06/06/2015

Lettre ouverte à Monsieur le maire de Carcassonne

Monsieur le maire,

Il me semble inutile de vous rappeler l’attachement que je porte à la mémoire de nos glorieux aînés, distingués dans les domaines des arts, des sciences ou dans la défense de la patrie.

 

Le 16 juin prochain, le nouvel aménagement du Square Gambetta que vous avez décidé de mettre en oeuvre presque immédiatement après votre élection comme premier magistrat de cette ville, sera dévoilé à vos administrés. J’ai été suffisamment opiniâtre et sévère pour dénoncer le précédent projet faisant suite à la construction du parking Gambetta pour ne pas saluer cette fois, une réalisation plus cohérente à l’égard de l’histoire de ce square à jamais détruit en 2003. 

 

Lors de la construction du parking, plusieurs statues et objets de l’ancien jardin ont été déplacés. Notamment, le monument au compositeur Paul Lacombe et une urne contenant de la terre provenant du camp de concentration de Buchenwald, rapportée lors de l’inauguration du monument à la Résistance Audoise en 1948. Elle était placée au pied de l’oeuvre sculptée par René Iché. Or, cet objet symbolique s’est perdu lors du déménagement en 2003, sans qu’aujourd’hui personne dans vos services ne puisse dire ce qu’il est advenu de lui.

 

J’ai à cet effet une proposition à vous soumettre qui, je pense, ne manquera de retenir votre attention. Au cours de l’année scolaire, il arrive que des collégiens et des lycéens de votre ville se rendent au village martyr d’Oradour sur Glane ou dans un des nombreux camps de la barbarie nazie. Pourquoi ne pas demander à leurs enseignants de ramener un peu de cette terre. Lors d’une cérémonie avec les associations d’anciens déportés et les enfants des écoles, la ville de Carcassonne à votre initiative, donnerait ainsi l’occasion de transmettre le flambeau de la mémoire à la nouvelle génération. Voilà en terme de symbole, un geste pédagogique d’une grande force qui permettrait de remettre en place une nouvelle urne.

 

J’ai la conviction profonde que vous ne resterez pas insensible à cette idée, qui ne coûtera rien à la collectivité, mais qui au nom des valeurs que nous défendons contre toutes les barbaries de ce monde trouvera une place dans le coeur des hommes.

 

Dans l’attente, je vous prie de bien vouloir agréer, monsieur le maire, l’expression de mes sentiments distingués.

 

                                                                                       Martial Andrieu

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04/06/2015

Le monument à la Résistance Audoise rejoint Gambetta

Ce matin, une société de levage a procédé à l'extraction du

Monument à la Résistance

situé place Davila  sculpté par René Iché juste après la libération. Selon la volonté de la municipalité de M. Larrat, il va retourner sur son emplacement initial, à l'entrée du Square Gambetta côté avenue Arthur Mulot.

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En 2003, lors de la construction du parking souterrain, il avait été remisé. Peu de temps avant l'inauguration de l'esplanade à caractère soviétique qui a remplacé le joli square en 2008, ce monument a été déplacé pensait-on d'une manière définitive place Davila, toujours sous la mandature de M. Larrat. Selon un article de l'Indépendant de 2007, les frais de manutention et de scellement ont coûté la somme de 35 000 euros à la ville.

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Au pied du monument à la Résistance, dans l'ancien Square Gambetta se trouvait une urne. Selon une étude de Léon Riba publiée en 1953, elle avait été déposée lors de l'inauguration du monument en 1948 par des résistants déportés et contenait de la terre du camp de concentration de Buchenwald. Il y a deux ans, je demandais à la ville qu'elle veuille bien dire où avait été remisée cette urne. Les recherches menées dans les services concernés sont demeurées infructueuses. À l'évidence, ce symbole a été perdu voire jeté aux ordures. Cela fait des années que je réclame la constitution d'un commission extra-municipale afin de recenser le petit patrimoine de Carcassonne. C'est comme si je pissais dans un violon, selon l'expression triviale et populaire dans le midi.

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L'Indépendant avait repris ma demande

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01/06/2015

Demandez le programme des Estivales de la Malepère !

Il est une association modeste par sa puissance budgétaire, mais immense par sa détermination. Chaque année depuis 1989, ses bénévoles proposent une programmation de conférences de haute volée, articulée autour de la culture, des sciences et de l'histoire. Cet évènement culturel unique autour de Carcassonne a besoin de votre présence et du soutien financier des collectivités locales. Notamment, la région Languedoc-Roussillon qui semble préférer subventionner les fêtes gastronomiques, plutôt que la culture en milieu rural.

