02/09/2013

La musique de Paul Lacombe sur France 5

Quelle de fut pas ma surprise hier soir, lorsque regardant un documentaire sur France intitulé "Les artistes français sous l'occupation", j'entendis et je vis les élèves du conservatoire de Paris chanter en 1943 "l'Aubade printanière" de notre compositeur carcassonnais Paul Lacombe. Pour ceux qui seraient tentés de faire un raccourci facile avec cette triste période de l'histoire, ce compositeur est décédé en 1927. Voilà donc qui démontre une nouvelle fois aux plus septiques, la notoriété de la musique de Paul Lacombe en dehors de son Carcassonne natal. Carcassonne qu'il chérissait tant et pour laquelle il avait abandonné toute idée de postérité. Elle le lui a d'ailleurs rendu fort mal après sa mort et quatre vingt ans plus tard, rien n'a vraiment changé...

aubade.jpg

Vous pouvez entendre le passage concerné de ce documentaire en cliquant sur le lien ci-dessous.

C'est exactement à la 14'43 minute!

http://www.dailymotion.com/video/xk9f0g_l-occupation-sans...

Ci-dessous, l'Aubade printanière (Version orchestrale)

http://www.youtube.com/watch?v=RjtNoFEL3iI

_______________________________

© Tous droits réservés/ Musique et patrimoine/ 2013

 

24/08/2013

L'origine des corridas à Carcassonne

 Les premières corridas à Carcassonne remonteraient à 1886 mais il faudra attendre le 22 juillet 1899 pour voir la création du Club taurin carcassonnais.

Affiche corrida.jpg

Affiche du 23 mai 1886 (coll: M. Castel)

Les arènes furent élevées alors, route de Montréal au lieu dit "la justice". Aujourd'hui c'est l'emplacement du parc municipal aux matériaux.

img278.jpg

Le Cercle Taurin Carcassonnais en 1899

774_001.jpg

Le Club Taurin Carcassonnais avait son siège social au Café glacier (Bd Roumens). Au mois de mars 1952, la ville de Carcassonne passe un contrat de bail avec Etienne Pouly, entrepreneur de spectacle. Elle lui loue le terrain désaffecté de Patte d'oie d'une contenance d'environ 9250 m2, pour l'édification d'arènes pouvant accueillir 10 000 personnes. L'entrepreneur devra organiser au minimum deux spectacles tauromachiques avec mise à mort les premières années. Le bail est signé pour une durée de 19 ans renouvelables, avec une clause de résiliation au bout de trois si l'expérience s'avérait non concluante pour les deux parties. Dans ce cas, l'organisateur démontera les arènes à ses frais et remettra le site en état. Le club taurin est habilité a représenter la ville pour veiller à la qualité des spectacles et à en rendre compte au maire.

Cette dernière s'engage à installer l'eau et l'électricité mais pourra exploiter des commerces (bar, restaurant, parking, toilettes, ventes de bonbons). Le bailleur devra verser 1,5% de la recette à la mairie.

corridas

Le prix des places allait de 2,200 francs (barrière) à 450 francs (amphithéâtre)

2592889622.jpg

L'affiche de la corrida de 1952

2755680793.jpg

Rafael Ortega (1921-1997), matador espagnol

4029680894.jpg

Julio Aparicio Martinez (né en 1932), matador espagnol

492380438.jpg

Antonio Ordonez(1932-1998), matador espagnol

 

420567515.jpg

L'année 1953 sonna le glas des corridas à Carcassonne. Les arènes furent démontées après deux années d'exploitation.

Corrida à Pate d'oie. Septembre 1953.jpg

Entrée de la quadrilla dans les arènes de Patte d'oie en septembre 1953.

img279.jpg

Ce n'est qu'en 1999 que le Cercle Taurin Carcassonnais renaîtra de ses cendres, avec pour président Bernard Castans. Soutenus financièrement par la municipalité de R. Chésa, maire de Carcassonne, les spectacles taurins s'installent à nouveau dans la capitale audoise au tout début des années 2000. L'association d'aficionados comptait alors près de 600 membres. Des arènes démontables sont érigées sur l'ancien abattoir de Carcassonne (détruit en 1985) près du stade Albert Domec. Ce lieu est désormais baptisé du nom de l'écrivain Jean Cau, secrétaire de Jean-Paul Sartre, né à Carcassonne et qui était un féru de l'art tauromachique. Raymond Chésa veut faire de sa ville, une place forte de la corrida. Tellement, qu'avant son décès en 2005 il envisageait la construction d'arènes en dur. Ce projet fut abandonné par son successeur, Gérard Larrat. Aujourd'hui, la nouvelle équipe municipale élue en 2009, s'est d'abord prononcée pour l'arrêt de la corrida dans notre ville. Puis, elle dut trouver un modus vivendi pour ne pas décevoir les aficionados, tout en restant proche des convictions de la majorité des élus du conseil municipal. Elle prétend ne pas financer le spectacle taurin auquel elle apporte seulement sa logistique. La Feria, elle seule, est financée par de l'argent public.

