01/11/2015

La chapelle Notre-Dame de la santé et ses trésors

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Notre-Dame de la santé se situe à l'entrée du Pont vieux en direction de la cité. Il s'agit d'une chapelle de dévotion qui communiquait autrefois intérieurement, avec l'hôpital des pélerins de St-Jacques (ancienne maternité). Lorsqu'il y a plus d'une quinzaine d'années on a creusé pour construire le parking de l'hôtel des trois couronnes, les équipes du chantier ont mis au jour bien des choses intéressantes. En premier lieu, les anciens remparts qui ceindaient la ville à cet endroit et des traces de l'incendie, provoqué par le passage du Prince noir. En second lieu, des restes humains inhumés durant l'épisode tragique de la peste.

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© C. Marquié

Le chantier de fouilles en 1992, lors de la construction de l'Hôtel des 3 couronnes

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L'ensemble du bâtiment a été restauré il y a plus d'une dizaine d'années, d'une manière remarquable si l'on en croit le Chanoine Marcel Bories. L'abbé qui y disait la messe en latin tous les dimanches dans la chapelle, est un véritable puits de science en ce qui concerne l'histoire de la ville. Lors de cette réfection ont a enlevé une quantité importante des ex-voto. Il n'en reste qu'un quart; ce qui tend à prouver la ferveur autour du lieu autrefois. La particularité de Notre-Dame de la santé c'est qu'elle est la propriété de l'état, comme la Cathédrale St-Michel, l'église St-Gimer et la Basilique St-Nazaire. Au niveau de la toiture, des pierres de 50x50 comme des tuiles forment la voute sous une chape de plomb.

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L'église a trois représentations de Notre-Dame de la santé: à l'extérieur, au dessus du maître autel et sur le mur latéral droit.

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Cette carte postale du début du XXe siècle, nous montre une chapelle entièrement décorée et peinte. L'humidité a t-elle eue raison de ces décors? Le Maître autel a lui disparu avec l'ensemble des cadélabres.

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Dans une niche sérieusement fermée :

Notre-dame de la santé

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La statue à ses plus beaux jours, richement parée. Là aussi, les vêtements et autres bijoux ont disparu.

Merci à l'abbé Marcel Bories pour son aide

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30/10/2015

Un squelette mis au jour dans un champ à Villalbe

Une découverte archéologique de premier plan a été faite en 2009 et d'une manière fortuite par Florian Sabadie, fils de l'ancien propriétaire du domaine de St-Geniès à Villalbe. Dans un champ à proximité du domaine, il a découvert les restes d'une sépulture médiévale qui gisait là depuis des siècles, dans une tombe anthropomorphe. Avec intelligence, l'inventeur n'a pas détruit le site comme, hélas, beaucoup trop d'agriculteurs l'ont fait par le passé pour se débarrasser d'une encombrante découverte. Il s'est mis en rapport avec l'INRAP de Montpellier puis sur mes conseils, avec des membres de la "Société d'études scientifiques de l'Aude". Ces derniers ont envoyé sur le site M. Jean-Paul Cazes qui a mené des fouilles similaires sur le château de Termes.

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Le squelette dans sa tombe reposait depuis, selon les estimations, le Xe ou XIe siècle.

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Cette poterie a été découverte sous l'aisselle de la défunte. Il s'agirait selon les experts d'une production que l'on estimait être de la fin du Moyen-âge. Or, de récentes découvertes ont permis de les dater autour de l'an mil de notre ère.

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M. Jean-Paul Cazes prend des mesures. Il s'agirait d'une personne de sexe féminin d'une taille d'un mètre et soixante centimètres. L'intégralité du squelette a été dégagée et transportée au dépôt archéologique de Carcassonne. Une étude approfondie a été menée et les conclusions rendues. Nous vous les donnerons très bientôt.

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Nous savions grâce à des textes et à la tradition orale qu'il existait une église avec un cimetière attenant à Villalbe sur le domaine de St-Geniès (voir mes articles sur ce blog). Sur cette photo aérienne prise grâce à Google earth au dessus du site, nous observons une grande masse blanchâtre au sol. Selon mes hypothèses (non scientifiques), on pourrait y voir les contours du cimetière et de l'église du loup. En 1776, il est écrit sur un compoix "Masures de l'esglise et simetière Sainct Genest ditte l'église d'al loup".

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Il ne pourrait s'agir que d'une église romane et tout ceci n'est pour l'instant qu'à mettre au conditionnel...
Villalbe n'a pas finit de livrer ses secrets! Qu'il me soit permis de remercier la famille Sabadie car sans son intérêt pour l'histoire, que seraient devenus ces vestiges archéologiques?  
 
