23/11/2016

L'histoire de la boxe carcassonnaise depuis 1922

Au commencement de tout, en 1922, les boxeurs carcassonnais étaient regroupés au sein du club pugilistique de Carcassonne. En ce temps là, les locomotives du ring se nommaient Sarda et Elie Boyer, le frère d'Emilien qui fut secrétaire de la Carcassonnaise boxe. Toutes les rencontres se déroulaient à l'Eden...

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L'ancien Eden, boulevard du Commandant Roumens

Entre 1929 et 1933, ce fut l'éclipse. A la reprise, les présidents Louis Haener et Louis Amiel se succédèrent.

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En 1934, Marcel Thil (1904-1968) - Champion du monde des poids moyens - boxait à Carcassonne. Le combat eut lieu au bois de Serres avec son Paul Rebel, son sparring-partner - champion de France des poids moyens. Ci-dessus, Marcel Thil (second à droite) dans le jardin de l'Hôtel de la Cité.

En 1935, Pons et Emilien Boyer furent sélectionnés dans l'équipe de France Catalane qui rencontra son homologue espagnole. Ensuite, le club fournit plusieurs champions du Languedoc et du Midi et, en 1936, il parvint à la troisième place sur le podium du championnat de France par équipes. Après la Seconde guerre mondiale, sous l'impulsion de François Porcel et d'Emilien Escloupié, le club fut rebaptisé : "La Carcassonnaise boxe".

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La Carcassonnaise boxe au début des années 80

La relance du Noble art à Carcassonne se fit à la fin des années 1970 avec M. Bès (Président), MM. Henri Pons, Louis Bonhoure, Jean-Pierre Monteil (Vice-présidents), M. Emilien Boyer (secrétaire), Francisco Rofas (Prévôt). Parmi les champions du club, on peut citer Faham et Sanchez - champions du Languedoc en boxe éducative respectivement dans la catégorie Cop et Plume. Le club pouvait également compter sur Muzas, Hamid, Bonnet, Rabi, Hamzaoui et Siourd.

Francisco Rofas

(1929-2011)

 Qu'aurait été le noble art à Carcassonne sans lui, pour former toute une génération de jeunes boxeurs ? Tentons de rendre à César, ou plutôt à Paco, ce qui lui appartient. Francisco est le fils d'une famille de réfugiés espagnol qui arrive en France en 1939. Il a alors 11 ans et déjà l'oeil vif et le déplacement précis. Tout ce qu'il faut à ce jeune fougueux pour se retrouver en 1944 sur les rings de la Carcassonnaise boxe. Son style de boxe est fin, fait d'esquives, d'un bon jeu de jambes et surtout d'une garde imperméable aux coups de ses adversaires qui pesaient 6 kg de plus que lui. Son secret : donner sans recevoir. Sa courte carrière de 16 à 27 ans est faite de 90 combats amateurs dont 67 victoires : Champion du Languedoc et finaliste des championnats de France 1954. Après sa naturalisation en 1954, un an plus tard il devient éducateur fédéral et entraîne la Carcassonnaise boxe jusqu'à devenir prévôt en 1972. La présidence de la Carcassonnaise était assurée par Albert Ramon. Avec Rofas les jeunes apprenaient le respect de l'adversaire et avant comme après les combats, il fallait se saluer. Une vraie école de la vie... Voici quelques noms qui sont sortis des gants de Rofas: Rodilla (1/2 finaliste du championnat de France juniors), Calatayud, Cargollès, Pascual, Rabhi...

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En janvier 1985, Francisco Rofas reçut la médaille de bronze de la jeunesse et sports des mains du maire Raymond Chésa. De nombreux combats furent organisés par la Carcassonnaise boxe au Viguier ou au Dôme pendant les années 1980. Elle comptait une vingtaine de licenciés qui s'entraînaient à la "Carcassonnaise", une salle détruite depuis, dans la rue Fabre d'églantine. C'est dans ce quartier que Francisco a vécu jusqu'à son décès en 2011. Il doit sûrement faire danser Marcel Cerdan là-haut... un chronomètre en main.

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22/11/2016

Le lac de Taure à Villalbe

Durant son mandat, le maire Raymond Chésa fut à l'origine de la création de deux lacs. La Cavayère avec sa base de loisirs - inauguré quelques mois avant les élections municipales de 1989 - est le plus connu. Tant et si bien que le lac de Taure, situé à la limite de la commune de Roullens et du hameau de Villalbe passerait totalement inaperçu. C'est le 6 juin 1991 qu'en présence de Jacques Blanc - président du Conseil régional de Languedoc-Roussillon - la ville de Carcassonne se dota d'un nouveau site lacustre. 

