03/03/2014

Le chantier de restauration de la basilique St-Nazaire

Depuis plusieurs mois, les travaux de restaurations des couvertures de chapelles latérales de la basilique Saint-Nazaire et Saint-Celse ont débutés. La lenteur de ce projet a se mettre en place avait été une des raisons pour lesquelles, j'avais lancé une pétition dénonçant l'abandon de la Cité. Aujourd'hui, je vous propose de vous plonger au coeur de ce chantier; à plus de 20 mètres au dessus du sol. Je dois ces photographies à un ouvrier travaillant sur place et qui a eu l'amabilité de me les transmettre.

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Le château comtal depuis les toits de St-Nazaire

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La flèche de la basilique

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Une gouttière en plomb

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Au dessous la Rosace

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Au plus près de la rosace

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La place Pierre Pont depuis les toits de la basilique

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Remplacement de pierres taillées au pied de la flèche

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Gargouilles

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La couverture au dessus des chapelles

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La tour de St-Nazaire où depuis des années les gargouilles sont retenues par des cables afin de ne pas chuter sur la tête des passants.

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Une vue sur le Grand théâtre

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27/02/2014

L'église Notre-Dame de Grazailles

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L'église Notre-Dame de Grazailles est blottie dans un coin du quartier de Grazailles, rue Salvador Allende. On aperçoit uniquement son clocher depuis le boulevard Léon Blum, avec ses trois cloches: Marcelle (do), Marie-Rose (ré) et Simone (fa). Elles proviennent de la ville de Rouiba en Algérie. Source: Henri Alaux/ Quartiers et faubourgs au fil du temps/ pp.75

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L'église a été inaugurée le 22 octobre 1978. Nous voyons ci-dessus la pose de la première pierre en présence de Mgr Pierre-Marie Puech, Abbé Maurice Vidal, Abbé André Mazières, Abbé Georges Rieu.

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10/02/2014

La chapelle Saint-Charles, avenue Jean Moulin

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La chapelle Saint-Charles en bordure de l'avenue Jean Moulin, a été inaugurée et bénie par Mgr Despierre le 2 février 1991. C'est grâce au don de madame Huget qu'elle put sortir de terre. A la mort de son époux, elle lèguera le terrain à l'évêché afin d'y faire bâtir une chapelle. Le projet mit du temps à se réaliser en raison du manque de financements, mais un arrangement fut trouvé avec M. Rodrigo, entrepreneur du bâtiment. En échange d'une partie du terrain, il construisit ce lieu de culte d'une surface de 90 m2 et un logement de fonction pour le prêtre de type 3. Sur le reste de la pacelle M. Rodrigo fit bâtir une douzaine de logements.

L'homélie de Mgr Despierre se termina par ses mots:

" Que cette chapelle soit un signe d'espérance pour nous chrétiens qui croyons à la fraternité universelle"

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30/01/2014

Les secrets de l'église du hameau de Villalbe

L'église du hameau de Villalbe a été construite en seulement quatre ans par l'entrepreneur François Dardenne pour la somme de 17525 livres.

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Consacrée par le curé Germain Fabre le 13 septembre 1784, elle est placée sous le vocable de l'Assomption de la vierge et au fil des années s'est richement parée et enrichie. Suivez le guide...

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Au dessus du poche d'entrée

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Sa conception est des plus simple: une nef, un choeur et deux chapelles. Il est intéressant de souligner que la majeure partie des matériaux servant à son édification proviennent deux anciennnes églises du XIe et XIIe siècles. La première: L'église St-Pierre de Villalbe-basse, aujourd'hui rasée, se trouvait en bordure de la route de Limoux. La seconde: L'église d'al loup ou de St-Geniès, se trouvait sur un terrain bordant la route de Lavalette.

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En entrant à droite: Une croix du XVIe siècle, trouvée dans l'ancienne maison presbytérale en 1976 lors de travaux et offerte à la paroisse par la famille Vialade. Il est fort probable qu'elle provienne de l'église de St-Genies. Elle est remarquable en raison de sa double face. L'une représentant le christ en croix et l'autre, la vierge à l'enfant. Elle est classée à l'inventaire des monuments historiques.