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Conférences

LUNDI 1er JUIN 

 

« Le Pain a 10 000 ans ! »

Roland FEUILLAS, Paysan, Meunier et Boulanger de Cucugnan,

Professeur Henri JOYEUX, Professeur des Universités, Praticien Hospitalier de Cancérologie et de Chirurgie Digestive à l'Université Montpellier 1.

Le Pain a 10 000 ans ! Quelle est son histoire ? État de l'art, où en sommes nous ? Quelles sont les perspectives ?

Qu'en est-il exactement de toutes les problématiques de santé liées à ce fameux "gluten" ?

Le Pain nourriture ? Le Pain plaisir & gastronomique ? Quel doit être notre "Pain quotidien" ?

Faut-il revenir au temps du "Pain de ménage" et faire son Pain soi même ?

Le Pain 100% Nature. Une traçabilité totale de la semence à l'assiette, de la fourche à la fourchette.

Prologue en forme de conte occitan par Joan-Jaume DELPOTZ/DELPOUX.

 

MARDI 2 JUIN 

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« Jean-François de La Rocque, Seigneur d'Arzens en Languedoc et colonisateur du Canada »

Bernard ALLAIRE, Historien Ph. D., chargé de recherche, CMMC, université de Nice.

Célèbre militaire, Jean-François de La Rocque, sieur d'Arzens, de Poix en Rethélois et de Roberval fut choisi par François Ier pour diriger de 1541 à 1543 la première colonie française au Canada. Malgré cet exploit l'homme fut relégué par les historiens dans l'ombre du navigateur malouin Jacques Cartier qui l'avait précédé en Amérique et n'entra jamais au panthéon des explorateurs du XVIe siècle.  Cet homme qui a traversé l'Atlantique avec navires, colons, artisans et prisonniers pour bâtir une Nouvelle-France nous concerne particulièrement car il est natif de la région de Carcassonne et fut jusqu'à son décès, le seigneur d'Arzens.

 

MERCREDI 3 JUIN 

 

« L'intérêt culturel et artistique de l'art gravé du Néolithique Saharien »

Anne-Michelle et Axel VAN ALBADA, Biologistes, Spécialistes en Art Rupestre.

Des milliers de gravures furent réalisées sur les grès durs des falaises du Fezzan Libyen, il y a de 5000 à 10000 ans. Certaines sont peut-être plus anciennes. Cet ensemble constitue un des plus grands centres mondiaux d'art rupestre. Ces œuvres, dont beaucoup ont été découvertes récemment, souvent de grande qualité artistique, nous informent sur une civilisation qui expérimenta la domestication des grands bovidés mais développa aussi une mythologie originale dans les millénaires qui précédèrent la première grande crise aride de la zone saharienne, avant l'éclosion de la civilisation de l'Égypte dynastique. Le pays est actuellement un désert inhabitable faute de points d'eau permanents, mais des hommes s'y déchirent pour s'accaparer les hydrocarbures qui se trouvent 1000 m en dessous des gravures depuis bien plus longtemps.

 

JEUDI 4 JUIN 

 

« Pouvoir et Environnement »

Frédéric OGÉ, Chargé de Recherche, HDR, au Laboratoire de Géographie PRODIG CNRS.

L'environnement peut être appréhendé comme un champ de recherche ou d'action ou de vie polysémique, à valeur positive (qui est contre la défense de l'environnement ?), défini par chacun en fonction de ses intérêts. Mais il peut être aussi analysé comme un champ de pouvoir, un moyen d'élargir son pouvoir (ou celui du groupe auquel on appartient) sur les autres acteurs du fonctionnement de la société humaine, que ce soit au niveau national ou international. On peut donc tenter d'étudier ce jeu entre de multiples acteurs pour comprendre ce qu'est l'environnement et comment il devient objet ou vecteur de pouvoir.

 

VENDREDI 5 JUIN 

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« Le patrimoine des vignerons languedociens à l'épreuve de la globalisation économique »

Geneviève GAVIGNAUD-FONTAINE, Historienne, Auteur, Professeur des Universités à Montpellier.

