07/11/2014

Les premiers téléviseurs de chez Chiambaretta

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Les jeunes retraités et les plus agés d'entre eux doivent se souvenir des premiers téléviseurs en vente chez Chiambaretta, place Carnot. La marque Ducretet-Thomson était en évidence dans la vitrine et pour avoir la chance de capter la première chaîne, il fallait débourser un peu d'argent.

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Les établissements Chiambaretta sur la place Carnot (actuellement, Briocherie Arpin), avaient été fondés par Emile Chiambaretta en 1922 initialement dans la rue de Verdun. L'activité a cessé en 1979.

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Dans l'arrière boutique de chez Chiambaretta sur la place Carnot, on ne manquait pas de Frigidaires et de postes de radio. On pouvait se payer à crédit un poste Radiola avec un premier acompte de 1500 francs, puis 1000 francs par mois.

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Emile Chiambaretta assurait également les sonorisations publiques dans le département, à bicyclette...

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Ou bien, avec cette estafette que ne manque pas de charme

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A ses débuts, Emile Chiambaretta vendait des postes de TSF

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28/10/2014

La station service Bosch

Il était une fois une petite station service tenue par Marthe et Raymond Bosch vers 1947. Elle était située sur l'avenue Arthur Mullot, juste avant le pont neuf et à gauche en allant vers Narbonne.

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Marthe, Constance et Raymond Bosch devant leur station service

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Les pompes distribuaient de l'essence de la CIP (Compagnie Internationale de pétrole)

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Voici un ancien bidon d'essence de la CIP datant de 1935. A cette époque on vendait l'essence dans des jéricanes. Le logo de la CIP était formé par des ancres de marine.

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Une vue de la station service prise depuis l'avenue avec l'enseigne

Motricine

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Affiche

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Un triste jour où Marthe Bosch descendait à bicyclette l'avenue du général Leclerc, elle fut percutuée par l'arrière par un camion de transport Batut. La petite Constance perdait ainsi sa pauvre maman dans des circonstances bien injustes. La famille fut expulsée de la station service et retrouva même ses meubles sur le trottoir. Fort heureusement, il y eut de la solidarité et on leur trouva un logement. Ainsi s'acheva la petite station Bosch de l'avenue Arthur Mullot.

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Le photographe Fichot est installé dans les anciens locaux de la station service aujourd'hui.

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26/09/2014

La route minervoise, la belle ombragée (7)

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La graineterie de Denis Ferval reprise à M. Alessandri après la première guerre mondiale, se trouvait au numéro 16 de la route minervoise. Elle fournissait les maraîchers et les fleuristes de la plaine Saint-Nazaire, aujourd'hui le quartier de la la Prade. C'était à cette époque le grenier de Carcassonne. L'activité de ce commerce prit fin en 1978.

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L'ancienne graineterie Ferval en 2014

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11/08/2014

Le Grand Hôtel Terminus a cent ans depuis le 24 juin 2014

Il n'y aura pas de pétards, de feux de Bengale ou de banquet pour fêter le centenaire de l'illustre hôtel qui fit jadis, la belle réputation de l'accueil touristique de notre ville. Qu'importe! Nous ne sommes pas en 1914 et les temps ne sont plus hélas à la nostalgie, mais à une économie qui se contrefiche de l'histoire locale... En 1857, le chemin de fer arrive à Carcassonne. Hôtels et restaurants se développent alors autour de la gare pour donner le meilleur accueil aux voyageurs séjournant dans Carcassonne.

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Le Grand hôtel Saint-Jean Baptiste situé en face du Jardin des plantes, actuel square Chénier, est le plus important de toute de la ville. Au début du XXe siècle, son état le qualifie de "refuge minable". Il est décidé en 1912 de le raser avec les maisons environnantes. Parmi elles, deux commerces:

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Le salon de coiffure Cassagneau

© Claude Marquié

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Les chaussures Fidel Perxachs, en face de la Rotonde

© Jacques Blanco

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Le banquier Paul Motte associé à MM. Béteille et Beauquier décident de construire en lieu et place, un hôtel de grand standing bénéficiant de tout le confort moderne.

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Les dessins et les plans du nouvel hôtel sont confiés à l'architecte Florentin Belin.

© Martial Andrieu

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Plan des caves et fondations

© Martial Andrieu

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Florentin Belin, né en 1874 à Nîmes

© Pierre Canavy (C. Marquié)

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350 ouvriers de tous les corps de métiers, participent pendant une année à l'édification du bâtiment. Le jeudi 23 mars 1914, un grand banquet est organisé pour fêter l'achèvement des travaux de gros oeuvre, au milieu des entrepreneurs et des ouvriers. Sur les nappes, des oranges et des barils de vin.

