05/03/2016

Récit du séjour de l'écrivaine et féministe Flora Tristan à Carcassonne, le 31 août 1844

A partir du 12 avril 1844, la militante socialiste et féministe française Flora Tristan entreprend un voyage à travers la France afin d'enquêter sur la condition des ouvriers en province. Elle s'arrêtera à Carcassonne du 31 août au 7 septembre 1844.

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Flora Tristan

(J. Laure / 1847)

Célèbre pour ses nombreux combats, elle lutte pour que les femmes aient plus de droits, comme celui de divorcer. C'est une des premières féministes de l'histoire. Militante socialiste, elle s'est aussi battue pour améliorer les conditions de vie des ouvriers. Elle a côtoyé les milieux intellectuels et socialistes de son époque sans toujours parvenir à être acceptée du fait de l'originalité de sa personnalité.
Flora Tristan a déjà fait de nombreux voyages. Elle s’est rendue au Pérou - le pays de ses ancêtres paternels - pour faire valoir ses droits sur l’héritage de son père. A Londres, elle a mené une enquête sur l’Angleterre industrielle et le monde ouvrier. Epuisée, elle mourra de la fièvre typhoïde à Bordeaux le 14 novembre 1844 sans avoir pu achever son Tour de France. Le 22 octobre de la même année, au cours d'une manifestation ouvrière, un monument en son honneur est érigé au cimetière des Célestins à Bordeaux. Sans aucun doute, Flora Tristan a ouvert la voie à la lutte de femmes comme Louise Michel.

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Plaque, rue des Bahutiers à Bordeaux

Les notes prises lors de son voyage inachevé restèrent longtemps dans un tiroir. En 1910, le fils d'Eléonore Blanc, amie de Flora Tristan remit le manuscrit à Jules Puech qui en publia certains passage dans son ouvrage "La vie et l'oeuvre de Flora Tristan", édité en 1925. Après sa mort en 1957, le manuscrit fut retrouvé en 1970 et publié trois ans plus tard sous son titre originel.

"Le Tour de France. Etat actuel de la classe ouvrière sous l'aspect moral - intellectuel - matériel."

Fort de cet enseignement trouvé au gré de nos recherches sur la toile, nous nous sommes mis en quête de vous faire partager des extraits de son passage à Carcassonne. Le récit ne manque pas de piquant sur l'attitude des bourgeois et des défenseurs locaux des luttes ouvrières. Flora Tristan arrivera dans la capitale audoise par le bateau-poste du Canal du midi et logera à l'hôtel Bonnet, 41 rue de la mairie.

31 octobre 1844

Il m'est arrivé ici la première inconvenance que j'aie eue à souffrir depuis mon départ de Paris. - Hier je rentre à minuit - je me couche et à deux heures je suis réveillée par une personne qui frappe à ma porte en me disant : - "Mme Flora Tristan, il y a là des hommes qui demandent à vous parler." - Je dis que je suis couchée, qu'on vienne demain. - On insiste, on prétend qu'ils ont quelque chose d'important à me dire. - Je leur dis de monter que je sache ce que c'est. - Je me lève, je jette un châle, j'entrebâille ma porte et je demande ce que l'on me veut - j'aperçois une grande figure pâle, ombragée de grands cheveux à la romantique pendant en désordre sur ses épaules. - Cette même figure me répond : - "Madame, nous sommes du groupe de fouriéristes de la ville de Carcassonne - nous avons appris votre arrivée ce soir et nous venons pour avoir l'honneur de causer avec vous concernant plusieurs points de la doctrine sur lesquels vous n'êtes pas d'accord avec nous." - "Messieurs, leur dis-je fort sèchement, l'heure est mal choisie - si vous voulez venir demain à midi, je serai à votre disposition pour discuter avec vous." Il reprit : - Mon Dieu, Madame, dix minutes seulement d'entretien nous suffiraient." - Ceci me fit comprendre que lesdits fouriéristes étaient ivres. - Je leur dis donc avec encore plus de sècheresse : - "Messieurs, je ne puis vous recevoir - à demain si cela vous convient." Quel supplice pour moi d'être obligée de fréquenter des gens qui me sont antipathiques par leur esprit, leur manières et surtout leurs moeurs. [...] Il est bien représenté le fouriérisme ici par des individus qui passent leur vie en orgies !

