10/08/2016

Plus d'un an après ? Quelle célérité !

Suite à la diffusion de notre article sur le changement de plaques dans la rue Pierre Germain au profit d'un orfèvre de Louis XIV, la mairie s'étant rendue compte de son erreur a fait remplacer rapidement hier les six plaques posées. Quelle célérité ! Heureusement qu'il y a des personnes embauchées par la ville ayant fait de longues et nombreuses études, sinon ce serait la fin de notre civilisation. Ce n'est pourtant pas une première... Souvenez-vous qu'en 2012 nous avions fait changer la rue Jacques Offenbach devenu Suédois par la volonté d'un employé communal, pour lequel cela devait être trop souvent "Open bar" chez lui. 

10505419_10204822716915410_2346151368067906493_n.jpg

Carcassonne regorge encore de belles surprises. Je ne résiste pas à vous communiquer l'article paru ce matin dans le canard en question.

Capture d’écran 2016-08-10 à 10.28.34.png

© La dépêche / JL Bibal

L'orfèvre n'aura tenu qu'un an... 

"La rue Pierre-Germain est au centre de toutes les attentions. Que ce soit sur le net ou en ville, les réactions ne se sont pas fait attendre. En effet, la mairie de Carcassonne a procédé au renouvellement des plaques de cette rue il y a un peu plus d'un an, et a confondu le compositeur avec son homonyme parisien. Pierre Germain est un célèbre compositeur chaurien né le 24 décembre 1817 à Castelnaudary et mort le 3 janvier 1891 à Carcassonne. C'est d'ailleurs cette même année, que le nom de la rue lui a été attribué. Les plaques de rue de la ville ont pour objectifs d'alimenter le devoir de mémoire et de rendre hommage aux personnalités locales. Mais voilà qu'en un tour de colle, ce dernier est devenu orfèvre du roi Louis XIV, né en 1645 et mort en 1684. «Ne sachant pas qui était cet illustre Audois et surtout n'ayant que Wikipedia sous la main, ils sont allés chercher un homonyme qui n'a rien à voir avec Carcassonne», s'indigne un internaute. Pourtant, il suffisait de faire quelques pas supplémentaires pour observer les anciennes plaques indiquant correctement qu'il était «musicien, compositeur, organiste». Même s'ils sont plusieurs habitants à n'avoir rien remarqué, d'autres se demandaient si «c'était fait exprès». Un habitant de cette rue s'étonne : «J'ai emménagé il y a un an et je croyais qu'elle était en deux parties. Moi, je suis dans celle du compositeur ! Je trouvais ça inhabituel et rigolo d'avoir un nom de rue consacré à deux personnes ». Son voisin, lui, ne trouve pas ça amusant du tout et considère «que la mairie aurait pu faire gaffe et prêter un peu plus d'attention à ce qu'elle écrivait».

L'historien Claude Marquié est également surpris par cette confusion. «Pour moi, il n'y a qu'un seul Pierre Germain dans la région et il s'agit d'un compositeur. Je pense qu'il y a erreur. Ils se sont certainement trompés», analyse-t-il. Alors que lundi après-midi, nous contactions la mairie pour avoir plus de renseignements, la balle était sans cesse renvoyée entre l'urbanisme et le service technique. Anny Barthès, conseillère municipale déléguée au Patrimoine, nous a finalement rappelé en fin de journée et a reconnu, au cours de cette discussion, qu'une «erreur» avait été faite. «Nous allons changer les plaques et remettre la bonne dénomination avant septembre. Dans un premier temps, nous allons retirer toutes les fausses», assure-t-elle. Aussitôt dit, aussitôt fait ! Hier matin, des agents de la mairie étaient déjà sur place pour procéder au changement des plaques. «Nous avons retiré six plaques erronées et les avons remplacés par des plaques neutres. Ce sont des plaques provisoires en attendant de recevoir les bonnes», expliquent-ils. Cette étourderie a donc été rapidement rectifiée et la rue Pierre-Germain rendra à nouveau hommage au compositeur, comme il se doit."

