30/11/2015

Le Ciné-club carcassonnais

Le Ciné-club carcassonnais est fondé en 1948 par une poignée d'amoureux du 7e art parmi lesquels, l'avocat Clément Cartier. L'esprit qui animait ces passionnés était de projeter des films ignorés, les tendances modernes du cinéma, la revue des classiques de l'écran...

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L'adhésion à l'association en 1963 se faisait par l'achat d'un carte annuelle (27 francs pour 18 séances) dont le coût revenait à 1,50 francs par film, ou semestrielle (20 francs). Il existait également une carte scolaire semestrielle de 9 francs pour l'accès du Ciné-club au jeunes. On pouvait se les procurer dans les librairies Breithaupt, Gally, Lauer ou Rouquette.

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Le Boléro

Les séances avaient lieu tous les quinze jours - les vendredis à partir de 21 heures - au cinéma le Boléro sur le boulevard Jean Jaurès. La soirée débutait par la projection d'un court métrage. Puis, une présentation orale précèdait le film principal. À la fin de ce dernier, il y avait une discussion sur l'oeuvre visionnée et dirigée par deux animateurs. Au cours de la séance, point entr'acte ou de films publicitaires.

Le Ciné-club était affilié à la Fédération française des Ciné-clubs, agréée par le Ministère de la culture.297916916.jpg

L'ancien Boléro en 2015

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Les programmes sont annoncés dans la presse locale.

Pour l'année 1963, voici les films du 1er semestre:

Comme un torrent (Vincente Minelli)

À travers le monde (Ingmar Bergman)

Elmer Gantry le charlatan (Richard Brooks)

El Pisito (Marco Ferreri)

Le pigeon (Mario Monicelli)

Le grand couteau (Robert Aldrich)

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29/11/2015

"La croque sel" au temps des vedettes de la chanson française

Le motel-restaurant "La croque sel" fondé par Anne-Marie Pavernès en bordure de la RN113, a reçu de nombreuses vedettes de la chanson et du cinéma entre 1960 et 1970. Loin de l'agitation du centre-ville et des regards, ils se sentaient à l'abri chez une dame qui savait les recevoir. Le cuisinier Jean-Louis Richardis concourrait également à faire de cet établissement, une des meilleures tables de la région.

Le Motel

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Anne-Marie Pavernès

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L'entrée de la Croque sel en 1960, route de Trèbes

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Le salon richement décoré

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Anne-Marie Pavernès, sa maman, Renée F, Annie Jubilar

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Cette peinture murale avait été réalisée par Claude Tarlier. Elle a été détruite par le propriétaire qui a succédé à Mme Pavernès.

Les Vedettes

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Les compagnons de la chanson 

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Annie Cordy et François-Henri Bruno, son mari

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Anne-Marie Pavernès et Alain Barrière

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Bernard Blier et Guy Tréjan

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Eddy Aguilar et Frank Alamo

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Dick Rivers

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Luis Mariano

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Raymond Devos

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Joe Dassin

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Johnny Hallyday

Crédit Photos

Annie Jubilar et Eddy Aguilar

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28/11/2015

Le Moto-cross de la Cavayère

Avant d'être transformé en complexe de loisirs dédiée à la baignade en 1988, le site de la Cavayère accueillait dans les années 70 des compétitions motorisées. La grande mode des Moto-cross d'après-guerre attirait de nombreux spectateurs ; le plus prisé d'entre eux se tenait chaque année à Alairac.

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La ville de Carcassonne aménage le 6 juin 1971 un motodrome sur le site de la Cavayère. L'année suivante - 22 mai 1972- le championnat de France y est organisé.

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L'Union des motoristes audois avait à sa tête

René Carrier (Commissaire général et directeur de course), Henri Nouvel (Délégué de la ligue du Languedoc), Norbert Thibault (Délégué officiel de la FFM), Michel Mazel (Chronométreur), MM. Raynaud, Sanchez, Dejean (Commissaires de piste), MM. Hebraut, Soucaret, Jung, Peyre, Garcia, Bonnafous (Commissaire de route), MM. Olive et Cathala (Délégués aux finances).

