31/08/2015

Je réponds à vos objections et suggestions au sujet du blog

Je vous remercie pour les nombreux et intéressants commentaires que vous avez laissés faisant suite à mes questions au sujet de ce blog. Tout ceci prouve l'intérêt que vous y portez à des degrés divers et selon vos sensibilités. Je vais donc essayer de répondre le plus précisément possible à l'ensemble des objections.

La forme

Vous avez déjà pu observer que j'ai renoncé à maintenir le fond noir qui ne permettait pas à certains d'entre vous, une lecture confortable. Ce blog est hébergé gratuitement par le journal L'indépendant ; on ne peut guère changer ou modifier la plate-forme qu'au niveau des couleurs, de la police d'écriture ou des colonnes. Il n'y a donc pas de place pour une quelconque fantaisie qui s'accommoderait des sujets et de l'histoire. La structure et l'ossature  sont strictement encadrées ; afin de la personnifier, il me faudrait créer un site web. N'étant pas moi-même un expert en ce domaine, je préfère continuer avec cette formule qui m'évite de devoir payer un webmaster, un hébergeur, un nom de domaine...

Le fond

De la même manière que je ne dispose pas d'une équipe technique, je ne dispose pas de correcteurs, d'attaché de presse, d'une équipe de rédaction, ni de juristes. Malgré tout, j'essaie avec les moyens qui sont les miens c'est-à-dire, ceux d'un historien amateur passionné, de rédiger des articles variés et inédits chaque jour. Pour cela, je me rends aux Archives départementales de l'Aude entre quatre courant d'air lorsque je suis à Carcassonne ; très souvent pour un court séjour. Mon lieu de résidence est Limoges, ville dans laquelle je suis exilé depuis 18 ans. En dehors des recherches d'archives, j'achète sur internet ou chez des marchands de collections tout ce qui peut être sujet à un article. Parfois, c'est un fil qui devient une belle pelote... Je ne sais pratiquement jamais le sujet qui sera traité le lendemain; je travaille à l'humeur et au flair. Il me faut en moyenne deux bonnes heures de rédaction, voire davantage quand les sujets sont complexes. Tout ceci doit s'amalgamer avec une excellente iconographie dont mes ordinateurs et mes classeurs ne sont pas avares. N'étant pas pingre, ni égoïste, je partage mes recherches mais aussi mes documents avec d'autres chercheurs.

C'est vrai, je le reconnais, mes sujets sont parfois un peu... noirs. Je ne cherche pas à passer dans les pas déjà marqués ; je préfère sortir des sentiers battus. Si je choisis de parler de l'occupation, de la collaboration ou de la libération de Carcassonne, c'est parce que justement personne n'a osé s'y pencher depuis longtemps. A bientôt 45 ans, je fais partie de la génération qui pose un autre regard sur cette histoire là. C'est un travail énorme sur soi-même d'abord, afin d'éviter les jugements péremptoires en gardant une certaine objectivité à la lecture des archives. La curiosité pour savoir qui a dénoncé ou torturé, ne guide pas ma réflexion ; je sais d'autres "historiens" d'épicerie qui raffolent de ce type de fromages puants qui se répandent sur la place avec la facilité de la langue. La calomnie ou la délation c'est le courage des vaniteux.

Il est également exact qu'il m'arrive, mais je me soigne, d'utiliser un ton polémiste. J'ai tantôt été taxé d'empêcheur de tourner en rond, tantôt de poil à gratter. A t-on une seule fois mesuré la témérité qu'il faut, pour oser s'exposer à la rage de ceux qui détiennent le pouvoir ? Encore une fois, les menaces de procès en diffamation m'ont empêché de passer certaines de mes nuits. Oui, quoiqu'on en dise, il y a dans le pays des Droits de l'homme, des délits d'opinion qui s'opèrent sous couvert de menaces orales. Je veux bien entendre qu'il me faille traiter de sujets mettant en contradiction les errements d'une certaine classe politique locale, passée ou présente. Je ne serai jamais Marianne, ni le Canard enchaîné qui eux, comme professionnels, disposent de tous les enquêteurs et juristes. Que l'opposition s'oppose, si elle a des chose à opposer. Jamais je ne servirai la soupe, ni à la gauche, ni à la droite, ni au bon Dieu. Je suis très loin d'être un anarchiste, mais je reste libre et maître de ma pensée.

