15/10/2015

La maréchalerie Picheric

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Le grand-père de notre ami Richard Picheric, actuel patron du café Saillan, était Maréchal-Ferrant dans la rue du Port depuis la fin de la Grande guerre jusqu'au années 1960 environ. Pierre Picheric sur cette photo (au centre) dans les années 1930 avait repris la maréchalerie Planques. Juste au dessus, on voit la maréchalerie Caussidéry, successeur de M. Fabre au n°67.

En 1897, Carcassonne comptait 12 Maréchaux-ferrants

Andrieu (67 bis, rue Trivalle),

Avezat Guillaume (3, rue des Champs),

Bazès (32, allée d'Iéna),

Bauzil Marc (107, rue Barbacane),

Caussidéry (40, route de Limoux), Fabre (rue du Port),

Gayraud Aubin (160, rue Barbacane),

Gayraud Jean et Julien (47 bis, route de Toulouse),

Laffon (39, rue du Pont vieux),

Mathieu François (58, rue du marché),

Roger (18, boulevard du Canal),

Sauzel (14 et 15, rue des Calquières)

En 1934, ils n'étaient plus que 10

Barès (17, allée d'Iéna),

Bonnet (67, rue du marché),

Boyer (40, rue du Pont vieux),

Caussidéry (67, rue du port),

Gayraud (rue Barbacane),

Mathieu (67, rue du marché),

Picheric (65, rue du port),

Roger (12, boulevard du canal),

Sauzel, Verger (rue du pont vieux)

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Après la seconde guerre mondiale, la rue du Port prit le nom d'Antoine Armagnac, chef du maquis de Trassanel. La circulation des véhicules avait été rendue très difficiles par les restrictions en carburant entre 1940 et 1945 et la pénurie perdura encore quelques années. Les travaux des champs se firent encore grâce aux chevaux de trait avant que la mécanisation ne vienne mettre un terme à cet usage ancestral.

Ainsi en 1965, la ville de Carcassonne ne comptait plus que quatre Maréchaux-ferrants:

Barès (17, allée d'Iéna),

Cambon à Grèzes,

Picheric (65, rue Armagnac),

Roger (12, boulevard de Varsovie)

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La maréchalerie de Pierre Picheric aujourd'hui au 65, rue Armagnac

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09/10/2015

La pharmacie Sarcos, place Carnot

La pharmacie Sarcos est sans doute la plus ancienne officine de la ville, dans la même famille depuis plus d'un siècle. 

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Osmin Sarcos, né le 13 octobre 1869 à Hagetmau (Landes), commence ses études pharmaceutiques par un stage officinal dans la pharmacie Olmières située 48 rue de la gare à Carcassonne. Après l'obtention de son diplôme, il revient dans la capitale audoise où il fonde son officine au 10 de la rue de la gare.

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Elle sera déplacée au début du XXe siècle, 22 place Carnot.

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Osmin Sarcos, en blouse blanche, adossé à la guérite du vendeur de journaux sur la place Carnot. Il a également exercé le mandat de conseiller municipal chargé des problèmes d'hygiène. Il est décédé le 3 septembre 1929.

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La pharmacie actuellement 9, place Carnot

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© chroniques de Carcassonne

Elle possède une sortie dans la rue de l'Aigle d'or qui est restée dans son jus d'autrefois

Sources

Dictionnaire des fondateurs de la société d'histoire de la pharmacie

(Guy Devaux)

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05/10/2015

Marius Authier et son fidèle destrier

C'est d'abord l'histoire d'une famille de maraîchers qui cultivait deux ou trois hectares à la plaine Mayrevieille au début du vingtième siècle et que la grande guerre ne va pas épargner. Les Assens vivaient chichement mais heureux avant 1914; un hectare pour la production maraîchère et les autres pour l'alimentation des chevaux et autres cochons. Des trois garçons capables de travailler la terre, un seul reviendra de cette fichue guerre obligeant pendant et après le conflit  leurs soeurs à remplacer le labeur des hommes. Dans cette fratrie, seule Madeleine percera le coeur et trouvera l'amour d'un homme vaillant mais atypique: Marius Authier.

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Marius Authier n'était pas destiné au jardinage car lui, c'était plutôt la pierre. En s'installant dans le quartier des capucins, il va néanmoins reprendre le flambeau de sa belle famille.

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Entre 1950 et 1975, Marius Authier allait qu'il pleuve ou qu'il vente, vendre sa production sur le marché sur sa jardinière tirée par Pompon. Ce maraîcher poète commandait son cheval à la voix et il lui arrivait parfois de devoir dresser un constat à l'amiable, avec un automobiliste dans les rues de Carcassonne.

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Après 1975, un incendie dans une grange de la ferme des capucins ravagea l'attelage nommé La jardinière. Marius Authier la remplaça par un camion qu'il fit tirer par son jument Marquise. Oui, car cet attelage s'appelle ainsi et donna le nom aux engins à moteur entourés de ferrailles que l'on trouve sur nos routes. A l'arrivée de Marius en ville, les policiers bloquaient le centre pour libérer la passage. L'attelage heurtant parfois les véhicules en stationnement, Marius dut se résoudre à l'abandonner au début des années 1980.

