29/08/2016

L'esclavage des Chrétiens par les Barbaresques du XIIIe au XVIIIe siècle

Voilà encore un épisode méconnu de notre histoire... Au Moyen-âge et jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, la mer Méditerranée n'était qu'une vaste étendue de pirates qui en avaient fait un vaste lac musulman. On les appelait les Barbaresques venant du mot Barbare qui a donné ensuite, celui de Berbères. Sur la côté Barbaresque ainsi dénommée, s'étendant de l'ouest de l'Egypte au Maroc, on s'adonnait à un marché aux esclaves des blancs retenus captifs. Les maghrébins retenaient hommes, femmes et enfants que les pirates leur avaient procurés en pillant les navires et lors de raids sur les villes côtières d'Espagne, du Portugal, de France, etc... Pour exemple, on citera le sac de Baltimore en Irlande, au cours duquel les pirates s'empareront de la toute la population. On estime à 1 290 000 le nombre d'européens réduits en esclavage entre le XVIe et la fin du XVIIIe siècle. La plupart des capitaines des galères n'étaient pas des maghrébins, mais des européens convertis à l'Islam. Les esclaves sexuelles pouvaient gagner leur affranchissement à condition de se convertir à l'Islam et de faire des enfants.

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Esclaves Chrétiens à Alger

Les navires de commerce Américains naviguant dans cette zone, commencèrent à subir à partir de 1783 le pillage, la capture des équipages et leur vente sur les marchés aux esclaves. Une douzaine de bateaux furent ainsi saisis en 1793. C'est depuis cette date que les Américains décidèrent la construction de navires de guerre afin de combattre ce type de trafic en Méditerranée. Afin de récupérer leurs citoyens, les états devaient payer une rançon ; c'est dans ce but que l'US Navy mit fin petit à petit à cette pratique. Les pays européens continuèrent à payer jusqu'en 1830. Précisément à partir du moment où la France se mit à conquérir les territoires musulmans bordant la Méditerranée. C'est le début de la colonisation de l'Algérie.

L'Ordre de la Merci

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Rachat des Chrétiens captifs

En 1218, le marchand drapier Pierre Nolasque né au Mas-Sainte-Puelle dans l'Aude, fonde à Barcelone l'Ordre de Notre-Dame-de-la-Merci, afin de racheter les Chrétiens tombés aux mains des maures et réduits en esclavage. En Espagne, l'Ordre s'appelle Orden de la Merced. Ce n'est pas le premier chronologiquement constitué ; l'Ordre de la Sainte-Trinité et de la Rédemption des captifs l'a précédé. On retrouve son existence à Carcassonne en 1739, lorsque Alexis Roques notable à Villalbe, en devient un des marguilliers. Les Mercenaires, outre les voeux de chasteté, de pauvreté et d'obéissance, s'engageaient à se livrer en otage si besoin, pour délivrer un captif.

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Peu à peu, l'Ordre perdit son caractère militaire pour devenir un ordre missionnaire d'évangélisation du Nouveau monde. Il s'établit au XIIIe siècle à Carcassonne sur l'emplacement de l'actuel collège de Varsovie et devient le Couvent de la Merci. Dans le réfectoire de cet établissement subsistent des voûtes témoins de l'ancien couvent. Si l'Ordre de la Merci ne recueilla plus d'aumônes à Carcassonne après le Moyen-âge, il semblerait que l'Ordre des trinitaires et de la Rédemption des captifs perdura jusqu'à 1780.

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On s'interrogera sur la présence de Notre-Dame-de-l'esclavage à l'intérieur de l'église Saint-Vincent. La priait-on pour ramener les captifs Chrétiens des Barbaresques ? A Bordeaux, on faisait des dévotions à Notre-Dame-de-l’Esclavage jusqu'à la Révolution (Cf. Saugera, Bordeaux Port négrier, p. 319) 

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Commentaires

que de choses intéressantes vous nous faites connaître alors notre dame de l'esclavage est a l'intérieur de l'église st Vincent il faudra que j'aille voir que de trésors possède cette église

Écrit par : constance Pressoirs | 29/08/2016

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C'est effectivement pour mettre fin à la piraterie que les français sont partis en 1830 pour les côtes de la future Algérie. Une fois sur place ils ont poursuivi l'avancée militaire, organisé la colonisation et fondé l'embryon de l'Algérie française. Cette expédition militaire qui atteint son but en mettant fin à une partie de la piraterie (à Alger)fut très mal vue par certaines puissances européennes dont entre autre l'Angleterre. Ce furent les premiers pieds-noirs car leurs souliers étaient de cette teinte...

Écrit par : J. Ourliac | 29/08/2016

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Une fois encore, vous me faites découvrir un pan de notre histoire que j'ignorais, merci à vous !

Écrit par : Noé Armelle | 29/08/2016

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le nom Berbères vient effectivement de Barbares,
mais parceque ce sont des tributs venant des l'Europe centrale qui ont posées leurs valises en A.F.N.(dont certaines sont passées par notre département)
Les premiers esclaves des tributs musulmanes de l'époque, étaient principalement des africains, d'Afrique noire.

Écrit par : JP | 29/08/2016

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il n y a pas que cette histoire des barbaresques qui est méconnue des petits français.... il y a celle de la colonisation des pays africains pour ne parler que de ceux là....li y a les enfumades d'arabes perpétrés en Algérie par les maréchaux Bugeaud, Pélissier et cnsort.... il y a les massacres, les viols, la politique de la terre brûlée faits au nom de la civilisation par madame la France ......

Écrit par : Bénaouda LOUALICHE | 30/08/2016

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Madame,
Je traite l'histoire dans tous le sens et sans sectarisme, aussi si vous avez des sources fiables sur le sujet dont vous parlez à me communiquer, cela pourra faire l'objet d'un article sur ce blog.
Martial Andrieu

Écrit par : Martial Andrieu | 30/08/2016

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cher Martial, quelle joie d'apprendre que le réfectoire dans lequel je prenais mes repas, petite fille, au Lycée ( qui ne s'appelait pas encore "de Varsovie", mais, tout simplement "Lycée de Jeunes Filles de Carcassonne " ) était une partie du Couvent de l'Ordre de la Merci.
Je fais des recherches sur le premier évêque de Carcassonne, Hilaire, aux environs de 550. Je pense que, malheureusement, plus rien ne subsiste de son passage à Carcassonne il y a pres de 15 siècles, mais si vous aviez une idée de OU se trouvait alors la maison de l’évêque ? Je pense au chateau comtal, mais quand fut-il construit ?

Écrit par : l'Anericaine | 08/09/2016

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