08/12/2015

L'exposition Charles de Gaulle en 1985 à Carcassonne

 

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 Je voudrais simplement rappeler qu'en 1985, le maire Raymond Chésa accueillait dans sa ville une exposition sur la vie du général de Gaulle à l'occasion du quinzième anniversaire de sa mort. Organisée par l'Institut Charles de Gaulle, cette manifestation vit la présence de Maurice Couve de Murville, ancien premier ministre.

Visite Maurice Couve de Murville.  octobre 1985.jpg

Celui-ci s'exprima sur les dangers d'une cohabitation - elle interviendra un an plus tard - et sur "l'affreuse proportionnelle". Dans son discours, on notera une phrase d'actualité :

"Alors que la France connaît de nouveau le malheur, on voudrait que l'évocation du passé constitue une leçon et un espoir pour chacun."

ainsi qu'une citation du général qui ne l'est pas moins

"Depuis l'aube de notre histoire nos malheurs furent toujours en proportion de nos disputes, mais jamais la fortune n'a trahi une France rassemblée."

Visite Maurice Couve de Murville.  octobre 1985 (2).jpg

Retenons dans le discours du maire de Carcassonne, ces paroles d'un autre temps où les hommes politiques avaient une vision pour leur ville et leur pays. S'adressant au général de Gaulle :

Je suis heureux et fier de vous saluer de nouveau à Carcassonne où dans chaque rue coule la fierté de notre passé. En 1960, Carcassonne vous accueillait dans un grand enthousiasme patriotique, se souvenant de l'été brûlant de sa libération. Personnellement, je ressentais le privilège de vous voir avec une intensité particulière. J'appartiens à cette génération que les années sombres de 1940-44 ont marqué à peine sorti de l'enfance. Votre appel et votre action pour sauvegarder l'espérance, avait embrasé et mobilisé ma famille. (...) Une fois encore, mon général, conduisez-nous de la fidélité à l'espoir et de l'espoir à l'action."

Gorilles du général de Gaulle. Chésa.jpg

Autour de R. Chésa, les anciens gardes du corps du général de Gaulle

Roger Tessier, Raymond Sassia, Henri Djouder et René Anvray.

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Commentaires

Je suis également affligée, attristée, révoltée au lendemain de cette élection.

J'ai pensé à nos anciens qui ont subit la guerre, à ceux qui se sont battus, à ceux qui ont résisté, aux prisonniers, à ceux qui n'en sont pas revenus pour pouvoir offrir à leur descendance une vie libérée d'un occupant puant.

Le temps passe et le souvenir de ce passé tragique s'efface au point qu'on offre à de telles idées le pouvoir de s'exprimer.

Écrit par : Brigitte | 09/12/2015

Consternée, déprimée, qu'a fait ma génération qui certes n'a pas connu la guerre mais grâce l'écoute des anciens à l'éducation, avons intégré tous les risques de ces discours!
enfin, je le croyais
quelle honte pour la France
quelle pitié
humanité, générosité, ouverture, écoute des autres, respect ...je pense à la France de Charlie, elle existe...

Écrit par : Josette | 09/12/2015

très bon article, Martial ; un peu d'air frais par les temps qui courent, c'est plutôt salutaire !

Écrit par : Pierre MIR | 09/12/2015

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