Les vignerons languedociens, et parmi eux ceux de la Malepère, sont d’autant plus concernés par la globalisation économique qu’ils vivent, depuis une quinzaine d’années, les effets déstabilisateurs d’un marché vinicole acquis à la concurrence spéculative. Le débat sur la nouvelle donne commerciale rebondit à chaque publication de parts de marché. Il entretient une ligne de fracture perceptible entre professionnels du vin, mais aussi dans le vignoble; elle s’affiche aux yeux de tous dans le paysage où, entre terroirs et villages, galopent ici la friche, là le béton, toujours dans le sillage des arrachages qui n’en finissent pas d’aligner les hectares, même aux dépens des vins de qualité. Pendant ce temps, les plantations s’intensifient ailleurs dans le monde; tandis que le monde entier convoite le patrimoine vigneron français, qu’en sera-t-il de celui des Méridionaux dits aujourd’hui Sudistes ?

Prologue en forme de conte occitan par Joan-Jaume DELPOTZ/DELPOUX.

 

SAMEDI 6 JUIN (17h) 

 

« Balad'O », par la Compagnie Barolo Solo. Balade artistique entre Caux-et- Sauzens et Villeséquelande, le long du Canal du Midi.

Animation tous publics originale, artistique et culturelle portée par les associations AVEC et EUREK'ART et soutenue par l'Agglomération de Carcassonne, la DRAC L.R., la Région L.R., le Conseil Départemental de l'Aude.

Balade au fil de l'eau, dans l'eau, avec l'eau, sur le Canal du Midi, Balad'O est une randonnée spectacle où les spectateurs sont emmenés tels des passagers clandestins, à traverser les frontières... Les musiciens et circassiens suivront ce voyage onirique sur des routes parallèles où ils se transformeront tout au long de cet exil pour devenir mi-hommes mi-animaux aquatiques quand le public aura atteint ce nouveau monde, traversant cette frontière sur un filet de pêche tendu entre deux rives... Spectacle gratuit sur réservation. Informations au 04 68 78 49 69.

 

DIMANCHE 7 JUIN 

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Salon du Livre et de la Littérature Régionale

de 10h à 18h, Foyer Municipal d'Arzens, entrée gratuite.

Remise du prix « Feuilles de Malepère » 2015

Vernissage de l'exposition Peintures et Collages de Neville PAINE

Signature de la Charte des Manifestations Littéraires, Languedoc-Roussillon Livre et Lecture

Restitution du projet « Auteurs au Lycée » par les élèves du Lycée Paul Sabatier

 

LUNDI 8 JUIN

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« Paul Lacombe, un compositeur Carcassonnais »

Martial ANDRIEU, Artiste lyrique, écrivain, historien.

Paul Lacombe est un compositeur, né en 1837 à Carcassonne. Il fut élève de Georges Bizet avant de devenir l’un des membres fondateurs de la Société Nationale de Musique en 1871.

Ses œuvres symphoniques figurèrent à l’affiche, à côté de celles de ses amis les plus illustres. Parmi eux,  Massenet, Chabrier ou encore Fauré. Elles furent primées aux concours de la Société des Compositeurs et distinguées par la critique, mais l’entêtement de Lacombe à ne pas vouloir quitter son pays natal, les plongera peu à peu dans l’oubli. Ultime reconnaissance de son grand talent, son élection à l’Académie des Beaux-Arts en 1901 avant qu'il s’éteigne en 1927. Il nous laisse un impressionnant catalogue de 150 œuvres, que nous envisageons de faire connaître à tous les mélomanes.

 

MARDI 9 JUIN 

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« Architecture du génome et expression génique : quel lien entre structure et modifications chimiques des chromosomes et les étapes précoces du développement des cancers ? »

Kerstin BYSTRICKY, Professeur de Biologie Moléculaire, Université Paul Sabatier Toulouse III et Laboratoire de Biologie Moléculaire Eucaryote, LBME-CNRS.

Comprendre la complexité du monde vivant est essentiel pour mieux appréhender ses dysfonctionnements, notamment ceux observés en pathologie humaine. Ces dernières années ont été marquées par l’apparition de thérapies basées sur la connaissance des mécanismes moléculaires impliqués dans la régulation de l’expression des gènes. Au-delà de la connaissance de la séquence du génome humain, les modifications de l’ADN et de la structure des chromosomes par des phénomènes extérieurs, dits « épigénétiques » jouent un rôle majeur. Ces liens seront illustrés à travers quelques exemples de régulation des gènes par les hormones dans les cellules cancéreuses mammaires.

