24/02/2014

La Société de secours mutuels

Le début du XIXe siècle voit en France la création de Sociétés de secours mutuel, qui en échange d'une modeste cotisation, assurent à leurs adhérents des prestations en cas de maladie ou de décès et dans certains cas, une petite pension de retraite. Reconnues par décret en 1852, elles s'émancipent sous Napoléon III avec l'appui financier et administratif du second Empire. La législation de 1898 leur permet t'étendre leurs prestations à la maternité et aux enfants et dans les campagnes, à une aide aux travaux agricoles. Dans la première moitié du XXe siècle, ces sociétés vont peu à peu être réléguées à un rôle d'appoint grâce à l'implication croissante de l'état dans la protection sociale. Après 1945 et la création de la sécurité sociale, elles prendront le nom de sociétés mutualistes.

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La société de secours de mutuels "La bienfaisance"est fondée en 1904, sous la forme associative, pour les habitants du hameau de Villalbe. Sur sa bannière brodée de fils d'or, on remarque comme un symbole de solidarité, les deux mains entrelacées. En bas, une ruche avec de part et d'autre de celle-ci deux branches d'olivier sur lesquelles sont brodées "Aimons-nous" (à gauche) et "Aidons-nous" (à droite). Au moment de l'ascension, pendant la messe la bannière était fixée dans le choeur de l'église. Ensuite, les villabois partaient en procession dans le hameau derrière cette bannière portée par Paul Andrieu.

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Lors des funérailles d'un membre adhérent, on portait à la boutonnière cette épinglette.

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La Société de secours mutuels a également au lendemain de la guerre de 1914, financée la construction du monument aux morts de Villalbe.

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Sur la palme en bronze ornant le monument, on aperçoit encore le don de la société.

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Commentaires

c'était la solidarité en 1904...la bienfaisance 'était une association privée? qu'a Villalbe? introduite dans l'église cela lui donnait une imprtance plus grande et une sorte règle de vie comme "aidons nous les uns les autres "

Écrit par : constance pressoirs | 24/02/2014

Cette action de solidarité existait également pour les chapeliers de la Haute-Vallée de l'Aude.

le 11 juin 1869, le ministre de l'intérieur de Napoléon III approuve le règlement d'un association de prévoyance constituée entre les ouvriers chapeliers fouleurs d'Espéraza, transmise à l'empereur par le préfet de l'Aude.

Le 3 mai 1865 le baron Lepic préfet de l'Aude autorisait la création d'une société de secours mutuel dite "Saint-Michel" (patron d'Espéraza) dont l'objectif était l'apport de soins par le médecin et les médicaments aux sociétaires malades, de payer les indemnités pendant le temps que durait leur maladie et des secours temporaires en cas d'incurabilité ou infirmité avant leur retraite complémentaire, pourvoir aux funérailles et apporter un secours extraordinaire aux veuves et orphelins ou les descendants.
Le droit d'admission était gratuit pour les 16-25 ans.
10 francs pour les 25-35 ans
15 francs pour les 35-40 ans
puis une cotisation obligatoire de 1 franc était réglée tous les mois.

le 29 juin 1869, c'est au tour des ouvriers approprieurs (chapellerie) sous l'appellation de Saint Jacques (patron des chapeliers). Cette dernière société de secours mutuel, exista jusqu'au lendemain de la 2e guerre mondiale.

voilà pour la chapellerie d'Espéraza, Couiza et Montazels...

Écrit par : JPP | 24/02/2014

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