28/02/2015

André Bonnaure, c'est le roi du foie gras

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La rue Courtejaire n'était pas encore piétonne et l'on pouvait se garer à proximité. Un policier passait par là... A gauche, le restaurant

La Rotisserie périgourdine.

 D'après de vieux carcassonnais, c'était l'une des meilleure table de la ville.

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André Bonnaure a dirigé après son père, le restaurant "La rôtisserie périgourdine". Cet établissement se trouvait sur l'emplacement actuel du restaurant "La terrasse" près du Portail des Jacobins. Il exerce ses talents depuis les années 1970 en Catalogne (à Gérone) où il est mondialement reconnu pour être un spécialiste du foie gras.

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Plusieurs ouvrages culinaires sont signés par André Bonnaure. Parmi eux, le plus célèbre de chez nous "La cuisine en Languedoc", publié par les éditions Collot en 1988 dont la préface est d'Huguette Couffignal.

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La bible du foie gras en 352 pages par André Bonnaure (Editions Montagud, 94,50€). Cet ouvrage a reçu le prix du meilleur livre du monde de la cuisine française aux Gourmand World Cook Awards de Pékin.

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27/02/2015

L'aryanisation à Carcassonne et la fuite des coupables

Légitimée par le IIIe Reich depuis 1938, l'aryanisation ou la spoliation des biens appartenant à des personnes de confession juive, s'inscrit en France par la loi du 22 juillet 1942 promulguée par le régime de Vichy. Les biens des personnes envoyées dans les camps de la mort sont saisis puis vendus ; le produit de cette spoliation allant enrichir les caisses des nazis et de leurs alliés. Cette aryanisation s'exerce également sur les entreprises et commerces tenus par des israélites qui sont saisis et repris par des gérants non juifs. L'ensemble des affaires est d'abord traité par le Commissariat aux Questions Juives qui désignera un liquidateur chargé de l'inventaire et de la vente des biens. Nous allons voir ci-dessous comment Carcassonne n'a pas échappé à la loi appliquée avec célérité, force et intérêt par la préfecture de l'Aude, la Milice et la police.

La spoliation par l'exemple

D'une manière générale nous savons que les juifs de l'Aude furent mis en résidence forcée à Rennes-les-bains. Après la rafle opérée par les GMR vers le camp de concentration de Rivesaltes, leurs biens ont été dispersés. Le ravitaillement qui leur était destiné a été distribué à la population de Limoux. Le reste, c'est-à-dire les draps, fourrure, argenterie, habits, vaisselle, cuisinière...etc, a été evndu aux enchères publiques à Limoux par un huissier du coin. [Archives de l'Aude]

Si l'on prend un exemple en particulier, nous pouvons évoquer le cas de Monsieur R. Raphael, né à Constantinople (Turquie). Il tient depuis bien avant la guerre un magasin de nouveauté dans la rue du marché. Par arrêté du 31 mai 1942, Monsieur Jacques P, (Agent d'assurances à Carcassonne) est désigné par le Commissariat Aux Questions Juives, administrateur du fond de commerce. L'inventaire est effectué par Maître T, huissier à Carcassonne. Le fonds de commerce a été vendu aux enchères pardevant Maître Albert A, notaire à Carcassonne, le 8 avril 1943 ; il fut adjugé pour la somme de 36.000 francs et les marchandises pour la sommes de 72.013 francs à M. Charles C, d'Alet-les-bains. Ce dernier a payé l'ensemble de cette vente avec les liquidités de Monsieur Raphael R. Autant dire que cela ne lui a rien coûté... Quant à Monsieur Raphael R, il sera raflé par la Milice de Carcassonne le 10 juillet 1944. [Archives de l'Aude]

Entre les mois de juin et de juillet 1944, Robert Pincemin, chef départemantal de la Milice de l'Ariège en mission dans l'Aude, organisa le pillage de tous les magasins israélites de Carcassonne. Cinq millions de francs de marchandises furent dérobés. [La Résistance audoise/ Lucien Maury/ p.154]

Qui est Robert Pincemin ?

À travers le parcours de Robert Pincemin, nous souhaitons mettre en évidence que les responsables ont échappé à l'épuration. Ceci avec bien des complicités. Nous avons tiré le fil d'une enquête qui nous a amené très loin de Carcassonne...