 

MERCREDI 10 JUIN  

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« Le cannibalisme, une affaire de culture »

Éric LOWEN, Directeur de l'Université Populaire de Philosophie de Toulouse

Dans notre culture, nous réservons le cannibalisme aux “sauvages” et aux malades, mais au regard de l’histoire culturelle de l’humanité, cette conviction ne résiste pas. Le cannibalisme a longtemps accompagné les cultures humaines à des degrés divers : cérémoniel, funéraire, magique, sacrificiel... Dans nos arbres généalogiques, nous descendons tous de cannibales.

En prologue de la conférence, « MANTODEA » pièce de danse contemporaine. Création et interprétation de Sophie BLET.

« Mantodea » est un solo de danse contemporaine sur les différentes phases de vie de la mante religieuse.

‐La gestation, l’univers de l’oothèque : enveloppe protectrice qui modifie les sons extérieurs pour l’interne. Référence au liquide amniotique, au flottement mais aussi aux réactions spasmodiques des réflexes ou du sommeil. Un temps de suspensions avant l’éclosion. 

‐L’éclosion : la naissance de l’insecte, le bruissement des ailes, les craquements des différents organes qui se développent. La structure corporelle qui se déploie, le métabolisme instinctif se met en place.

‐La nourriture, la survie : l’attente de la faim, l’approche et l’attaque des proies. La vélocité de l’instant. La survie de l’animal face à son environnement.

‐La mue, les petites morts : le dédoublement de soi, comment l’être s’extrait de lui ‐même. Le corps qu’elle laisse derrière elle, sa texture. L’évolution qui accompagne ce leitmotiv.

 

JEUDI 11 JUIN (18h - 19h15) 

 

« Habiter la Terre : L’environnement et le climat en Languedoc-Roussillon »

Table ronde avec Gaël DERIVE, expert sur le dérèglement climatique et auteur, Sylvie CROSSMAN des éditions Indigène, Céline MESQUIDA, présidente de la FNE Languedoc-Roussillon, Olivia GROLLEAU, de l’association Lo Barrut (sous réserve)Sylvie VAUCLAIRFrédéric OGÉFrançois BLUCHE, conférenciers des Estivales 2015.

Événement organisé par Languedoc-Roussillon Livre et Lecture et soutenu par la Région Languedoc-Roussillon dans le cadre de la manifestation régionale Total Festum.

Gaël Derive, 40 ans, docteur ès sciences, est aujourd'hui l'un des experts les plus actifs et les plus engagés sur les questions de dérèglement climatique. Après avoir travaillé dans les laboratoires de recherche (CNRS, IRD, INRA), il s'implique dans l'un des premiers Plans Climat français des collectivités. Il est l'auteur de deux films remarqués pour leur vision à la fois pragmatique et humaniste du sujet : L'Odyssée du climat (2009) et Une planète & une civilisation (2012). Son nouveau livre est un témoignage, un cri, un appel humain : Nous aurions dû rester des singes (2015, 45 pages, éditions Indigène). Lien web :  www.gaelderive.fr.

« La planète se moque de posséder une banquise et de grands espaces vierges totalement englacés. La planète se moque d'être recouverte d'un océan plus haut de un ou dix mètres. Mais pour l'espèce humaine, la terre représente tout, une ressource, une protection. » Gaël Derive a osé sortir des rapports scientifiques pour aller éprouver les effets déjà bien réels du dérèglement climatique auprès de Satu, éleveur en Ethiopie ; Nipa, rizicultrice au Bangladesh ; Donildo, chasseur en Amazonie ; Jeannie, l'Inuite de l'Arctique ; Tsering, cultivatrice au Népal et Karakaua, pêcheur aux îles Kiribati. De ces rencontres, le scientifique revient bouleversé, avec cette certitude : si l'on veut éviter à l'humanité de demain la précarité alimentaire, l'absence d'eau potable, l'errance climatique et l'extension des violences, il faut se saisir de cette crise comme d'une chance pour construire des modèles économiques et sociaux qui nous permettront de "prospérer sans croissance". Faute de quoi, peut-être eût-il mieux valu rester des singes...

 

JEUDI 11 JUIN (20h30) 

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« Habiter la Terre en astrophysicienne »

Sylvie VAUCLAIR, Astrophysicienne, Professeur Émérite à l'UPS Toulouse, Chercheur à l'IRAP-OMP.