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Madeleine Assens épouse Authier, vendait ses légumes sur le marché de la place Carnot

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Pour élargir leurs revenus, Madeleine faisait venir des chrysanthèmes qu'elle vendait pour la toussaint. Marius s'en est allé à la fin des années 1980 et avec lui s'acheva l'épopée du maraîcher-poète....

Crédit photos

Albert Authier

Cicérone

Jacques Blanco

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01/10/2015

La famille Noubel, c'est plus d'un siècle dans le meuble à Carcassonne

Guillaume Noubel fonde vers 1880 un magasin de meuble dans ce qu'on appelait autrefois "la Grand-rue" à Carcassonne, actuellement rue de Verdun. Ce petit commerce deviendra au fil des acquisitions foncières, la Grande maison Noubel. Trois générations après Guillaume et Gaston - son fils - c'est Guy qui arrive aux affaires.

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Il rallie Mobilier de France en 1975 en devenant franchisé. Les meubles fabriqués sous cette enseigne provenaient en majeure partie de la production nationale.

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Le magasin dans les années 1980

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Les meubles Noubel ont quitté le centre-ville depuis plus de 20 ans. L'immeuble acheté par la ville pour y faire une médiathèque qui ne se fera pas, sera revendu à un promoteur immobilier. C'est aujourd'hui un magasin des arts de la table.

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L'originalité de ce magasin de cœur de ville résidait dans l'architecture de ses vitrines en verre cintré et galbé dont le milieu se situait à plus ou moins 1,5 m de hauteur, ce qui correspondait à cette époque à la vision de la femme Française selon les normes du fabriquant Saint-Gobin. La façade avait été transformée par Gaston Noubel sur les conseils de l'architecte Paul Enderlin.

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Madame Noubel réalisait des vitrines magnifiques. Il s'agit ici du Petit poucet d'après le conte de Charles Perrault.

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La belle au bois dormant

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© Chroniques de Carcassonne

Pendant longtemps on a pu apercevoir cette publicité en haut de la rue de Verdun. Elle a été récemment recouverte par un bel enduit lors de la rénovation de la façade.

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Sur ce site étaient employés une quinzaine de collaborateurs selon un modèle d'entreprise familiale, jusqu'aux années 90 avec la fermeture du magasin et départ en retraite du dirigeant Guy Noubel.

 À gauche, il y a Élisabeth et Guy Noubel avec des lunettes a monture noire. On aperçoit Marc au-dessus de son épaule gauche. Le 2e en partant de la droite est gilles Noubel et la plus jeune devant, avec les cheveux longs c'est Anne. Les autres personnes sont le personnel du magasin. Il s'agissait d'une fête pour la remise de médailles du travail aux plus âgés. 

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  Marc Noubel (fils de Guy)  ouvrira un magasin de meubles et plus largement de produits d'équipement de la maison dans l'enceinte de Cité 2 premier hypermarché de la ville dès 1972 et sous enseigne MOBIS (Filiale de Mobilier de France).

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L'avenir de l'entreprise passe alors pas l'adhésion à l'enseigne BUT, toujours en franchise et au travers de trois emplacements différents à savoir dès la fin de Cité 2, sur la RN113 entre Trèbes et Carcassonne, par la suite route de Toulouse dans la zone commerciale de Félines et enfin aujourd'hui au cœur même de la zone commerciale de la Ferraudière. C'est aujourd'hui le dernier des Noubel, Guillaume (fils de Marc) qui préside à la destinée d'une affaire familiale qui garde encore son nom dans les pages de son bilan.

Un grand merci à Anne et Marc Noubel pour leur disponibilité et leur gentillesse.

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18/09/2015

Les chaussures Bellan

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Jean Bellan né le 22 avril 1846 dans la Haute-Garonne, cordonnier ayant fait le tour de France des compagnons du devoir, s'installe à Carcassonne. Il épouse en 1883 Marie Rosalie Bonnaure, née Brennac, qui est brodeuse de son état. De ce mariage naîtront sept enfants: Georges (1885, décédé à la naissance), Henri (1886), Paul (1888), Jeanne (1890), Charles (1892), Jean (1894) et André (1896). Jean Bellan fonde en 1888 une cordonnerie à l'angle de la place Carnot, de la rue de la gare et de la rue de l'Aigle d'or, qui deviendra après la grande guerre un magasin de chaussures fabriquées à Romans (Drome).

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Les deux enfants André et Henri reprendont l'affaire de leur père, mais dans les années 1930 le magasin changera d'aspect extérieur. On y vendait des chaussures de qualité pour hommes, femmes et enfants aux pieds sensibles. L'activité s'est définitivement arrêtée en 1972. A ma connaissance, la maison Galy est l'unique et le plus ancien magasin de chaussures encore en activité dans Carcassonne.