La nuit a été fort orageuse après cette visite à 2 heures du matin - je me rendormais non sans beaucoup de peine mais voilà qu'à 4 heures du matin je suis réveillée de nouveau. Cette fois c'était par une musique épouvantablement bruyante, des clairons, trompettes, etc... et cela sous me fenêtres. Dans le premier moment je crus que c'était une sérénade que les individus de la nuit voulaient me donner. Je me lève - il faisait petit jour - j'entr'ouvre mon volet et la première figure que j'aperçois c'est encore cette mine pâle aux long cheveux sales de la nuit ! [...] Ce matin j'eus l'explication. dans l'hôtel loge le général et chaque dimanche on vient le réveiller par cette Diane. Comprend-on que 60 ou 100 voyageurs doivent être réveillés tous les dimanches à 4 heures du matin parce qu'il plaît à un général de se loger dans un hôtel garni !

Lundi 2 septembre 1844

Ah ! Cela ne marche pas et voici trois jours que je suis ici et je n'ai pas encore vu un seul ouvrier.

Mercredi 4 septembre 1844

Enfin j'ai vu hier soir une trentaine d'ouvriers réunis. Je ne peux pas juger du degré d'intelligence de ces hommes, car je n'ai pas pu les faire parler parce qu'ils ont été intimidés par la présence de 10 bourgeois chevaliers qui étaient venus là exprès pour les empêcher de parler et pour les intimider. Je suis très mécontente de cet Hugues Bernard*. Voilà un homme qui tient les ouvriers de la ville dans sa main et qui ne veut pas les éclairer.

*Hugues Bernard était un jeune militant de 31 ans, fils d'un professeur et professeur lui-même à Carcassonne. Il faisait partie des sociétés secrètes et fut expulsé du territoire français le 5 avril 1852 par le gouvernement du Second Empire. Inquiété suite à l'attentat du 14 janvier 1858 contre le Prince-président Napoléon, il est prévenu d'attentat et se réfugie à Londres. (Source : ADA 11 / 1 M 426-431)

Au lieu de se mettre à ma disposition, de m'aider - pas du tout, il a agi dans le sens contraire parce qu'il voit bien que je vais apporter une grande idée qui doit le renverser lui, le meneur en chef du département. C'est cet homme et ses pareils qui ont conçu pour le Midi un plan de révolte désastreux pour la France. Ces hommes veulent soulever tout le Midi depuis T... jusqu'à Avignon. Ils le peuvent parce qu'il y a peu de troupe. Ils disent au peuple que ce sera dans le but de délivrer Paris et Lyon et changer le gouvernement pour en mettre un à l'avantage du peuple - et toutes sortes de blagues que le malheureux peuple du Midi, ignorant, croit sans pourvoir examiner. Mais moi je vois bien ce que ces chevaliers désirent - soulever le Midi, des populations ignorantes, méchantes et féroces - c'est tout simplement établir la guerre civile. Ce serait rompre l'unité de la France. Ce sera faire un gâchis effroyable. Dans ce gâchis, ils trouveraient à pêcher - ces braves chevaliers - joueraient au comte de Provence - l'un se ferait chef militaire dans la province d'Avignon, l'autre de Nîmes - celui-ci se trouverait à Toulouse - cet autre à Montpellier. Oh ! ces gaillards se placeront bien. Ils auront bon gîte, bonne table partout - beaux habits galonnés, beaux chevaux - et tout ce train de maison au dépens de ce bon peuple qui, cette fois serait dupe pour tout en entier de ces farceurs de chevaliers.