Les découvertes astrophysiques contemporaines riment avec la prise de conscience planétaire. Nous vivons une époque étonnante où des sondes spatiales nous renvoient de très loin des images de la Terre, comme un petit point bleu perdu dans l’immensité. Sa finitude, sa fragilité, les limites de ses ressources et en même temps les richesses de la vie qu’elle abrite sautent aux yeux. Son existence et celle de l’humanité peut à présent se situer au sein d’un immense Univers que nous apprenons à connaître petit-à-petit. Ces découvertes contemporaines donnent le vertige et procurent en même temps une certaine exaltation où la science peut se conjuguer avec l’art.

 

VENDREDI 12 JUIN

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« Le réchauffement climatique et ses conséquences sur les rivages du Languedoc-Roussillon, en particulier de l'Aude »

François M. BLUCHE, Médecin biologiste, Ancien Stagiaire du Laboratoire Arago de Banyuls-sur-Mer, Spécialiste Santé-Environnement.

Le conférencier nous résume d'abord les variations climatiques depuis l'origine de notre planète avec des périodes glaciaires et tropicales, et en énumère les causes. Il nous donne ensuite une vision du climat dans les cinquante prochaines années avec des conséquences dramatiques pour le Monde et notre région en particulier. Pour conclure, en complément des mesures mondiales (limitation des gaz à effet de serre), François Bluche propose une solution actuellement peu utilisée et qui lui semble la meilleure : la géothermie.

 

Exposition permanente

 

Après plusieurs expositions de ses œuvres à Carcassonne, dont la plus récente, en mars, à la galerie « la Compagnie des Voyageurs », l'artiste anglais Neville PAINE a accepté d'accrocher ses dernières toiles aux cimaises des Estivales de la Malepère pendant la durée de la manifestation. Les Estivales lui en sont infiniment reconnaissantes et sont honorées de la participation d'un artiste d'un si grand talent et d'une sensibilité remarquable. Son amitié est rare et précieuse. Anglais de naissance, Audois d'adoption depuis 25 ans, il a choisi d'habiter notre région pour y retrouver la lumière du Sud qu'il avait découverte en Espagne. Ses toutes dernières réalisations sont des collages peints, réalisés à partir de superposition de multitude de fragments en découpes aigües, qui apportent un relief saisissant à ses compositions. Régulièrement exposé dans les plus grandes galeries internationales, il mérite, de la part des amateurs d'art, d'être découvert et reconnu comme un des acteurs essentiels de l'expression picturale artistique moderne.

 

Contes occitans

 

Dans l'Aude, on ne présente plus en Francès Jean-Jacques DELPOUX. Irréductible occitan, que ce soit dans le cadre des animations de Fasètz la Lenga, des Ivernalas de Cabardès ou de la Marche du Sel, il est toujours présent pour apporter sa verve et sa ferveur aux amis qui le suivent ou le découvrent, au coin d'une cheminée, d'une pierre de bois, à la croisée d'un camin. Pour leur faire partager l'humour et surtout l'émotion d'une histoire, d'une anecdote, ancienne ou juste de la veille, de nostre païs, de nos racines, de nos quartiers, de nos villages, de notre temps d'aujourd'hui qui n'est pas si différent de celui d'avant, selon la façon dont on le regarde... Totjorn dins nostra lenga mairala ! Mais que tous pourront comprendre et apprécier, même ceux dont l'oreille n'est pas occitane...

 

Danse et concert

 

SAMEDI 13 JUIN 

 

 Gala de danses sévillanes et flamenco par le groupe « Pasión Flamenca »

Foyer municipal d'Arzens à 20h30 (Gratuit)


 

DIMANCHE 14 JUIN

 

La chorale de la Malepère

invite le Chœur de l'Emporda, d'Avinyonet de Puigventós, dirigé par Quim Mandado.

16 h, Concert à l'Église d'Arzens, entrée gratuite. 

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26/05/2015

Ce qui m'a tapé dans l'oeil ce week-end...

Dans son dernier numéro, le bulletin municipal de la ville de Carcassonne intitulé

"Bien à vivre à Carcassonne"

semble avoir laissé passer un certain nombre de coquilles, susceptibles de mettre en exergue sa résistance à l'histoire de la Seconde guerre mondiale et à l'orthographe. L'article en question évoque l'impérieux "devoir de mémoire" que doit la ville à ses héros de la résistance. Or, on y lit "Beaudrigues" et non "Baudrigues" ; Aimé Ramon et non Aimé Ramond ; Martyr et non martyre, qui dans ce contexte n'a rien à voir par exemple avec le martyre de Sainte-Cécile. Sans compter, une syntaxe rendant l'article un peu difficile à suivre dans ses longueurs et ses tournures ; des majuscules en dehors des règles de typographie.