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Jacques Blanc et Raymond Chésa

L'idée de construction d'une étendue d'eau à cet endroit, germe dès 1987 dans la tête de quelques agriculteurs regroupés autour de Noël Deltrieu, habitant du hameau de Grèzes. Le projet s'organise alors avec la constitution d'une ASA (Association syndicale autorisée) regroupant quatorze adhérents avec M. Deltrieu comme président. Il s'agit de mettre en place sur toute la zone s'étendant de Baudrigues à la plaine de Grèzes et de Caux-et-Sauzens (environ mille hectares), un système d'irrigation capable d'alimenter les seize exploitations du secteur.

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Le lac de Taure en 2016

 Ce lac d'une capacité de 1 300 000 m3 s'étend sur 32 ha, si l'on prend en compte l'ensemble de ses abords. Une digue de 370 mètres de long et de 12,4 mètres de hauteur a été réalisée par les service départementaux de l'agriculture. Le remplissage s'effectue au moyen d'une station de pompage prenant l'eau dans l'Aude, située de l'autre côté de la RN 118. Outre sa fonction d'irrigation, ce lac sert de réserve d'eau potable pour Carcassonne, avec le cas échant, une autonomie de dix jours pour l'agglomération.

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La pinède est un lieu de balade et de détente

Le coût total de l'opération s'éleva à la somme de 16 000 000 de francs, financée à hauteur de près de dix millions par le Conseil régional. Le département de l'Aude pourtant co-financeur pour 1 600 000 ne déplaça aucun de ses élus le jour de l'inauguration.

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Le lac de Taure devait être un endroit paisible, interdit aux embarcations à moteur. Or, l'incivisme et le manque de contrôles font que le lieu est régulièrement transformé en motocross. On peut y pratiquer la pèche mais la baignade non surveillée se fait aux risques et périls des individus (Baignade interdire par arrêté préfectoral). Si le cadre reste encore très naturel, la modification du Plan Local d'Urbanisme sur Villalbe peut-il laisser penser que des constructions pourraient bientôt pousser aux abords du lac ? Ce serait bien renier la volonté et les engagements que Raymond Chésa et des agriculteurs avaient formulés en 1991. Reste toutefois l'improbabilité de bâtir près des étendues d'eau...

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20/11/2016

L'école des femmes Carcassonnaises

A la fin du XIXe siècle se développe l'enseignement ménager sensé apprendre aux jeunes femmes à bien tenir un foyer. Les cours sont divisés le plus souvent en deux catégories: Les cours de cuisine et les cours de repassage, blanchissage, nettoyage. Les cours de cuisine comprennent l'achat des provisions nécessaires pour le menu du jour, la gestion des dépenses, la préparation des aliments, la mise du couvert, des conseils sur le nettoyage et le ragement de la cuisine. Dans les cours de repassage on apprend l'amidonnage et l'empesage du linge: cols de lingerie, rabats, rideaux, chemisettes. Dans les cours de racommodage, il s'agit de remmaillage et de raccords. Enfin le nettoyage rend invincible contre le cambouis, la peinture, les vernis... En 1910, le ministère de l'instruction publique l'introduit même dans les lycées de fille.

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Les jeunes filles commençaient par obtenir leur Certificat d'études primaires

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A Carcassonne, l'école de ménagère se trouvait sur l'avenue Bunau Varilla dans un immeuble en face de l'actuelle Caisse d'Epargne et à côté du supermarché ED. La directrice était madame Maurel Marie-Rose accompagné par sa soeur Marguerite qui enseignait.

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Les jeunes femmes faisaient également (avaient-elles le choix ?) des études pour devenir secrétaire. A Carcassonne, plusieurs écoles privées dispensaient cet enseignement. C'est le cas de madame Gorry, sur le boulevard de Varsovie à côté du café Barthe (Le Makila, aujourd'hui).

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Il y avait aussi l'école de madame Chatenet dans la rue de la mairie (Rue A. Ramond), à l'angle avec la rue Bringer.

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Les bonnes secrétaires étaient recherchées et rares sont celles qui n'ont pas trouvé d'emploi à cette époque. Il y avait également à Carcassonne, vers les années 1940 et peut-être avant- une école privée dirigée par Mme. MATHIEU, rue de la République, (entre la rue J. Bringer et Clémenceau) qui donnait des cours de sténo - méthode Duployé - et dactylo pour former de futures secrétaires.
En ce qui concerne la formation des futures ménagères, n'oublions pas, l'école dépendant de l'Education Nationale, installée dés les années 1947/1948 dans le bâtiment municipal - au 76, rue de la Liberté - dirigée, par Mme VAYSSIERE, préparant au CAP.
Ce qui est devenu actuellement l'annexe du Collège du Bastion.