Robert Pincemin est sûrement né vers 1915, puisque cet industriel de Foix dans l'Ariège est sorti de l'École centrale en 1939. Il fut chef départemental de la Milice de l'Ariège et chef de la Milice de Toulouse. À Carcassonne, il s'illustra comme nous l'avons indiqué plus haut, mais également dans le récit que nous livre Philippe Bourdrel dans "La grande débâcle de la collaboration" (Editions Le cherche Midi) :

"En mai 1944, Pincemin, chef départemental de la Milice de l'Aude, dont le siège est place Carnot à Carcassonne, n'hésite pas à partir à la tête de ses hommes pour combattre le maquis dans l'Isère. [Massif du Vercors ? NDLR]"

Robert Pincemin commandera ensuite le "camp des clochards" de la Milice au camp d'Heuberg, près de Sigmarigen. Dans lequel, on peut supposer que certains Carcassonnais qui l'avaient suivi, se sont retrouvés... Ce qui expliquerait que ce ne sont pas les plus endoctrinés qui ont été fusillés en septembre 1944 à Carcassonne. Aux archives de l'Aude, les documents de la libération les notent comme étant en fuite... Que sont-ils devenus ensuite ?

Le 4 novembre 1944, 2500 miliciens jugés en fonction des critères sélectifs très sévères de la SS, aptes pour servir à la division Charlemagne (en cours de constitution) quittent Ulm pour le camp de Wildflecken. Ceux qui n'ont pas voulu revêtir l'uniforme allemand et prêter serment à Hitler, les inaptes sont regroupés au camp d'Heuberg, appelé le camp des clochards. 800 miliciens sont placés sous le commandement du chef Pincemin, qui se désintéresse de leur sort. Son adjoint, le capitaine Georges Carus, ancien marin, se charge de la réorganisation de ce qu'il reste de la Milice. Il manque de tout, l'équipement est hétéroclite, il faudra attendre que soient rapatriés les uniformes des miliciens passés à la Waffen-SS pour équiper les hommes." [Alexandre Sanguedolce. Italie 39-1945.com] et [Histoire de la Milice / Fayard / p.602]

Depuis le 16 janvier 1945, Hitler s'est réfugié dans son bunker. Robert Pincemin fait partie de ceux chargés de le défendre, ce qui suppose qu'il a revêtu l'uniforme de la Charlemagne.

L'exfiltration

Lors de notre enquête nous avons découvert que Robert Pincemin —condamné à mort par contumace — va se soustraire à son jugement et mourra tranquillement dans son lit en 2001.

Les criminels de guerre ou collaborateurs français tels que Marcel Boucher, Fernand de Menou, Robert Pincemin ou Émile Dewoitine reçoivent sur l'ordre sur l'ordre du cardinal Antonio Caggiano un visa spécial pour entrer en Argentine. Tous quatre disposent de passeports avec numérotation consécutive expédiés par la Croix-Rouge de Rome, ainsi que d'un certificat de recommandation du Vatican. Tous les quatre ont trouvé refuge à l'église de San Girolamo. [...] L'ambassade d'Argentine à Rome est assaillie de demandes de visas pour des citoyens français. [lessakele.over.blog.fr]

Il y a eu des prêtres remarquables dans l'Aude comme l'abbé Gau, reconnu "Juste parmi les nations" pour avoir sauvé des juifs. Il n'a pas un seul nom de rue dans Carcassonne, ni dans son village de Conques-sur-Orbiel. Citons également, le chanoine Auguste-Pierre Pont de la Basilique Saint-Nazaire de Carcassonne pour son action résistante.

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L'abbé Gau

Il y a eu de nombreux prêtes qui sont morts dans les camps nazis.

 

On pourra lire :

 

"La barraque des prêtres. Dachau 1938-1945 / Guillaume Zeller/ Tallandier éditions."

 

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Ces exfiltrations ont été menées conjointement avec les États-Unis afin d'établir un groupe d'experts "nazis" anticommunistes en Amérique du sud, qui pourraient être utilisés au cas où éclaterait une guerre contre les Soviétiques. À la fin de la guerre, il y a deux blocs en puissance qui s'opposent. Chacun tentera de récupérer des "cerveaux" et de les utiliser. L'ancien constructeur des V1 Nazis n'a t-il pas envoyé l'homme dans la lune ? Le général Aussaresse de l'OAS n'a t-il pas conseillé Pinochet pour l'usage de la torture des opposants à son régime ?

Le départ en bâteau

Robert Pincemin est parti de Barcelone avec l'assentiment du régime franquiste aidé par l'Opus Déi, sur le Bâteau "Cabo de Buena Esperanza" (Cap de Bonne espérance) en direction de l'Argentine. Il sera accueilli à bras ouvert par Juan Peron, militaire et président de la Nation Argentine de 1946 et 1955 et de 1973 à 1974. Un fervent admirateur de Mussolini et de Franco, dit-on...