73 ans avant la Révolution Russe, Flora Tristan n'avait-elle pas vu ce que deviendrait le socialisme, s'il tombait dans les mains d'intrigants prêts à se servir de la cause ouvrière comme prétexte pour établir un pouvoir dont eux seuls auraient tous les privilèges ? 

Partout dans le Midi, c'est de même ! C'est dégoûtant à voir de près. Des hommes qui se connaissent, se méprisent, se calomnient affreusement et vont souper joyeusement ensemble ! dans le Nord, il n'y a pas d'exemple d'une pareille prostitution. [...] Lorsque ces misérables chevaliers reconnaissent dans un ouvrier une grande et belle nature, ils s'empressent de corrompre cet ouvrier afin de s'en faire un instrument évitant qu'il devienne pour eux un obstacle. Oh ! ouvriers, il vaudrait mieux garder Louis-Philippe et M. Guizot pendant 300 ans que de tomber entre les griffes de ses misérables sous-bourgeois !

Nous sommes en 1844, pas en 2016. Et pourtant...

A parler de cet avocat Marcou, honnête homme quoique doutant de tout ! Son respect pour le peuple - posé au point de ne pouvoir le servir ! - son exaltation en amour - sa faiblesse - se reprochant naïvement d'avoir fait deux Annuaires du département payés chacun 500 frs. Une naïveté très grande...

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Jacques Théophile Marcou né en 1813 était le fils d'un professeur qui avait été le maître d'Armand Barbès. Militant du parti républicain sous la Monarchie de Juillet, il joua un rôle en 1848 et fut en 1852, inculpé pour l'affiliation à une société secrète et d'excitation à la guerre civile. Sa qualité de chef du parti socialiste le plus influent du département et d'ancien rédacteur du journal La fraternité, suffit à le faire expulser. Il vécut du 6 septembre 1870 jusqu'en 1871 à Barcelone. En 1880, il est député et devint sénateur en 1885, mais abandonna son rôle de leader de la gauche. Il fut également maire de Carcassonne. 

Ce Fages et le trappiste Barbieux, homme rusé, perdu, dégoûtant ! Cet Escudier est un homme en son genre - un mot dit par lui le dépeint : "Que voulez-vous, Madame, un cheveu m'entraîne". Cet homme a tous les vices des civilisés de la pourrie civilisation - gourmand - débauché, dépensier, paresseux et pourtant son coeur n'est pas vicié. [...] Je donnerai 6 lignes à cet homme qui sort de l'ordinaire - un individu souillé de tous les vices de la civilisation et protestant énergiquement contre cette civilisation. Il faut l'entendre parler des Rolland (les Rolland sont les gens les plus riches de la ville et par conséquent les plus bêtes, les plus encroutés, les plus conservateurs et les plus ridicules de tous les épiciers de Carcassonne.

Les Rolland étaient fabriquant de draps. Leur prospérité remonte à Antoine Rolland (1687-1787). La maison principale était à Carcassonne et fabriquait jusqu'à 12 000 pièces de draps par an. A la fin du XVIIIe siècle une crise économique compromit sérieusement cette prospérité et le XIXe siècle ne redonna pas à cette maison son lustre passé. Il reste aujourd'hui l'hôtel de ville de Carcassonne, appelé Hôtel de Rolland et qui leur a appartenu jusqu'en 1977.

Marcou, Barbier, Fages et toute cette bande de vauriens, remplissent la même mission - et c'en est une - ils courent de café en café pour déblatérer contre les riches - ils les montrent au doigt, les signalent, les stigmatisent et les Rolland, avec tout leur or sont impuissants devant le jugement de ces vauriens, ils tremblent devant eux, n'osent entamer la discussion, les saluent lorsqu'ils passent, en un mot ils en ont peur. Ils ont raison, car les tirades, les moqueries, les jeux de mots des vauriens contre les riches, accumulent sur leurs têtes des haines implacables. Et le jour venu, les Rolland porteront leurs têtes devant les vauriens qui, à leur tour inexorables, ne leur feront pas merci.

