27/09/2015

The yankees in the walled city

Notre cité n'a pas attendu d'être classée Patrimoine mondial par l'UNESCO pour attirer des visiteurs du monde entier. Les fêtes du bi-millénaire en juillet 1928 avaient déjà donné un élan indiscutable à l'essor touristique de Carcassonne. Nous en reparleront dans une prochaine chronique. A l'issu de cet évènement, les américains ne tardèrent pas à pointer leurs objectifs sur "The walled city of Carcassonne". La légende dit même qu'ils voulaient acheter la cité médiévale et pierre par pierres, la transporter aux Etats unis comme ils le firent avec une partie du cloître de St-Guilhem le désert.

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"The mentor"

publié

par

"The crowell publishing company at Springfield (Ohio)"

consacre six pages à la cité, en novembre 1928.

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The "Medieval Silhouette" of the city of Carcassonne. A view of such unique and perfect loveliness as to create a feeling that the onlooker has been transported afar to a world of dreams".

Voilà une impression qui n'a pas changé depuis, si j'en juge par cette anecdote. Un soir d'été, alors que je revenais vers la ville par le pont-vieux, comme à l'accoutumée je me retournais pour admirer notre belle cité illuminée. Comme si je la voyais pour la dernière fois. Une personne de nationalité américaine s'avançant vers moi me dit alors avec son délicieux accent: "C'est plus beau que le château de la belle au bois dormant" Il est vrai que la jeune nation américaine, ne peut avoir d'autres références.

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Une brochure éditée par l'imprimerie Roudière pour l'hôtel de la cité, dans laquelle on apprend notamment le nom de ses hôtes prestigieux: La Reine Victoria d'Espagne, La princesse de Battenberg, Le Roi et la Reine du Portugal, Le Sultan du Maroc, Anne et Françoise de France, Prince Charles de Bourbon, Princesse Louise d'Orléans, Le grand Duc Boris de Russie...

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"No more perfect setting for such a pictorial chronicle could be chosen. Everything that learned works on medieval fortifications describe can be seen on and about these walls. Nowhere in the world is there a rival of romance in reality, that splendid blending of fact and fancy called Carcassonne."

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10:03 Publié dans La Cité | Lien permanent | Commentaires (0)

24/09/2015

Michael Jackson a dormi à l'Hôtel de la Cité, le 15 septembre 1992

"Je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître".... et pourtant vous ne rêvez pas, car la star interplanétaire de la pop est bien venue à Carcassonne le 15 septembre 1992.

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"Thriller live"

© La dépêche

Le lendemain au soir elle se produit au stadium de Toulouse devant 40 000 fans en délire, mais la veille - après envoyé de fausses pistes aux paparazzi - c'est à l'Hôtel de la Cité de Carcassonne qu'elle ira dormir. Michael Jackson ne voulait pas partager le même hôtel que sa famille qui l'avait suivi en tournée. D'après Michel del Burgo qui tenait les cuisines du restaurant "La barbacane" à cette époque :

"Il était tel qu'on le voyait à la télé, avec son chapeau, ses lunettes noires et son foulard sur le visage. Il était venu avec son cuisinier indien, coiffé d'un turban. Dans les cuisines de l'hôtel, je l'ai regardé lui préparer son repas végétarien, avec des produits à nous, et d'autres qu'il avait emmené avec lui. Le lendemain, tout le personnel de l'hôtel a été invité à son concert."

Toujours selon le chef étoilé,  il a eu un comportement exemplaire avec le personnel malgré une nuit mouvementée :

"Sa famille est venue le rejoindre à Carcassonne. Du coup, il est parti se réfugier dans son van, sur le parking de l'hôtel, avec des caisses d'Orangina et de Coca-Cola. Finalement, la police est intervenue pour faire partir ses proches, et il a réintégré sa suite".

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Le van de Michael Jackson devant l'Hôtel de la Cité

© Bruno Courrière

Arrivé à 20 heures, le chanteur a quitté l'établissement à 3H30 du matin avec l'ensemble de son équipe occupant les seize chambres du premier étage.

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La chambre de Michael Jackson

© Hôtel de la Cité

C'est seulement l'avant-veille que Christophe Luraschi - responsable de l'hébergement - a appris la venue de Jackson à l'hôtel. Très vite les craintes sur les exigences démesurées de la star ont été dissipées. Il a demandé seulement à ne pas avoir de ligne téléphonique directe, ni climatisation, de l'eau minérale et du Pepsi, deux employés de l'hôtel pour garder l'entrée de sa chambre.