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La famille Bellan en 1952

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Aujourd'hui, en 2015

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11/09/2015

À la recherche des commerces disparus de la Bastide (3)...

Le grand café Not

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Le grand café Not, place Carnot. De mémoire de Carcassonnais c'était le plus beau de la ville ; le rendez-vous des négociants en vins et autres notables. À l'étage se trouvait une salle de billard français. Peu avouable, pendant la guerre c'était aussi le café des miliciens... C'est maintenant, une banque.

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La quincaillerie Cuin

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Fondée en 1793 par Paul Cuin, cette quincaillerie ferma ses portes en 1995 après six générations se succédant aux affaires. 

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Chaussures Alary

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Les chaussures Cendrillon, commerce fondé par la famille Alary à l'angle de la rue de la liberté. Jean Alary fut nommé à la tête du théâtre municipal et du Festival de la Cité. C'est aujourd'hui un magasin de vêtements.

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Le grand café glacier

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On a du mal à imaginer le café Mialhe aujourd'hui... Pourtant, il resta pendant de nombreuses années l'établissement des réfugiés espagnols ayant fui le Franquisme. Il a été détruit dans les années 80 afin de construire l'actuelle maison de retraite Montmorency, boulevard du commandant Roumens.

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La chapellerie Blain

commerces

Initialement place Carnot, numéro 29, la chapellerie Blain reprend au XIXe siècle l'affaire de la maison Saint-Lézin. Elle s'installe en 1928 dans la rue de Verdun et vend les feutres et autres chapeaux de la manufacture d'Espéraza. Les vieux Carcassonnais se souviennent encore de l'immense haut de forme au-dessus du magasin. Celui-ci est englobé désormais dans la librairie Majuscule.

commerces

La cordonnerie Audouy

commerces

Tout commence avec Jean Auguste Audouy qui s'installe comme cordonnier au 75 de la rue de la mairie en 1890. A la même adresse son fils, Adrien, prendra sa succession comme cordonnier et bottier (il confectionnait des chaussures sur mesures). Ses enfants ne poursuivront pas la même voie. En revanche sa soeur, Marguerite Augustine épousera... Je vous le donne en mille! Un cordonnier nommé Octave Galy qui s'installera dans un petit magasin à côté de l'actuelle crêperie de la rue Courtejaire. Leur enfant, Georges Galy, bien connu des carcassonnais vendait des chaussures dans la même rue (magasin fermé à côté de France Loisirs). Désormais, c'est William qui assure la relève d'une histoire familiale de chausseurs carcassonnais, dans la rue Victor Hugo.

Le café des Américains

commerces

Ancien café Durand depuis 1896, il devient ensuite Café des Américains sous la direction de M. Puissant. Dans les années 50, cet établissement jouit d'une mauvaise réputation en raison des bagarres entre militaires du régiment Indochinois en garnison à la caserne Laperrine. Il était situé au 33, boulevard Barbès.

commerces

Épicerie L. Canavy

commerces

L'épicerie Louis Canavy, rue de Verdun. Sa construction dans les années 30 fut un sujet de polémique. En effet, la municipalité Tomey donna l'autorisation de bâtir légèrement en retrait de l'alignement de la rue. Ce fut perçu comme un passe-droit... C'est l'un des rares bâtiments Art-déco de la Bastide, occupé aujourd'hui par une boulangerie.

commerces

La boucherie Rigaudis

commerces

Chez Rigaudis, on était boucher depuis des générations. Émile et Henriette (ci-dessus) devant leur boucherie, à l'angle des rues Victor Hugo et Tomey. Après la guerre, ils ont acheté le domaine d'Auriac et transformé en hôtellerie de luxe.

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Mayol, primeurs

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Barthélemy Mayol créa ce commence de vente de fruits et légumes, 31 rue Chartran. Georges, son petit-fils reprit l'affaire jusqu'au milieu des années 90. Ce magasin est aujourd'hui à l'abandon et l'ensemble du bâtiment menace de s'écrouler.

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La patisserie Gau

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Célestin Gau, ancien chef pâtissier de l'hôtel de Paris à Monaco, installe son commerce dans la rue Clémenceau en 1928. Neuf ans plus tard, il trouve la mort dans un accident de voiture avec son épouse du côté d'Alet-les-bains. Ils sont inhumés au cimetière Saint-Vincent. Son beau-frère, Émile Galinier reprendra l'affaire jusqu'en 1975, puis Jacques Galinier. L'activité cessa en 2003. L'ensemble de la façade avait été conçue en marbre rose d'Italie. Rien n'a été conservé par l'acquéreur qui a suivi, avant qu'aujourd'hui la somptueuse pâtisserie ne devienne une belle friche... La boutique ci-dessous a fermé depuis plus d'un an.

commerces

La bijouterie Mary

commerces

La bijouterie Mary, 40 rue de la gare. 

commerces

Vous pouvez retrouver bien d'autres photographies d'anciens commerces dans mes deux ouvrages

Carcassonne, mémoire en images / Tome 2

Carcassonne, mémoire en images / Tome 3

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