La calomnie ? Déjà un sport local en 1844... Tiens, tiens...

A l'ancienne manufacture royale

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Notre seconde séance - 100 ouvriers - pas d'intelligence, aussi je n'ai su que leur faire une harangue révolutionnaire. [...] En résumé - sous le rapport moral assez bon - intellectuel mauvais - ordre politique - et par conséquent aujourd'hui très arriéré - matériel mauvais - des journées de 1,50 francs à 2 francs. Les femmes 60 centimes à 80.

Un mot des actionnaires de la Manufacture royale (filage de laine) : "Madame Tristan est venue chez nous pour embaucher les ouvriers, mais nos ouvriers sont trop éclairés pour se laisser séduire par les promesses des charlatans politiques - ils s'en sont moqué et l'ont pris pour une sorcière." Voilà comment les maîtres font parler les ouvriers ! A dire deux mots de cette Manufacture, sale, dégoûtante ! 4 pouces de graisse sur le plancher. "Pour conserver les briques" dit le contremaître - cet homme gagne 50 francs par mois - il est entré là à 7 ans - sa fille y travaille déjà à 7 ans. Les petits enfants gagnent 8 sous, les filles 12-15-18-20 sous - les hommes 25-30 sous - 2 francs à 2,50 francs au plus - de longs chômages - le tout a un aspect dégoûtant - et certes les pauvres ouvriers n'ont pas l'air fort éclairés.

Des conditions à faire rêver le gouvernement socialiste actuel dans sa volonté à réformer les conditions du travail en France... au XXIe siècle. 

A noter les propos et calomnies débités sur moi par les bourgeois aux ouvriers - des horreurs sur moi. Du reste ce qui a été dit partout : - "Elle a quitté son mari" - "Elle a été assassinée" - "Elle a eu des amants" - "Elle est saint-simonienne envoyée, etc... Tout ceci du reste dénote la corruption des habitants, car pour dire et croire à de pareilles calomnies il faut être soi-même fort corrompu. Ils disent que M. Escudier était resté chez moi jusqu'à 2 heures du matin et qu'il devait être mon amant. Les gens de ce pays, à ce qu'il paraît, ne peuvent pas croire qu'un homme reste chez une femme sans être son amant. A noter le vol de l'hôtel : 1 francs l'orgeat.

En définitive cette ville de Carcassonne s'est montrée pitoyable. Les bourgeois assez riches pour avoir peur de moi et me calomnier. Les ouvriers assez lâches pour avoir peur de la pratique. Une seule personne s'est montrée assez bien. Et qui, grand Dieu, un agent subalterne de la police. Cet homme que je ne puis pas nommer, venant me prévenir un matin que l'on faisait un rapport sur moi et qu'on l'envoyait à Toulouse afin que la police ait l'oeil sur mes démarches dès mon arrivée.[...]

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Cette ville m'a laissé de tristes souvenirs. Il n'est resté dans cette ville que 400 petits livres. Je pensais d'après ce qu'on m'avait dit qu'il en faudrait au moins 2000. Mais non, ils ne lisent pas. Les chevaliers se garderaient bien de leur dire : "Instruisez-vous".[...] Misérables chevaliers, c'est vous qui leur avez dit de ne pas lire, parce que vous savez fort bien que dès qu'ils sauront comprendre, ils vous rejetteront avec mépris et colère. Ce que disait Millet en parlant de Hugues Bernard :

"Tenez, Madame Tristan, voilà ce qui nous dégoûte nous autres ouvriers - c'est de voir que tous ceux qui se posent comme nos défenseurs nous exploitent, se moquent et vivent à nos dépens - et empirent notre position par le mal qu'ils nous font. Nous autres ouvriers avons assez d'intelligence pour voir le jeu ignoble de tous ces farceurs-là, mais nous n'avons ni assez d'intelligence, ni assez de force pour les en empêcher."