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Toujours selon M. Luraschi, il a déclaré à propos de la Cité que c'était le plus bel endroit qu'il ait vu depuis son arrivée en France et est resté de longues minutes sur la terrasse de l'hôtel à contempler les remparts.

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10:42 Publié dans La Cité | Tags : michael jackson | Lien permanent | Commentaires (1)

21/09/2015

Une famille retrouvée 100 ans après sur une carte postale de la Cité

A la fin du XIXe siècle paraissent les premières cartes postales sur la cité de Carcassonne. C'est ce qu'on appelle dans le jargon des collectionneurs: "des précurseurs". Elles se distinguent des autres par le fait qu'au verso, il n'y a la place que pour écrire l'adresse du destinataire. Il était interdit dans un premier temps d'écrire du texte, puis petit à petit on a pris la liberté de mettre les messages sur le recto de la carte. Ainsi, certaines d'entre elles sont surchargées à tel point qu'on ne voit plus de paysage. Vers 1910, le verso sera séparé en deux pour permettre l'insersion des messages et de l'adresse.

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L'adresse était souvent succincte comme ci-dessus :

 "Mlle Amandine Sournies. Dans sa famille à Montlaur". 

Si vous envoyez aujourd'hui une adresse aussi peu renseignée (même pour un petit village des Corbières), le facteur aura t-il le temps de faire le tour pour chercher la bonne boite à lettre? Avec le minutage imposé par sa direction sur des tournées de plus en plus longues, c'est plus difficile...

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Les cartes postales carcassonnaises ressemblent à celle-ci. D'abord ce sont des éditeurs parisiens, puis les commerçants de la ville se lancent dans l'édition: Victorine Cals, Jordy, Piquemal, Abadie, Rouan, Editions du Paris-carcassonne, Roudière... Ci-dessus on voit un groupe de personnes dans une des rues, formées par les maisons ventouses qui occupaient encore les lices au début du XXe siècle. Cette carte, outre son aspect historique, a énormément de valeur. Pourquoi? Un homme au début du siècle dernier (M. Cousin) a pris soin de noter au verso, le nom des gens sur la photo. Nous avons donc retrouvé les visages d'une famille Carcassonnaise en 1903.

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De gauche à droite:

Henri Salatché, François Salatché, Adèle Salatché épouse d'Henri, Marie de Teulé, Mimi Haener, Mme Haener, Nenette Haener.

Crédit photo

Coll. David Scagliola

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Une famille retrouvée 100 après sur une carte postale de la Cité

A la fin du XIXe siècle paraissent les premières cartes postales sur la cité de Carcassonne. C'est ce qu'on appelle dans le jargon des collectionneurs: "des précurseurs". Elles se distinguent des autres par le fait qu'au verso, il n'y a la place que pour écrire l'adresse du destinataire. Il était interdit dans un premier temps d'écrire du texte, puis petit à petit on a pris la liberté de mettre les messages sur le recto de la carte. Ainsi, certaines d'entre elles sont surchargées à tel point qu'on ne voit plus de paysage. Vers 1910, le verso sera séparé en deux pour permettre l'insersion des messages et de l'adresse.

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L'adresse était souvent succincte comme ci-dessus :

 "Mlle Amandine Sournies. Dans sa famille à Montlaur". 

Si vous envoyez aujourd'hui une adresse aussi peu renseignée (même pour un petit village des Corbières), le facteur aura t-il le temps de faire le tour pour chercher la bonne boite à lettre? Avec le minutage imposé par sa direction sur des tournées de plus en plus longues, c'est plus difficile...

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Les cartes postales carcassonnaises ressemblent à celle-ci. D'abord ce sont des éditeurs parisiens, puis les commerçants de la ville se lancent dans l'édition: Victorine Cals, Jordy, Piquemal, Abadie, Rouan, Editions du Paris-carcassonne, Roudière... Ci-dessus on voit un groupe de personnes dans une des rues, formées par les maisons ventouses qui occupaient encore les lices au début du XXe siècle. Cette carte, outre son aspect historique, a énormément de valeur. Pourquoi ? Un homme au début du siècle dernier (M. Cousin) a pris soin de noter au verso, le nom des gens sur la photo. Nous avons donc retrouvé les visages d'une famille Carcassonnaise en 1903.

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De gauche à droite:

Henri Salatché, François Salatché, Adèle Salatché épouse d'Henri, Marie de Teulé, Mimi Haener, Mme Haener, Nenette Haener.

Crédit photo

Coll. David Scagliola

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16/08/2015

La Cité a t-elle échappé au pire ?

