07/01/2016

Exclusif ! Un nouveau tournage de film dans la Cité en 2017

La Cité médiévale de Carcassonne sera le décor naturel d'un nouveau film dont le tournage devrait débuter dans le courant de l'année 2017. C'est ce que m'a indiqué au téléphone hier soir le producteur et réalisateur Yves Lombard. Une énorme coïncidence est l'origine de cette information que je suis en l'état actuel le seul à détenir. En effet, depuis plusieurs semaines, je cherche à savoir ce qu'est devenu le projet d'un long métrage à la Cité en 1999, initié par ce même réalisateur. N'écoutant que mon culot, je me suis mis en tête de trouver les coordonnées de M. Lombard afin de connaître le fin mot de l'histoire. Une fois le contact établi, Yves Lombard m'expliqua qu'il travaillait actuellement avec son scénariste à la reconstruction de ce projet cinématographique qui n'avait pas pu aboutir en 1999. La coïncidence de mon appel avec l'actualité de ce monsieur est plus que troublante. La Cité qui dans le premier scénario devait servir à représenter Saint-Gilles du Gard pour les extérieurs de nuit, sera cette fois utilisée de jour pour représenter elle-même. Mais alors, me direz-vous, de quoi s'agit-il ?

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© Tourisme Carcassonne

L'origine du projet 

RHEA films et son producteur Yves Lombard avaient obtenu l'aval en 1999 de la mairie de Carcassonne et du Centre des Monuments Nationaux, pour réaliser le tournage d'un film dans la Cité médiévale. Il s'agissait du premier long métrage de M. Lombard, connu pour ses courts métrages "Kriegspiel" et "Rédemption" avec Féodor Atkine et Claire Keim. Côté production, il avait investi dans "Time is money".

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L'histoire de ce film est tiré de la pièce de théâtre de Jean-Louis Marteil : "Et Dieu reconnaîtra les siens". Elle fut jouée au châteaux de Lastours en 1996. Le roman "Les chiens du diable" constitue le prolongement de la pièce dans lequel on retrouve l'héroïne principale de ce film, intitulé

La main de Dieu

1206, près de Toulouse. Alix, la fille adolescente de Hugues de Carcassonne, est désespérément en amour avec l'un des plus proches amis de son père, mais Pierre-Roger de Cabaret est un chevalier dont les codes l'empêchent de répondre aux avances de la jeune, rebelle Alix.
Quelques temps plus tard, Alix est pris en embuscade dans la forêt par une bande de soldats de fortune. Son père vient à son aide mais il est tué. Maintenant, orpheline, l'éducation de Alix est placée dans les mains de Raymond VI, comte de Toulouse et de son épouse Eléonore d'Aragon.
Deux ans plus tard, le 13 Janvier 1208. Pierre-Roger trouve une belle jeune femme à la cour du comte de Toulouse. Alix a grandi, mais Pierre-Roger est venu exhorter le comte de résister aux exigences de légat du pape, Pierre de Castelnau. 
Pierre-Roger déclare enfin son amour pour Alix juste avant l'arrivée du légat ; les deux sont présents lors de sa rencontre avec le comte. Une discussion froide se transforme en une confrontation violente, lorsque le comte exaspéré par les exigences et arrogance de Castelnau essaie de le tuer.
De Castelnau quitte le terrain dans le dégoût, répétant sa menace à l'ex-communiquer le comte et ses partisans. Il donne au comte une dernière chance de se racheter aux yeux du pape lors d'un rendez-vous à l'aube, sur les berges du Rhône, où le légat a jeté le camp.
À l'aube, de Castelnau est sur le point de quitter le comte de Toulouse qui n'est pas arrivé quand il est assassiné par un cavalier masqué.
Assassiner le Pape sert de prétexte pour lancer la croisade contre les Cathares, elle a aussi des conséquences dramatiques pour la vie d'Alix et Pierre-Roger de Cabaret.

Plusieurs sites avaient été retenus pour le tournage initial en Ardèche, Catalogne et dans l'Aude avec Carcassonne et Lastours. Les comédiens pressentis en 1999 donnaient sue l'ampleur à la distribution : Claire Keim, Pierre Vanek, Feodor Atkine, Philippe Volter, Caroline Sihol et Bruno Putzulu. La bande originale avait été confiée à Jordi Savall.