___________________________

© Tous droits réservés / Musique et patrimoine / 2016

08/08/2016

Carcassonne en juillet : On aime ou on n'aime pas ?

On aime

La rénovation des façades

copie.jpg

Sans aucun doute, quelque chose qui se voit est en train de changer dans la rue de Verdun. Les travaux de rénovation des façades des vieux immeubles commencent à porter leurs fruits, même si la tâche est immense. Dans cet axe semi-piétonnier depuis si longtemps en déshérence, on commence à voir les choses évoluer dans le bon sens. Reste une objection tout de même... Il n'est pas aisé de circuler au milieu des échafaudages pendant l'été.

La propreté

Les gens sont sales, mais le centre-ville est propre. Il semble que des mesures coercitives prises à l'encontre des usagers en appui des agents de propreté portent leurs fruits.

Les panneaux historiques

873158452.jpg

© chroniques de Carcassonne

Cela faisait six ans que ce blog réclamait à corps et à cris ce type de panneaux pour une ville classée Patrimoine mondial. Carcassonne accusait un retard de quinze ans - au moins - sur des villes n'ayant pas le quart de sa richesse patrimoniale. En 2013, la municipalité précédente avait lancé une étude et une campagne afin de choisir les nouveaux panneaux. La nouvelle a repris le dossier en main, mais visiblement n'a pas retenu le type de signalisation de la précédente. Sans trouver cela moche, le ton est quand même criard.

3142296212.jpg

Au dos du panneau, un texte venant en appui d'une jolie iconographie explique l'histoire de notre ville. Là, il s'agit  de la Bastide, du musée des beaux-arts et du square Gambetta. Concernant ce dernier, on glorifiera sa conceptualisation en se gardant bien de montrer ce qu'il y avait avant et surtout, en évitant d'évoquer la place stalinienne réalisée entre 2008 et 2015. Quand on fait de l'histoire, on se doit de ne pas faire d'impasse sinon on fait de la communication. Je regrette également, qu'il n'y ait pas un mot pour la maison de l'illustre compositeur Paul Lacombe - pourtant placée juste en face du panneau. Malgré ces quelques objections, cette signalisation se montre à la hauteur de l'enjeu touristique.

Le Tour de France

20160713_103310.jpg

Le départ de l'étape Carcassonne - Montpellier le 13 juillet depuis la place du général de Gaulle, a rassemblé des milliers d'amoureux de la petite reine. On a croisé de très nombreux étrangers - surtout britanniques - dans les cafés et restaurants à proximité. L'hôtel des trois couronnes accueillait déjà depuis la veille toute l'équipe italienne Lampre.

20160712_111827.jpg

Ce commerce situé sur le boulevard Camille Pelletan pour sa belle vitrine aux couleurs nationales, avec son vélo et divers accessoires faisant référence au Tour de France. Nous n'avons compté que deux à l'intérieur de la bastide. 

La réfection de la chaussée

Qui dit Tour de France, dit : Adieu aux nids de poules ! Enfin, seulement à l'endroit où doivent passer les coureurs. C'est pour cela que les Carcassonnais ont droit désormais à un véritable billard devant la gare S.N.C.F. A ce rythme, un TDF chaque année et en dix ans, la voirie sera impeccable.

 

On n'aime pas

La communication municipale

20160712_111034.jpg

Quelle tristesse ! Cette photographie a été prise le 12 juillet ; pas une affiche annonçant le Tour de France n'a été posée en vitrine de l'Office du tourisme. A l'intérieur, pas un maillot jaune ou même un fanion ; c'est l'absence totale de décoration. Sur les boulevards, si les oriflammes du festival de la Cité sont bien visibles, ceux du Tour de France sont presque inexistants. La seule décoration municipale se résume à la place Carnot, autour de laquelle il avait été accrochée une banderole minimaliste de maillots cyclistes en papier. 

