22/12/2014

La crèche vivante, une tradition perdue à Carcassonne pour noël

Voilà une tradition de nos campagnes qui a complètement disparu du paysage lors des célébrations de la messe de noël: La crèche vivante. Oui, c'est vrai! Vous allez me dire, c'était une époque où il y avait encore un curé dans chaque paroisse, qui n'était pas pressé comme ses ouailles d'aller manger la dinde au réveillon. C'était une époque où il y avait une personne dévouée pour faire le catéchisme à de jeunes turbulents qui étaient aussi enfants de choeur le dimanche matin. Ces mêmes jeunes qui n'avaient que pour espièglerie de s'amuser avec les burettes, l'eau bénite ou encore l'aube de l'abbé dans la sacristie. Oui, aujourd'hui on est contraint de fermer les églises pour ne pas que leurs rejetons s'en prennent à la statue de Marie. Eh! oui, tout fiche le camp comme l'idée d'aller s'assoir sur le banc de l'église... A qui la faute? Les célébrations de mariage et de baptème ou les sépultures et messes de neuvaine n'étaient pas tarifées comme je l'ai vu maintenant. Pour le baptème de votre enfant, on ne vous demandait pas comme aujourd'hui de venir passer plusieurs soirées après votre travail pour fortifier votre foi devant une assemblée de bigotes. Ces mêmes bigotes qui faute de curé, vous donnent lecture de la parole de Dieu lors des sépultures. Faut dire que même si c'est un prêtre, il ne se déplace plus au cimetière comme avant pour bénir le cercueil. C'est plus pratique, chacun se passe mutuellement le goupillon. Alors, après cela ne me posez pas la question pourquoi vous ne me voyez pas à la messe. Pourquoi, je ne verse pas au denier du culte ou pourquoi je n'anime pas la chorale paroissiale... Les temps ont changé et moi avec!

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En ce temps là à villalbe, petit hameau de Carcassonne, un vieux curé du nom de Maurice Vidal faisait vivre sa paroisse. Madame Cuin faisait le catéchisme et madame Verdier animait la messe avec son choeur de chant. Elle jouait sur un harmonium dont les pédales étaient si dures qu'on avait l'impression à chaque fois, qu'elle montait le Tourmalet à bicyclette. Une année elle avait décidé que nous ferions une crèche vivante. L'église était pleine de monde (à minuit) et ce fut une beau souvenir de gamin. Sur cette photo il y a: Lionnel Andrieu, Olivier Ormières, Bataillé, Valérie Pouitès, Caroline Sauret, Jean-Marie Sauret, Delphine Robinet, Martial Andrieu, Patrick Carbo et Dominique Ranza.

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Commentaires

En effet, mais il reste quand même des paroisses où cette tradition perdure. Certes la messe de minuit est maintenant avancée à 18h30 mais les enfants font revivre la nativité avec la crèche vivante. Ce sera en l'église Saint Vincent de Talairan Mercredi 24 décembre à 18h30.

Écrit par : sln11220 | 22/12/2014

Une tradition qui disparaît alors même que certains instrumentalisent le sujet à des fins politiques.
Les églises se vident pendant que d'autres revendiquent ce symbole au sein de la république.
Plus rien n'a de sens !!

Écrit par : Brigitte | 22/12/2014

Il me semble me souvenir qu'à l'église St Vincent il y en avait aussi une le soir de Noël, il fallait y aller de bonne heure c'était plein à craquer, à l'entrée il y avait un Suisse en costume cela m'avait toujours impressionné

Écrit par : Riviere Blanchard | 22/12/2014

je regrette moi aussi ce temps où Noël était célébré à minuit; ce qui permettait de faire une agréable veillée en famille. je me souviens de Minuit Chrétien chanté à Saint Michel dans une église bondée et recueillie.
Permettez-moi de préciser que les sacrements ne sont pas tarifés, comme vous le dites; mais il est possible de faire une offrande selon vos moyens et votre bon choeur.
Quand aux "bigotes", ce sont des laïques dévouées, qui trouvent que donner un peu de leur temps pour l'Eglise n'est pas perdre son temps. Biensur, dès qu'un humain s'investi dans une action, ce n'est pas parfait. l'indulgence et la compréhension peuvent être de mise.
Merci pour ces bons souvenirs de crêches!

Écrit par : plessis | 22/12/2014

Il y avait aussi une crèche vivante à Montredon, autre hameau de Carcassonne sous la houlette du curé Jules Raucoules renforcée par la présence d'une demi douzaine de chèvres prêtées et surveillées par le brave chevrier Guy Brunel.
L'église était bondée. Le curé a été viré comme un malpropre par l'inénarrable Vicaire Général de l'époque. On chantait ou on écoutait le « Minuit chrétien » à la messe de Noël, en présence de l’évêque et du clergé au grand complet ( ils étaient sans doute tous des abrutis rétrogrades?). On savait que ce célèbre chant, écrit par un auteur athée, contenait quelques expressions qui n’étaient pas toujours heureuses, mais le clergé d’alors, sans doute plus tolérant que celui d’aujourd’hui, acceptait gentiment. Ce chant adoré par les chrétiens à été supprimé par les clercs comme la plupart des chants anciens, les fidèles étant forcés d’échanger leur livre de piété, leurs vieilles formules de prières et leurs anciens cantiques contre des productions de fabriques modernes aussi mauvaises et aussi impies que celles par lesquelles on cherchait à remplacer le missel le bréviaire et le rituel. Ce fut la crise .... Elle dure encore.
Beaucoup sont partis hélas un grand nombre pour rejoindre les sectes qui fleurissent aujourd'hui.

Écrit par : Authier | 22/12/2014

hélas tout se perd a notre époque les gens ne vont plus a l'église ils se sont éloignés de dieu moi même du temps ou ma mère était vivante tous les dimanches nous allions a l'église St Vincent pour prier et pour les fêtes saintes le spectacle était unique la messe de minuit ,le mois de marie,moi qui vous parle sur douze petits enfants combien ont été baptisés ? deux ...a mon grand désarroi....

Écrit par : constance pressoirs | 23/12/2014

Les clerc ont une écrasante responsabilité dans cette affaire. Pour les "nouveaux prêtres" comme disait Michel de Saint Pierre l'Eglise ne commence plus à la naissance du Christ ou à sa mort mais au lendemain du Concile Vatican II. La nouvelle pentecôte c'est mai 68! Le résultat est là et bien là.
Pourtant nous n'entendons aucun mot de repentance ou si peu. On se souvient du cardinal Archevêque de Paris Veuillot chef de file des progressistes et atteint d'un cancer qui déclara sur son lit de mort en montrant sa croix pectorale : "Nous l'avons trahi!"

Écrit par : Authier | 23/12/2014

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