"Là-bas, il fonde en 1959 à l'intiative de Georges Grasset, prêtre coopérateur, la Ciutad catolica argentina (CCA), organisation sœur de la Cité catholique créée par Jean Ousset en 1949 en France. La filiale argentine va rassembler d'anciens collaborationnistes et de nouveaux arrivants en provenance d'Algérie". [Geneviève Verdo / Les français d'Afrique du nord en Argentine : bilan provisoire d'une migration (1964-1988), mémoire de maîtrise, Université Paris I, 1989, p.34-39]

"La CCA publie en outre la revue Verbo, l'une des entreprises éditoriales les plus durables du catholicisme intransigeant argentin, aue l'on pouvait trouver très facilement dans les bibliothèques militaires comme celles de l'École supérieure de guerre ou du Cercle militaire."

Robert Pincemin est associé dans cette organisation avec Juan Carlos Goyeneche, Roberto Gorostiaga et le colonel Juan Francisco Guevara. Ce dernier, catholique rigoriste, participa au coup d'état contre le président Juan Peron en 1955, comme lieutenant de Lonardi.

La vie en Argentine

Nous avons retrouvé la trace del señor Roberto Jorge Pincemin à Buenos-Aires (Argentina) installé dans l'agglomération huppée de Vincente Lopez jusqu'à sa mort le 6 août 2001. Il a fait toute sa carrière industrielle en Argentine comme chef d'entreprise et ingénieur conseil. Il quitte ses affaires en 1974 pour créer la Fondation Forum. Elle publiera ses ouvrages économiques.

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Le penseur économique

Roberto Pincemin a écrit plusieurs ouvrages sur sa pensée économique, que l'on peut trouver dans les libraires et bibliothèques en Argentine. Mais pas seulement... En france, ils sont en vente sur la librairie catholique traditionnaliste en ligne Chire.fr

On les trouve aussi en ligne sur Google ou les librairies universitaires américaines. Bref, voilà autant d'occasions pour faire passer cette pensée rédigée par un ancien milicien, condamné à mort par contumace pour ses crimes.

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Tout un programme...

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25/02/2015

L'ancien abattoir de Carcassonne

D'après Henri Alaux dans son ouvrage "Carcassonne, quartiers et faubourgs au fil du temps", l'abattoir de Carcassonne fut érigé en 1881 en bordure du chemin menant au hameau de Montredon. Avant cette date, l'abattage des animaux avait lieu en ville. La découverte que nous venons de faire sur le site du ministère de la culture, semble indiquer qu'il existait un projet d'abattoir dès 1841. Plusieurs plans des bâtiments ont été dressés jusqu'en 1848, date à laquelle s'arrêta le règne de Louis-Philippe Ier, Roi des Français.

Plans de 1841

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Le corps extérieur du bâtiment

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L'intérieur de la salle d'abattage

Plan de 1848

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La charpente

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L'abattoir de Carcassonne au début du XXe siècle se composait de bâtiments : Maison du gardien, bouveries, bergeries, porcheries, écuries, salle d'abattage... Cet endroit dans lequel travaillaient de nombreux Carcassonnais se trouvait à la sortie de la ville, dans une zone dépourvues d'habitations.

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© Claude Marquié

L'abattoir avant sa destruction en 1985, ordonnée par le Conseil municipal de Raymond Chésa. Seules les maisons du gardien situées à l'entrée ont été conservées.

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Ironie de l'histoire, ce lieu a été baptisé "Espace Jean Cau" du nom du secrétaire Carcassonnais de Jean-Paul Sartre qui fut également écrivain et surtout, défenseur de la tauromachie. L'ancien abattoir rasé de ses bâtiments sert encore pour une autre espèce de boucherie, appelée corrida.

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© isabellechesa.com

À cet endroit, selon la volonté de Raymond Chésa — aficionado convaincu — est dressé chaque mois d'août des arènes en bois démontables. Le projet de l'ancien maire était de les réaliser en dur, mais après son décès en 2005, son successeur M. Larrat en a décidé autrement. Je ne suis d'ailleurs pas convaincu que le maire actuel soit un fervent amateur de ce genre de danses bovines sanguinaires. Pour s'en excuser, on retranche derrière la tradition... Considérons qu'il y a des traditions occitanes pacifiques et spitituelles que l'on a remisé aux placards, mais qu'il vaut mieux satisfaire et amuser une poignée d'agités de la muleta.

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Il en faut pour tous les goûts, dit-on...?

Merci à Sylvain le Noach pour son concours

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23/02/2015

Souvenirs de la Cité sous l'occupation

L'armée allemande a occupé Carcassonne — qui faisait partie de la zone sud — à partir du 11 novembre 1942. Ce furent les conséquences du débarquement des alliés en Afrique du nord. On sait moins qu'une délégation de la commission d'armistice de la Werhmacht se rendit à plusieurs réprises à Carcassonne, afin d'y rencontrer des homologues français.