L'arrêt du projet

Quelles sont les raisons pour lesquelles ce film ne se tourna pas en 1999 ? C'était au départ le but de mon appel à M. Lombard. "Nous n'étions pas prêts. C'était trop tôt." J'ai mené de mon côté une petite enquête qui révèle qu'en 1999, une journée de tournage dans la Cité se paie 45.000 francs à la Caisse des Monuments historiques. Si un particulier n'a pas besoin d'autorisation pour garder un souvenir video de la Cité, en revanche toute exploitation commerciale est payante. L'article publié dans la dépêche le 30 septembre 1999 rédigé par l'excellent Dubois-Chabert, révèle qu'une somme exorbitante avait été demandée à la production par la Caisse des Monuments historiques, pour un budget total du film avoisinant les 30 millions de francs. 

Il est dommage que l'état ponctionne autant l'exploitation commerciale d'un film à la Cité, dont les retombées économiques pour Carcassonne en terme d'image sont inestimables. Quand on sait, en plus, que le film sera exploité en Espagne, Allemagne, Belgique... On comprend mieux les raisons pour lesquelles les producteurs vont désormais faire tourner leurs films en Europe de l'est. Ce sont autant de figurants et techniciens qui ne seront pas employés chez nous, sans compter le reste. La gourmandise est un vilain défaut quand elle vous prive du dîner... L'équipe des Visiteurs II "Les couloirs du temps" devait tourner à Carcassonne en 1997 ; faute d'accord avec la ville, elle est allée tourner au château de Castelnau en Dordogne.

2017

M. Yves Lombard m'a assuré vouloir tourner à Carcassonne. La distribution devra être remaniée ; Pierre Vaneck et Philippe Volter ne sont plus de ce monde. Quoi qu'il en soit, lui et son scénariste travaillent actuellement faire de "La main de Dieu", le bras séculier du 7e art.

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12/12/2015

Quatre jeunes Carcassonnais se tuent dans un terrible accident

Carcassonne, ce dimanche 24 juillet 1938 à 12h30, une camionnette de l'entreprise Bezombes conduite par Julien Fernandez, transportant treize jeunes gens, suivait la route Minervoise depuis le Pont rouge en direction de la ville. Ces jeunes , tous membres du Comité des fêtes de la Cité, venaient de chercher du buis pour décorer le bal. Ils avaient, au passage, pris quelques consommations au café. En arrivant à l'écluse de St-Jean, le conducteur, à la suite d'un dérapage, ne put s'engager dans le tournant. Le lourd véhicule arracha le parapet du pont et tomba sur la porte de l'écluse. Dans le choc, plusieurs jeunes furent précipités dans le canal. Ce sont les jeunes Aromi, Barrabès, Berger et Garrida, tous âgés de 17 à 18 ans.

Les pompiers de Carcassonne, avertis aussitôt, arrivèrent immédiatement avec leur matériel et ramenèrent les quatre corps sur la berge. Malgré tous les soins qui leur furent prodigués, les jeunes gens ne purent être ranimés. Ils avaient séjourné trente minutes dans l'eau et portaient de nombreuses blessures. Les neuf survivants, presque tous blessés ou contusionnés, ont été ramenés en ville par des automobilistes de passage. Ils sont soignés à l'hôpital et dans une clinique.

Le docteur Mourgues a procédé aux constatations. M. Morelli, procureur de la République ; le commandant de gendarmerie, M. Goldefy ; MM. Royer, secrétaire général du commissariat de police ; Lespinasse, ingénieur des ponts et chaussées, se sont rendus sur les lieux de l'accident, qui a produit dans toute la ville une très pénible impression. M. le secrétaire de la préfecture de l'Aude, M. Ricard, s'est transporté sur les lieux et auprès des familles pour présenter ses condoléances.

(La dépêche du midi / 25 juillet 1938)

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C'est au niveau du pont de l'écluse de Saint-Jean, sur l'ancienne route Minervoise que l'accident s'est produit. Précisément entre l'écluse du Pont rouge et l'actuel rond point de la rocade est, vers la ville. Ce évènement tragique eut pour conséquence d'annuler des festivités de la Cité en 1938. Elles ne reprirent qu'après la Libération.

