03/10/2016

Dans l'intimité de Jean Bringer...

Il est des photographies qui valent mieux que de trop longs discours. Aussi, aujourd'hui ai-je décidé de vous faire partager un cliché totalement inédit de Jean Bringer - chef de la Résistance Audoise, assassiné à Baudrigue le 19 août 1944. C'est le moment heureux d'un papa de 27 ans avec son fils sur ses épaules. Ce bambin prénommé Jean-Marie qui à l'âge d'un an deviendra orphelin de guerre, à cause de la barbarie d'hommes fanatisés, au service d'une idéologie extrême. La paix est le bien le plus précieux ; comme la santé, c'est quand on l'a perdu qu'on s'en aperçoit. 

Bringer et son fils copie.jpg

Jean Bringer

(1916-1944)

Jean-Marie Bringer

(1943-2011)

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Commentaires

belle photo représentant un père heureux avec son enfant mais cela n'a pas duré puisqu'il s'est fait lâchement assassiner .....

Écrit par : constance Pressoirs | 03/10/2016

Souhaitons que nous ne soyons pas en période d'incubation !

Écrit par : brigitte | 03/10/2016

J'ai bien connu Jean-Marie, avec qui je jouais souvent au piano lorsque nous étions gamins. Je l'ai depuis la fin de mes études complètement perdu de vue, mais j'ai pu avoir régulièrement de ses nouvelles par l'intermédiaire de mes propriétaires qui sont restés de grands amis de sa mère.
Malheureusement, je ne vous donnerai pas de bonnes nouvelles de lui : il était devenu professeur d'Education Physique à Limoges, et est décédé il y a déjà 3 ou 4 ans, peu avant sa mère il y a un an ou deux.
Désolé de vous apporter d'aussi tristes nouvelles, cette photo prend à mes yeux encore plus de valeur.

Écrit par : Christian Viguié | 04/10/2016

Comme Christian, j’étais aussi une amie de Jean-Marie, qui était un élève de ma professeur de piano, Suzie Bonnemaison. Mademoiselle Bonnemaison donnait son recital de fin d'année au Théâtre Minicipal,rue Courtejaire. Au cours de ces petits concerts, Jean-Marie et moi avons interprété des oeuvres a 4 mains - jusqu'au moment où j'ai laissé Carcassonne pour entrer dans la classe de Madame Blanc-Daurat, au Conservatoire de Toulouse. Ceci remonte loin et j'ai suivi le parcours de Jean-Marie grace à Suzie, avec qui je suis restée en relations jusqu'à sa mort. Suzie et Madame Bringer étaient amies, et j'admirais beaucoup cette dame très discrète, triste et ravissante, qui avait toujours une attitude digne, réservée et douce. Ce sont de tristes et doux souvenirs.

Écrit par : Lise Comte-Genz | 05/10/2016

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