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08/11/2016

L'histoire de la gymnastique Carcassonnaise depuis 1888

La vieille dame fêtera en 2018 ses 130 ans... En remontant le temps, on s'aperçoit que la première association de gymnastique fut fondée à Carcassonne le 2 janvier 1888. Son nom ? L'Atacienne ! Nous sommes tous des Ataciens et des Ataciennes, puisque l'Atax est le nom primitif de l'Aude. Il était ainsi dénommé sous l'Antiquité. 

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Réunion des anciens de l'Atacienne au café Lapasset

Le 1er janvier 1934, les trois sociétés de gymnastique de Carcassonne fusionnèrent : L'Atacienne, l'Avenir et l'Indépendante. Ainsi naquit La Carcassonnaise dont les locaux se trouvèrent d'abord dans la rue des trois couronnés (face à l'actuelle salle du Dôme), puis dans la rue Fabre d'églantine. Aujourd'hui, ces deux bâtiments n'existent plus : ce sont des immeubles d'habitation.

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Le 24 mai 1941 au stade de la pépinière (A. Domec)

On reconnaîtra Maurice Ancely, André Saura et tant d'autres...

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Pierre Ramadier

(1902-1983)

Malgré des conditions d'entraînement assez rudimentaires dues à un manque de moyens, le palmarès de la gymnastique Carcassonnaise d'étoffera au fil des ans. Prenons pour exemple Pierre Ramadier, qui fut champion de France au concours d'Agen en 1924 avec l'Atacienne, avant de devenir champion et recordman de France de gymnastique, de lutte et de saut à la perche.

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L'équipe Carcassonnaise à Casablanca en 1949

MM. Bès, Albert Almerge, Bergé, Michel Almerge, Brahouet, Reverdy, Mironi, Grigge et Ruiz.

Quant à la société, elle finira troisième de sa catégorie au championnats de France de Casablanca (1949). Plus près de nous, en 1986 les minimes filles décrochèrent le titre de championnes de France.

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La Carcassonnaise (debout) et l'équipe de Barcelone (accroupie) en 1951

Le Comité directeur depuis 1934

MM. Paul Bès (Directeur de la Banque populaire), M.Villa (Directeur de l'usine des bérets), André Bès, Gayraud, Fourcade, Papaïx, etc.

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L'équipe féminine en 1948 avec Annette Eychenne

Parmi les anciens gymnastes, on pourra citer les noms suivants : Marcel Roques, Louis Moutounet, Jean Taillefer, Pierre Cazelles, Léon Authier, Reverdy, etc.

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Du côté des moniteurs, il faut retenir le nom de Jean Esparseil (†15 janvier 1994) qui tint cette fonctions dès 1934 aidé dans sa tâche par le regretté Michel Almerge.

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Michel Almerge

(1920-2015) 

Michel Almerge commença la gymnastique à l'âge de six ans à l'Atacienne. Fils d'une famille de neuf enfants dont le père était entrepreneur, c'est à la mairie qu'il fera toute sa carrière. En 1948, il réussit son examen de moniteur national de gymnastique à Aix-en-Provence. Christian Almerge - ancien professeur au lycée Sabatier - connu comme chanteur du groupe TEST est le neveu de Michel Almerge. 

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La Carcassonnaise au Théâtre municipal de Carcassonne

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05/11/2016

Les roussillous au coeur de nos forêts audoises

Amis chercheurs de champignons l'heure de la cueillette a sonné ! Malgré votre appétit bien compréhensible pour les cèpes et autres Amanites des Césars qui font résonner vos papilles, attardez-vous un peu sur nos Roussillous...

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Le lactaire délicieux appelé vulgairement chez nous Rousillous appartient à la famille des Russulacées. Il a un chapeau de 6 à 9 cm d'aspect orangé, de fines lames et un pied pouvant atteindre les 7 cm. Comestible, sa valeur gustative a souvent été sujette à débats. Accomodé avec une persillade, le Rousillous défie la Coulemelle ou le Pied de mouton. Ce champignon sanguin, saigne lorsqu'on le coupe et c'est là sa particularité. Vous le trouverez dans les pinèdes de nos Corbières ou de la Montagne noire délicatement posé sur une tapis d'épines de pins. Pour les plus pressés, vous en trouverez bientôt sur le marché de la place Carnot le samedi matin.

