11/07/2013

Maison de la Gestapo: Le travail des archivistes est en marche

La Dépêche consacre aujourd'hui dans ses colonnes une interview de Sylvie Caucanas, directrice des Archives départementales de l'Aude, au sujet de l'histoire de cette maison du 67, avenue F. Roosevelt. On y apprend que la ville de Carcassonne ne lui a pas demandé seulement une étude de ce bâtiment, mais de tous les lieux réquisitionnés par l'occupant durant la seconde guerre mondiale. A mon niveau l'objectif est atteint et je me rejouis que sa destinée soit entre les mains de professionnels reconnus pour leur impartialité. Finalement, ce que je préconisais dans ma lettre ouverte à Jean-Claude Pérez a été retenu: la convocation d'historiens et l'ajournement de la destruction de laà titre conservatoire. Les décisions qui seront prises à l'issue de ced'enquête historique sur le devenir de ce triste lieu, feront partie de choix politiques avec toutes les garanties en matière de respect de la mémoire et de la dignité humaine. Peut-être qu'alors faudra t-il considérer le "poil à gratter" davantage comme un "sonneur d'alerte". Cette affaire fera sans doute jurisprudence pour qu'avant d'engager des travaux, l'on soit dans l'obligation de se renseigner sur l'histoire du lieu sur lequel ils sont programmés. Ce serait là une des plus belles avancées pour l'ensemble du patrimoine de Carcassonne qui n'a pas pu sauver de la destruction par le passé: Le couvent des capucins, le couvent des carmélites, l'Hôtel Dieu, la chapelle de Sainte-Croix, les cimetières médiévaux... Allez, soyons plus qu'utopistes, soyons enfin raisonnables !

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La dépêche, jeudi 11 juillet 2013

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Devoirs de vacances...

Ce blog prendra demain trois semaines de vacances, aussi a t-il pensé qu'il serait judicieux et utile de donner un devoir à son principal enquêteur. Il s'agit de Jacques Blanco, secrétaire de l'association des amis de la ville et de la cité, qui dans l'ombre participe activement à enrichir de ses commentaires cette chronique quotidienne. Nous connaissons sa perspicacité et son dévouement, il est juste de lui rendre ici hommage. Il vous est bien entendu permis de l'aider dans sa tâche.

Voici donc le sujet...

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Il s'agit d'une facture d'une usine implantée sur la route minervoise dans les années 60. Il me faut le nom du gérant, le lieu exact, ce qu'elle produisait, le nombre de ses employés et aussi des photographies ou témoignages.

Bon courage!

09/07/2013

Les élèves du Petit lycée de Carcassonne (1884-1885)

Je viens de mettre la main sur une photographie de classe du lycée de Carcassonne pour l'année scolaire 1884-1885. Ce qui la rend encore plus intéressante, c'est qu'il y a inscrit au crayon le nom des élèves...

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1er rang (assis):

Antoine Rousseau, ?, Bouffet, Xiffre, Pitarre, Joseph Ambry, ?, Roussel, Magné, Sempé, Cazanou.

2e rang (assis):

?, Dhers, ?, Polère, Vidal, Bouteillé, ?, Cau, ?, ?

3e rang (debout):

Carretier, Etienne Embry, ?, Raucoule ou Rancoule, Yan, Jean Arthozoul, Devèze, Raymond Esparseil, Justin Farge, Le Bourhis, ?, Jonca.

Parmi ceux qui devinrent célèbres ou eurent une acrtivité reconnue à Carcassonne, on peut noter:

Raymond Esparseil (architecte et fils de Marius Esparseil, inventeur de la mine de Salsigne), Jean Sempé (Docteur, adjoint au maire et créateur du théâtre de la cité en 1908), Pierre Polère (Imprimeur).

On retrouve d'autres noms:

Cazanou (commerçant à la cité, rue St-Louis?), Arthozoul (Commerçant en articles de pêche, rue de la liberté?), Ambry (Droguiste, rue de Verdun?).

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10:35 Publié dans Écoles | Tags : lycée | Lien permanent | Commentaires (8)

08/07/2013

Maison de la Gestapo: Une première victoire

A force de perspicacité et de persuasion, politiques et journalistes qui jusque-là restaient très perplexes sur le devenir de ce lieu de mémoire semblent nous donner raison.

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L'indépendant, hier

Sans vouloir polémiquer, juste en disant notre vérité, je voudrais vous informer de ceci: Nous avons contacté trois importantes associations d'anciens combattants de Carcassonne. La première, nous a dit poliment qu'elle ne voulait pas s'engager et que ce n'était pas sa mission. La seconde, nous a renvoyé vers la troisième qui, est pour la destruction car, je cite: "Ce n'est pas après 70 ans qu'il faut s'en occuper". A ce compte là, qu'ont fait les associations d'anciens combattants pendant tout ce temps ? Au final, le président nous a raccroché au nez.

Chacun sait ici que je respecte au plus haut point, les anciens combattants pour ce qu'ils ont réalisés. Toutefois, ce sont eux qui ont décidé de ne plus s'arrêter à la stèle du Quai Riquet pour les commémorations de la libération de Carcassonne, chaque 20 août. Depuis 5 ans, il n'y a même plus de dépôt de gerbe pour les 20 victimes civiles, ayant la mention "Mort pour la France".

Se sont-ils préoccupés de savoir où est passée l'urne contenant de la terre de Büchenwald, qui se trouvait au pied du monument à la résistance, square Gambetta? Elle a disparu et personne ne sait où elle se trouve désormais.

