20/02/2015

Coup de gueule...

Si vous aimez, si vous y pensez... Laissez parfois un commentaire sur ce blog ! C'est le seul salaire que je toucherai ; celui de vous avoir peut-être fait plaisir en partageant ma passion de l'histoire locale. Pensez-donc que l'ensemble des informations que je diffuse sont gratuites, mais qu'elles demandent un temps de fou de recherche et de rédaction. Beaucoup parmi vous reconnaîssent implicitement ce blog comme étant d'utilité publique, alors ne laissez pas ses détracteurs affirmer qu'il n'a pas d'audience. Ces derniers sont quand même bien content de pouvoir utiliser mes articles. Ici l'expression est libre et ne subit l'influence ou la pression. Avez-vous remarqué que le blog a été le seul à rendre compte de l'entière destruction de la maison de la Gestapo, voilà 15 jours ? Pas même, un petit placard dans la presse locale...

 

Voici ci-dessous les statistiques

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Colonne bleu : les visites journalières (421 en moyenne)

Colonne marron : les pages consultées (1400 en moyenne)

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Ce mois-ci l'article ayant connu le plus grand succès fut

"Reims bien mieux que Carcassonne"

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05/02/2015

Reims bien mieux que Carcassonne

Actuellement en déplacement pour raisons professionnelles à Reims, je suis passé par la rue Jeanne d'Arc...

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Le square des victimes de la Gestapo

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Français,

N'oublie jamais que pendant quatre années d'occupation (1940-1944), la Gestapo a torturé dans cet immeuble des centaines de patriotes. Ils ont souffert, ils sont morts pour la défense de ta liberté.

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À cet emplacement s'élevait l'hôtel particulier de l'entrepreneur de béton armé Demay qui fut résuisitionné par l'occupant durant la Seconde Guerre mondiale. Ici même, de nombreux résistants et patriotes ont souffert sous la torture des agents de la Gestapo pour la liberté de leur pays. L'édifice démoli en 1986, laisse place à un square du souvenir où subsiste une portion du mur de façade. La stèle commémorative a été réalisée avec des pierres provenant du bâtiment.

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Panneau historique devant le square

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Les plaques en l'honneur des patriotes

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On entretien la mémoire...

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La sculpture réalisée avec les pierres de l'immeuble

Pendant ce temps à Carcassonne...

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L'ancienne maison de la Gestapo est entièrement rasée. Rien ne va en rester ; pas même un mur, ni le portail d'entrée. Les arbres centenaires du magnifique parc situé à l'arrière du bâtiment sont abattus.

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Habitat Audois, le bailleur social, va réaliser 40 logements et édifier cet immeuble dont je ne commenterai pas l'architecture. Dans lequel, je crois voir encore un symbole idéologique de l'horreur passée. Ce n'est peut-être après tout que mon imagination...

J'invite Habitat Audois et la municipalité actuelle à aller visiter Reims. Ainsi, qui sait s'ils ne pourraient pas y trouver un exemple. À moins que leurs yeux ne soient trop embués par les bilans compatables, pour qu'une larme ne vienne glisser sur leurs joues d'implacables gestionnaires...

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25/01/2015

Il y a 30 ans disparaissait Jean Alary...

Il est de tristes anniversaires que l'on passe sous silence quand, dans le même temps deux ans plus tôt, on rend les honneurs mérités à Jean Deschamps au cours d'une très belle exposition sur le théâtre de la Cité. Pourquoi donc oublie t-on celui qui a tant fait pour la culture à Carcassonne lorsqu'il fut directeur du festival et du théâtre municipal ? Hélas, il semble que l'on ait la mémoire sélective dans cette ville. Cela ne fait que confirmer les nombreux oubliés dont nous relevons les noms depuis 5 ans sur ce blog : Paul Lacombe, André Cayatte, François-Paul Alibert, Ketty Dolbert, Ferdinand Alquié...