Enfin...

La presse d'aujourd'hui n'est plus libre et son impact se réduit ; seuls les blogs osent porter une information instantanée non formatée. Sachez que celui que vous lisez n'est rémunéré par aucune entreprise, ni parti politique. Il compte continuer ainsi tant que la France restera un pays de liberté d'expression, dans le respect du droit.

Martial Andrieu

Hommage à Alain Clinard, artiste-peintre et sculpteur Carcassonnais

François Valéry chantait il y a quelques années

"Aimons-nous vivants, n'attendons pas que la mort nous trouve du talent".

La mort n'a pas attendu de trouver du talent à Alain Clinard. Dans ce Carcassonne où les artistes locaux d'envergure sont souvent ignorés, voire mal considérés beaucoup d'entre-eux ont choisi la voie de l'exil. Clinard, lui, contre vents et marées s'était attaché à demeurer dans cette ville qui sûrement, ne le méritait pas. Bien sûr, il va rejoindre au panthéon des artistes plasticiens de Carcassonne le caravansérail des illustres : Gamelin, Jean Augé, Jean Camberoque, Jacques Ourtal, Cécile et Anthony Rives, Manau, Yvonne Gisclard-Cau, Beaubois...etc. Tout ceci ne sera que de belles phrases comme autant de poncifs donnant l'illusion qu'à Carcassonne, les élus quels qu'ils furent ou qu'ils soient, se sont souciés un jour de leurs talentueux artistes. Ces derniers n'ont eu finalement qu'un malheur dans la mort, c'est d'avoir été des Carcassonnais...

J'avais consacré en 2011 un article à Alain Clinard sur mon ancien blog "Histoires de Carcassonne" après m'être longuement entretenu avec lui par téléphone.

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Alain Clinard est un artiste carcassonnais aux talents multiples: peintre, sculpteur et même créateur de vitraux. Né en 1958 dans la région parisienne, il arrive à Carcassonne au début des années 1980 et participe activement à la vie associative de la ville. Il s'agit là d'un véritable autodidacte dont les oeuvres sont aujourd'hui côtées chez Akoun et vendues à travers le monde. Elles sont toutes réalisées dans son atelier de la rue Trivalle et étaient exposées dernièrement dans sa galerie de la rue Aimé Ramond. Le peu d'attractivité du centre ville l'a amené à devoir renoncer à utiliser désormais ce local.

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Le premier à apprécier son talent est le maire Raymond Chésa. La mairie qui souhaite parrainer les artistes locaux lui achète sa première lithographie. Celle-ci sera reproduite et offerte aux invités de marque de la ville. La toile ci-dessus a été réalisée en direct lors d'une soirée caritative, le 18 décembre 1991, au cours de laquelle elle fut mise aux enchères et acquise par la ville. Elle se trouve au premier étage de l'hôtel de Rolland (Mairie), dans le couloir du cabinet des adjoints. Alain Clinard, a également réalisé trois aquarelles pour le Conseil général, trois toiles pour la médecine du travail et la CAF.

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Outre de nombreuses sculptures comme celle-ci, Alain Clinard est moins connu pour ses conceptions de vitraux. Suite à une commande de l'état pour la cathédrale St-Etienne de Toulouse, il crée les 3 vitraux de la sacristie de paroisse. Cette dernière se trouve dans la partie la plus ancienne de la cathédrale. Si vous passez par Toulouse, demandez le sacristain M. Mazas, qui est présent du mercredi au dimanche. Ces vitraux de quatre mètres de haut, fabriqués et posés en 2006, 2007 et 2008 représentent la nativité, les rois mages, la vie et le temps. Alain Clinard a été secondé dans sa tache par Elisabeth Brenas-Pech, maître verrier à Trèbes.