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Cette compétition comptait

20 équipages de Side-car-cross nationaux

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© J-M Rieu

Jean-Claude Wolf de Perpignan en 125 cm3 à la Cavayère en 1972

Au guidon de sa Bultaco, il se classe second de la 1ère manche derrière Georges Cote de Villepinte (93). Dans la seconde manche, Wolf passera devant et remportera l'épreuve devant Cote et Charles Coutard de Lyon (69)

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© J-M. Rieu

L'équipage de Side-car Adnet-Blaise à la Cavayère en 1972

L'équipage mixte Adnet (54 ans) et Claire Blaise (45 ans) de Vertou en Loire-Atlantique finit 6e au général en ouverture du championnat. Leroux-Lannes de Paris (75) gagnit 2 manches sur trois mais une crevaison eut raison de leurs espoirs. C'est l'équipage Servillat-Grefferat de Bourg-en-bresse (01) qui remporta l'épreuve.

À lire,

le formidable blog de C. Camberoque

http://charlescamberoque.unblog.fr

et

son

ouvrage

moto-cross

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27/11/2015

Carcassonne, une ville en zone inondable

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Contre le mur de la chapelle "Notre Dame de la Santé" en bas du pont vieux, une règle indique le niveau historique des crues de l'Aude. Il faut souligner qu'avant la seconde guerre mondiale, la digue telle que nous la connaissons aujourd'hui avec son parapet en béton n'existait pas. Sa construction n'a pas pour autant après, endigué définitivement les caprices du fleuve. Les riverains du quai du Païcherou eurent encore très souvent les pieds dans l'eau. Une habitante se souvient au début des années 1970 avoir eu de l'eau jusqu'à la fenêtre du rez de chaussée. Elle ajoute: "les jours de grande pluie nous allions sur le parapet compter les marches afin de mesurer la hauteur de l'eau du fleuve". C'était une angoisse permanente. Tout ceci s'est vraiment calmé lorsqu'on a élargi le lit du fleuve en gagnant sur les berges de l'Aude.

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Le 18 novembre 1801, les eaux de l'Aude s'élèvent à un niveau jamais atteint depuis un siècle (6 mètres). Tous les bas quartiers de la ville sont inondés. Le 6 septembre 1820, l'Aude est à plus de 7 mètres de hauteur. En juin 1855, il pleut depuis un jour et demi. L' Aude et le Fresquel sont en crue (4m au pont vieux). Les arches du pont de Pomas qui est en cours d'achèvement, sont emportées par les flots.
Le 1er août 1872, l'Aude en crue inonde tout le Carcassès (5,50m à 6,50m selon les observateurs). L'hiver 1890 est glacial (-11,3° à Carcassonne) et l'Aude est gelée au Païcherou.

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© ADA 11

La crue de l'Aude en 1891

L'année suivante (25 juin 1891), la plus importante crue de l'Aude (8m) des trois derniers siècles, dévaste de nombreuses habitations en bordure du fleuve. La Trivalle est un vaste marécage où l'inondation fait deux morts.

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26/11/2015

René Ferrié, le dernier forgeron de Carcassonne

René Ferrié était né à Carcassonne le 25 août 1903 dans l'atelier, situé 21 rue Montpellier, où son père exercait déjà le noble métier de forgeron. Il était de coutume de reprendre l'activité familiale qui se perpétuait ainsi tout au long des générations. C'est ce que fit le jeune René qui à l'âge de 16 ans apprit les rouages du métier, jusqu'à succéder à son père en 1929.

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René Ferrié devant sa forge

L'arrivée des moteurs à considérablement modifié un métier qui a dû s'adapter. Dans son atelier de la route Minervoise, le forgeron entretenait pour le compte de la Compagnie Carcassonnaise des cars et pour celui du garage Citroen, les suspensions d'une soixantaine de véhicules "P45" et "Isobloc". Il réparait les lames de ressort et les essieux.

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La forge de René Ferrié, 28 route Minervoise

Dès l'aube on trouvait René Ferrié dans sa forge, ses deux grands feux et ses soufflets actionnés à la main. A cette époque pas de soudure électrique, tout se faisait à chaud ou à froid en maniant le marteau de deux kilos et demi. Un métier qui n'était pas sans riques... Après la seconde guerre mondiale, rien ne fut comme avant pour le dur labeur de forgeron. Alors, Réné se reconvertit dans le montage des tentes jusqu'à sa retraite en 1968. Ses deux fils avaient eu la chance de poursuivre des études et se sont naturellement dirigés vers une autre profession. Ainsi disparaissait le dernier forgeron Carcassonnais...