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Voilà donc un devoir de mémoire, sans devoir de relecture...

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Comme vous le savez sans doute, la mairie de Carcassonne a refusé d'acquérir l'ancienne villa de Maître Follet, occupée entre 1943 et 1944 par la Gestapo. Malgré nos protestations, les engins de chantier ont eu raison de ce lieu mémoire, pour lequel la municipalité n'a pas cru bon de faire son devoir. Les sombres héros, venus de l'Espagne voisine pour défendre la France et torturés en ce lieu, n'auront pas les honneurs municipaux. Olé !

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Dans le fond de la parcelle, on a commencé à bâtir les logements sociaux tant désirés par Habitat Audois et  subventionnés par nos impôts. Sur le devant, là où se trouvait la villa, bientôt un parking goudronné. Il n'y a plus qu'à espérer qu'un monument commémoratif soit dressé sur le site. A dire vrai, je n'y crois pas un seul instant... Comment les associations d'anciens combattants, qui n'ont pas levé le petit doigt pour protester contre la destruction de la villa pourraient-elles s'en occuper ? A moins qu'avec médailles, drapeaux, discours lyriques et sonnerie aux morts, elles ne se battent pour figurer en bonne place sur la photo qui sera diffusée sur le journal. Un bon festival... de cannes.

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Dans le cadre de la totale refonte de l'esplanade soviétique Gambetta construite en 2008, la ville de Carcassonne vient de donner un coup de jeune à la façade du Musée des Beaux-arts. Les niches et les lettres de "Musée" sur le fronton ont été repeintes. Une très bonne initiative !

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Quelques aspects du nouveau square Gambetta pendant les travaux

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Les plantes peu gourmandes en eau ont été plantées.

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Les dalles déjà cassées après seulement 7 ans d'existence, ont été remplacées par une espèce de revêtement composite, au milieu duquel des parties engazonnées donnent de la fraîcheur.

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Des pergolas accueilleront bientôt des rosiers ; dans les allées, de nouveaux lampadaires illumineront les soirées sous la lune. L'ancien mobilier urbain (bancs et poubelles), à plus de 1000 euros pièce, a été enlevé. Vu sa vétusté après seulement 7 ans, il y a fort à parier qu'il sera remplacé.

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Ici, une espèce de fontaine appelé "Miroir d'eau" viendra prendre place... J'ai longtemps milité contre la destruction du square Gambetta pour un parking, surtout après l'esplanade soviétique qui le remplaça. Je ne vais donc pas bouder mon plaisir de la voir disparaître prochainement. Contester le prix final de cette erreur du passé et ses responsables, je veux bien le laisser à la politique. Je ne suis qu'un citoyen...

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Lors de ce week-end de Pentecôte, je me suis rendu dimanche à Narbonne. A ma grande surprise, la Communauté d'Agglomération du Grand Narbonne organisait le 2e Salon du livre et de la jeunesse réunissant près de 85 auteurs. Un grand chapiteau avait été dressé sur le Cours Mirabeau à côté des Halles, ouvertes le dimanche. Durant ces deux jours des conférences et des lectures ont été données : Daniel Picouly, Jean-Claude Dreyfus, Remy Pech, Henri Gougaud, Isabelle Lefort...

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Daniel Picouly

Prix Renaudot en 1999

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Les éditions du Cabardès

Comment se fait-il que la Sous-préfecture de l'Aude possède un tel évènement, quand le chef-lieu du département est inexistant dans ce domaine ? On pourrait se soulager avec les Estivales de la Malepère à Arzens, où une petit équipe de passionnés réalise des prouesses culturelles en milieu rural, si cet évènement n'était pas boudé par les journalistes locaux et les subventions. Allons, il est temps que nos élus se ressaisissent. Comme Saint-Thomas, je ne crois que ce que je vois. Ce que je vois, c'est une belle médiathèque à Narbonne et maintenant un joli Salon du livre. Faut-il ajouter de superbes musées, un office du tourisme de classe 1, un théâtre national, un patrimoine archéologique entretenu... A Carcassonne, nous avons la Cité pour nous cacher derrière l'incurie.