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23/09/2015

Quand Notre-Dame de la Parade veillait sur l'église Saint-Vincent

Dans l'église St-Vincent dont les débuts de la construction remontent à 1247 pour se terminer au XVe siècle, il y a une statue autrefois vénérée par la paroisse.

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Dans une niche pratiquée au nord-ouest du maître autel se trouve Notre-Dame de la Parade. Cette dernière a fait l'objet de toutes les dévotions lors des épidémies de choléra en 1854 et 1884, où des processions furent organisées pour stopper le mal. À la suite de la régression de la maladie, de nombreuses offrandes (ex-voto) vinrent orner la niche dans laquelle elle est placée. L'Impératrice Eugénie lui offrit même un coeur en argent et une croix diamantée. La fête de N-D de la Parade était célébrée le jour de la nativité de la Vierge c'est à dire les 8, 9 et 10 septembre. Cependant, plusieurs hypothèses sont avancées au cours de l'histoire sur l'origine de son nom...

Histoire

Mahul, dans son cartulaire, dit qu'une statue existait dans le mur d'enceinte de la porte de Toulouse et qu'à sa destruction celle-ci vint prendre place dans l'église St-Vincent. Sérieusement mutilée en 1793, le curé Pinel en aurait fait faire une réplique en 1803 qui serait celle que l'on voit aujourd'hui. "Paret" qui en occitan signifie mur, aurait donné son nom à la statue puisqu'elle s'y trouvait précisément, c'est l'opinion populaire défendue par l'Abbé Baichère. Ce dernier était alors membre de la Société des arts et sciences de Carcassonne. La seconde est que le mot parade est la traduction littérale qui signifie: Mère de Dieu (Dei para - Para Dei / Parade); elle avancée par Mahul. La troisième opinion est que parade vient du verbe patois "para" qui signifie protéger, défendre. Cette vierge serait donc celle du secours. Enfin la dernière, défend l'idée selon laquelle il s'agirait de la vierge parée, en patois "Bierjo parado". Dans la mesure où l'on sait que les costumes de la statue n'ont été apposés qu'à partir de 1822 par M. Bataillé, curé de la paroisse jusqu'en 1832, cette opinion n'es pas rationnelle.

Les indulgences
 
 
1. Une indulgence plénière accordée le 30 août 1905, à tous les fidèles qui, s'étant confessés et ayant communié, visitent l'église paroissiale de St-Vincent le 8 septembre, fête de la Nativité de la Sainte Vierge, où l'un des jours de l'octave et y prient pour la concorde des princes chrétiens, l'extirpation des hérésies, la conversion des pécheur et l'exaltation de notre sainte mère l'église. Cette indulgence est applicable aux défunts et a été concédée pour 10 ans.
 
2. Un indulgence de 300 jours qu'on peut gagner une fois par jour en récitant trois Ave maria devant l'image de N-D de la Parade. Elle a été accordée à perpétuité le 13 septembre 1905.
 
3. Une indulgence de 50 jours accordée par Mgr de Beauséjour, évêque de Carcassonne, aux fidèles qui récitent la prière à N-D de la Parade.
 
Cantique
 
 
1. Tous, à Carcassonne, chantons comme au ciel. de notre Madone le nom immortel.
2. Chantons la parade, titre glorieux. Nom cher au malade, cher au malheureux.
3. Notre église est belle, mais nous péférons, Vierge, la chapelle où nous vous prions.4. Le pauvre et le riche tombant à genoux près de votre niche ont recours à vous...
 
Refrain
 
Vierge, nous voici les Carcassonnais
Dont l'ardent amour ne faiblit jamais;
Attirés vers vous par de saints attraits,
Nous venons chanter vos bienfaits.
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La statue de Notre-Dame de la Parade est dans une alcôve sombre... Encore faut-il savoir qu'elle existe. Qui s'offusquera donc de la voir ainsi cachée et dépouillée de ses habits? Où sont donc passées les parures qui ornaient la statue ? Quand on sait qu'un vitrail de l'église se trouve dans l'appartement d'un particulier situé dans la Bastide, plus rien ne doit nous étonner  !

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03/09/2015

Le Saint-Suaire de Carcassonne a t-il enveloppé le corps du Christ ?

Carcassonne est l'une des villes au monde à posséder depuis le XIIIe siècle, une relique en étoffe qui aurait servi à envelopper le corps de Jésus après sa mort. La plus connue d'entre elles, est bien entendu le suaire de Turin. Grâce au travail remarquable de Claude-Marie Robion et de Michelle Fournié, nous en savons davantage sur l'origine, le parcours et la nature de ce linceul.