 

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Noël Gaillagot qui faisait partie de l'expédition dans la camionnette, se jeta dans l'écluse afin de tenter de secourir ses camarades. Grâce son acte de bravoure, trois d'entre eux furent sauvés. Cet homme que l'on voit ci-dessus en 1990 à l'âge de 72 ans était né le 24 novembre 1917 ; il habitait le quartier de la Pierre blanche. 

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09:18 Publié dans La Cité | Tags : accident | Lien permanent | Commentaires (2)

06/11/2015

Notre patrimoine disparu retrouvé aux États-Unis d'Amérique !

Hier, nous vous présentions un article sur le Logis de l'Inquisition, dans lequel une série de cartes postales nous ont permis d'observer la valeur des objets et du mobilier contenus dans l'ancien musée d'Antoine Sarraute, antiquaire à Carcassonne en 1913. La question la plus communément posée était : Que sont devenus ces antiquités ? Cela fait maintenant plus d'un siècle ; il est donc très compliqué de répondre à cette énigme. D'autant plus qu'avec les héritages ainsi que les nombreuses ventes aux enchères, il très improbable de retrouver l'ensemble de ces objets dans les collections privées. La seule lueur d'espoir c'est de les chercher dans des musées nationaux. Avec un peu de chance et beaucoup de perspicacité, l'aiguille apparaît en dehors de la botte de foin...

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Prenons une de cartes postales de l'ancien musée de l'Inquisition. À gauche, dans le fond, vos yeux ne peuvent pas rater le blason sculpté dans la pierre. D'après la légende contenue dans la carte, il s'agit du blason d'Henri II de Montmorency provenant du château de Leucate.

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Agrandissons-le et consultons les armoiries de la famille Montmorency

"D'or à la croix de gueules cantonnée de seize alésions d'azur ordonnés deux à deux"

Pas de doutes, il s'agit bien des armes de cette famille.

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Maintenant regardez ceci... Ne trouvez-vous pas une très grande ressemblance avec le blason vu à Carcassonne en 1913 ? Il est actuellement au Philadelphia Muséum of Art en Pennsylvanie avec la mention suivante :

"Armoiries du Connétable Anne de Montmorency"

Ce relief a été acquis par le musée en 1945 et provient de la collection de George Grey Barnard. S'il n'est pas indiqué que cet objet d'art vient du château de Leucate et à fortiori du magasin d'antiquités d'Antoine Sarraute, la relation est pour le moins troublante. Essayons donc d'en savoir davantage sur George Grey Barnard.

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George grey Barnard

(1863-1938)

Barnard est né à Bellefonte (Pennsylvanie)... Il a fait ses études de sculpture en France pendant douze ans et son oeuvre est très inspirée par Rodin. 

Passionné par l'art médiéval, Barnard acheta en France, chez des antiquaires et des particuliers, des sculptures et fragments architecturaux provenant de quatre monastères – Saint-Michel de Cuxa, Saint-Guilhem le désert, Bonnement en Comminges, Trie-en-Bigorre – vendus comme biens nationaux à la Révolution et démantelés par leurs propriétaires. Le marchand d'art René Gimpel, dira de lui qu'il était absorbé par la fortune, tirée du commerce des oeuvres d'art. On apprend que Barnard avait acheté des reliques médiévales provenant de plusieurs villages français avant la Première guerre mondiale. Sa collection avait été entreposée dans un bâtiment en briques à côté de chez lui à Manhattan (N-Y City). Elle fut rachetée par Rockefeller en 1925 et se trouve en partie au Cloisters du Manhattan Museum of Art.

Conclusion

Nous nous autorisons à penser qu'à 99,9%, le blason du château de Leucate a été acquis par Georges Grey Barnard en 1913 à Antoine Sarraute. Il a dû être ensuite revendu au musée de Philadelphie et fait aujourd'hui partie de ses collections. Ceci doit nous interroger sur les pratiques et les pillages organisés d'oeuvres d'art sur le monuments historiques au XIXe siècle. N'oublions pas que le lien entre archéologue et marchand d'art est encore de nos jours très étroit, même si chaque objet est à priori maintenant référencé dans une base de données.