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Les officiers allemands à l'Hôtel de la Cité, le 30 mai 1942.

© Sylvain le Noach

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La commission d'armistice devant la Basilique.

© Sylvain le Noach

La Cité durant la guerre a mangé son pain noir. Les allemands transformèrent l'Hôtel de la Cité en quartier général et l'ensemble du personnel dût se mettre à leur service. La direction ne s'est pas trop forcée, à ce que l'on peut lire dans les archives ; assumant son allégence au Maréchal.

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Un jour de fête Franco-Allemande à l'hôtel de la Cité

Il est d'ailleurs étrange de constater que ce qui a été réquisitionné dans Carcassonne, ne le fut pas au hasard et dans l'improvisation. Reportez-vous à une certain bâtiment récemment rasé route de Toulouse, par exemple...

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Un jour de 1942, les citadins reçurent un avis de la mairie qui les obligeait à quitter leurs maisons.

Un habitant raconte : "Nous avons tout laissé. On vendait ce que l'on pouvait aux gitans. Les Allemands ont pillé le reste. C'était terrible. Des rondes avaient lieu tous les soirs. Sans concession. Il paraît qu'il y avait des munitions partout. Seuls MM. Louis Cadène et Buisan furent autorisés à rester. En huit jours, il fallut se replier sur la ville basse "

On cite toutefois le cas isolé d'une réfractaire, Madame Rajol, institutrice de son état. Le jour elle descendait en ville faire ses courses. Le soir, elle trompait la vigilance des sentinelles.

On se souvient également du capitaine Helcacer, commandant de la place : "La nuit, il se rendait à la basilique Saint-Nazaire pour jouer de l'orgue. Un gros bavarois, disent les témoins."

Autre souvenir : Les Allemands fouillaient. Quoi ? On se le demande. Ils creusèrent de nombreuses galeries à l'aide d'un cheval blanc qui tirait un wagonnet.

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Parmi les citadins, des FFI membres de la Résistance audoise. On reconnaît Eugène Pueyo et son frère Antoine, Guy Escloupié et Lucien Sylvestre. Ce dernier sera dirigeant à l'ASC XIII. Cette photo a été prise à la libération de Carcassonne devant l'hôtel Bristol, le 20 août 1944.

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La passerelle du boulevard de Varsovie

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Il était une fois une belle passerelle métallique qui faisait la jonction entre le deux rives du Canal du midi. Cet ouvrage conçu probablement à la fin du XIXe siècle ressemblait au style de Gustave Eiffel. Sûrement pour des questions de sécurité et non d'esthétique, enfin je l'espère, ce pont a été déposé et remplacé par du béton.

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Le tablier est désormais en béton armé; or, cette passerelle n'a qu'un usage piétonnier.

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À côté du nouveau pont nous voyons encore les vestiges de l'ancien. La passerelle actuelle a été déplacée trois mètres plus loin.

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21/02/2015

L'épicerie Louis Canavy

En 1894, Théodore Canavy fonde une épicerie située à cheval entre les rues Chartran et de Verdun. Son fils lui succède en 1927 et pour moderniser le bâtiment, il achète le magasin de l'ancien marchand de parapluie Valarcher et fait démolir l'ensemble des bâtiments pour les reconstruire.

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En dépit du plan d'alignement qui prévoyait de dégager les deux côtés de l'escalier monumental des halles, construites en 1783 sur l'emplacement de l'église Sainte-Marie du Bourg neuf, le nouvel immeuble fut élevé au même endroit. L'architecte Belin (père de madame Canavy) à qui l'on doit l'Hôtel Terminus, mena les travaux dans le style de l'époque art déco.

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Florentin Belin

© Claude Marquié

La presse n'a pas été tendre

"Comme nous l'avions prévu, l'affaire d'alignement de l'immeuble situé à l'angle de la rue de Verdun et de la rue Chartran est tout simplement venue s'ajouter à la liste, déjà longue, des scandales que tolère notre municipalité. Notre protestation qui a seulement trouvé un écho dans la presse socialiste a laissé complètement indiffrents les élus de ce parti qui siègent au conseil municipal, en qualité de soviets du sérail (...) Notre docteur-maire, M. Tomey, aurait actuellement une occasion unique de parfaire l'oeuvre que ces prédécesseurs n'ont pu réaliser. Mais il est aujourd'hui démontré qu'à l'intérêt de l'embellissement de la ville, notre premier magistrat préfère, et de beaucoup, les intérêts particuliers d'un grand électeur radical. "

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L'immeuble aujourd'hui

Source

Alfred Raucoules / La rue de Verdun

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