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Origines

Selon le R.P Bouges et Alphonse Mahul, ce Saint-Suaire aurait été rapporté d'Orient par deux frères Augustins. La date de 1298 que donne le R.P Bouges correspond avec le départ des Occidentaux après la prise de Saint-Jean d'Acre. Elle coïncide également avec la construction à la fin du XIIIe siècle, de la nouvelle église des Augustins. La légende prétend que la relique aurait choisi elle-même Carcassonne puisque les frères ne trouvant pas le chemin de Toulouse où ils souhaitaient la déposer, la laissèrent dans la ville basse. A la fin du XIVe siècle, un nouvel oratoire aurait été bâti dans le couvent des Augustins pour le Saint-Suaire. Il concurrence celui de Cadouin, déposé à Toulouse.

Le procès

En 1403, les moines cisterciens de Cadouin intentent un procès pour récupérer le suaire de Carcassonne. Ils prétendent qu'il est une partie de celui de Cadouin, dérobé par les R.P Augustins et demandent la destruction de l'oratoire de Carcassonne et la restitution des émoluments. En fait, le suaire des Augustins concurrence directement celui conservé à Toulouse dans le collège Saint-Bernard. Les deux rapportent des offrandes grâce aux miracles qu'ils produisent et dûment constatés. Le 12 novembre 1403, le pape Benoît XIII remet le suaire comme possession des Augustins, avec défense aux abbés de Cadouin d'intervenir contre eux à l'avenir. Le jugement est signifié le 13 décembre 1403. Un jugement royal de Charles VI va dans le même sens, le 22 mars 1404.

Les miracles

Onze miracles début 1403 et quarante-sept fin à la fin de cette année, on été constatés d'official du diocèse d'après le procès. 

"Le père Bouges en détaille quatre : celui d'Isabeau Albumen, trente ans, qui accablée de douleurs n'avait pu parler pendant quinze jours ; elle réussit à parler à la suite d'un voeu au suaire de Carcassonne ; ayant comparu devant l'official, elle dit croire que ce suaire était un de ceux qui enveloppèrent le corps du Christ. Elle en avait entendu parler par Flore, épouse de Pierre Brungerie qui avait été guérie d'une maladie aux yeux dont il a souffert pendant quinze ans. Jeanne Marini, elle, a été affectée d'une fluxion aux yeux pendant huit mois ; du miracle dont a bénéficié Paul Tussens, un chanoine de la cathédrale, et de sept autres miracles nous ne saurons rien. (Michelle Fournié)

L'ensemble de ces miracles a fortifié le culte au suaire de Carcassonne. La confrérie fondée peu avant 1397 s'étend à la fin du Moyen-âge au Languedoc, Catalogne, Aragon, Royaume de Navarre, Royaume de Valence. Les ostentions attirent près de 10 000 pèlerins.

Après une période de déclin aux XVIIe et XVIIIe siècles, le suaire est solennellement transporté à l’hôpital en 1791. Les ostensions, très rémunératrices, se poursuivent pendant tout le XIXe siècle. Confié à un notaire de la ville en 1795, le suaire est restitué à l’évêque en 1802 et réintègre la chapelle de l’hôpital en 1803. Au début du XXe siècle, il est transféré dans une chapelle de l’église Saint-Michel devenue cathédrale. Le culte s’interrompt de manière progressive et sans ordonnance épiscopale. 

Les doutes

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Le suaire de Carcassonne

 

Après que l'on a finalement désigné le suaire de Cadouin comme étant un manteau médiéval fabriqué vers 1100 en Égypte pour un émir arabe, les doutes se lèvent au sein de l'évêché de l'Aude sur l'origine de celui de Carcassonne dans les années 1930. En 1970, le linceul est transféré dans le trésor de la cathédrale Saint-Michel. En 1991, une datation au carbone 14 réalisée par un laboratoire de l'université d'Oxford, révèle qu'il s'agit d'un tissu de la fin du XIIIe siècle. 

Note du blog

 Comme pour les suaires de Cadouin ou de Turin, il n'y eut pas de miracle ; la science a parlé. Il n'en demeure pas moins que pour les deux derniers cités, la dévotion et la curiosité attirent encore des milliers de visiteurs. Ils sont exposés à la vue du public sinon comme des objets de culte, tout du moins comme des instruments de légende et d'histoires. À Carcassonne, c'est tout à fait différent. Le suaire est enfermé à double tour dans une commode de la sacristie de la cathédrale Saint-Michel. L'abbé refuserait systématiquement à toute personne de le voir, prétextant qu'il s'agit d'un objet de culte. Le carbone 14 a surtout révélé qu'il s'agissait d'un objet historique. D'après mes sources, ce linceul est la propriété de l'état puisqu'il se trouve dans la cathédrale.