__________________________

© Tous droits réservés/ Musique et patrimoine/ 2013

10:03 Publié dans Actualités | Tags : corridas | Lien permanent | Commentaires (12)

23/08/2013

Séance de dédicace "L'Aude en 200 questions"

IMG_2362.JPG

Le 3 août dernier, je dédicaçais à la Maison de la presse mon dernier livre "L'Aude en 200 questions" et tout je que j'ai produit jusqu'ici.

Je remercie les personnes qui ont pu venir me rencontrer à cette occasion. Cela a permis de beaux échanges amicaux et de partager des points de vue. Je remercie également chaleureusement la responsable de cette librairie pour son accueil. Je remercie la librairie Breithaup-Cariven pour avoir mis ce livre dans sa vitrine. Je remercie le Midi-Libre et l'Indépendant qui ont envoyé photographes et journalistes pour relayer cet évènement. Je remercie le service communication de la mairie pour avoir annoncé cette dédicace sur les panneaux lumineux d'informations municipales. Je remercie la radio Chérie FM (99.6), leurs responsables Mathieu Larrat et François Mourrad pour l'interview qu'ils m'ont accordée. Je remercie M. Delahaye, directeur de l'Office municipal du tourisme, pour avoir mis une affiche annonçant la dédicace et l'insertion sur la page facebook de l'Office. Je remercie Valérie Laffon du Pays Carcassonnais. Je remercie le Comité départemental du tourisme pour sa promo sur sa page Facebook. Je remercie Alain Pignon pour le blog "Chroniques de Carcassonne". Je remercie Gérard Jean (Académie des Arts et Sciences), Charles Paytavie (SESA) et Jacques Blanco (Amis de la ville et de la Cité) pour l'annonce à leurs adhérents.

Vous pouvez si vous le souhaitez écouter à nouveau cette interview de Chérie FM en cliquant sur le lien ci-dessous:

http://www.dailymotion.com/video/x12rb8q_cherie-fm-99-6-c...

 

21/08/2013

Où étiez-vous?

Monsieur Bonnet,

Nous avons échangé des informations et des documents depuis septembre 2009, date de l'ouverture du blog "Histoires de Carcassonne", jusqu'en septembre 2012. Nous avons eu pendant tout ce temps des relations amicales et je dois avouer avoir appris un certain nombre de choses que j'ignorais à vos côtés. Il faut être honnête; qu'on ne vienne pas me faire ce reproche. Amoureux de Carcassonne par dessus tout, j'ai dénoncé avec vos plus vifs encouragements à cette époque le patrimoine abandonné de cette ville. Vous restiez dans l'ombre quand je prenais les coups dans la lumière. J'étais devenu en quelque sorte votre bras armé, votre porte flingue. Cela m'a valu bien des désagréments et des jugements négatifs non sur le fond, mais sur la manière dont tout ceci était dénoncé. Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose! Comme le dis le vieil adage. Aujourd'hui, je me rends compte que vous m'avez utilisé pour assouvir quelques vengeances personnelles que vous avez encore à régler. J'y viens...

Depuis que j'ai entrepris la réhabilitation de Paul Lacombe il y a quatre ans, vous m'avez soutenu dans ce travail. Toutefois, le livre que j'ai écrit sur lui ne s'est pas fait tout seul. J'ai effectué de très nombreuses recherches et trouvé des lettres totalement inédites chez les collectionneurs et bibliothèques de part le monde. Comme tout historien, je me suis également appuyé sur le peu qui avait été écrit voilà plus de 80 ans. Pourquoi ne dîtes-vous pas que je vous ai passé le manuscrit de mon ouvrage? Que vous l'avez selon vos propres mots, trouvé excellent et sans fautes de français? Pourquoi votre ami et désormais adjoint Michel Marsenach, ne dit-il pas la même chose car lui aussi en a eu un exemplaire?