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Les entreprises choisies par le Centre des Monuments Nationaux (donc, l'état) pour réaliser les nouveaux guichets d'accueil du Château comtal, font-elles appel à des ouvriers détachés venus de Pologne ? C'est ce que j'ai pu observer avec ce véhicule garé dans la barbacane au milieu du chantier. Ces ouvriers travaillaient le lundi de Pentecôte. La pratique est légale puisqu'autorisée par Bruxelles, mais elle pose plusieurs questions... Pourquoi donc faire venir de la main d'oeuvre européenne quand notre pays est plongé dans un chômage sans précédent ? N'est-ce pas choquant que ce soit l'état qui paie ces entreprises avec le fruit de nos impôts ? N'y a t-il pas une concurrence déloyale appelée "dumping" avec nos artisans et les charges patronales élevées ? Ces ouvriers polonais sont sûrement payés au taux horaire de leur pays d'origine. Tout ceci n'est-il pas scandaleux, car injuste ? On préfèrera sans doute contrôler les chômeurs français soupçonnés de ne pas rechercher du travail... Bientôt, on leur demandera de s'aligner sur les 3 euros de l'heure de l'ouvrier polonais.

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Lors de ma visite dans la Cité, j'ai également observé de nombreux changements allant dans le bon sens. 

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Des travaux de restauration de grande qualité à la Porte d'Aude.

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Les créneaux situés au-dessus du théâtre ont été restaurés

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Restauration du muret longeant la Basilique Saint-Nazaire

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La haie qui dépassait de ce muret en face du cimetière de la Cité a été supprimée. Elle laisse apparaître un petit jardin pour se reposer, qui donne de la clarté à l'entrée par la porte Narbonnaise.

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15/05/2015

La Cité médiévale de Carqueyrolles

Dans la cité médiévale, le Centre des Monuments Nationaux a entrepris un certain nombre de travaux afin d'améliorer et de moderniser l'accueil des visiteurs. Ceci sans bien des contraintes liées à l'histoire du site, qu'il faut épouser harmonieusement avec les nécessités imposées par la vie d'aujourd'hui. Les choix retenus ne sont pas sans conséquences sur les opinions des uns et autres quant aux résultas obtenus. Ainsi, après l'épisode des dalles en pierre de roquetaillade donnant des teintes ocres ou grisées sur le rempart, ce sont les travaux à l'intérieur de la barbacane qui semblent susciter les passions.

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Le Centre des Monuments Nationaux nous fournit sur son site, l'aspect que prendra bientôt la barbacane. Les guichets dans un couloir de bois s'appuient sur le rempart et les visiteurs seront obligés de passer à l'intérieur pour accéder à la visite. Autrefois, cet accès était libre. Le touriste ne prenait ses billets qu'à l'entrée du château et pouvait photographier la barbacane sans dépenser une sesterce romaine. Aujourd'hui, si vous souhaitez voir cette partie de la Cité, deux solutions s'impose à vous : Payer votre billet d'entrée ou passer dans les fossés du château et grimper par la muraille. Attention, la cité a été conçue pour être imprenable ! La photo ci-dessus communiquée par le CMN est vraiment retouchée, pas comme celle de Madame Calvayrac accusée par les employés du CMN de photoshopmania, sur celle présentant l'effet "salle de bains" des nouvelles dalles sur le rempart. C'est quand même bizarre cette propension qu'ont les notables a tenter de dénigrer les amoureux du patrimoine, quand ce qu'ils dénoncent les touche directement. J'avais connu cela lors de la pétition sur la Cité en 2013. Nous allons en reparler...

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Ce cliché a été pris hier après-midi par l'honorable Jacques Blanco, plus habile sur une bicyclette qu'avec un logiciel de retouche photo ; on ne peut donc pas l'accuser de faussaire. Il s'est placé dans la barbacane, à cinq bon mètres des nouveaux guichets. L'effet est assez saisissant... On n'aperçoit plus le rempart, ni les créneaux quand on ne se positionne pas en hauteur.

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À l'intérieur de la structure composée de bois et de métal, les travaux vont bon train pour aménager les nouveaux guichets. Le cliché a été pris par un employé du CMN, qui ne s'est pas accusé d'avoir retouché la photo. Il semble que la toiture ait été posée le sur petit chemin de ronde du rempart, sans l'affecter. Une interrogation tout de même : Comment la structure est-elle ancrée au sol ? Il faut bien qu'elle tienne d'une manière ou d'une autre ; c'est donc peut-être les coups de marteau-piqueur qu'on entendu certaines personnes...

Nous voyons distinctement que sur le sol, ont été posés des pavés. Comme ceux sur les remparts, ils semblent donner des tons différents. Peut-être une fin de stock de pierre de Roquetaillade ? Notons que jusqu'à présent le sol de la Barbacane n'était fait que de terre et de graviers. Il le restera, mais uniquement à l'extérieur de la structure.