Les réseaux sociaux

Sur Facebook, ce fut une déferlante négative des Carcassonnais à l'encontre du Tour de France. L'un peste contre le fait qu'il ne pourra pas se rendre à son travail ; l'autre, que c'est de l'argent de ses impôts dépensé pour rien. Tel commerçant, annonce qu'il fermera son magasin pendant trois jours car personne ne viendra chez lui. Bref, un catalogue de mauvaises intentions qui en dit malheureusement long sur la mentalité générale de cette ville...

Le plan de circulation

Nous sommes le 12 juillet, il est 20h30 et je désire rentrer chez moi dans le quartier du Dôme. Dans le journal du matin, un plan dressé par les services de la ville indiquait que la circulation serait fermée le 13 juillet vers le centre ville, à partir du rond point de l'ancien hôpital à partir de 7h du matin. Seul un accès pour les riverains vers le quai Bellevue serait autorisé en passant par la piscine du païcherou. Quant au centre ville, seul le stationnement serait interdit la veille (12 juillet), laissant penser que l'on pourrait circuler.

Ce 12 juillet à 20h30, revenant de Villalbe avec ma voiture immatriculée dans la Haute-Vienne, je me heurte à un barrage en haut du boulevard Barbès. J'ouvre alors ma vitre et demande aux deux agents municipaux en faction, comment faire pour rentrer chez moi dans la rue de la digue. Il suffit de descendre le boulevard et de tourner à l'angle du café du Dôme, soit 500 mètres environ. L'un des deux ayant vu ma plaque, m'indique que la circulation est fermée depuis 20 heures. Je lui rétorque que dans le journal ce n'était pas explicite, ce à quoi il répond que des annonces ont été faites sur les radios. Lesquelles ? Je n'écoute que France Info. 

Je commence à leur dire que je suis né ici - mon accent ne trompe personne. L'un des deux plus accommodant semble vouloir me faire passer - d'autant plus que le boulevard est vide -, mais son chef a le visage fermé. Comment dois-je faire pour rentrer chez moi ? Si vous connaissez Carcassonne, vous passez par la piscine du païcherou, me dit-il. La barrière sera ouverte ? Oui, répond-il avec assurance et comme si cela ne suffisait pas, il ajoute que toutes les dispositions ont été prises.

Me voilà donc reparti vers le païcherou... Quand j'arrive à hauteur de la barrière qui bloque l'accès à la piscine, je constate avec effroi qu'elle est bien fermée. Comment suis-je rentré chez moi ? J'ai pris une certain nombre de rues du quartier des capucins en sens interdit, dont la rue du 24 février devant le cimetière Saint-Michel. Voilà comment, la police vous oblige à vous mettre hors-la-loi et en danger, quand il suffit parfois d'un peu de souplesse, de compréhension et surtout... de communication.

Les oubliés du TDF

13507132_1120336714694922_1046740645403627931_n.jpg

Grâce au piston de la pompe à vélo, certains ont pu bénéficier d'un accès au village du Tour de France situé dans la contre allée du boulevard Barbès. On regrettera que personne parmi les élus n'ait pensé à donner un sésame à notre ami Jacques Blanco, considéré comme le Jean-Paul Olivier local. Qui mieux que lui connaît l'histoire du cyclisme à Carcassonne ? Il a dans sa musette plusieurs conférences sur le sujet à la Société scientifique de l'Aude et surtout, il a aidé dans un passé récent élus et journalistes sur le sujet. Dernièrement, un article du journal local n'a fait que reprendre ses notes mais n'a pas cité son nom. Alors, ceux qui ce sont fait photographier à côté de Poupou aurait pu avoir la délicatesse de penser à Jacquo, qui lui  sait ce que souffrir sur une selle signifie. Désolé Jacques, mais il fallait que je l'écrive. Tu vois, cela n'arrive pas qu'à moi... avec Paul Lacombe.

