11/03/2014

Juliette Bazille, une carcassonnaise "Juste parmi les nations"

Ils ne sont qu'une poignée (19 exactement) dans l'Aude a avoir reçu la médaille de "Juste parmi les nations". Cette distinction décernée par l'état Israel et l'Institut Yad Vashem, récompense le courage de personnes qui, dans un élan d'humanité, ont aidé ou sauvé des familles de confession juive pendant la seconde guerre mondiale.

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Juliette Bazille tient une épicerie à Carcassonne pendant la guerre et a pour cliente, Madeleine Dreyfus qui habite juste à côté. Cette dernière, veuve avec quatre enfants, a dû quitter la zone occupée quand les nazis ont pris possession de la capitale. Juliette ne fait pas de différence entre les juifs et les autres, ce sont des clients et c'est tout. Ce n'est pas le cas de son mari, qui a pris fait et cause pour la collaboration. Quand à partir de novembre 1942 Carcassonne passe en zone occupée, Juliette devient un membre du groupement de résistance. Afin que la famille Dreyfus puisse survivre, Juliette Bazille trouve des élèves à Madeleine afin qu'elle puisse faire du soutien scolaire. Les parents paient en nourriture car ils ont les moyens pour cela. Au début de l'année 1943, Juliette apprend par la résistance que la famille Dreyfus figure sur la liste des personnes qui vont être arrêtées. Elle lui procure des faux papiers et la cache au moment où les gendarmes viennent pour l'arrêter. Les Dreyfus partent ensuite pour le village de Vacquiers d'où ils se réfugièrent jusqu'à la fin de la guerre. A la suite de celle-ci, ils repartirent pour Paris mais restèrent en contact avec leur bienfaitrice jusqu'à sa mort. Le 23 mars 1995, Juliette Bazille devint "Juste parmi les nations" (dossier 6506).

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L'histoire de Juliette Bazille a inspiré le téléfilm de Patrick Volson "Le temps de la désobéissance" (Grand prix du festival de Luchon. Grand prix du festival de Nice du film sur la résistance)

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Commentaires

des gens admirables !

Écrit par : chantal | 11/03/2014

Tout comme entres autres les boulangers de Lagrasse, la famille BERTRAND. Une plaque a été innaugurée il y a 2 ans sur la façade de leur ancienne boulangerie. Un bel exemple qui servit de base de travail aux collégiens de lézignan qui en firent un livre.

Écrit par : sln11220 | 11/03/2014

admirable il y en a eu surement d'autres que nous ne connaitrons jamais des personnes qui ont eu du courage et du coeur ......que vive leur mémoire ...merci

Écrit par : constance pressoirs | 11/03/2014

Maman m'a souvent parlé de Mme Authier (divorcée de Mr Authier), qui avait une épicerie "Etoile du Midi" à l'angle des rues de la Mairie et rue des Etudes et qui cachait un réfugié juif (peut-etre belge), nommé Berliner. Tandis que la Police (et notamment un certain "Chaussonnet", de triste mémoire) se rendait dans le quartier à sa recherche, il aurait fui à de nombreuses reprises par la fenêtre de l'épicerie qui donnait sur la rue des Etudes pour leur échapper. Le secret était apparemment partagé avec mon grand-père, coiffeur, qui lui coupait les cheveux et le rasait clandestinement, dans ses caches successives, comme il faisait pour d'autres réfugiés cachés.

Écrit par : Marieh Melendez | 11/03/2014

Moi aussi dans mes souvenirs d'enfance j'ai souvent entendu le nom de ce commissaire (je crois) Chaussonnet .Pourriez vous donner plus de détails sur son" rôle"

Écrit par : pujol | 13/03/2014

oui !
effectivement les fonctions de ce "Chaussonnet" me semblerai intéressant à connaître ...

Écrit par : JPP | 14/03/2014

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