M. Bonnet, vous allez donc expliquer pour quelle raison au moment de la sortie de ma biographie sur Paul Lacombe, vous n'avez eu de cesse de tenter de la décrédibiliser. Pourquoi, vous et votre ami Michel Marsenach, membres de l'Académie des Arts et des Sciences de Carcassonne, avez agi de la sorte en le commentant sur le blog de cette institution? C'était la première fois que de mémoire d'Académicien, des confrères s'attaquaient au travail d'un des leurs. D'autant plus que je vous cite dans les remerciements. Quand j'ai annulé ma conférence prévue le 12 juin dernier, vous vous encore fendu d'un commentaire pas bien plaisant:

Cher président,
Il est impensable, incorrect et impoli de décommander une prestation - fut-elle gratuite - à cinq jours de délai, surtout quand on sait que l'on connaît les obligations professionnelles à plus longue échéance, surtout dans le monde du spectacle. Une déception pour notre Société, pas pour moi car je n'avais aucunement l'intention d'y assister.
Jean-Louis Bonnet

Sachez que j'avais prévenu le président Gérard Jean un mois avant l'échéance par courrier. Que je n'ai pas la chance d'être à la retraite comme vous.

Alors, monsieur Bonnet, permettez-moi de m'interroger sur ce qui a motivé ce revirement de sentiments à mon égard.En fait depuis le début vous ne supportez pas que des blogueurs viennent marcher sur vos plates bandes. Vous ne maîtrisez pas les nouvelles communications d'internet et vous vous n'aviez plus la main. Dans le blog "Histoires de Carcassonne", je vous ai toujours cité mes sources et vos livres. J'ai même annoncé vos conférences et vos visites de la ville.

La vérité, c'est que vous m'en voulez pour d'autres raisons. La vengeance et la rancune! Oh! certes, pas contre moi car je n'y suis pour rien, mais contre les membres de l'Association des amis de la ville et de la cité qui vous ont remercie avec pertes et fracas. Parmi eux, il y a une personne que j'estime, qui fait vivre ce blog et qui a d'éducation. Quand vous avez vu que je lui faisais autant de bonne presse que je vous en faisais, vous ne l'avez pas supporté. Est-ce par jalousie, par rancœur ou par méchanceté? Je n'ai jamais fait de différence entre vous et cette personne, car je ne me mêle pas des histoires entre associations dont je ne suis pas membre.

Monsieur Bonnet, vous n'aimez pas que l'on vous fasse de l'ombre mais vous agissez dans l'ombre. Ce qui vous connaissent le savent, les autres le découvriront bientôt. Vous vous faites le chantre de la défense du patrimoine quand cela ne risque pas d'ébranler vos intérêts.

Où étiez-vous au moment où j'avais besoin de vous pour soutenir la pétition sur le mauvais entretien de la Cité? Vous ne l'avez pas signée! Où étiez-vous pour dénoncer la destruction de la Maison de la Gestapo, dont vous connaissez mieux que moi l'histoire? Où étiez-vous pour dénoncer l'abandon de la stèle du Quai Riquet? Aujourd'hui, vous marchez sur une aire dégagée pour vous mettre en avant grâce à mon action. Où étiez-vous pour faire remettre en place la plaque à Noël Ramon, route Minervoise? Où étiez-vous pour dénoncer l'abandon du jardin du Calvaire? Bien entendu, vous seul en aviez la clé pour faire visiter pour les journées du patrimoine. Vous alliez perdre un privilège que seul aviez. Où étiez-vous pour la croix du XVe volée à la Cité? Où étiez-vous pour retrouver l'urne au pied du monument à la Résistance, square Gambetta? Où étiez-vous quand le blog Chroniques de Carcassonne et le mien dénoncions l'état déplorable des hôtels particuliers de la Bastide? Bien sûr, vous en avez la clé pour les faire visiter, vous n'allez pas vous mettre les propriétaires à dos.

Où étiez-vous Monsieur Bonnet?

Aujourd'hui, je vous demande de m'oublier et de ne rien colporter sur ma moralité dans la ville. Car question de moralité, cela pourrait vous arroser bientôt. Mon livre n'a été financé que par mes deniers personnels et porté d'un bout à l'autre. Comprenez que je ne peux pas vous laisser dire n'importe quoi. J'en ai vendu 120 et tant pis si je n'ai pas bénéficié de la publicité à laquelle j'avais droit. J'ai rempli mon contrat et aujourd'hui, Lacombe n'est plus un inconnu.

