09/12/2014

La musique du compositeur Carcassonnais Paul Lacombe sera jouée prochainement aux États-Unis !

Nous n'avons bien sûr pas attendu l'an de grâce 2014 pour savoir que depuis presque un siècle, les salles de concerts en France boudent la musique romantique de leur pays. Si l'on compte que l'on a laissé peu à peu aux placards les partitions des plus illustres d'entre-eux comme Massenet, Saint-Saëns, Bizet, Chabrier ou Chausson, on trouvera alors normal de point y trouver de Paul Lacombe. Tant et si bien que ce sont presque à chaque fois les mêmes refrains que l'on nous sert dans les concerts... Je n'ai rien contre W.A Mozart mais comme l'a souligné le maître Jacques Charpentier : "on en a fait un alibi culturel". Le moindre trissotin à l'esprit de brochure développé par l'écoute approfondie de Radio Classique, nous vendra les vertus de la bienséance à propos du génie Mozartien. Ce ne sont que billevesées et mondanités de spécialistes des portes ouvertes ! Si l'on considère selon le vieil adage que nul n'est prophète, vous connaissez la suite...

Le pays de Lacombe qu'il a si bien immortalisé dans ces phrases orchestrales, le lui a rendu fort mal. Chabrier, lui, avait compris assez tôt qu'il n'y avait rien à attendre d'Ambert pour devenir célèbre. Si seulement l'auteur de l'Aubade printanière, qui lui valut un succès mondial, s'était attaché à penser à sa postérité, le Larousse qui sème à tous vents, n'aurait pas oublié sa semence musicale dans son encyclopédie. Avec des si, on referait le monde. Certes, mais alors nous supprimerions les critiques parisiens faiseurs de musique aseptisée, les directeurs de salle de concerts à l'âme portée uniquement sur la recette, les éditeurs fossoyeurs de partitions, sans compter les quelques influents argentés habitués aux airs de cocottes des Folies bergères. Ah! J'oubliais le principal... Lacombe aurait-il été Allemand, Anglais ou Italien qu'on l'aurait non seulement joué dans l'un de ses pays, mais grandement programmé dans le nôtre. Le génial Hector Berlioz n'avait-il pas écrit que les Français n'aimaient la musique qu'en fond sonore ?

On ne peut refaire le monde d'hier ; quant à celui d'aujourd'hui, il n'ira pas en s'arrangeant avec la dictature musicale — si l'on peut dire — de l'empirisme auditif galvanisé par les hurleurs de décibels. Aussi, nous ne boudons pas notre plaisir à vous faire savoir que Paul Lacombe sera joué à

Chamber music at the Scarab club

Grosse pointe

(États-Unis d'Amérique / Michigan),

 Dimanche 1er février 2015 à 15 heures.

lacombe programme.png

On jouera le 3e trio op.134

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Grosse pointe unitarian church

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Merci à la violoncelliste Nadine Deleury (à droite) de m'aider à ressusciter la musique de Paul Lacombe. Dommage qu'il faille aller si loin pour l'entendre...

En écoute ci-dessous une répétition

3e trio op.134

http://www.youtube.com/watch?v=mV1YMIrCX0U

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