07/05/2014

Le café Calmet

Sur l'actuelle place Gaston Jourdanne, située au pied du Pont vieux, existaient plusieurs bâtiments jusqu'au 1er mars 1967 dont un carrossier (M. Sarda), un marchand de cycles (M. Marson), un peintre en bâtiment (M. Thévenot), un vendeur de voitures (José Marson) et le café Calmet. L'ensemble des ces artisans ont été expropriés le 1er juillet 1966 et les bâtiments rasés sous la municipalité de Jules Fil, l'année suivante. En lieu et place, on a créé une voie d'accès depuis le Pont neuf et le parking de la Cité administrative.

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Une vue du café Calmet avant 1966

(Collection Martial Andrieu)

Véritable institution, le Café Calmet a fait danser des générations de carcassonnais. Dans son dancing, combien de génerations de jeunes hommes et femmes se sont rencontrés sur un air de java, de tango, ou de rumba?

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Albert Authier, Oscar Teisseire, Beaute, Ernest Philoctète, Colomiès et Oussin

Marius Calmet (ancien garçon de café au Continental) acheta ce café dancing dans les années 1920-1930. Pendant la seconde guerre, il servit de dortoir aux soldats français. Son fils Jeannot prit la relève jusqu'à l'expropriation de 1966. Il était devenu un nom éponyme,"on allait chez Calmet" ou "entre les 2 ponts", et tout était dit. Le siege du reveil Carcassonnais(musique), du boxing club, d'un club de XV, du club nautique Carcassonnais, d'une association bouliste et de la Sardane (dans la salle de bal) y avaient pris leurs quartiers.

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Dans la grande salle du café Calmet

MM. Rives (pâtissier), Lucien Geynes (Marchand de matériaux), Bès (président de la Carcasonnaise gymnastique), Merlane (Chef du Reveil carcassonnais). Madame Simone Denjean (épouse Louis Calmet) et Jean Calmet servent leurs invités.

(Collection J-F Vivès)

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Gilbert Pujol, champion cycliste, gagne un sprint devant le café en mars 1955. 

(Collection J. Blanco avec l'autorisation de Gilbert Pujol) 

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Derrière le comptoir

Claude Teisseire (ancien joueur à XIII) et son fils, Puig-Aubert dit Pipette (International de rugby à XIII)

Devant le comptoir:

Jeannot Calmet (patron du bar), Henri Galou (serveur) et leurs épouses

(Collection J. Blanco avec l'autorisation d'Alain Teisseire)

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La place Gaston Jourdanne est aujourd'hui un parking

 

Un grand merci à Jacques Blanco

Sources

La trivalle de ses origines à nos jours/ Monographie de J-F Vivès

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© Tous droits réservés/ Musique et patrimoine/ 2014

Commentaires

Il y avait aussi le plus jeune des frères Marson qui vendait et réparait les cycles Margnat,ainsi que les vélomoteurs Paloma et Ciao.
En 67/68,il est parti s'installer Allée de Bezons,ou se trouve actuellement un restaurant Asiatique.

Écrit par : jacques blanco | 07/05/2014

Et combien de mariages de la Trivalle célébrés dans cette institution! J'ai bien dû assister à une demi-douzaine de ces fêtes avec orchestre et tout quand l'un des 7 frères et sœurs de ma grand-mère mariait l'un de ses fils ou filles (tous issus de la Trivalle). Je n'avais que quelques années mais j'ai le souvenir de sauces à "l'armoricaine", de pièces montées...et surtout d'ambiances...endiablées...

Écrit par : Marieh Melendez | 07/05/2014

Claude Teisseire ,lui aussi international , un des meilleurs demi de mêlée de sa génération ,des tournées en Australie en 51 et 54.
Son fils Patrick qui a une grosse soif ,doit boire une limonade d'Alet de chez Lauzes , à cette époque (au "pif" 1951) les boissons Américaines à la composition inconnue n'avaient pas encore envahi Carcassonne.
Alain , quand tu reviens du pays Basque,tu rectifies mes erreurs ,et mes fautes d'orthographe.

Écrit par : jacques blanco | 07/05/2014

J'étais enfant lors des premières fêtes de la Trivalle, après la Libération (2ans, 3ans après?)... La grande salle du café Calmet servait à "monter" les chars décorés pour le fameux "Tour de Ville", à peindre les décors de l'estrade d'orchestre pour le bal, juste entre le Pont Vieux et le Café Calmet... J'ai aussi assisté aux répétitions du Réveil Carcassonnais dans lequel mon père jouait du tambour! Et, bien sûr, les "fêtes" de mariages, premières communions, etc...etc...
Quant aux "habitués" Pipette, Teisseire, ils étaient des copains de mon père qui était, à ce moment là, soigneur de l'ASC XIII... Souvenirs, souvenirs...
Merci Martial (je me permets cette familiarité?...)

Écrit par : Caujolle Guy | 07/05/2014

Guy,
Je recherche depuis très longtemps des photos du Réveil carcassonnais et de ses festivités chez Calmet. En auriez-vous? Pourriez-vous les scanner et me les envoyer par mail: andrieu-martial@wanadoo.fr
Merci
Martial

Écrit par : Martial Andrieu | 08/05/2014

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