13/11/2014

Orphelin de la Grande guerre

Comme beaucoup d'enfants après la grande guerre, mon grand père s'est retrouvé sans papa au sortir de ce terrible conflit. La patrie lui avait arraché à 9 ans l'affection d'un père que nul ne remplaça. Le plus âgé de ses trois frères, à 17 ans a du prendre en main la menuiserie dont l'activité était avant guerre si florissante. Mon arrière grand-mère quant à elle, veilla à asseoir un autorité envers ses garçons qui jusque là était à la charge du père. Dans ce contexte si perturbé l'école resterait-elle un vecteur de réussite où les plus doués pourraient envisager un meilleur avenir? Quand on a 10 ans en 1918, comment traduit-on la perte d'un être cher dans les résultats scolaires? Par chance, j'ai retrouvé dans le grenier les cahiers de dessins de mon grand-père de cette époque...

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Ce dessin parle de lui-même. A noter, l'appréciation du maître dans le coin supérieur gauche...

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Le 30 juillet 1918, l'élève Martial Andrieu se voit décerner un Billet de satisfaction pour son bon travail des mains de M. Cazemajou, instituteur à Villalbe.

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Commentaires

cela a du être terrible pour votre grand père perdre un papa est perdre la sécurité d'un foyer le pilier de la famille l'espoir de réaliser ce que l'on aimerait faire on perd la confiance en soi et surtout on a un chagrin immense...mais heureusement il reste la maman et les frêres qui vous aident a grandir.....il vous a légué son beau prénom ......il serait fier de son arrière petit fils ...

Écrit par : constance pressoirs | 13/11/2014

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