Au cours de son premier mandat à la tête de la ville de Carcassonne, le maire Raymond Chésa n'a qu'une idée : le développement économique et touristique de la capitale audoise. Il  a entrepris dès les premiers mois de sa mandature toute une série de transformations urbaines à l'intérieur du centre-ville, dont les plus marquantes sont la semi-piétonnisation et la création de deux parkings souterrains. Désireux de s'attaquer en même temps à l'épineux problème de la circulation des véhicules à l'intérieur de la Cité médiévale, il demande aux services techniques de la ville de mettre en musique un projet qui lui trotte dans la tête depuis longtemps. Après l'échec de l'escroquerie Orta, le maire qui espère toujours récupérer  les milliards de la société Espace International de Séjour, va tenter de lancer Carcassonne dans un projet pharaonique autant que polémique. 

Le projet

Présenté une première fois sur le bureau des Monuments historiques où il y resta plusieurs mois, la "Pénétrante Saint-Nazaire" allait ressortir des cartons en 1988 à la faveur d'une demande complémentaire d'informations adressée à la ville.

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Il s'agit du creusement d'une voie souterraine d'accès à l'intérieur de la Cité pour les véhicules des habitants, de secours, des hôtels, de livraisons. Ses dimensions : 4,5 mètres de large pour 3,5 mètres de hauteur. Elle partirait du chemin des Ourtets, passerait sous les lices à partir de la tour Cautières et ressortirait juste en face de l'entrée du Grand Théâtre de la Cité. Selon la ville, l'entrée ne serait visible qu'à l'extérieur du site et indique qu'une fois l'accord obtenu, le tunnel sera achevé en trois mois. C'était sans doute faire peu de cas de fouilles risquant d'immobiliser le chantier pendant de longs mois...

Quatre ans après...

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Le projet revient à nouveau dans l'actualité au coeur de l'été encore plus fort, encore plus démesuré. Outre la construction du tunnel, il prévoit la transformation deux parkings aux abords de l'entrée de la Cité en souterrains. L'espace ainsi dégagé en surface pourra être utilisé pour diverses manifestations. À l'intérieur du site historique, les anciennes écoles seront entièrement rasées afin de laisser place à un parking souterrain de 350 places. Au-dessus, des commerces, une salle de congrès, un hôtel (2 étoiles),  des appartements résidentiels, un office du tourisme... Il est prévu la démolition de maisons (aujourd'hui, restaurant Balthazar) afin d'agrandir la place du Plô. Il faut un second lieu d'animations à la place Marcou, entièrement saturée.

Le financement

Le maire indique que tout sera à la charge d'investisseurs privés. La ville se contentera de vendre les terrains, les promoteurs réaliseront les projet. Cela va modifier l'aspect des rues de la Cité et dégager des financements pour la rénovation des façades. "Nous ferons la chasse aux débordements des terrasses et aux enseignes intempestives", indique t-il par ailleurs. "Plus d'authenticité, plus de médiévalité" n'a t-il même pas peur d'affirmer au final. Un concours sera lancé prochainement...

Qu'a dit l'état ?

Par la voix de M. Pierre Mistral, conservateur de la Cité, il n'est pas tout à fait opposé au projet mais indique que l'entrée du tunnel devra s'éloigner des tours et être la moins visible possible. "Toutes les modifications envisagées passeront à la moulinette des commissions". M. Mistral ne voit pas d'objections à ce qu'on détruise les écoles, car Violet-le-duc a bien rasé les anciennes maisons des lices pour des raisons d'esthétique. Même son de cloche du côté de François Pellissier, l'architecte des bâtiments de France.

Le Conseil municipal

A l'automne 1992, ce projet est une première fois débattu en séance où l'opposition municipale par la voix d'Henri Garino montre les dents : "Vous voulez privatiser la Cité !" Chésa répond qu'il ne s'agit en l'état que de lancer un concours. 

Note du blog

Ce projet ne sera jamais réalisé, malgré les avis plutôt favorable des commerçants de la Cité (MM. Solanille, Pueyo...). Si l'école de la Cité n'a rien de remarquable du point de vue architectural, qu'allait-on bâtir d'encore moins remarquable en lieu en place ? Il n'y a qu'à regarder ce qui a été construit durant la période au fond de la rue du grand puits, en dépit des règles d'esthétisme, pour s'en faire une idée précise... Plus grave encore, l'UNESCO, cinq années plus tard, n'aurait jamais accepté de classer la Cité comme patrimoine mondial. 

 Sources

L'indépendant / Mars 1988

La dépêche / 1992

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10:51 Publié dans La Cité | Lien permanent | Commentaires (6)

14/06/2015

Les touristes tomberont-ils dans le panneau longtemps ?

