19/08/2017

"Simon de Montfort" et "Le sol commandé", deux œuvres du patrimoine théâtral Languedocien

"Il faut que la ville de Carcassonne concède son théâtre pour un nouveau bail, non point à quelque vague impresario parisien ou belge, à l'homme de paille de quelque obscure coterie, à quelque littérateur en chambre, solitaire et aigri, - mais à un méridional, connaissant son pays et sa race, croyant en eux, et désireux beaucoup plus de faire de belles choses que d'amasser de gros sous." Cet extrait d'un article de presse aurait sans doute pu être écrit hier ; il le fut de la main d'Armand Praviel en 1928, à l'issue de la représentation de deux pièces d'auteurs régionaux données en dehors des fêtes du bi-millanire de la Cité.

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© Martial Andrieu / Plaque de verre

Le public au Théâtre de la Cité

C'est grâce à l'intervention de Maurice Sarraut, sénateur de l'Aude, et au désintéressement de Romuald Joubé et de ses camarades de la Comédie française, que l'on put monter deux pièces méridionales.

"Le sol commandé"

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© La France libre

Jean Camp

(1891-1968)

Auteur dramatique et poète, Jean Camp était né à Salles d'Aude. Il fut professeur au lycée Louis le grand à Paris et s'engagea dans la France libre en février 1943. A ce titre, il reçut la Médaille de la Résistance et fut élevé au grande d'Officier de la légion d'honneur. On lui doit un grand nombre de pièces dont "Le sol commandé", drame paysan en vers, créé en 1927 sur la scène du théâtre de la nature de Coursan. Ce lieu de spectacle en plein air fut fondé par Louis Izard, le directeur du théâtre du Capitole de Toulouse.  Romuald Joubé deviendra le directeur artistique de cette scène estivale, appréciée de Joseph Delteil et de François-Paul Alibert.

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© Martial Andrieu / Plaque de verre

L'œuvre de Jean Camp porte la dédicace suivante : "Aux vignes de la plaine Audoise, née des efforts têtus de ma race, en filial hommage."

Lors de la représentation à Carcassonne, la musique du compositeur Catalan Josep Fontbernat y Verdaguer était interprétée par la cobla "L'art Gironi". Parmi les interprètes de la pièce, ont peut citer : Romuald Joubé (Simon), Fanny Robiane (Jeune paysan), Mme Ritter (Bernilde), Gauthier-Sylla (Jacques), André Méric (Paul), Pierre Sentès (Valet de ferme), Juliette Peine.

"Simon de Montfort"

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© Maison Saint-Prix

Jean Suberville

(1887-1953)

Né à Saint-Médard dans la Haute-Garonne, Jean Suberville fut un discipline et ami d'Edmond Rostand. Caporal au sein du 94e RI durant la Grande guerre, il fit jouer "Cyrano de Bergerac aux tranchées". Une pièce en 1 acte et en vers de sa composition. On lui doit également un grand nombre de pièces, parmi lesquelles La passion de Don Juan, La nouvelle Sapho, Perdigal, Bertrand de Comminges, etc. Grand prix de poésie de l'Académie française.

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© Martial Andrieu / Plaque de verre

Simon de Montfort est une pièce en vers en 4 actes et 1 tableau. Créée d'abord aux arènes de Saintes (Charente Maritime) en 1926, puis le 15 février 1927 au Trocadéro à Paris, elle fut jouée à Carcassonne les 28 et 29 juillet 1928. Elle sera reprise en 1937, lors de l'exposition nationale devant le pavillon du Languedoc. Au milieu de l'histoire de la conquête de Simon de Montfort, l'intrigue se noue autour de Saucie d'Aragon, proie disputée par Raymond de Toulouse et Simon de Montfort. A tel point, qu'elle devient la cause involontaire du conflit.

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© Bernon

Romuald Joubé

 "A neuf heures du soir, devant l'immense amphithéâtre grouillant de spectateurs, devant la nuit pure qui s'assombrit peu à peu, une voix s'élève, jaillissant des remparts obscurs : celle de Romuald Joubé, qui adjure l'ombre de Montfort, jadis inhumé en face, sous les voûtes romanes de la cathédrale Saint-Nazaire. Elle proclame l'apaisement des anciennes querelles, dans la fidélité et le respect du passé le plus douloureux.

Car nous aimons toujours la France

En chantant notre terre d'Oc !

Aussitôt, les trompettes sonnent, la scène s'éclaire, et nous voyons descendre de la tour du Moulin du Midi, le comte Raymond VI et la comtesse Eléonore : le drame est commencé."

