06/06/2017

Depuis 50 ans, ce mobilier urbain qui n'a pas changé dans Carcassonne...

Il y a exactement 53 ans, la municipalité de Carcassonne faisait procéder à l'élargissement du Pont neuf et de l'avenue du général Leclerc, afin de supprimer un goulot d'étranglement à cet endroit. Le pont réalisé en 1844, devenu trop étroit pour la sécurité des automobilistes et la fluidité du trafic, allait connaître une véritable cure de jouvence. Le montant total de l'opération avoisinait les 1 400 000 francs.

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Les travaux en 1964 sur le Pont neuf

Ainsi que l'on peut le voir à gauche sur la photo ci-dessus, on fit passer les câbles électriques sous le nouveau tablier en béton. Pour quelle raison ? En 1961, la ville avait engagé en plusieurs tranches, la mise en éclairage public de l'avenue Leclerc depuis le square Gambetta. Les vieux Carcassonnais se souviennent encore qu'avant 1964, seul l'astre lunaire faisait office de réverbère. Des lampadaires modernes et du plus bel effet pour l'époque, allaient enfin illuminer leurs soirées d'hiver. A Carcassonne, on aime visiblement conserver les vestiges urbains des Trente glorieuses. 

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Le nouvel éclairage public vers le Pont neuf

On remplaça donc les vieux candélabres par des lampadaires de 125, 250 et 400 watts. Montant total de l'opération, près de 1 500 000 francs. Ce qui peut nous paraître extraordinaire, c'est qu'après 53 ans on n'ait pas changé ce vieux mobilier urbain. 

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Aujourd'hui, les lampadaires de 1964 sont toujours en place depuis le Pont neuf jusqu'en haut de l'avenue Leclerc. Certes, me direz-vous, mais s'ils fonctionnent à quoi bon les changer ? Il se trouve que cette avenue qui devrait être magnifique, est tout simplement notre entrée de ville depuis Narbonne. Celle par laquelle les touristes transitent, lorsqu'ils quittent l'autoroute à Trèbes pour accéder au parking Gambetta. Celle où ils admirent la Cité depuis le Pont neuf... Bref, c'est toute l'avenue qui devrait être repensée car sa perspective n'a rien d'engageante. Surtout, elle donne d'entrée une image vieillotte de la ville, classée à l'UNESCO. Ne parlons même pas des lauriers roses, en guise de végétalisation afin de séparer les deux voies en leur centre. A part masquer, un radar à 50 km/h...

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Vu sur le Pont neuf élargi en 1964

En même temps que l'on élargissait le pont, la ville créait une voie d'accès vers la Trivalle. Le café Calmet et autres artisans furent priés de partir et l'on fit l'actuelle place Gaston Jourdanne. Là encore, on devrait rendre un peu plus chatoyant cet endroit où l'anarchie du stationnement, donne un fâcheuse impression sur le touriste. Rien n'y a été entrepris depuis 53 ans.

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La place Davilla en 1973

Comme nous sommes un peu taquin, nous avons fait le même constat place Davilla. Tiens ! Les lampadaires de 1964. La place qui comprenait une espèce de rond-point en son centre, venait d'être repensée en 1973.

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Si le lampadaire au premier plan a été remplacé il y a deux ans, pour quelles raisons conserve t-on encore celui (plus haut) sur la place où se trouvent les commerces ? Un peu d'homogénéité n'aurait pas fait de mal. Combien de temps, faudra t-il encore attendre pour que ceux de l'avenue Leclerc soient enfin changés ? Si notre petit article pouvait seulement faire avancer un peu les choses...

pont neuf

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11:28 Publié dans Carton rouge | Tags : pont neuf | Lien permanent | Commentaires (5)

Commentaires

Merci pour ton article Martial !
Cela fait au moins 8 ans que je parle de ce problème de lampadaires d'un autre temps .
Ils ne correspondent plus à notre époque qui se veut plus écologiste avec un éclairage public correspondant à une ville qui a deux sites classés au patrimoine mondial de l'humanité !
Pour ma part, c'est sur le pont de l'Avenir (qui entre nous est loin de le représenter l'avenir, vu son état. Le béton s'effrite, les trottoirs, n'en parlons pas, et la chaussée est digne d'un parcours tout terrain ).
Ces vieux lampadaires créent une pollution visuelle importante à un endroit ou beaucoup de touristes s'arrêtent pour admirer la cité et prendre des photos !
Et ne parlons pas du 14 juillet ou c'est pleins "phares " pendant le feu d'artifice !

Écrit par : Patonze | 06/06/2017

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Il y a peu de temps sur le journal,il y a eu un article sur les entrées de ville de Carcassonne qui vont être rétrocédées à la ville car jusqu'à maintenant elle était du domaine de l’État(Équipement) ex nationale 613,et la ville a l'intention de reprendre tout l'embellissement des entrées et revoir la circulation et carrefours.Donc il faut être patient et voir venir.Les derniers lampadaires qui ont été changés sont de dernière génération avec des ampoules leds,ce qui a un coût différend des autres,la ville actuelle ne s"ait pas fait en un jour,le budget conséquent pour c"est investissent,a s"avoir réfection de la totalité de l"éclairage urbain nécessitera plusieurs années,quoique on parle de plus en plus des dangers des lumière leds

Écrit par : Louis | 06/06/2017

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Et oui, vous avez bien raison; mais il ya d'autres choses bien plus urgentes à faire: les trottoirs!! comme ceux de l'av F Roosevelt qui sont pleins de trous et vraiment casse gueule!!

et certaines rues comme l'avenue de Lespinasse pleine de trous qu'il faut éviter pour ne pas user les pneus!!

Quand à la route de Narbonne, et l'allée d'Iéna, il serait peut être agréable de planter des arbres, comme c'était autrefois; ces avenues ombragées étaient bien agréables, et ce serait peut être moins couteux et plus rentable sur le long terme.

Écrit par : plessis marthe | 07/06/2017

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Planter des arbres quelle bonne idée,mais il faut s'avoir qu'actuellement cela devient de plus en plus difficile car le système racinaire d'un arbre devient vite envahissant et si l'on n'y prend pas garde ,on se retrouve avec des égouts bouchés par les racines des chaussées et trottoirs fissurés et explosés par les racines et troncs,maintenant de plus en plus on enfouit les câbles électriques et téléphoniques et les arbres et le progrès ne font pas bon ménage,si l'on ajoute a cela que les riverains ne supportent plus les feuilles dans leur jardins, il ,arrive un moment o^il faut faire un choix des avenues ombragées pour la beauté du site ou des artères mornes sans personnalités qui ne demandent aucun entretien,et qui ne causeront aucune nuisance sur les réseaux.A plus petite échelle regarder en vous promenant le nombre d'arbres que les particuliers arrachent tous les ans chez eux,le phénomène va croissant de plus en plus,quand on plante un arbre il lui faut énormément de place autour de lui.

Écrit par : Louis | 07/06/2017

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Bien d'accord avec vous Martial, l'entrée de Carcassonne par la route de Narbonne n'a rien accueillant et donne une image plutôt négative de notre ville. L'entrée route de Limoux est bien plus avenante.

Écrit par : Sophie | 09/06/2017

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