Cette structure est conçue dans un bois non verni qui, selon la communication du CMN, va se patiner et vieillir naturellement dans le temps. Or, le bois est un matériau vivant et qui travaille ; gageons qu'il conserve sa superbe longtemps. Attendons que les intempéries le mettent à l'épreuve.

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Après les guichets et les sanitaires, la boutique et la librairie viennent de subir un lifting. C'est vrai qu'elles rapportent chaque année quelques milliers d'euros dans les caisses du CMN, comme la billetterie. En revanche, aucun crédit n'est prévu pour l'amélioration du musée lapidaire fondé par l'Association des Amis de la Ville et de la Cité. Ce musée appartient aux Carcassonnais, je le précise.

L'an passé j'ai pris un billet aux guichets pour faire la visite. L'employé m'a indiqué ce à quoi je pourrais accéder durant le parcours, mais sans jamais me citer le musée Pierre Embry. D'ailleurs, il ne figure même pas dans les brochures, dans lesquelles la boutique de souvenirs est indiquée en bonne place.

Il y a deux ou trois ans, le ministre Polonais des Affaires étrangères est venu visiter la Cité. Il a trouvé anormal que personne ne parle l'Anglais parmi les employés chargés de vendre les billets. Pour ma part, un sourire accroché aux visages serait un plus...

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Afin de ne pas paraître partial, je vous présente ci-dessus une photographie que j'avais prise en février 2013 au moment où je lançais la pétition contre le mauvais entretien de la Cité. Un algéco blanc immonde et deux guichets rouge avec des ventilateurs fixaient l'horizon. Le CMN a engagé des crédits pour améliorer l'accueil des visiteurs, tant mieux, peut-être que la pétition a eu un petit effet... Tirons la cité vers le haut ! Je ne vois pas dans l'aménagement du CMN quelque chose de nature à la tirer vers le bas. Malgré mes objections, nous devons nous adapter aux maux ne notre temps si c'est réalisé en bonne intelligence, sans mauvais goûts. Un modus-vivendi vaut mieux qu'un mauvais procès...

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05/05/2015

C'est officiel ! Paul Lacombe au programme du Festival de Radio-France 2015

Après beaucoup d'efforts depuis cinq ans pour faire reconnaître et réhabiliter la musique injustement oubliée du compositeur Carcassonnais Paul Lacombe - souvent contre vents et marées - je suis heureux et fier de vous annoncer la programmation de l'une de ses oeuvres au Festival de Radio-France en juillet prochain. J'avais connaissance de cette information depuis quelques mois, puisque j'avais été contacté par l'organisation afin de fournir la partition de l'oeuvre.

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Le choix de la Sonate pour violoncelle et piano Op.100 n'est pas fortuit. J'avais fait interpréter cette pièce en 2012 par des amis instrumentistes de l'Orchestre régional du Limousin, dans le cadre du Festival de Carcassonne. A ce titre, je remercie l'équipe municipale de Monsieur Jean-Claude Pérez qui avait programmé ce concert. La captation vidéo postée par mes soins sur Youtube a fini de convaincre la programmatrice, d'inscrire cette pièce au Festival Radio-France 2015. J'associe également le travail et les contacts noués par Aude à la culture.

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Paul Lacombe

retrouve ainsi toute sa place aux côtés des compositeurs Languedociens :

Déodat de Séverac, Émile Paladilhe, Jane Vieu et Bruno Mantovani.

J'ai récemment rencontré Monsieur Alain Duault (Radio-Classique) à qui j'ai offert la biographie que j'ai écrite sur Paul Lacombe. Il ne manque plus désormais que l'enregistrement d'un Cd afin de donner à entendre au public toute la délicatesse d'une musique bêtement snobée à Carcassonne par les décideurs culturels, les directeurs de conservatoire, les professeurs et les musiciens. Il est vrai qu'il vaut mieux enfoncer des portes ouvertes ou sauter sur sa chaise comme un cabri en criant : Mozart, Mozart, Mozart... Quel manque de curiosité ! Je n'espère plus rien de Carcassonne, mais que y a-t-il vraiment encore à espérer d'une ville où la culture est enfermée dans des dogmes, des luttes politiques partisanes, des jalousies ?

Rendez-vous

Corum de Montpellier

(Salle Pasteur)

15 Juillet 2015

à 18h

(Entrée libre)

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Une pensée amicale pour M. Georges Bruyère

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