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© Maison Saint-Prix

La mise-en scène réglée par Pierre Aldebert secondé par Pierre Sentès, fut des plus grandioses. On utilisa toutes le décor naturel des remparts, des tours et des portes séculaires de l'antique Cité. Parmi les 100 figurants, l'Orphéon de Castelnaudary interprétait des chants Languedociens. La distribution de la Comédie française n'en fut pas des moins prestigieuse : Romuald Joubé, Colonna Romano, Juliette Verneuil (Comtesse de Toulouse), Albert Reval (Raymond VI), Jean Forment (Simon de Montfort), André Méric (Roi d'Aragon), Gauthier-Sylla (Arnaut Amalric), etc.

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Colonna Romana par Raymond Lheureux

Le succès fut tel que l'on réclama une seconde représentation et ceux qui n'avaient pas pu obtenir de billets à la première, se rendirent à l'hôtel de la Cité où logeait Romuald Joubé. Celui-ci sortit au devant de la foule et indiqua qu'on allait lui donner satisfaction. A la fin de la représentation, il s'adressa au public de cette manière :

"La pièce que nous venons de représenter a été écrite pour la Cité de Carcassonne, c'est ce soir une véritable création... Aussi, suis-je heureux de vous dire le nom de son auteur. C'est notre compatriote Jean Subervile."

Romuald Joubé était né à Mazères dans l'Ariège... Un enfant du pays, sans doute. En 1930, François-Paul Alibert, natif de Carcassonne, prenait la direction du théâtre. Avait-on écouté la supplique du journaliste Armand Praviel ?

 

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15/07/2017

Les vestiges des premières fortifications de la Cité mis au jour

Passons la porte Narbonnaise et pénétrons dans la rue Cros-Mayrevieille. En tournant de suite à droite en direction du Syndicat d'initiative, on traverse une porte en bois avec en point de mire la tour du Tréseau. Si l'on regarde la base du rempart édifié sous Philippe III dit le Hardi, on remarque les vestiges d'un fortification plus ancienne. Saviez-vous que jusqu'au mois de janvier 1969, cette partie était totalement recouverte de terre et inconnue des archéologues ? 

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L'administration des monuments historiques procéda au dégagement de ces murs antiques, enfouis dans la terre arable d'un jardin potager. Dans ce volume impressionnant de terre anciennement rapporté, aucun objet antique a été découvert. Jusqu'ici la surface du sol laissait apercevoir des vestiges de maçonnerie que l'on supposait appartenir à la fortification prétendue Wisigothe.

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Le chantier en 1969 dégagea un puits et la base d'un mur

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Nous savons qu'en l'an 413, Athaulf, roi des Wisigoths, dans sa marche glorieuse vers Toulouse, s'empara du castellum romain de Carcassonne et incendia les maisons. C'est devant ces murs que plusieurs siècles plus tard, les croisés de Simon de Montfort vinrent mettre le siège. 

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Le vieux rempart vient se souder intérieurement au flanc de la tour du moulin du connétable. Il s'agit d'un vestige des murailles que l'on a tronquées au XIIIe siècle pour en utiliser les matériaux. Il en reste deux tours et les tronçons de courtines.

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19/06/2017

Antoine de Saint-Exupéry survola la Cité de Carcassonne

Le 22 avril dernier, nous écrivions un article concernant le passage d'Antoine de Saint-Exupéry à l'aérodrome de Salvaza. Nous ne faisions que relater les souvenirs de Marie-Louise Pujol publiés dans un article de l'Indépendant en 1975. Toutefois, nous avons constaté quelques incohérences dans la date, puisque cette dame affirmait que le héros de l'aéropostale s'était posé en 1944, juste avant qu'il ne se perde en mer. Or, à cette époque là, l'aérodrome était aux mains de la Luftwaffe. Il se peut fort bien qu'avec l'âge, Mme Pujol se soit égarée dans les dates.

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© Archives P. Mariou

Images d'un Stamp survolant la Cité

Aujourd'hui, c'est une interview radiophonique de 1965 que nous avons retrouvée, dans laquelle le colonel Louis Castex évoque le passe de St-Ex à Carcassonne. Castex (1896-1968), né à Pinsaguel près de Toulouse, était un ami très proche de l'auteur du Petit prince. Aviateur de la Première guerre mondiale, le colonel effectua de nombreuses missions de reconnaissances. Au cours de l'une d'entre elles, il relia pour la première fois Papeete aux îles Marquises en 1953. 