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05/11/2015

Dans la terreur du Logis de l'Inquisition...

A l'angle de la rue du Four St-Nazaire et de la porte d'Aude, se trouvait la Maison de l'Inquisition dans un quartier connu autrefois sous le nom d'Ilot de l'Inquisition. C'est là que la justice de Dieu jugeait les impies et les hérétiques.

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Après quoi ils étaient condamnés au mur et placés dans une Meure à l'extérieur de la cité. Il y avait le mur strict où les prisonniers étaient reclus et enchaînés, puis le mur large (plus indulgent); dans les deux cas, les punis étaient nourris au pain et à l'eau.

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Le logis de l'Inquisition

Le 9 février 1544, les inquisiteurs céderont l'Ilot de l'Inquisition à plusieurs bénéficiaires de la cathédrale. Mgr de Grignan achète la maison aux frères prêcheurs le 19 mars 1704 sur acte de Me Larose, notaire. À sa mort le 1er mars 1722, elle passera entre les mains du Chanoine Murailhe. 

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Ouvrage écrit par Antoine Sarraute et publié en 1914

C'est en 1912 qu'Antoine Sarraute en fait l'acquisition et après bien des travaux de restauration, l'ouvre au public le 11 mars 1913. L'ancien logis est alors transformé en musée et meublé avec des objets provenant de son magasin d'antiquités, situé plus haut dans la rue.

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De la mémoire de ce musée, il reste une série de cartes postales qui nous permettent de mesurer l'étendue de la richesse mobilière et historique de ce lieu. 

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Jardin du musée

Blason d'Henri II de Montmorency provenant du château de Leucate.

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Le salon

Les toiles peintes sont dues à l'initiative de Mgr de Grigan, évêque de Carcassonne.

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Le parloir

Teintures et plafond à la Française qui lors de la restauration étaient recouverte d'une épaisse couche de plâtre.

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Mobilier de 1540 qui avait été prêté par A. Sarraute pour la représentation d'Hernani (Victor Hugo) au théâtre de la Cité.

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Le siège de cette stalle du XVIe siècle se relève et est désigné sous le nom de Miséricorde.

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Coffre de mariage du XVIe siècle. La serrure représente un homme d'un côté et une femme, de l'autre.

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Coffre fort du XVIe siècle. Huit pênes sont actionnés simultanément par une même clé. La serrure est dissimulée sous une plaque à ressort.

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Bahut de sacristie du XIIe siècle

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Cuisine d'époque médiévale

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Salle de torture

Des fouilles pratiquées durant l'hiver 1912-1913 ont mis au jour un premier étage où se pratiquait la question et un sous-sol qui servait de cachot.

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Banc de torture

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Cachot des prévenus 

Squelette d'homme de 2 mètres découvert le 15 avril 1913 au cours de fouilles.

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© Roger Garcia

Les frères Sarraute en 1990

Le logis de l'Inquisition appartient encore aujourd'hui à la famille Sarraute. Il accueille des artistes plasticiens et leurs expositions. Qu'est devenu l'ensemble de ce mobilier inestimable ? Mystère...

Cartes postales

Collection M. Andrieu

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11:02 Publié dans La Cité | Tags : inquisition | Lien permanent | Commentaires (2)

31/10/2015

Un secret bien gardé dans la Cité médiévale de Carcassonne

Lors de vos promenades à l'intérieur des remparts de la cité médiévale, n'avez-vous jamais remarqué cette porte à droite en descendant la porte d'Aude ? Votre oeil d'enfant n'a t-il pas imaginé ce qu'il pourrait découvrir si seulement il trouvait la clé de cette vieille serrure rouillée ? Le trésor de Blanche de Castille ou le cul-de-basse-fosse dans lequel Simon de Montfort jeta le bon Vicomte Trencavel ? 

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Au risque de décevoir les amateurs de chauve-souris et de sorcières en ce jour où nos enfants les vénèrent, il ne s'agit pas de trésor ou de cachot. Pour autant, ce qui se cache derrière cette porte va sans doute vous émerveiller l'esprit... Vous savez bien qu'aucune serrure ne saurait résister à la puissance de ce blog dans sa quêté de vérité... alors, suivez-moi. Attention les marches sont poussiéreuses !