La braderie

4259_280_BraderieOCC_131415juillet2016.jpg

Bonne idée, la braderie ! Cela fait au moins 30 ans qu'elle existe chaque 14 juillet à Carcassonne. Posons-nous, simplement une question. Pourquoi donc continuer à la faire, quand la majorité des commerces de la Bastide n'y participent pas ? On voit bien que les enseignes nationales franchisées qui ont leur propre tempo en matière de soldes ou de remises, n'ont que faire de la braderie. Elle ne sortent même pas un étal. Aussi, voit-on dans la rue de grands trous qui ne sont plus comblés par des ambulants, n'ayant plus le droit d'y venir. Devant les commerces fermés et vides, ces marchands de fripes pourraient au moins cacher la misère. Pour terminer sur une note positive, on a aimé le marché des producteurs sur la place Carnot.

___________________________

© Tous droits réservés / Musique et patrimoine / 2016

09/07/2016

Blog en vacances

Capture d’écran 2016-07-09 à 09.59.04.png

L'auteur de ce blog va prendre quelques vacances, afin de se ressourcer au soleil consolateur de notre midi. Si d'aventure vous lui restez fidèle, il aura plaisir de vous retrouver bientôt pour de nouveaux articles. D'ici là, il vous souhaite également de bonnes vacances, en compagnie peut-être de l'un de ses livres sur Carcassonne.

                                                                  Martial Andrieu

04/07/2016

L'auberge du Pont levis de Henri Pautard à Franck Putelat

Nous avons appris la semaine l'acquisition de l'ancienne Auberge du Pont-levis - située à 100 mètres de la Porte Narbonnaise - par le chef étoilé Franck Putelat. Ce dernier investit à Carcassonne avec bientôt trois établissements : Le Parc, La brasserie des Jacobins et tout dernièrement, l'Auberge du Pont-levis. Voilà une bonne nouvelle pour l'image de notre ville et la vitalité de son offre hôtelière.

Henri Pautard. Auberge du pont levis.jpg

Le chef Henri Pautard dans son établissement

Arrivé à l'âge de 18 ans à Carcassonne, Henri Pautard a gagné ses galons de cuisinier sur les champs de bataille de la gastronomie locale. Après avoir longtemps travaillé dans le très sélect l'Hôtel Terminus, il achète le Château vert - domaine du XVIIIe siècle au pied de la forteresse - au laitier Henri Combes.

3927192648.jpg

Le château vert en bas à droite vers 1910

En 1971, après avoir transformé cette vieille bâtisse en restaurant gastronomique, il ouvre à cet endroit l'auberge du Pont-Levis. Pendant 25 ans, la réputation de cet établissement dépassera les frontières du département, mais en 1996 Henri Pautard se décide à raccrocher les casseroles. L'Auberge du Pont-levis devient un musée de maquettes sur le thème du Moyen-âge.

les-heritiers-d-henri-pautard-realisent-un-reve-cher-a-leur_252416_516x343.jpg

© L'Indépendant

Après la mort d'Henri Pautard le 14 juin 2011 à l'âge 81 ans, ses enfants décidèrent de transformer le restaurant en hôtellerie de standing, constitué de 12 chambres dont une suite de 30 M2. Les modifications architecturales sont l'oeuvre de Jean-Loup Deldebat, sur les préconisations de l'Architecte des Bâtiments de France.

Capture d’écran 2016-07-04 à 10.05.44.png

© Tripadvisor

L'Hôtel du Pont-levis bénéficie d'une situation exceptionnelle avec vue imprenable sur la Porte Narbonnaise. Gageons qu'il attirera une nouvelle clientèle dont la réputation et les moyens feront résonner notre ville aux quatre coins de la planète.

_______________________

© Tous droits réservés / Musique et patrimoine / 2016

02/07/2016

Dans le Petit futé Aude-Pays Cathare 2016

Quelle surprise de me retrouver - sans l'avoir sollicité - dans l'édition

du

Petit futé

"Aude - Pays cathare"

Dans cet opuscule touristique national faisant la promotion des départements et tiré à des milliers d'exemplaires, on rencontre également une courte biographie du compositeur Paul Lacombe. Elle renvoie à mon livre publié en 2013 : Paul Lacombe, le testament musical d'un grand symphoniste français.