Un conseil 

Allumez la cheminée et faites griller vos Rousillous sur la braise dormante et dégustez-les avec un filet d'huile d'olive et une pincée de poivre.

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04/11/2016

En 1946, le Midi-Libre avait prédit la métamorphose de l'aérodrome Salvaza

Le nom de Salvaza a complètement disparu dans la nouvelle appellation de l'actuel aéroport. Aujourd'hui, c'est plus chic sans doute, ; il faut dire "Aéroport Sud de France". Dernièrement, le mot "Pays Cathare" a été évincé du titre. N'oublions pas que l'aérodrome prit le nom de la métairie Salvaza - aujourd'hui, disparue - sur les terres de laquelle il fut construit. On a donc supprimé toute référence à l'histoire de Carcassonne, une fois encore... C'est quand même bizarre cette propension qu'ont nos édiles locaux à se laisser déposséder ainsi de notre identité. Ne nous plaignons pas, on a échappé à "Aéroport Véolia" ou "Qatar Airways". Cela s'appelle paraît-il dans le jargon des gens qui se foutent de l'histoire de notre pays en le vendant par petits bouts au plus offrant : le NAMING. Là encore, un bel anglicisme qui ne veut rien dire dans la langue de Dickens.

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Bref, c'est un autre sujet. Attardons-nous simplement sur l'article du journal "Le Midi-Libre" du jeudi 27 juin 1946 et à sa prédiction quant au devenir de l'aérodrome de Salvaza.

A quand Salvaza gare aérienne ?

C'est plus qu'un plaisir que de jouer aux jeux de l'anticipation . N'est-ce pas, plus d'une fois, romancer sans trop de déraison l'avenir ? Pourquoi pas, quelque jour, Salvaza gare aérienne ? Certes, pas aujourd'hui, ni en 1947, mais quelque jour peut-être, et nul ne s'en fâcherait.

Je vous demande un peu qu'auraient dit mes arrières-grands-parents si un journaliste leur avait décrit un futur cerf volant lancé par un plus lourd que l'air et de looping en looping, tournoyant à volonté dans le ciel carcassonnais ? Voilà pourtant la vision délicieuse qui nous est donnée, certains soirs par nos as, à l'heure où les travailleurs pédalent sur le chemin de la soupe, tandis que là-haut, l'aviateur ou l'aviatrice se passe un divin apéritif de vent pur, de frais nuage.

Sans remonter trop loin dans le passé, qui avait pensé, en plaine Expo parisienne de 1937, qu'il suffirait de prendre un ticket à la gare aérienne pour s'envoler quelques instants plus tard, comme 700 autres voyageurs, dans la même heure ? La gare aérienne de Paris fonctionne à merveille. Plus près de nous, il y a quelques jours était inauguré à l'aérodrome perpignannais de la Llabanère, un curieux trafic aérien : après avoir débarqué deux tonnes de langoustes océaniques, un Junker commercial prenait dans ses flancs deux mille kilos de fruits des Pyrénées-Orientales, cueillis le matin même.

Salvaza n'a pas dit son premier mot, pardon, je voulais dit son dernier mot. Et qui vivra, assistera sans doute à quelque étonnante liaison air-route-rail dans notre Midi pour toutes les directions. Que de possibilités inouïes ne seraient-elles pas ainsi réalisées ? Quia connu Marignanne en 39 et le Bourget ne sourira pas de nos anticipations carcassonnaises, y applaudira au contraire. Magnifiquement placé entre Bordeaux, Toulouse d'une part ; les lignes africaines, espagnoles, de Port-Vendres, Perpignan, Montpellier, Salvaza bénéficie à l'instar de Lézignan d'une situation de choix.

Rêvons un peu : dans une aire quadruple avec de belles pistes, nous arrivons après avoir pris notre billet pour Bordeaux, Londres, Bruxelles, Ajaccio, Alger... Le temps d'une vérification et, sous l'oeil encourageant d'une gracieuse hôtesse de l'air, nous nous calons dans notre fauteuil. Un virage et nous tournons au-dessus de la Cité, puis à pleins moteurs, nous volons vers le lointain, rendu si proche !

Que de grisantes croisières, de vertigineux week-ends, d'indicibles rendez-vous avant cela impossibles...

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10:14 Publié dans Carton rouge | Tags : salvaza | Lien permanent | Commentaires (7)