Sources

Claude Ferrié

J. Blanco

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25/11/2015

La vierge au sourire

Le musée lapidaire de la cité de Carcassonne possède "La vierge à l'oiseau" dite "Vierge au sourire". Il s'agit d'une statue en marbre blanc du XIVe siècle provenant du couvent des soeurs de Saint-Vincent de Paul qui se trouvait dans la cité médiévale. Pour être plus précis, c'est l'actuel Hôtel du Donjon. Cet objet d'art issu de notre patrimoine, aurait pu s'envoler sous d'autres cieux si lors d'une vente aux enchères publique d'un collectionneur, Pierre Embry* n'avait alerté le Préfet de l'Aude. Le jour de la vente, la statue fut acquise dans un premier temps par un antiquaire parisien mais Pierre Embry, fut autorisé au nom de l'état d'exercer son droit de préemption. Ainsi, la vierge revint-elle à Carcassonne, dans le musée du château comtal où elle demeure à présent. Cette statue en marbre blanc de 92cm de haut, représente la vierge portant l'enfant Jesus sur le bras gauche ; celui-ci tient à la main par l'aile un oiseau. De sa main droite, la vierge relève le pan de son manteau. elle regarde l'enfant d'un sourire attendri où perce toute sa sollicitude maternelle. La vierge est couronnée. Les plis du manteau et de la robe sont larges et élégants, la tête est d'une grande finesse et l'expression de la physionomie est des plus gracieuses. La couronne de la vierge a été restaurée et la tête de l'enfant, n'est pas celle d'origine.

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Historique

par

Henri Sivade

(1865 - 1945)

Cette belle statue, nous l'avons vue, il y a 50 ans, chez les frères des écoles chrétiennes de la cité, établis dans l'ancien monastère des religieuses de Rieunette, où elle est restée jusque vers 1891, c'est à dire jusqu'au jour où la suppression des frères comme religieux enseignants arriva. En effet, ces derniers appelés par l'évêque de Bezons (1733) furent d'abord installés dans une des dépendances de l'Evêché où il habitait encore lui-même, celui qu'il fit bâtir plus tard à la ville basse (Préfecture), n'étant pas encore construit. Après le départ des religieuses de Rieunette, les locaux qu'elles avaient abandonnées furent acquis par le chanoine Rey, de la cité qui les passa ensuite par vente au sieur Tallavignes, dit le gouverneur de Caunes. Durant la révolution, la municipalité de la cité fut quelque temps installée dans ce local. En 1803, M. Buffet-Delmas, chanoine y fonda le petit séminaire du Diocèse. En 1820, les bâtiments, ou plutôt une de leurs parties furent acquis par la ville, des héritiers de Tallavignes. C'est sur cette partie que la ville Bâtit, à destination de l'école des garçons, les locaux qui regardent le Septentrion. Plus tard, M. Etienne Crouzet, chanoine honoraire, étant devenu curé de Saint-Nazaire en 1821, fit l'acquisition de l'autre partie des locaux de l'anciennes abbaye de Rieunette pour y loger l'école des frères. Ces derniers furent appelés à la cité en 1823 ou 1824. L'acquisition de M. Crouzet portait notamment sur l'emplacement occupé jadis par l'église de l'abbaye et qui est la cour de l'école communale de garçons longeant la rue du Plô. Au fond de cette cour, sans doute à l'endroit où se trouvait le sanctuaire, existait une niche. C'était là qu'était apparemment la vierge, patronne du monastère. Plus tard, probablement lors de l'acquisition faite par les Tallavignes, cette statue fut placée dans une niche-placard pour la soustraire sans doute aux profanations de l'époque révolutionnaire et aux mutilations qu'elle aurait subie dans la cour. Cette niche-placard était située dans ce qui devint plus tard la grande classe et où, aux fêtes principales de la vierge, toutes les classes étaient réunies pour des exercices religieux en commun. Cela se passait encore ainsi en 1880.

Source:

Le syndicat d'initiative de Carcassonne / A. Raucoules

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