31/08/2013

Le terrain d'aviation de Salvaza en 1945

L'Aéroport de Carcassonne en Pays Cathare, puisque c'est ainsi qu'il faut le nommer aujourd'hui, s'appelait autrefois le terrain d'aviation de Salvaza. Il était utilisé par les avions de tourisme de l'aéroclub et de nombreux carcassonnaisvenaient y admirer les spectacles de voltiges aériennes. Ce temps est hélas révolu. J'ai déniché pour vous une photographie prise d'un avion le 31 mai 1945, afin que vous vous rendiez compte que ce qu'était notre aérodrome il y a plus de soixante ans.

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Le terrain d'aviation (Jaune) avec ses hangars en bordure de la route de Montréal (Violet). La piste d'envol au centre, avait un cercle dessiné sur lequel était inscrit: Carcassonne. Compris entre le Canal du Midi (Bleu) et la voie romaine menant à Bram (Rouge), la future Zone de l'Estagnol n'était que des champs. Il en va de même à l'est avec la Zone de la Bouriette. J'ai noté l'ancien Champ de tir appelé aujourd'hui Romieu (Vert)

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Une vue agrandie de l'aérodrome de Salvaza

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Vue aérienne prise au même endroit en 2012

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Zoom sur l'Aéroport de Carcassonne

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Entre la route de Montréal et le terrain d'aviation, un petit jardin témoigne en souvenir de l'Aéroclub.

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Une stèle évoque le souvenir de ceux qui sont morts

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© Claude Marquié

Je lance un appel! Jusqu'en 2007, date où je l'ai vue pour la dernière fois, il y avait une fusée en fer peinte en blanc en bordure des bâtiments de l'aérodrome. Elle faisait bien 5 mètres de hauteur. Cette fusée que j'ai dessinée ci-dessus était le symbole de Salvaza. Je ne sais pas quand elle avait été posée et pourquoi, mais elle était là depuis très longtemps. Aujourd'hui, elle n'y est plus. Si quelqu'un sait ce qu'elle est devenue, merci de le signaler dans les commentaires.

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09:03 Publié dans Patrimoine disparu | Tags : salvaza | Lien permanent | Commentaires (8)

Commentaires

A l'époque de "histoires de Carcassonne", mes recherches pour retrouver la fusée auprés de Mr Paul Barella de la chambre de commerce, avaient été infructueuses.


Sources:
Alfred RAUCOULES
Claude MARQUIE
De grands travaux furent réalisés en 1969,et la mise en place de la fusée.
La station fut mise officiellement en service lors du congrès international des bottiers orthopédistes ,organisé par leur délégué régional Alfred RAUCOULES dans la salle de congrès de 400 couverts,les 1er et 2 mai 1971.(voir bull SESA tome CXII 2012 "Les raucoules ,pionners à Carcassonne de la chaussure orthopédique" par Alfred RAUCOULES et Jacques Blanco)
J'ignore la date à laquelle elle a été enlevée,à la CCI non plus!!!!!.
Sur les deux premieres photos à droite au bord de la Rt de Montreal ,entre les hangars et la campagne de Mr ROQUES c'était à la fin des années 50 les terrains de foot des jeunes carcassonnais,ou nous allions en "bécane".
Sur les mêmes photos en bas ,les vignes de Mr ROQUES de Salvaza( nom de la ferme qui a donné son nom à l'aeroroport).La nous allions vendanger afin d'apporter un plus au maigre budget familial.C'était bien la rentrée scolaire ce faisait le 1 er octobre,et dans le monde du travail les 15 jours de congés servaient aussi à vendanger.
Actuellement!!!!!! bof c'est hors sujet.

Écrit par : jacques blanco | 31/08/2013

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Tu as bien raison Jacques de rappeler le travail de nos familles, je me souviens que ma mère et ma soeur de 10 ans mon aînée allaient vendanger dans une propriété après le terrain de Salvaza sur la droite, ceci pour récupérer de quoi acheter les fournitures scolaires necessaires à ma rentrée au Bastion (elles n'étaient pas fournies, ni les livres que nous achetions à un ancien ou d'occasion dans un magasin situé rue de la mairie un peu en dessous de la rue de la gare) et de quoi nous habiller pour l'hiver. Les primes de rentrée scolaire n'existaient pas. Réécoutez la chanson mon vieux de Guichard et Ferrat, il y a beaucoup de ça ! Mis P.....qu'est-ce qu'on se marrait

Écrit par : Claude MARTY | 03/09/2013

Je me souviens, enfant, nous roulions sur la route de Bram lorsque nous avons aperçu un petit avion de tourisme qui s'était écrasé dans les champs, face à l'aéroport, de l'autre coté de la route.

Écrit par : Brigitte | 01/09/2013

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Bonjour,
en haut de votre photo, jouxtant la voie ferrée de limoux, côté ville, il y avait le stand de tir carcassonnais, sur la propriété "l'Estagnol". il était là jusque vers 1955.

Écrit par : plessis | 01/09/2013

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A ne pas confondre avec le stand de tir militaire sur le domaine de Romieu de la famille Escudie.
Stand construit dans les années 1930 (à vérifier sur le linteau) ou nous allions du temps de la "coloniale" chercher des douilles en laiton sur le pas de tir,et des balles en plomb dans le sable de la butte au fond du stand.
Pour revendre le tout pour des "clopinettes"à Mm Galtier (feraille) rue Bara,et acheter les rustines de nos "bécanes" chez Raynaud rue de la gare(vendeur Mr Marson frère de José) ou chez hille rue de Verdun.

Écrit par : jacques blanco | 01/09/2013

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a coté de l'aerodrome il y avait un circuit de karting aussi mais que de changements merci pour tous ces rappels c'est interessant de connaitre tout ça merci a tous .....

Écrit par : constance pressoirs | 01/09/2013

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Claude,
Le magasin c'était "aux vieux livres".Les locaux sont occupés actuellement par des services municipaux.
Ta sœur devait vendanger chez les Roques de Salvaza, de très braves gens,une partie de l'ancien parc est occupé par la stèle que présente Martial.
Mr Roques avait une particularité physique ,la même que Jean Marais dans un film de cape et d'épée(si tu ne vient pas à lagardére etc etc.)
La" mouseigne " Mme Abentin, imprimait un rythme très rapide, mais quels troubles lorsque nous étions en espalier face à face avec une personne de sexe opposé car à cette époque pas de pantalons pour les dames.
Rien à voir,tout à deviner,mais quand on a entre 12 et 17 ans ,quelle imagination.

Écrit par : jacques blanco | 03/09/2013

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Merci Jacques, c'est bien là le lieu des vendanges, je me souviens le Jeudi il n'y avait pas classe et j'y allais, je montait sur le cheval qui tirait le tombereau vers le pressoir.
Pour le magasin de livres, c'est bien cela...tu es incollable . Les vendeurs et vendeuses étaient très rapides et efficaces, ils connaissaient les listes complètes de livres pour toutes les classes de la ville.

Écrit par : Claude Marty | 04/09/2013

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