30/04/2014

Dans la misère d'un squat, rue de la liberté...

Elle s'appelle la rue de la liberté. Tout un symbole! Cette liberté, certains dans l'indéfférence la plus totale la paient au prix fort. C'est la perte d'identité, de socialisation, de buts, de soi et finalement celle d'être ramené au niveau d'un animal errant. Alors, ils se cherchent un abri au mépris quelque fois de la propriété et forcent une porte dans des logements vacants et abandonnés. On dit que pour la ville de Carcassonne, ils seraient un millier. Est-ce vérifiable? Non, car l'opacité est telle que les propriétaires préfèrent rester discrets et les marchands de sommeil, dans l'illégalité. Nous savons tous que dans cette Bastide, derrière les vieilles pierres des hôtels particuliers, jadis si riches, des appartements n'ont pas vu de locataires depuis trente ou quarante ans!  D'un autre côté, certains sont victimes de logements totalement dévastés par des locataires vandales. Au 47, rue de la liberté on survit comme on peut dans l'insalubrité, sans eau, sans électricité, sans chauffage. On s'éclaire à la bougie, dérobée parmi les cierges de l'église des Carmes, dit-on. Le bon Dieu ferme les yeux, comme d'ailleurs les pouvoirs publics ce qui est plus grave. Car Dieu, qui l'a vu à part l'espoir d'un monde meilleur? Prions pour qu'un duvet ne prenne pas feu à cause d'une flamme mal orientée et ne propage pas l'incendie à tout l'immeuble.

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47, rue de la liberté

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On ne sonne plus au 47, rue de la liberté...

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Commentaires

Bien vu...La plus part du temps les gens ne ferment pas les yeux pire, ils détournent le regard. Pire encore ils portent des jugements à tendance raciste...
La solution est politique... Avant qu il n y est effectivement un drame...

Écrit par : JLG | 01/05/2014

Ayant habité dans cet immeuble dans mes jeunes années, très triste d'apprendre ce qu'il en est advenu ! Il appartenait à une dame âgée qui déjà n'y investissait pas beaucoup d'argent. De plus certains compteurs,comme l'eau était commun, ce qui expliquerait les coupures s'il y a de mauvais payeurs parmi les locataires. C'est déplorable mais une habitation ne se transforme pas en squat du jour au lendemain et je pense que souvent la responsabilité est partagée entre les locataires indélicats et les propriétaires qui laissent leur bien se dégrader en se contentant d'encaisser les loyers.

Écrit par : NRG | 02/05/2014

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