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© J. Blanco

Cherche et tu trouveras... La terre est tellement basse qu'il te faudra te baisser, mais au bout tu seras purifié. Voilà l'énigme que seuls les plus humbles pourront résoudre. Si tu as peur, tu peux partir. Tu restes ? Parfait ! Comme les cathares, tu vas recevoir ton consolamentum.

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Sous la voûte se trouve un trésor...

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© J. Blanco

La font celada

Cette fontaine porte bien son nom que l'on doit prononcer "foun celada" ; cela signifie en occitan "la fontaine cachée". Pourquoi a t-on muré et de ce fait, protégé cette source, lors de la construction de la Cité ? L'eau sur un site défensif élevé sur un promontoire est à l'époque médiévale, un bien précieux. Par exemple, lors d'un siège... Le manque d'eau poussera inévitablement les troupes assiégées, à l'intérieur d'une place forte, à se rendre. Ce fut une des raisons de la reddition de Raymond-Roger Trencavel en 1209.

Buvez à cette source et vous rajeunirez de mille ans !

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Depuis la margelle située à 20 mètres de l'entrée de la porte d'Aude, on pouvait tirer de l'eau du puits.

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L'accès à la citerne

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L'écoulement du trop plein s'effectue vers l'extérieur de la Cité

Merci à J. Blanco pour les compléments d'informations

 

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09:42 Publié dans La Cité | Tags : foun celada | Lien permanent | Commentaires (5)

28/09/2015

Une secte a t-elle investi dans la cité médiévale?

Depuis près de vingt ans c'est l'omerta à la cité sur l'homme tout de blanc vêtu comme Raël, qui a peu à peu, aurait acheté des maisons pour les transformer en musées, commerces de vêtements et auberges. Ses employés seraient des adeptes au service de ce mouvement. Selon les services des RG, il pourrait s'agir d'anciens adeptes de Georges Roux, fondateur en 1952 de l'Alliance Universelle. Georges Roux était persuadé d'être lui-même la réincarnation du Christ et prétendait pouvoir guérir par l'imposition des mains.

Cliquer ci-dessous

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Ce mouvement spirituel est classé comme secte, dans le rapport n°2468 de la commission parlementaire du 22 décembre 1995.

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Ces gens se seraient lancés dans l'activité touristique et la restauration dans la cité médiévale. L'histoire aurait commencé le 26 juin 1992 à travers une association "Les enfants de la muse" en lien avec la fondation Azazel Institute Inc (Boston, Etats-Unis) avec l'inauguration d'un musée médiéval à connotation ésotérique.

Cliquer ci-dessous

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Source

 Dictionnaire des groupes religieux aujourd'hui

Vernette et Monelon)

Editions  PUF / 1995

Azazel, épinglé dans le rapport parlementaire sur les sectes, s'était aussi implanté au château de Pauligne en 1992, toujours selon cette source. Au delà de la pratique religieuse et de la liberté de conscience que la loi de 1905 sur la laïcité protège, se pose bien d'autres questions. Si ce que nous révélons est ici fondé, que financent ces mouvements religieux sous couvert de fondations ou de mécénats ? Existe t-il un risque de voir des demandeurs d'emploi ou des stagiaires envoyés dans ces commerces et finalement enrôlés comme nouveaux adeptes ? Les agents de l'URSSAF ont a plusieurs reprises constaté dans plusieurs de ces mouvements tenant commerce en France, que le travail dissimulé était bien souvent la règle puisque les adeptes travaillent pour la communauté. Il semblerait enfin qu'à l'instar de "l'Église de Scientologie", ces associations bénéficient de soutiens au sein de l'administration. Sinon, comment alors expliquer qu'elles aient encore pignon sur rue et que leurs richesses croissent sans cesse ?

Soulignons que ces personnes sont parfaitement intégrées dans la Cité médiévale et n'ont jamais créé de problèmes autour d'elles. Nous souhaitons simplement informer sur l'opacité des sources d'investissement dans ce haut lieu touristique.

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10:37 Publié dans La Cité | Lien permanent | Commentaires (5)