Je n'en finirai pas avec ce Carcassonne. M. Trinchant, avocat éminemment patriote révolutionnaire, etc. qui selon Saissac tient la ville de Carcassonne dans sa main - n'a pas voulu me recevoir - faisant dire qu'il était à la campagne. Que voulez-vous que je dise à cette femme qui est communiste ? Je réprouve ses idées. D'ailleurs, je ne me mêle plus de rien. 

L'avocat Trinchant, né à Limoux en 1793, socialiste, fut membre du Club des Carmes fondé le 11 décembre 1848 par les actionnaires et les rédacteurs de la Fraternité, organe des doctrines socialistes. En 1837, Fages et Trinchant, avocats, sont traduits devant la Cour d'Assises de Montpellier pour avoir publié un écrit renfermant des offenses à la famille royale. En 1848, Trinchant joua un rôle actif à Carcassonne, il fut même préfet du 27 mars au 12 juin 1848. Il fut de nouveau préfet au début de la IIIe République, du 13 mars au 7 août 1871, succédant à son ami Marcou dans ces fonctions. Trichant est mort en 1887.

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La tombe de Flora Tristan au cimetière de la Chartreuse de Bordeaux

Il semblerait que les moeurs n'aient pas beaucoup évolués depuis 1844 à Carcassonne...

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Commentaires

Toujours très intéressant ce blog.
Merci pour ce partage.

Écrit par : Brigitte | 05/03/2016

Un article très fouillé où histoire locale et nationale s'entremêlent. Super, merci.

Écrit par : J.Ourliac | 05/03/2016

Je ne partage pas tout à fait votre opinion sur ce texte de Flora Tristan. Longtemps considérée comme une féministe - j'en suis d'accord - elle révèle ici sa vraie nature "française et parisienne" avant tout : elle n'a rien compris aux revendications qui avaient lieu alors dans ce qu'elle appelle le "Midi" et qu'elle oppose au "Nord". Quant aux carcassonnais qu'elle critique, ils seront beaucoup à se révolter contre l'empire et y laisseront des plumes ! Elle avait une haute opinion d'elle-même, faisant courir l'idée qu'elle descendait de Simon Bolivar... Ceci étant, merci d'avoir rappelé à notre mémoire le passage de cette féministe avant l'heure - ou presque - dans notre ville.

Écrit par : Mirelha | 06/03/2016

Si l'on doit prendre avec mesure ce qu'elle écrit, il n'en demeure pas moins que les moeurs et les pratiques politiques de notre région coïncident à s'y méprendre avec ce qu'elle dépeint en 1844.
Il ne faut pas avoir peur Mireille des observations de gens venant d'ailleurs ; ils ont un regard souvent objectif. Le problème de notre Midi c'est qu'à défaut d'être sortis de leurs trous, les Carcassonnais ont le malheur de croire qu'ils ont toujours raison. Cela permet de gouverner en vase clos et pour certains, de faire leurs petites affaires entre eux.
Sortons des sectarismes idéologiques, tous les gens venus du nord (c'est à dire pour le Carcassonnais lambda, au-dessus de d'Albi) ne sont pas des descendants de Simon de Montfort. La croisade est terminée depuis longtemps...

Écrit par : Martial Andrieu | 06/03/2016

Si vous lisez les historiens de l'époque, ils ont presque tous cette vision d'un Midi sale, paresseux, inculte, parlant mal le français... Elle n'échappe pas à la règle. Je n'ai pas peur de l'avis des autres mais je n'aime pas que mon pays soit trop souvent caricaturé par des gens qui n'y vivent pas et n'ont qu'une vision superficielle de leur bref séjour. On nous a assez dit que nous étions des cigales et que notre pays était le pays des vacances."La misère serait bien plus douce au soleil" chantait l'autre... Je ne m'énerve pas, je reconnais que les magouilles existent mais je crois qu'il y en a partout, pas seulement à Carcassonne (hélas !).

Écrit par : Mirelha | 07/03/2016

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