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Il y a trois ans le bras gauche de la croix s'est retrouvé au sol. Il a été récupéré par une personne qui entretient l'église et mis à l'abri chez elle. On attend encore sa restauration...

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Au centre de la nef: Le lustre que l'Impératrice Eugénie a offert à la paroisse lors de la visite de Napoléon III à Carcassonne en 1851.

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De part et d'autre des murs de la nef: deux tableaux attribués à Gamelin (à vérifier). Leur restauration est plus qu'urgente et il serait interessant que madame la conservatrice du musée des beaux-arts en soit avertie.

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Le second tableau

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Les vitraux d'origine (XVIIIe)

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La chapelle de la vierge: Le mur est fissuré depuis l'explosion du dépot d'armes de Baudrigues en 1944. On constate au plafond, une voie d'eau qu'il serait bien de vérifier.

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La statue Domina rosa, don de M. Boyer en 1840 du domaine de Montquier.

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La chapelle St-Roch: Dans le même état que sa jumelle.

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Au sol deux types de tomettes gravées d'époque renaissance: Une dame à la coiffe. Leur origine reste inconnue, même si le casier archéologique de Hyvert établi en 1948 (consultable aux archives) indique qu'elles pourrait venir de l'église de St-Geniès.

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Un homme au chapeau.

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L'Assomption peinte par Roumens (1825-1901). Oeuvre postérieure à la construction de l'église

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St-Roch, signature en latin de 1764. Oeuvre antérieure à la construction, dont on ignore la provenance. Sa restauration est l'oeuvre de Mme Beaubois.

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Le choeur: Il est entièrement en marbre de Caunes. Le tableau est signé Jalabert (1815-1900), peintre carcassonnais et élève de Gamelin.

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Au plafond: Les quatre évangélistes (Mathieu, Luc, Marc et Jean). Pareille peinture peut-être observée sous l'ancienne chapelle de l'Hôtel Dieu (Dôme) à Carcassonne.

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Les vitraux du choeur ont été détruits par l'explosion de Baudrigues en 1944. L'un de couleur rouge et l'autre d'un bleu que n'aurait pas renié Marc Chagall, sont l'oeuvre des moines d'Encalcat (Tarn). Ils ont été inaugurés en 1958 à l'occasion de l'anniversaire des apparitions de la vierge à Bernadette Soubirous.

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Cloche de l'église: I H S. I H S. MA. S . BEOATA - ORA PRO NOBIS (Jésus, Marie, Priez pour nous) - L'AN MVXXXVIII-XX (1538). La cloche pourrait être signée Pailhaud. Note: UT

(L'histoire des cloches du département en 4 volumes/ Claude Seyte)

Grâce à l'excellent travail de M. Seyte, nous savons désormais que cette cloche n'est pas contemporaine de la construction de l'église Notre-Dame de Villalbe.

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30/11/2013

La chapelle Ozanam, profanation de la tolérance par l'obscurantisme!

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Discours d'inauguration de Maurice Masseron en 1963

 Au nom du conseil d'administration de la Société Carcassonnaise de Logements Populaires, j'ai l'honneur et la joie, Excellence, de vous remettre la chapelle Saint-Vincent de Paul.

C'est en effet sous le vocable de ce grand saint que nous aimerions placer cette chapelle. Pourquoi?

  • Parce que la Société carcassonnaise de Logements Populaires a son fondement dans l'élargissement de l'action des conférences de St-Vincent de Paul.
  • Parce que cette chapelle est construite sur la Cité Ozanam, et qui parle de Frédéric Ozanam pense aussitôt à St-Vincent de Paul

Ce n'est pas par hasard que les fondateurs de notre société ont appelé du nom d'Ozanam ce quartier de notre ville. Ils nous ont donné l'exemple d'une charité réaliste, efficace et nous essayons, sur leur lancée, de continuer l'action qu'ils ont entreprise, il y a quelques dizaines d'années, en construisant 30 logements à l'Olivette. La crise du logement ne se posant pas avec l'acuité qu'elle revêt de nos jours, notre société, après être longtemps restée en sommeil, s'est éveillée aux problèmes de l'heure.