Alain Clinard a décidé de mettre fin à ses jours hier, à l'âge de 57 ans. A sa famille, je présente toutes mes condoléances et je m'incline devant la mémoire de l'artiste.

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30/08/2015

Quel avenir pour la Roseraie, avenue général Leclerc ?

Que diable compte faire la Communauté d'Agglomération du Carcassonnais de cette ancienne maison de retraite ?

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L'entrée de la Roseraie en 2014

C'est la question que tout citoyen avisé devrait poser aux élus à la vue de l'état dans lequel elle se trouve actuellement. N'y a t-il pas moyen de la vendre à un bailleur social ou à une groupe hôtelier ? On cherchait dernièrement un local peu cher pour installer la nouvelle médiathèque, peut-être pouvait-on envisager de l'installer à cet endroit ; le bâtiment appartient déjà à l'Agglo. Au lieu de cela, on a acheté un terrain pollué et en zone inondable rue Pierre Germain (ancien EDF) ; le coût des travaux a incité les nouveaux élus a abandonner le projet de M. Tarlier. On croit savoir que l'Agglo va prendre possession de l'immeuble de la Mutuelle de l'Aude, route de Toulouse, pour y mettre la médiathèque. Ceci à 2 km du centre-ville que l'on dit vouloir dynamiser, alors que dans le même temps on supprime la lecture "Grain d'aile" sous les halles de la rue de Verdun. Est-il utile d'aborder le sujet épineux et polémique de la facture de ce mouvement de Monopoly ?

L'asile

Le bâtiment situé sur l'avenue du général Leclerc était autrefois l'asile des Petites soeurs des pauvres, construit par cette congrégation en 1883. À ce sujet, je vous invite à lire ci-dessous l'article que j'avais rédigé en septembre 2014 :

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La maison de retraite

En début d'année 1977, la municipalité Gayraud décide la transformation de l'ancien asile des Petites soeurs des pauvres en 53 logements-foyer pour personnes âgées. Le bâtiment est acquis par le Conseil général de l'Aude qui le vend à la ville pour le franc symbolique. Celle-ci le rétrocède à l'Office H.L.M. Le montage financier s'établit comme suit :

Caisse des prêts aux organismes HLM : 2.818.00 frs

E.P.R : subvention de 170.000 frs

O.R.G.A.N.I.C : 141.000 frs

B.A.S : 500.000 frs

H.L.M Aude : autofinancement 150.000 frs

Ville de Carcassonne : 500.000 frs

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La restructuration des bâtiments et leur transformation est confiée à l'architecte Mlle Cailhau. La gestion est placée sous la responsabilité de Mlle Brieu, sous l'égide du Bureau d'aide sociale de la ville.

La Roseraie dispose d'une superfine totale de 2905 m2 dont 1575 sont réservés aux logements. À l'intérieur, les aménagements collectifs comprennent une salle à manger de 72 places située dans l'ancienne chapelle, 4 salons, une salle de jeux (46 m2), une cuisine collective (63 m2), une salle polyvalente pour 99 personnes (232 m2) et un jardin de 12 000 m2. 

Ce sont au total 55 logements qui sont construits pour des personnes âgées non dépendantes. Il s'agit de studios avec cuisine et chambre à l'exception de neuf type F1 et d'un type F2. Chaque pensionnaire bénéficie d'une buanderie équipée de machines individuelles et d'un service de restauration, qu'il peut prendre en salle ou dans son appartement. Les loyers vont de 480 à 890 francs (allocation logement comprise). Selon le maire, tout a été fait pour que l'on puisse se loger et se nourrir même avec le minimum vieillesse de 916,66 francs. En 2015, il est de 800 euros. Le jour de l'inauguration 60% des  logements avaient déjà été pourvus ; un succès qui ira croissant dans les mois suivants.

Source

La dépêche / 7 janvier 1978

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29/08/2015

Votre avis m'intéresse...

Afin d'améliorer la tenue de ce blog, je me tourne vers vous.

Que pensez-vous de la nouvelle mise en page sur fond noir ?

Les articles vous passionnent-ils toujours autant ?

En quoi ce blog se distingue t-il des autres ?