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Le colonel Louis Castex

C'est à l'occasion de l'inauguration d'une plaque faite à la mémoire de Saint-Exupéry au Panthéon en 1965 que le colonel relata la personnalité de l'aviateur, à travers les détails d'un vol fait avec lui sur la Cité de Carcassonne.

 "J'ai eu le grand privilège de le connaître à Toulouse, lors de ses premiers vols. Je l'ai vu pilote de ligne accomplir les grandes randonnées avec la haute conscience, le courage, l'abnégation de ces héros obscurs de l'aéropostale, qui les premiers ont créé la ligne et ont jalonné les routes de l'air dans le monde. Tandis que Saint-Exupéry joue un rôle capital dans le pilotage d'un avion, il médite, il se livre à des remarques d'ordre social, comme s'il n'était qu'un touriste installé confortablement dans le Pullman d'un clipper.

Je le revois encore aux commandes d'un cabriolet de l'air et j'étais à ses côtés. Il voulait me montrer la Cité millénaire de Carcassonne. Il adorait voir en philosophe, en artiste, ces remparts célèbres. Et pour moi, pour moi seul, l'histoire de ces tours, depuis les romains, les wisigoths, les maures jusqu'au remaniement de Viollet-le-duc.

Comment pouvait-il concilier ses méditations philosophiques dans la solitude du ciel, avec la matérialité des préoccupations des pilotes ? Et quelles préoccupations ! À côté du camarade enjoué, d'une exubérance verbale, il y avait l'homme. L'homme, la rude écorce. D'une énergie de fer, d'une volonté devant laquelle tout devait plier. On ne pouvait rien lui refuser. C'est un homme qui ne ressemblait à aucun autre. Il nous imposait sa supériorité intellectuelle sans atténuer en rien, la camaraderie la plus parfaite."

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© Wikipédia

Antoine de Saint-Exupéry au Canada en 1942

Source

Inter actualités de 13 h / 17 février 1965 / Radio

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17/06/2017

Qu'est venu faire le cinéaste américain Otto Preminger à la Cité en 1965 ?

Qu'à bien pu venir faire à Carcassonne, le réalisateur américain Otto Preminger en 1965 ? On sait qu'il logea à l'hôtel de la Cité, mais est-ce suffisant pour en faire tout un article ? Nous avons donc poussé plus en avant les recherches, car cette pointure du cinéma d'Hollywood n'était venu faire du tourisme. A cette époque, si les stars et autres personnalités internationales se déplaçaient à la Cité c'est surtout qu'elles y avaient un intérêt professionnel. Une visite officielle, un congrès, un tournage ou bien l'exceptionnel retentissement d'un festival d'Art dramatique dont Jean Deschamps était la tête pensante.

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© Allan Warren

Nous avons trouvé dans les mémoires du scénariste Nelson Gidding, une partie des raisons de la venue de Preminger à Carcassonne. Depuis longtemps déjà, ce dernier avait sollicité Gidding afin qu'il lui écrive un film. Un jour, le scénariste lui fit connaître un roman de l'écrivain français Vercors : "You shall know them" (Les animaux dénaturés). A l'époque, il était construit comme une pièce de théâtre. Après avoir acheté et lu le livre, les deux américains décident de venir à Carcassonne. 

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Vercors et Otto Preminger à l'hôtel de la Cité en 1963

Le cinéaste américain qui parlait le français couramment, assiste le 15 juillet 1965 à la représentation de "Zoo", adaptation du roman "Les animaux dénaturés" de Vercors. Ayant eu connaissance de la présence de l'auteur à cette création mondiale pour le Festival d'Art dramatique de Carcassonne, Preminger vient discuter de l'achat des droits pour le cinéma. La pièce créée dans la capitale audoise en 1963 sera reprise en février 1964 à Paris (TNP) et à travers l'Europe, obtenant à chaque fois un grand succès. Preminger envisagea à la fin de l'année 1964 d'adapter Zoo pour Broadway. Ce projet sera abandonné, mais l'année suivante une seconde version de la pièce est jouée à nouveau à Carcassonne, et Preminger vint discuter des droits.

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La pièce sera traduite en plusieurs langues

Le jeudi 15 juillet 1965, Zoo est interprétée avec une distribution théâtrale prestigieuse : Jean Deschamps, Jean-François Rémi, Claude Piéplu, Françoise Bertin, André Rousselet, etc. On considère que la seconde version est encore meilleure que la première et la critique nationale se montre dithyrambique.