Capture d’écran 2016-07-02 à 09.56.37.png

Gageons qu'un jour on verra semblable publicité dans les organes du Conseil départemental, municipal ou encore les gratuits de l'été de La dépêche. Malgré tout ce que j'écris, feindrait-on de ne pas me connaître ? Dois-je rappeler que j'ai réalisé l'ouvrage "L'Aude en 200 questions" aux éditions Sutton, sans qu'il ne puisse être relayé, ni vendu dans un seul Office du tourisme de ce département ? Alors qu'il me soit permis de remercier Fabienne Calvayrac - l'une des rédactrices de ce Petit futé.

MARTIAL ANDRIEU PAGE 29.jpg

Se trouver dans la même page que des artistes aussi connus que Charles Trenet ou Olivia Ruiz, pour certains ce serait trop flatteur. Mais non après tout, je suis un artiste lyrique qui se produit dans de nombreux opéras en France et qui associe mon nom à celui de Carcassonne partout où je passe. Tant pis si la réciprocité n'est pas au rendez-vous...

PAUL LACOMBE PAGE 30.jpg

Paul Lacombe, pour lequel je me suis dépensé sans compter afin de le sortir de l'oubli dans lequel il était enfermé depuis longtemps, profite également d'être cité au même titre que d'autres illustres personnages. N'est-ce pas normal ? Ce qui est anormal, c'est de parler toujours des mêmes. Je suis fier de ce que je fais, je le revendique avec force ; même si l'on souffle volontairement un vent contraire dans ma direction, le roseau plie mais ne rompt jamais. Si j'avais été le fils d'un notable Carcassonnais ou le membre d'un parti politique, tout aurait été bien plus simple ; mais ce que j'obtiens je ne le dois qu'à mon travail. C'est bien là l'essentiel et ce qui à tendance à gêner dans ce pays.

___________________________

© Tous droits réservés / Musique et patrimoine / 2016

28/06/2016

Quoi de neuf du côté du patrimoine de Carcassonne ?

IMG_0355.jpg

Un internaute nous a transmis cette photographie ; il s'interroge sur la présence de plaques photovoltaïques sur les toits du Musée des beaux-arts de Carcassonne. Si c'est le cas, voilà une petite cachoterie municipale qui ne cadrerait pas avec les préconisations de l'ABF pour ce qui concerne le secteur sauvegardé de la Bastide.

_____________________

13419264_10209254212340026_5511871693667888339_n.jpg

Après 30 années de rouille, le calvaire du hameau de Villalbe vient d'être repeint grâce à l'action de M. Jean Ormières auprès des services municipaux. La dernière restauration avait été réalisée à la demande de l'abbé Maurice Vidal, auprès de mon père alors Conseiller municipal en charge du hameau. Soulignons le soin tout particulier qui a été apporté à cette résurrection patrimoniale.

____________________

13351252_1106450359416891_1421767496_o.jpg

Les travaux de destruction de la chapelle Saint-Martin dans le quartier Pasteur font leur oeuvre. A Carcassonne, on a la particularité de détruire les édifices religieux. Quand en plus c'est à mettre au crédit des catholiques eux-mêmes, pas étonnant que les ouailles fuient les offices. Fort heureusement, il n'auront bientôt pas à raser l'église des Carmes, elle va tomber toute seule...