J'avais sur le coeur tout cela monsieur Bonnet, car vos attaques me font mal. Je suis un être sensible, comme tout artiste qui agit pour faire plaisir à son public. Je ne tire aucune couverture, car mon métier me donne satisfaction et je n'entends pas de poste à la mairie ou à la préfecture. Je ne cherche pas les honneurs, je veux simplement que l'on reconnaisse mon travail désintéressé pour la ville. Mon père, Louis Andrieu, était un honnête homme qui a fait beaucoup pour son hameau de Villalbe. Je suis l'héritier de l'éducation par l'exemple et l'exemplarité des valeurs.

Je vous demande désormais, monsieur Bonnet, de bien vouloir m'oublier. Dans l'attente, je vous adresse mes sincères salutations.

Martial Andrieu

20/08/2013

Journées européennes du patrimoine 2013

Dans le cadre des Journées européennes du patrimoine qui auront lieu les 14 et 15 septembre prochain, la Société des amis de Paul Lacombe propose une conférence sur la vie et l’œuvre du compositeur carcassonnais. Elle sera présentée par votre serviteur avec vidéo-projection et écoute d'enregistrements sonores d’œuvres de Paul Lacombe, reconstituées par numérisation musicale.

71523_vignette_visuel-jep-2013-40x60.jpg

 

Paul Lacombe (1837-1927). Sa vie, son œuvre

Martial Andrieu

(Membre de l'Académie des Arts et des Sciences)

Dimanche 15 septembre à 14h15

Salle des mariages

Hôtel de ville (Rue A. Ramond)

Carcassonne

lacombe1.png

Biographie inédite du compositeur

En vente chez l'auteur

16 €

Commandes

à

andrieu-martial@wanadoo.fr

08/07/2013

Maison de la Gestapo: Une première victoire

A force de perspicacité et de persuasion, politiques et journalistes qui jusque-là restaient très perplexes sur le devenir de ce lieu de mémoire semblent nous donner raison.

2013-07-07_14h29_13.png

L'indépendant, hier

Sans vouloir polémiquer, juste en disant notre vérité, je voudrais vous informer de ceci: Nous avons contacté trois importantes associations d'anciens combattants de Carcassonne. La première, nous a dit poliment qu'elle ne voulait pas s'engager et que ce n'était pas sa mission. La seconde, nous a renvoyé vers la troisième qui, est pour la destruction car, je cite: "Ce n'est pas après 70 ans qu'il faut s'en occuper". A ce compte là, qu'ont fait les associations d'anciens combattants pendant tout ce temps? Au final, le président nous a raccroché au nez.

Chacun sait ici que je respecte au plus haut point, les anciens combattants pour ce qu'ils ont réalisés. Toutefois, ce sont eux qui ont décidé de ne plus s'arrêter à la stèle du Quai Riquet pour les commémorations de la libération de Carcassonne, chaque 20 août. Depuis 5 ans, il n'y a même plus de dépôt de gerbe pour les 20 victimes civiles, ayant la mention "Mort pour la France".

Se sont-ils préoccupés de savoir où est passée l'urne contenant de la terre de Büchenwald, qui se trouvait au pied du monument à la résistance, square Gambetta? Elle a disparu et personne ne sait où elle se trouve désormais.

Je comprends que l'âge avancé de ses membres ne leur donne plus guère la force pour tout cela. Malgré tout, pensent-ils qu'il suffira de quelques porte-drapeaux et d'une gerbe chaque année sur une stèle pour informer les jeunes générations sur les dangers de cette idéologie barbare? Bientôt, elles ne seront plus fleuries et leurs noms gravés dans la pierre vont subir l'érosion du temps.

Alors messieurs, mesdames, vous avez défendu les valeurs de liberté. Ne gardez pas cette fierté égoïstement pour vous car, après vous le déluge. Transmettez-nous le témoin afin que nous puissions être désignés comme les héritiers de votre action de bravoure. L'avenir c'est nous, ce n'est plus vous. S'il est indispensable que l'on vous demande votre avis sur la conservation de cette maison, il ne pourra être le seul à faire valoir.

_____________________________

© Tous droits réservés/ Musique et patrimoine/ 2013