"Lorsque la blanquette eut moussé dans les verres, M. Motte, président de la Société du Terminus-Cité, porta la santé de ses convives qu'il félicita pour leur énergie, de leur dévouement et de leur esprit de discipline. L'un des contre-maîtres, au nom du personnel ouvrier, remercia les dirigeants de la socité du bel exemple de fraternité et de solidarité qu'ils venaient de donner. Après que le président du conseil d'administration de la socité eût éloquemment distribué l'éloge que nul ne méritait mieux que l'architecte distingué du Terminus, M. Belin, M. Laguille, rédacteur au Petit Méridional, délégué par le syndicat de la presse, en termes choisis, loua la société de la belle initiative, aujourd'hui couronnée du succès, qu'elle audacieusement prise à Carcassonne, pour le plus grand profit des intérêts collectifs."

© L'intérêt général (Organe du Syndicat d'initiative/ Mai 1914)

Après les applaudissements, on tira du haut du bâtiment des feux de Bengale dans l'allégresse générale.

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Le Grand Hôtel Terminus est livré en juin 1914 et les Carcassonnais sont impressionnés par les dimension du bâtiment: 2500 m2 sur quatre niveaux. L'ensemble des chambres bénéficient de l'électricité, du chauffage central au charbon et de l'eau chaude. Sur le toit, un réservoir d'eau de 10 000 m3 qui sera détruit dans les années 1930. Les clients profitent également d'un garage automobile, d'un salon de coiffure, d'un grand café, d'une salle de spectacle de 800 places (actuel cinéma Le Colisée) et d'un jardin d'hiver. La gestion est confiée à MM. Jagmet et Pons.

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L'étiquette des bagages de l'hôtel Terminus

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Le grand hall

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La salle du grand café

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Le salon de lecture

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Le petit salon

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La salle de bain d'une chambre

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Le Grand Hôtel Terminus dans les années 1920-1930 tenu par MM. Ginet et Sauvage

© Martial Andrieu

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20/06/2014

La pharmacie Taillefer

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La pharmacie Taillefer faisait partie d'une des plus anciennes officines de Carcassonne; on la retrouve dès 1904 sur les annuaires. Les numéros des rues évoluèrent avec le temps. Pas étonnant donc, si on la trouve successivement aux 41, 37 puis 39 de l'actuelle rue G. Clémenceau.

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Ci-dessus, un garde ordonnance offert par la pharmacie, vantant les mérites digestifs du Grain d'Evian.

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A. Taillefer et ses employés posent devant la devanture

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C'est là, sur l'emplacement de ce magasin d'optique que se trouvait la pharmacie. Remarquez la ferronerie sur l'imposte de la porte, elle n'a pas changée. Si je ne dis pas de bêtise, il me semble que cette officine a déménagé depuis peu devant le cinéma "Le Colisée", Bd Sarraut.

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19/06/2014

La corseterie Bover

La maison Bover est fondée en 1889 dans la Grand rue (actuelle rue de Verdun) par deux soeurs. La boutique au nom évocateur "A la taille élégante" vend des corsets sur mesure et des jupons. Nous sommes encore bien loin des jupes de Coco Chanel...

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Le corset est un sous-vêtement qui sera porté par les femmes jusqu'au début du XXe siècle. Il affinait la taille tout en maintenant la poitrine. Il faut noter qu'à cette époque les canons de la beauté étaient tout en rondeur. La belle femme devait avoir des formes; de nos jours c'est plutôt l'inverse. Les corsetières fabriquaient bien entendu ces sous-vêtements, après avoir pris les mesures des clientes dans l'arrière-boutique. Ils se laçaient dans le dos en s'ajustant en fonction du serrage, si bien que certaines élégantes sont mortes suite à une perforation costale pour avoir voulu trop affiner leurs tailles.

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Sur l'annuaire de l'Aude de 1904, on retrouve la boutique Bover dans la rue du Marché (rue Armagnac). Peut-être est-ce une erreur ou un déménagement, car c'est au numéro 29 (aujourd'hui 35) de la rue de la gare qu'elles s'établiront ensuite (photo ci-dessus).

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Les héritiers de la famille reprendront l'affaire jusqu'à la fin des années 80.

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L'ancienne maison Bover en 2013 à côté de la librairie Breithaup-Cariven

Merci à Madame et monsieur Martinet

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