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Il était 21h ce lundi 17 décembre 1984
quand en plein dîner au milieu de ses amis,
 
Jean Alary
 
s'éffondra pris d'un malaise cardiaque. Parmi les convives, le comédien Jean Deschamps et trois médecins qui malgré leurs efforts ne purent le ramener à la vie. Jean Alary, directeur du festival et du théâtre municipal, âgé à peine de 57 ans venait de succomber. Cette nouvelle plongea dans l'effroi tout Carcassonne, car "Jeannot" c'était l'ami de tous. Ses parents tenaient le magasin de chaussures "Cendrillon" à l'angle des rues Clémenceau et de la liberté. Il avait d'ailleurs débuté comme VRP et foulé les pelouses des terrains de football comme joueur du COC. On le retrouve ensuite comme membre fondateur du festival de cinéma amateur programmé tous les ans en juin à Carcassonne. En 1955, il est nommé comme directeur de théâtre municipal en remplacement d'André Valette et en 1957, administrateur du festival de la cité jusqu'en 1973. Après les échecs de Jacques Echantillon puis de Gilles Durupt à la tête du festival, le maire Antoine Gayraud rappelle Jean Alary pour sauver ce qui peut l'être.

 

Avec son talent et ses relations, il fait renaître le rendez-vous artistique de l'été avec une afluence de près de 50000 spectateurs. Dans la foulée, c'est lui qui crée "les choeurs de Carcassonne" et demande à Michel Roquebert une adaptation de "la chanson de la croisade". Les amis dans ce métier sont rares mais ceux de Jean Alary s'appelaient Brigitte Bardot, Jean le Poulain, Yves Montand, Gilbert Bécaud, Jean Deschamps, sans compter tous les anonymes...

 

Aujourd'hui Jean Alary, c'est le nom du théâtre municipal de la ville mais surtout, le souvenir d'un homme de coeur pour tous ceux qui l'ont connu. Il aurait cette année 86 ans et sûrement des regrets de voir ce qu'est devenu son festival...
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19/01/2015

La peinture sous le Dôme tombe en ruine !

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La municipalité d'Antoine Gayraud décidait en 1977 de raser l'ancien hôpital de la ville (Hôtel Dieu) pour ne conserver que la porte d'entrée (rue Brassens) et le dôme de la chapelle. Ce dernier vestige est le plus remarquable du bâtiment disparu. L'aspect extérieur trompe le public sur le réel état de conservation de l'ensemble car il est une partie de toute beauté totalement laissée à l'abandon depuis trop longtemps déjà.

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Si vous vous placez sous le Dôme, levez donc les yeux au ciel. L'accès est libre et chacun peut si rendre sans problèmes. Je trouve scandaleux qu'une telle beauté, même si ce n'est pas la chapelle sixtine, soit dans cet état. Carcassonne n'aura jamais une chapelle sixtine, en revanche ce qu'elle possède doit être conservé.

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Une voie d'eau dans la toiture a endommagé d'une manière irréversible, les peintures en plusieurs endroits. Je vous laisse juge de la beauté, ci-dessous, de chaque détails.

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Le blason de la ville de Carcassonne

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Hélas, les pigeons nichent sur la corniche en bois et personne ne se soucie des dégâts qu'ils occasionnent. Il suffirait de placer des tiges en métal tout autour afin qu'ils ne puissent pas se poser et cela règlerait un des problèmes. Cela se fait sur bien des bâtiments historiques qui sont ainsi préservés des fientes.

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L'espace F. Mitterrand est maculé par la fiente des pigeons qui nichent sous le dôme!

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06/01/2015

L'archéologie médiévale carcassonnaise, c'est du béton !

Cela faisait des mois que je recherchais les résultats des fouilles archéologiques menées lors du percement des parkings souterrains du square Chénier (1988) et des Jacobins (1990). J'espérais pouvoir vous présenter un bel article sur l'étude historique de notre bonne ville qui s'étendait au-delà de l'actuelle Bastide avant le pasage du Prince noir en 1355. Eh ! bien, vous n'aurez rien... Non pas que nos chers historiens locaux ou scientifiques n'aient pas souhaité me faire partager leurs travaux, mais plutôt qu'il n'existe aucun rapport de fouille sur ces sites. Et pour cause...