Y a t-il des sujets que vous voudriez voir traités ?

Avez-vous d'autres suggestions ?

Exposez vos idées et vos remarques et j'y répondrai prochainement en synthétisant l'ensemble de vos commentaires.

Merci d'avance

Martial Andrieu

Le dernier ghetto où l'on cause

C'est le titre d'un article de l'écrivain Robert Brasillach publié en mars 1944 dans le journal national antisémite et collaborationniste "Je suis partout". Ce papier contre Joë Bousquet et ses amis, dénonce l'existence dans la rue de Verdun à Carcassonne d'un salon littéraire, dans lequel se cachent des juifs et des ennemis de Vichy. 

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"À Carcassonne, se tient un petit cénacle qui comprend l'écrivain juif Benda, l'écrivain hermétique Joë Bousquet, René Nelli, Ferdinand Alquié (professeur de philosophie), Morelli (ex-procureur de la République), Maurice Nogué. Tout ce joli monde attend avec impatience que l'on devine l'arrivée des libérateurs."

Depuis 1940, la chambre de J. Bousquet accueille les réfugiés du tout Paris artistique et littéraire. Ils fuient la zone occupée et la répression contre les juifs. Ainsi par exemple, Raoul et Agui Ubac, René Magritte, Iréne Hamoir, Louis Scutenaire arrivent à Carcassonne chez Bousquet. La philosophe Simone Weil (1909-1943) préfèrera dormir sur les bancs de la gare de Carcassonne avant de gagner Marseille, malgré l'hospitalité du poète Carcassonnais. Julien Benda se cachera dans le centre-ville dès 1942. A ceux-là ajoutons les visites et relations avec André Gide, Gallimard, Aragon et Elsa, Nancy Cunard... 

De très nombreuses toiles ont orné les murs de la chambre de J. Bousquet ; peintes à Carcassonne pendant la captivité, offertes ou laissées par amitié au poète. A ce titre, je vous conseille la lecture de l'excellent article ci-dessous consacré aux relations entre le peintre Max Ernst et Joë Bousquet.

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28/08/2015

La visite officielle du Président de la République François Mitterrand en 1985

Au cours de son voyage en Languedoc-Roussillon du 24 au 25 juin 1985, le Président de la République s'arrêtera dans la capitale audoise. Il sera reçu à l'Hôtel de ville par le maire Raymond Chésa et au Conseil général, où l'attendra le président Courrière. François Mitterrand est le second chef d'état, après Charles de Gaulle en visite à Carcassonne après la Seconde guerre mondiale. Tout comme son illustre prédécesseur, il y prononcera un discours sur la place Carnot qui fera date dans la mémoire des Carcassonnais. 

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Dès 13 heures, les premiers supporters ont pris place ; le Président n'est attendu que vers 18h20, ce qui n'empêche pas son service de sécurité de passer au détecteur de métaux l'ensemble des bacs de fleurs de la place Carnot. Sur les toits, les tireurs d'élite du G.S.P.R (Groupement de Sécurité du Président de la République) sont déjà là... L'orchestre "Dixie Dizzy" de Limoux et le chanteur occitan Narbonnais "La Sauze", ont été engagés pour créer une animation musicale afin de faire patienter le public. À 15h30, les meilleures places sont prises et plusieurs malaises sont à déplorer dans l'assistance. On apprend que Mitterrand s'étant trop attardé à Narbonne, il aura une heure de retard sur l'horaire prévu par le protocole.

La sécurité

Le voyage présidentiel a nécessité la présence effective de 5000 forces de l'ordre. Rien que pour Mitterrand lui-même et sa sécurité, 75 hommes du G.S.P.R dont trois cercles de trois personnes autour de lui dans ses déplacements dans la foule. 45 hommes supplémentaires pour veiller son sur épouse et les membres du gouvernement l'accompagnant.

Son médecin personnel l'a suivi partout avec deux malettes. François Mitterrand, grand buveur d'eau, ne se désaltérait jamais avec des bouteille en plastique. Une aiguille aurait pu introduire un poison à l'intérieur de celles-ci. 

