14/06/2018

Des erreurs et des oublis sur le nouveau Monument aux morts, parvis de la Cathédrale

Au mois de février dernier, les autorités municipales et nationales inauguraient le nouveau parvis de la cathédrale Saint-Michel. On constatait que le monument des enfants de Carcassonne morts pour la patrie réalisé en 1919 avait été déposé. Sur le nouveau monument on retrouve les soldats de la Première guerre mondiale, de la Seconde guerre mondiale avec ses victimes civiles, d'Indochine et d'Afrique du Nord. Or, en se penchant dans le détail sur cette longue liste, on s'aperçoit au moins d'un oubli de taille.

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© Ville de Carcassonne

La ville de Carcassonne à ses enfants, morts pour la patrie

Le nom du jeune Résistant Marceau Perrutel (1908-1944) ne figure pas dans la liste. Né à Castelnaudary, mais ayant toute sa famille à Carcassonne et encore aujourd'hui, il fut assassiné par la Gestapo. Une rue dans le quartier des Capucins porte même son nom... On pourrait se dire, c'est peut-être parce qu'il n'était pas né dans la capitale audoise. Certes, mais alors pourquoi y trouverait-on Jean Bringer et Aimé Ramond qui l'un et l'autre sont nés respectivement à Vincennes (94) et à Montgeard (31) ? 

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Le nom de Marceau Perrutel est absent

Ci-dessus, on remarque le nom de Pheloup Roger dans la liste des victimes de 39-45. Or, il s'agit très probablement de Pheloup Robert, mort en août 1951 à Dong Khé Cao Bang (Tonkin) durant la guerre d'Indochine. Son décès est bien enregistré à Carcassonne. Notons qu'il ne figure pas dans la liste du monument des morts d'Indochine. Non seulement le prénom est inexact, mais l'emplacement est erroné.  

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© Ville de Carcassonne

Le nouveau parvis

Je n'ai révélé que ces deux cas, mais il serait souhaitable de vérifier sérieusement l'ensemble du panneau. J'ignore si cette vérification a été exécutée sous les auspices du Souvenir français, avant la réalisation du monument. Il est tout de même impensable que de tels oublis se produisent, compte tenu du coût important des travaux financés majoritairement par l'état. Sans compter que le système d'alimentation en eau ne fonctionne toujours pas, pour alimenter le bassin et l'arrosage des plantations.

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Commentaires

Cher Monsieur Andrieu,

C'est toujours avec un vif intérêt que je prends connaissance de vos chroniques. Pourraient-elles toutefois manifester plus de rigueur dans l'orthographe (car je veux croire qu'il ne s'agit le plus souvent que de fautes d'attention dues à un rédigé peut-être trop hâtif). Dans un autre genre, ill en va de même, cinq lignes avant la fin du texte ci-dessus, pour “hospices” au lieu de “auspices” ! Ne prenez surtout pas ces remarques en mauvaise part mais seulement comme le souhait d'un fidèle lecteur de rencontrer, en plus de précieuses informations, une qualité rédactionnelle exempte de tout reproche.
François Carbou, Sigean

Écrit par : carbou | 14/06/2018

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Monsieur,
Je vous remercie pour vos remarques. Hélas, contrairement aux journalistes, je ne possède pas de correcteur et il m'arrive en effet de laisser quelques coquilles en route.
Avec mes regrets

Écrit par : Martial Andrieu | 14/06/2018

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