"Cette pièce de Vercors est amusante, profonde, passionnante. Elle est stimulante, à la fois sceptique et généreuse et d'un ton insolite. La mise en scène de Jean Deschamps remarquable. Et la distribution digne des plus grands éloges." (Le figaro / J-J Gautier)

"L'évènement de la saison théâtrale." (Carrefour / Christian Mégret)

"C'est un franc succès, certains diront un triomphe. C'est à Jean Deschamps que cette adaptation doit - de l'aveu même de Vercors - beaucoup de son astuce et de son efficacité." (Le monde / Claude Sarraute)

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Plaque sous le Pont des Arts à Paris

Jean Brüller avait pris Vercors pour nom de résistant ; il le garda comme pseudonyme. Il refusa la légion d'honneur pour protester contre la torture durant la guerre d'Algérie. Il est décédé en 1991.

Sources

I was a monster movie maker / Tom Weaver / 2001

Programme Festival Art dramatique / 1965

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11/05/2017

La sacristie de l'ancienne chapelle du château comtal dans la Cité médiévale

Au mois de février 1975, l'entreprise Gleize procédait à la destruction des anciennes casernes napoléoniennes qui avaient été édifiées dans la cour du château comtal après 1852. Positionnées contre la courtine reliant les tours du Major, du Degré et de la Chapelle, leur démolition allait permettre la mise au jour d'une certain nombre de vestiges jusque-là inconnus. N'oublions pas que la Cité médiévale fut occupée par l'armée jusqu'à la veille de la Grande guerre.

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© Droits réservés

La salle des gardes

La destruction du premier étage permit de récupérer un linteau de pierre présentant sous plusieurs couches de stuc, la date : 1773, entourée des lettres A et B. Il s'agit là à l'évidence d'une pierre en réemploi.

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Le linteau de 76 x 25 cm

Au début de la construction le château avait la forme d'un U. Après 1169, on continua les travaux. Dès lors, la démolition de la chapelle était devenue obligatoire pour la construction du front nord. Il est probable que la courtine ait été édifiée fin XIIe siècle et début XIIIe siècle. En 1160, la chapelle est mentionnée  sur un plan ; en 1209, elle n'y figure plus.

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La chapelle

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© Droits réservés

La destruction des bâtiments mit au jour l'entrée de la sacristie de l'ancienne chapelle. A la faveur du ravalement du rempart nord - une fois la caserne rasée - une croix à branches égales de 23 centimètres en relief apparut sur un linteau en arc, au-dessus de la porte. A l'intérieur, se trouve une salle ronde de 2,90 mètres.

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Intérieur de la sacristie en 1975. A droite, le Sacraire.

"Si nous avons qualifié de sacristie la salle du basse de la tour du Degré, c'est que le linteau portant la croix sculptée en relief, se trouve à même le rempart et est soutenu par des moellons allant du bas au haut de la porte. Il y a une quinzaine d'années, on a placé un faux linteau pour surbaisser l'entrée et utiliser ce local comme réserve de livres et de papiers concernant le gardiennage. Il faut noter qu'à 1,75 mètres de hauteur, sur le côté droit de la porte, l'on peut voir un graffiti : "Madamoi". (L'indépendant)

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Entrée de la sacristie dans la tour du Degré

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23/04/2017

Sa majesté Léka 1er, roi des Albanais, en visite à la Cité

Nous le savons, l'hôtel de la Cité de Carcassonne a reçu un grand nombre de têtes couronnées. Parmi elles, nous pouvons citer la reine d'Angleterre (Queen Mum), Georges VI, la princesse Grâce Kelly, etc. Au temps de sa splendeur, l'établissement eut l'honneur d'accueillir le roi des Albanais, Léka 1er.

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Philippe Decaud et SAR Léka 1er

Le successeur sur le trône d'Albanie de Zog 1er vivait en exil depuis l'avènement de la république en 1945. Il vint à Carcassonne à plusieurs reprises en avril 1970, 1973 et la dernière fois en 1975. "Je ne passe point dans la région sans descendre à l'hôtel de la Cité".

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© Le blog de Yolio

Mariage du roi Léka 1er et de la reine Suzanne

Après son mariage avec l'Australienne Susan Cullen-Ward en 1975, le couple s'installe en Espagne où il est reçu par le roi Juan Carlos. Là, il continue à recevoir les Albanais en exil en attendant une chute prochaine du communisme. Léka 1er est décédé le 30 novembre 2011 sans jamais avoir régné.

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