L'accueil à la mairie

Le Président de la République atterri sur l'aérodrome de Salvaza où l'attend un parterre d'élus du département ; le maire de Carcassonne et le président du Conseil général en tête. Le service d'ordre est tel qu'il est impossible de passer sans accréditation ; pareille mésaventure arrivera à Nicole Bertrou (1ère adjointe au maire), refoulée par des gorilles refusant de la reconnaître. Même pour aller aux toilettes, il faut montrer patte blanche. Mitterrand se rend à l'Hôtel de ville à l'invitation du maire RPR, qui doit y prononcer un discours d'accueil en présence du conseil municipal.

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Si la salle des mariages fut choisie, ce ne ce ne fut pas à l'évidence pour célébrer l'union politique entre les deux hommes. Raymond Chésa dans un style direct et très politique, dénonça avec force l'élargissement de l'UE à l'Espagne et au Portugal. Il tenta de retranscrire ainsi les craintes des viticulteurs audois en ce qui concerne leurs propres intérêts. N'écoutant que sa franchise, il évoqua le sort des 13.065 demandeurs d'emplois dont 1800 T.U.C (ancêtre du C.E.S) d'une Aude sinistrée. Et comme si cela ne suffisait pas, faisait porter à l'administration les échecs d'implantation à Carcassonne des entreprises Astre-Déco (bloquée par l'ANVAR) et Elscint (refusé par la DATAR) au profit de la ville de Decazeville (Aveyron).

Le Président ne voulant sûrement pas s'aventurer dans un dialogue partisan avec le maire, lança : "Nous ne sommes d'accord sur rien... Vous représentez votre formation politique. C'est bien, très bien !" En guise de fin de non recevoir, il donna rendez-vous au maire place Carnot pour les réponses à ses interrogations. Un peu estomaqué sans doute par l'aplomb de Chésa, il dira en apparté un peu plus tard : "S'ils avaient tous été comme cela !"

Consigne avait été donnée par le maire à tous les membres appartenant à la majorité municipale, de ne point applaudir Mitterrand après son discours à la mairie. Or, il en est un qui faisant fi de ces obligations, n'écouta que son respect pour la fonction et se mit à claquer des mains dans un silence quasi religieux. Il s'agit de Louis Andrieu, conseiller municipal au hameau de Villalbe. Mitterrand s'avança alors vers lui et lui serra la main ; il fut le seul. Il avait apprécié la réponse à fleuret moucheté du Président de la République. 

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François Mitterrand signe le Livre d'or sous les yeux de R. Chésa

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Le livre d'or

Au Conseil général

L'ambiance rue de la République où tous les Conseillers généraux firent acte de présence dans la salle des séances, fut en tous points différente. Raymond Courrière, secrétaire d'état chargé des rapatriés et Président du Conseil général, dévoila en présence de son invité une plaque inaugurale de son passage. Un tableau du peintre Max Savy lui fut remis en guise de cadeau de bienvenue, avant qu'un lunch dans les jardins ne clôture cette entrevue. On apprend qu'au Conseil régional à Montpellier, Mitterrand prit des engagements pour l'Aude : La rocade nord de Carcassonne, la création de magasins francs à Port-la-Nouvelle, l'aménagement de la basse vallée de l'Aude et la reconversion des industries de la Haute-vallée. 

Place Carnot

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Le discours porta sur l'élargissement de la CEE et l'unité nationale. Vous pouvez le lire en cliquant sur le lien ci-dessous :

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A la musique harmonieuse de l'après-midi, succéda les sifflets et les trompettes orchestrées par la C.G.T, le M.O.D.E.F, Païs Nostre (occitans) et le Parti Communiste. N'oublions pas qu'un an plus tôt, la nomination de Laurent Fabius comme Premier ministre avait fait fondre le programme commun de l'Union de la gauche. Les ministres communistes avaient démissionné du gouvernement. Mitterrand avait obtenu ce qu'il avait toujours souhaité, c'est-à-dire tuer le parti du camarade Marchais.

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13:51 Publié dans Politique | Tags : mitterrand | Lien permanent | Commentaires (0)