_________________________

conseil-municipal-au-fil-des-dossiers_415406_800x600.jpg

Etant ce jour-là à Carcassonne, j'ai assisté à la dernière séance du conseil municipal. Le maire Gérard Larrat a annoncé la reprise en main de la Bastide et la fin des immeubles délabrés avec ses marchands de sommeil. Voilà qui va dans le bon sens ; j'ai moi-même pu constater la rénovation d'un certain nombre de façades dans le centre-ville. Là, où je suis plus réservé c'est lorsque j'ai cru entendre que l'on allait amender le secteur sauvegardé pour transformer d'anciens commerces fermés, en garages. Les immeubles seraient acquis pour une bouchée de pain à des bailleurs sociaux chargés de rénover, ce qui permettrait de repeupler la Bastide. Toute personne ayant du bon sens, ne pourrait que saluer cette initiative. Sauf, que...

N'y a t-il pas un peu d'impuissance ou de facilité à transformer des commerces en garages ? Au début du mandat de M. Larrat, je me souviens de l'excellente idée de Madame Maurette (adjointe au commerce) et de Monsieur Pignon (Manager du centre-ville) d'engager la mutation commerciale de la Bastide en boutiques artisanales. Partant de l'évidence qu'aujourd'hui les commerces franchisés se fixent dans les zones pour étendre leur surface de vente - ce constat se fait aisément partout en France - il faudrait que la Bastide se distingue par une nouvelle offre. Les commerces fermés pourraient être loués moyennant une aide de la CCI et de la ville à de l'artisanat. La Bastide profitant de son attrait touristique, pourrait accueillir les travailleurs du cuir ou du tissu qui sont en lien direct avec l'histoire de notre ville - Carcassonne ayant été une place drapière importante au XVIIIe siècle. On pourrait commencer le test avec une artère comme la rue Tomey, par exemple. 

________________________

1594950770.jpg

La saison théâtrale 2016-2017 a été dévoilée. J'ai moi-même pu apprécier un programme très varié (théâtre, opéra, opérette, musique classique, jazz) qui va dans le sens de la tradition de cette maison, autrefois tenue par André Valette, Jean Alary et Jacques Miquel. Georges Bacou se pose indiscutablement en héritier et ceci, malgré les difficultés budgétaires d'aujourd'hui. Cette programmation est équilibrée et conviendra à la majorité des habitués ; pour les concerts de variétés, le Dôme devrait profiter bientôt d'une transformation pour mieux les accueillir.

Cependant, deux bémols :

Le premier, concerne le prix des places. On ne peut se satisfaire au théâtre de Carcassonne à moins de 40 euros, pour des places au parterre et au premier balcon. Qu'il me soit permis de trouver cela excessif et hors de portée de certaines bourses, même si des efforts sont faits en direction de la jeunesse. N'oublions pas que notre ville est l'une des plus pauvres de France.

Le second, concerne une indiscrétion sur l'attribution prochaine à un privé d'un lieu de restauration dans le foyer du théâtre. Loin d'être contre cette idée, a t-on pensé qu'il y a en face le café de la Comédie ? Celui-ci survit grâce aux soirées théâtrales avant lesquelles, le spectateur vient dîner ou boire un verre. Certes, il pourra prendre part à l'appel d'offre qui sera lancé, mais serait-on passé à côté de la concertation ? On aurait pu imaginer que le théâtre et ce café puissent travailler sur une idée de partenariat, comme cela se fait entre les cinémas et les restaurants : une place à tarif réduit pour un repas, surtout pour les soirs de faible affluence. Chacun y aurait trouvé son compte...

________________________

douves.jpg

Les douves de la Cité médiévale retrouvent leur virginité. Les véhicules garés très souvent de façon anarchique et les passe-droits de certains pour aller au Festival de la Cité, c'est fini ! Il ne reste plus maintenant qu'à labourer le bitume et cimenter les vignes (je plaisante). Un seul mot : Félicitations.

201505211669-full.jpg

En revanche, je regrette la construction d'un parking pour les camping-cars sur l'île, dans le quartier de la Barbacane. Cet endroit qui était une aire de fraîcheur a été remplacé par du goudron et des odeurs de diésel. C'est ce qu'on appelle en physique, les vases communicants comme sûrement en matière de règlementation du stationnement.

_____________________________

© Tous droits réservés / Musique et patrimoine / 2016