Pourquoi donc Carcassonne se priverait-elle de la manne touristique, qui pourrait découler de l'exposition dans une vitrine de ce tissu ? À Cadouin (Dordogne), c'est un fac-similé du suaire qui est exposé pour ne pas altérer l'original. Avec quelques oboles laissées à la discrétion des visiteurs, l'évêché pourrait même envisager de financer la restauration de l'église des Carmes. Voilà donc une suggestion que je laisse à votre jugement...

Sources

Le Saint suaire de Carcassonne au Moyen-âge / Michelle Fournié/ Bull. SESA. Tome 110. 2011

Une relique dans la ville / Claude-Marie Robion/ Bull.SESA. Id

sanctuaires.coldev.org

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11/07/2015

Les fêtes jubilaires de Mgr de Beauséjour, le 20 avril 1927

Paul-Félix Beuvain de Beauséjour

(1839-1930)

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est nommé le 13 mai 1902, évêque du diocèse de Carcassonne, après le décés de Mgr Billard. Né à Vesoul (Haute-Saône) le 5 avril 1839, il est ordonné prêtre le 6 janvier 1863 et devient curé de Luxeuil. C'est un éclésiastique très érudit ; il enseigne au lycée Saint-François Xavier de Besançon et écrit plusieurs ouvarges en sa qualité de membre de l'Académie des belles lettres et arts de Besançon.

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Armes de Mgr de Beauséjour

D'azur au sautoir d'or, accompagné de quatre étoiles de même et chargé en coeur de gueules passant.

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Contrairement à son prédécesseur, le nouvel évêque de Carcassonne représente la ligne rigoriste de l'église. Il s'avère droit et brutal quand il s'agit de tenter de dénouer l'affaire de Rennes-le-château dans laquelle Mgr Billard et l'abbé Saunière avaient trouvé quelques intérêts à s'entendre. Beauséjour ira jusqu'à accusé ce dernier d'avoir détourné les biens de la quête et instruira un procès contre lui.

Les fêtes jubilaires

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Le 20 avril 1927, le diocèse de Carcassonne célèbre les noces de diamant sacerdotales et les noces de diamant épiscopales de Mgr de Beauséjour en la cathédrale Saint-Michel

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Tout ce que Carcassonne compte de catholiques se masse sur le parcours de la procession, en direction de la cathédrale Saint-Michel. Les photographies ci-dessus et ci-dessous ont été prises par le studio Charles, depuis la rue du marché (Rue Tomey).

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On ne peut bien étudier la sociologie actuelle de notre ville, sans comprendre que les affrontements de la fin du XIXe siècle entre les catholiques fervents et les laïcs sur fond de séparation de l'église et de l'état ont laissé des traces. Citons pour exemple, les manifestations et les heurs contre l'explusion des moines du couvent des capucins en 1903. Carcassonne la bourgeoise, contrairement à Narbonne la laborieuse, a un passé très ancré dans la tradition religieuse. Pas étonnant donc, qu'au moment des élections municipales deux visions de la société s'affrontent avec véhémence. Dans ce grand village audois, les familles se reconnaissent entre-elles et poursuivent des buts communs dans les domaines économiques ou sociologiques soit qu'elles soient de culture religieuse ou laïque.

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13/03/2015

Le campanile de la rue de Verdun

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Contre les halles et la Médiathèque Grain d'aile, dans la rue de Verdun se trouve le clocher de

Notre Dame de l'Officialité.

Il a été préservé après la destruction de l'église et des bâtiments en 1760. J'ai le plaisir de vous présenter ci-dessous une vue inédite de la cloche que j'ai prise moi-même.

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Après 1760 on y installa l'horloge de la ville et cette cloche, fondue en 1595. Il s'agit de la plus ancienne de la ville de Carcassonne.

Le campanile est toujours là, mais qu'en est-il du fléau de la grande balance qui était scellée dans un angle des halles ? C'était un objet qui symbolisait bien l'ancien usage de ce lieu. Remarquable par sa taille et son état, aujourd'hui il a disparu. Au mieux dans un des entrepôts de la mairie au pire parti à la féraille.

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Au milieu, on distingue encore la date: 1595

On pourra interroger M. Claude Seyte pour obtenir davantage de précisions. Le carillonneur de Saint-Vincent est l'auteur d'un ouvrage très documenté sur les cloches du département de l'Aude.

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