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Inauguration du parking souterrain Chénier en 1988

Aux dires des archéologues que j'ai contactés, les engins de chantier ont décaissé le square Chénier sans qu'au préalable la mairie de l'époque n'ait fait appel à l'archéologie préventive. Selon eux, la municipalité aurait réfusé de financer le chantier de fouille. Ainsi, c'est tout un pan de l'histoire carcassonnaise qui n'a pas pu être étudié sur ce site ; un ancien cimetière de la ville.

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Comme si cela ne suffisait pas, deux ans plus tard la construction du parking des Jacobins sera menée de la même façon. Quand les archéologues sont arrivés, les pelleteuses avaient déjà décaissé le terrain. La ville n'avait toujours pas voulu financer les fouilles. Résultat... Seuls quelques clichés montreront des strates dans un sol rougi laissant penser qu'il pourrait s'agir de témoins de l'incendie de 1355, déclenché par le Prince noir lors de son passage. Autrement dit, la ville s'étendait au-delà des murs de la Bastide St-Louis que nous connaissons aujourd'hui. On ne saura rien de ce qui se trouvait à cet endroit. Faut-il parler également de la construction du parking souterrain de l'hôtel des trois courronnes en 1993 ?

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01/12/2014

L'exception Carcassonnaise qui confime la règle...

Il eut été judicieux voire normal en ce centenaire de la Grande guerre, que Carcassonne consacrât une exposition au caricaturiste Carcassonnais Pierre Dantoine (1884-1955). Ce dernier réalisa un grand nombre de croquis légendés en occitan, mettant en scène d'une manière humoristique les poilus. Ils furent même compilés et imprimés dans un recueil ayant pour titre :

La guerre vue par Dantoine

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Eh ! bien, non... À Carcassonne, on passa à côté du souvenir de Dantoine en cette période de commémorations. Cela aurait pu être enfin l'occasion d'apposer une plaque sur son ancienne demeure de l'avenue Arthur Mullot. Ce pays a t-il la mémoire culturelle sélective ? Rendons tout de même à Jean-Pierre Piniès le bénéfice d'avoir réalisé il y a quelques années, un livre sur Dantoine.

À Castres...

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Nos voisins Castrais ont organisé, eux, une exposition des dessins de Pierre Dantoine au Musée Jean Jaurès entre le 2 octobre et le 29 novembre dernier. Franchement, nos édiles Carcassonnais n'ont-ils pas honte ?

Pas si étonnant que cela puisque dans un autre domaine, les sénatus-consultes avaient entériné qu'il n'y aurait pas de fêtes en l'honneur du 800e anniversaire de la naissance de Saint-Louis à Carcassonne. Ceci afin de ne pas heurter les occitanistes locaux qui conservent une haine historique et féroce contre lui. Débaptisons alors, la Bastide qui porte son nom ! Tiens, pourquoi donc la rue de la gare porte t-elle le nom (Clémenceau) de celui qui envoya la troupe contre les viticulteurs de 1907 ? À défaut de Carcassonne, les commémorations de Saint-Louis ont été accueillies par Aigues-Mortes. Comble d'ironie, Mgr Planet l'évêque de notre bonne cité, dut se rendre là-bas où lui furent remises les clés de la ville fortifiée en sa qualité de citoyen d'honneur. Autre présence bien remarquée, celle du Duc d'Anjou l'héritier des Capétiens et prétendant à la courronne de France. De tout cela Carcassonne n'en a pas voulu ! En échange, nous avons une belle exposition "Villes médiévales" à la chapelle des Dominicains, inaugurée seulement en présence du gratin de la ville, sur carton nominatif d'invitation.

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À Aigues-Mortes, chacun a pu croiser librement, s'il considère comme moi que célébrer l'histoire de France ce n'est pas célébrer la monarchie, un aréopage de hautes personnalités dont Carcassonne aurait pu s'énorgueillir. Notons au passage que l'ensemble de la cité était aux couleurs du Moyen-âge et animée par des chants et danses de nos troubadours occitans. Sans aucun esprit de revanche...

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Mgr le Duc d'Anjou à Aigues-Mortes

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