu'un taudis? Franchement, vos propos sont soit équivoques, soit maladroits.
Peut-être alors, si l'on veut voir le côté positif de vos propos que vous considérez comme malsain ce linge lavé en famille après 70 ans.
Si c'est le côté négatif, on dira que vous n'avez point de respect pour la dignité de toutes les personnes torturées à cet endroit.
Si vous êtes de la famille à René Bayle, résistant du maquis de Picaussel et mort en déportation. Votre avis nous intéresse au plus haut point.
Bien sincèrement.
Martial Andrieu

Écrit par : Martial Andrieu | 04/07/2013

Merci Monsieur Andrieu, encore une fois merci.

Écrit par : Namimuxu | 04/07/2013

Une autre famille carcassonnaise honorablement connu, comme celle du 67 Rt de Toulouse,fut victime d'une réquisition (dégager dans les 24 heures) de leur Maison.
Afin d'installer un service de trésorerie de la Wermarth (les militaires allemands allaient y retirer leur solde ) au 56 de la rue D'Alsace.
Les marches de pierre de l'escalier en gardent les traces des clous des bottes.
Patonze, n'oublions pas que d'autres par le passé ont du se battre eux aussi pour se délivrer des heures sombres que nous bons français leurs avons imposés.Par contre nous , nous avons donné des noms à des places,des gares etc.

Écrit par : jacques blanco | 04/07/2013

Pour ceux qui ironisent sur la conservation ou la plaque qui sera apposée sur le bâtiment ruiné: Le 93 rue Lauriston à Paris de très sinistre mémoire, dans lequel il y eut bien plus de malheur que route de Toulouse, est toujours debout avec une plaque commémorative sur la façade.
Il fallait donc détruire les ruines d'Oradour sur Glane et le Mont Valérien.

Écrit par : Martial Andrieu | 04/07/2013

la famille Bayle était de Belcaire et tenait le restaurant.
Elle fait toujours de nos jour à Belcaire et le restaurant était le lieu incontournable des repas des chasseurs qui venaient de très loin !!

Monsieur Andrieu, vos illustrations sur les sites occupés sont très intéressant pour ma connaisance de l'évolution de Carcassonne durant la 2e GM.

Elles sont tellement rares.


je profite pour lancer un appel, pour ceux qui auraient des documents ou renseignements concernant les unités qui occupaient Carcassonne et les alentours,
j'en serai très intéressé..

en vous remerciant par avance.

Écrit par : jpp | 04/07/2013

Sans doute pourrait-on rajouter à ce triste inventaire le 44, rue Voltaire, siège du 422ème Groupement de Travailleurs Etrangers, création de Vichy, dans lequel les allemands prélevèrent une "riche" main d’œuvre d'étrangers. Plusieurs de ces "travailleurs", Espagnols pour la plupart et Juifs, sont par la suite déportés, dont Tomas Martin, secrétaire du GTE, déporté à Mauthausen et Miguel Karner.

Écrit par : Marieh Melendez | 05/07/2013

Mon père réfugié espagnol en 1939 a été versé dans un GTE et il a travaillé à Carcassonne pendant l'occupation allemande avant de s'évader.Pourrais je obtenir quelques pistes de recherche.

Écrit par : CUARTIELLES | 23/04/2014

Mon père réfugié espagnol en 1939 a été versé dans un GTE et il a travaillé à Carcassonne pendant l'occupation allemande. Pourrais je obtenir quelques pistes de recherche. Je sais qu'il a participé à la construction de défenses anti-chars et d'un blockhaus avant de s'évader.
Nicolas Cuartielles Gil

Écrit par : CUARTIELLES | 23/04/2014

Il me semble que votre légende "Lycée de jeunes filles" est incomplète et qu'il s'agit plutôt de la cour de la mairie actuelle (angle rue Aimé Ramond/rue Courtejaire)?

Écrit par : Marieh Melendez | 05/07/2013

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