Je comprends que l'âge avancé de ses membres ne leur donne plus guère la force pour tout cela. Malgré tout, pensent-ils qu'il suffira de quelques porte-drapeaux et d'une gerbe chaque année sur une stèle pour informer les jeunes générations sur les dangers de cette idéologie barbare? Bientôt, elles ne seront plus fleuries et leurs noms gravés dans la pierre vont subir l'érosion du temps.

Alors messieurs, mesdames, vous avez défendu les valeurs de liberté. Ne gardez pas cette fierté égoïstement pour vous car, après vous le déluge. Transmettez-nous le témoin afin que nous puissions être désignés comme les héritiers de votre action de bravoure. L'avenir c'est nous, ce n'est plus vous. S'il est indispensable que l'on vous demande votre avis sur la conservation de cette maison, il ne pourra être le seul à faire valoir.

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06/07/2013

Le 24e régiment d'infanterie coloniale

Au sortir de la seconde guerre mondiale (1er mai 1948), le 24e régiment de tirailleurs sénégalais est reconstitué en deux bataillons à Carcassonne, afin de préparer sa participation à la guerre d'Indochine (Tonkin). Le régiment embarque à Marseille le 1er septembre et débarque à Haïphong, pour être ensuite engagé le 30 au Tonkin. Les deux bataillons participent aux opérations de pacification des secteurs de Sontay, Hoa Binh, Haïduong, Hadong et Kie-Nan. En 1951, ils fournissent les garnisons des postes de béton dont le Général de Lattre de Tassigny a ordonné la construction, véritable petite ligne Maginot pour la protection du "Delta utile". Ces taches sans gloire mais nécessaires seront meurtrières, et la compagnie sera citée à l'ordre de l'armée. Les deux bataillons seront dissous en 1954, après l'évacuation du Tonkin avant leur retour en métropole. Le 3e bataillon resté en France constituera lui, le nouveau noyau du 24e régiment d'infanterie coloniale.

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La pucelle de la compagnie d'instruction du 24e RIC de Carcassonne. Le régiment fera la campagne d'AFN; le 1er bataillon dans le Constantinois en novembre 1954 et le second en Tunisie. En juin 1955, ils sont regroupés dans la région de Biskra. Le 1er décembre 1958, l'interdit qui frappe le nom "Colonial" fait changer la dénomination du régiment qui devient le 24e régiment d'infanterie de Marine. Il sera dissous à la fin de la guerre d'Algérie, puis reconstitué en 1964 à Perpignan. C'est en 1962 que le 3e RPIMA remplace le 24e RIC à Carcassonne jusqu'à aujourd'hui.

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A l'intérieur de ce régiment, il y avait un orchestre militaire constitué d'appelés du contingent. Le chef de musique était le capitaine Camille Marcel Delzenne (1907-1967), qui forma bon nombre de jeunes musiciens carcassonnais.

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Il est inhumé au cimetière Saint-Vincent de Carcassonne

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La ligne chemin de fer Carcassonne-Quillan

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Les études de la première section de cette ligne entre Carcassonne et Limoux débutèrent en juillet 1866, soit dix ans après l'arrivée du chemin de fer dans la préfecture de l'Aude. Les ingénieurs Don de Cépian et Simonneau rendirent leur mémoire à l'appui de l'avant projet entre Carcassonne et Quillan. En décembre de la même année, le choix entre deux tracés fut présenté mais la décision devait revenir à M. Laroche-Tolay, directeur de la compagnie du midi, au début 1867. L'état qui s'était engagé à fournir une subvention hauteur de 7, 5000,000 francs devait également être consulté. Les travaux commenceraient, pensait-on à l'automne 1867.

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Le premier tracé prévoyait un embranchant à 800 mètres au couchant de la gare de Carcassonne, franchissait le canal du midi au moyen d'un viaduc et se maintenait sur la rive gauche de l'Aude jusqu'aux abords de Limoux. Un peu au dessous du moulin dit des religieuses, un pont serait édifié pour le passage de la rivière. La gare de Limoux serait établie sur la rive droite de l'Aude, dans le quartier appelé le petit Limoux. Le tracé couperait par trois fois le route impériale 118 et comporterait deux haltes à Maquens et Villalbe, ainsi que trois gares: Preixan, Rouffiac et Cépie. L'autre tracé qui sera finalement retenu (voir photo ci-dessus), le chemin de fer franchissait l'Aude au dessous de l'embouchure du Lauquet sous le villages de Leuc, Verzeille et Pomas. Il nécessitait la construction d'une gare desservant Couffoulens-Leuc et d'une seconde à Verzeille. La gare de Pomas passerait de la rive gauche à la rive droite de l'Aude. Le village de Preixan et ses 428 habitants en 1866 serait sacrifié par le tracé. L'avantage de cette ligne était de mettre le chemin de fer à portée des villages de Couffoulens, Leuc, Verzeille et Saint-Hilaire par l'omnibus; pour une population totale de 2162 habitants.

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Par décision du 2 août 1869, le Ministre des travaux publics a approuvé le nombre, l'emplacement des stations secondaires. Une station supplémentaire devait être établie entre Villalbe et la métairie de Madame (Voir photo de la gare de Madame à Villalbe).

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09:38 Publié dans Patrimoine en danger | Tags : sncf | Lien permanent | Commentaires (3)