Mettons-nous l'espace de quelques minutes dans la peau d'un touriste, ayant fait avec son véhicule et sous la chaleur estivale, plusieurs centaines de kilomètres afin d'aller passer une journée à la Cité de Carcassonne. Cela fait de nombreuses années qu'il rêve de visiter le plus bel ensemble médiéval d'Europe, classé à l'UNESCO. Il prend la sortie est de l'autoroute et suit la signalisation lui indiquant la Cité, au niveau de l'avenue du général Leclerc. Il emprunte ensuite la montée Combéléran au bord de laquelle un panneau très explicite désigne l'emplacement des parkings. Comme chacun d'entre-nous, le touriste arrivant dans une ville qu'il ne connaît pas, fatigué par son voyage ne passe pas une heure supplémentaire à chercher une place gratuite située à un kilomètre du site, dans un endroit mal fréquenté où il risque de se faire vandaliser le véhicule. Ce qui n'est pas anodin à Carcassonne...

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Le touriste, donc, poursuit le parcours fléché qui l'amène, tel un veau dans une stabulation, à l'abattoir. Rassurez-vous, il ne s'agit que d'un racket monétaire. Il n'a plus le choix, une fois son véhicule engagé dans  la voie vers la barrière du parking. Voudrait-il reculer sous la chaleur étouffante de l'été, les autres véhicules derrière lui ne le permettraient pas. Ce n'est qu'à ce moment-là qu'il aperçoit la tarification horaire de ce parking non gardé, non ombragé et situé à 500 mètres du site historique. S'il avait été plus précautionneux, il aurait sans doute préparé son voyage en cherchant sur internet les tarifs des parkings autour de la Cité. Oui ! Mais, voilà... C'est impossible, puisque Carcassonne ne l'affiche pas contrairement à la majorité des ville de France.

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Ce panneau "Made in Carcassonne" distille à l'entrée des parkings de la Cité, le coût du stationnement à la carte et par tranches horaires. Il est tellement compliqué et mal conçu, que certains ont pensé que l'on payait 16 euros entre 11h45 et 12H du matin. Absolument pas, le quart d'heure supplémentaire vous coûtera 0,50 centimes et l'heure, 1 euro. Là, où se trouve l'arnaque c'est que le tarif pour une heure à la Cité à 2 euros, passe à 6 euros pour deux heures. Dans cette tranche, le quart d'heure coûte 1 euro. 

Bien sûr, on vous offre les premières trente minutes. Cela permet tout juste de faire un aller à pied du parking à l'entrée du château comtal. Pour le retour, vous serez forcément en retard et paierez dans le meilleur des cas, 1 euro à la caisse automatique. Surtout n'égarez pas le ticket ! Vous pouvez aussi garer votre voiture la nuit, car c'est gratuit. Franchement, avec la Cité Ozanam juste à côté, c'est plus que déconseillé.

Les objections

On connaît d'avance les objections de nos chers élus :

Il faut réguler l'afflux de touristes

Ce sont des recettes pour la commune

Tous les sites en France sont chers

Soyons encore heureux que le touriste porteur de devises à Carcassonne, revienne à ce tarif visiter notre monument. Aujourd'hui, le touriste s'exprime sur des forums de site spécialisés et y laisse ses impressions. Elles sont lues par le monde entier. On dirait que certains Carcassonnais sont fâchés qu'il y en ait trop... de touristes. Quant à l'idée que d'autres sites en France pratiquent des prix de stationnement aussi prohibitifs, c'est inexact. Ils font payer au forfait, comme par exemple le Mont Saint-Michel, car on ne visite pas la Cité en une heure de temps. Quand on vient, c'est pour y passer la journée.

Combien coûte une journée à la Cité ?

Nous allons réaliser une moyenne pour un couple avec deux enfants. Ils vont stationner, déjeuner, visiter le château comtal, consommer des boissons. On ne compte pas l'achat de souvenirs.

Stationnement

10 € (6 heures)

Visite du château comtal

8,50 x 2 = 17 €

Enfants gratuit

Déjeuner

(adultes)

15 € x 2 = 30 €

(enfants - 9 ans)

8 x 2 = 16 €

Café

2,50 x 2 = 5 €

Boissons

(après-midi)

3,50 x 4 = 14 €

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92 € 

Bien entendu, on peut errer dans la Cité en mangeant des sandwichs et en buvant des canettes de soda. C'est d'ailleurs ce que fait la majorité des visiteurs ; cela amène les restaurateurs à se plaindre... Tiens, donc ! Toutefois, la place de parking est presque obligatoire à moins d'être venu en stop. 

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