Construire rapidement de nombreux logements  est une tâche compliquée surtout lorsqu'on ne veut pas perdre de vue le côté humain. Les âmes des hommes et des familles ne peuvent s'épanouir que dans un cadre fait à l'échelle humaine qui tient compte de leurs exigences morales, spirituelles, culturelles et matérielles.

Mais les rigieurs financières permettent difficilement de les satisfaire toutes. Nous avons essayé, malgré tout, en limitant la densité, en réduisant au minimum le nombre d'immeubles collectifs, en faisant une expérience d'isolation phonique des planchers, en construisant cette chapelle.

Aux difficultés communes à tous les organismes constructifs, s'est ajoutée celle de la dénomination de chaque groupe de logements. A la froideur d'un numéro ou d'une lettre nous avons préféré substituer le nom d'un saint et là, nous avons dû faire un choix.

Ne pensez pas, Excellence, que ce choix nous a placé devant un cas de conscience, en raison même de l'élimination qu'il suppose, de tel ou tel saint aux mérites bien établis; non plus, d'ailleurs, la crainte de rendre jaloux le serviteur de Dieu éliminé. Mais il nous a fallu trouver douze saints ayant chacun une attitude familière permettant une identification facile. Et Saint-Roch nous a pardonné d'avoir pensé immédiatement à son chien.

Toutefois, après la pose des bas-reliefs, tout n'est pas fini. Au contraire, tout reste à faire, tout commence. Les effigies des saints, elles-mêmes, ne sont garantes de rien. Les statues des dignes serviteurs de Dieu, que nous avons choisis, ne doivent pas être des masques, mais les signes ardents de charité chrétienne toujours plus poussée.

La charité chrétienne n'a jamais fini de se renouveller. Elle ne se traduit pas une fois, ou quelque fois, dans la vie par une action, ou plusieurs actions, mêmes héroïques. Elle s'exprime constamment, à travers les actes les plus simples, les plus humbles de la vie de tous les jours. Et comment mieux que par le soucis constant des autres, peut-on, dans une Cité comme la nôtre, pratiquer cette charité?

Ainsi, Excellence, je remets la chapelle St-Vincent de Paul, c'est à dire un local abritant le seigneur, où les chrétiens se rassemblent pour prier.

Là non plus, Excellence, tout n'est pas fini. Vous venez donner le départ de la construction de la chapelle. Le coeur du seigneur qui contient tous les hommes ne peut pas être comprimé par eux aux dimensions d'un tabernacle, même si ce tabernacle est situé dans un édifice aux lignes modernes, originales, harmonieuses. Permettez-moi de profiter de cette occasion pour féliciter tous ceux qui ont pris part à la construction de cette chapelle, de l'architecte au manoeuvre, en passant par l'entrepreneur et l'ouvrier.

Le coeur du seigneur ne se loge pas ailleurs que dans le coeur des hommes, de tous les hommes. Comme l'église de Dieu, qui ne se construit que par le ralliement à l'amour de tous les coeurs des hommes, la chapelle de la Cité Ozanam n'aura sa vraie dimension que lorsqu'elle aura atteint celle de la Cité tout entière.

L'âme de chacun constitue une pierre que chacun voudra apporter. Ce n'est qu'à cette condition que le seigneur sera logé.

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La sacristie et les objets du culte, victimes d'un incendie criminel, dimanche dernier.

Cet acte infâme porte atteinte à la liberté de toutes les croyances. Peu importe qui l'a perpétré; c'est une attaque de l'obscurantisme contre l'esprit de tolérance de ceux qui vivent leurs religions dans le respect de notre état laïc. Celui-ci garanti à tous les mêmes droits en supprimant la religion dans l'état et, de fait, une religion d'état.

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