12/05/2015

Les remparts de la Cité viennent-ils d'être carrelés ?

Non ! Ce n'est pas un gag, ni une de ces sottises que l'on trouve trop souvent sur la toile. Il s'agit d'une information émanant du blog d'une conférencière Carcassonnaise que j'ai pris soin de contacter, avant de vous révéler ce qu'elle dénonce, tant la chose paraît incroyable. Madame Fabienne Calvayrac affirme que lors d'une visite effectuée depuis le haut de la Cour du midi, ses yeux se sont portés sur le rempart extérieur. C'est précisément cette partie du chemin de ronde au niveau de la tour de la Justice qui doit être ouverte à la visite à partir de juillet prochain. Des travaux de sécurisation et d'aménagement y ont été réalisés par le Centre des Monuments Nationaux ; l'inauguration est prévue pour le mois de juin.

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Voici la photographie qu'elle dit avoir prise le 19 avril dernier. C'est à tout à fait stupéfiant ! Je cite l'expression qu'elle emploie sur son blog :

"Mais on n'est pas dans une salle de bains !"

En zoomant sur la photo, on ne peut distinguer s'il s'agit de carrelage. Plus sûrement d'une pierre, mais des joints apparaissent et surtout des couleurs. Cette photographie postée hier sur Facebook a fait grand bruit et cette supposée restauration, considérée comme ignoble. La conférencière se fend d'une mise au point ce matin, indiquant qu'il ne s'agit en rien d'un trucage et qu'elle n'est pas la seule à l'avoir vu. Quelques personnes travaillant pour le CMN s'en défendent en prétendant que c'est faux. J'ai alors demandé à ses personnes de me fournir une photographie pour démentir, mais je n'ai rien reçu. Sachez que seuls le CMN à pour le moment accès à cette partie du rempart, donc impossible de vérifier. En ce qui me concerne, je ne vois l'intérêt qu'aurait cette conférencière à se tirer une balle dans le pied.

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J'ai cherché quelques explications dans un document récent mis en ligne sur le site du CMN. Il est étrange que ce communiqué ne soit pas arrivé dans les rédactions de nos journaux locaux. On y apprend que le CMN a passé un partenariat avec l'association Terres et Couleurs pour repeindre avec des pigments naturels les menuiseries de la Cité. Mais il ne s'agit que de menuiseries et l'opération ne débutera qu'après la saison estivale. Là encore, dommage que les Carcassonnais ne soient pas tenus au courant des opérations de restauration pour leur monument.

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La barbacane du château comtal vient d'être aménagée en guichets pour recevoir les visiteurs. Toujours selon des sources provenant Fabienne Calvayrac, le sol aurait été attaqué au marteau-piqueur pour ancrer la structure en bois. Ceci sans actions d'éventuelles fouilles de l'INRAP et la mise à jour de vestiges archéologiques. La bonne nouvelle c'est qu'enfin les algécos blancs avec leurs ventilations sur le dessus ont été éliminés du paysage...

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Voici un aperçu de ce que sera le chantier une fois terminé.

L'architecte DDA-Devaux et Devaux, indique que :

" Le langage architectural de la structure sera délibérément contemporain afin d'éviter toute confusion avec l'architecture militaire issue de l'époque médiévale."

http://dda-architectes.com/carcassonne

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11/05/2015

Le théâtre de la Cité défiguré pour les besoins de la culture marchande

Le théâtre de la Cité

Serions-nous à Carcassonne à une hérésie près? La ville pendant deux mille ans s'est toujours relevée et nous avons donc l'espoir que des hommes éclairés lutteront pour sa sauvegarde. Ce qui est important, c'est que l'héritage que nous léguerons aux générations futures ne soit pas marqué du seau de la médiocrité, du mauvais goût travestissant toute vérité historique. Je sais bien qu'aujourd'hui on bafoue les traditions, les vieux sont mis à l'hospice et l'on vend après leur mort les vieilles photographies de famille à des antiquaires. Ou mieux encore, elle partent dans un feu de joie avec la commode Henri II dont aucun marchand ne veut. On se fout de savoir combien il a fallu aux aïeuls d'heures d'épuisement à tailler la vigne pour se la payer. Comment voudriez-vous dans ces conditions que l'on attacha une quelconque importance à ce qui va suivre?

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Le théâtre de la Cité en 1980

Il était autrefois un admirable théâtre construit sur l'emplacement d'un ancien Palais épiscopal détruit en 1792. Le 16 juillet 1908, sous l'impulsion du Dr Sempé, résonnent les premières répliques de "La fille de Rolland" d'Henri de Bornier. Le décor naturel de ce théâtre se suffit de lui-même et son acoustique est des plus remarquables. Dans les années 1960, le comédien Jean Deschamps y créé un festival d'Art dramatique digne de celui d'Avignon avec les plus belles oeuvres du répertoire classique: Bérénice, Phèdre, Antigone... Avec Jean Alary comme directeur dans les années 1980, la programmation devient plus éclectique mais conserve la marque de la création culturelle. Cette impulsion suivra avec les directeurs qui lui succéderont: Jacques Miquel, Georges-François Hirsh, Paul Barrière et Georges Bacou. Toute pièce jouée dans le théâtre doit s'adapter à la configuration du lieu et les metteurs en scène s'en donnent à coeur joie. Batailles à l'épée dans les escaliers, sorties et entrées dans les tours, passages sur le haut du rempart avec une mise en lumière des plus épiques. On joue Cyrano de Bergerac avec la Cie "Le grand Roque", Samson et Dalila avec le Capitole de Toulouse, Faust avec L'opéra de Liège, Bérénice avec La Comédie française, "Hamlet" dont les murs résonnent encore "To be or not to be?"... etc

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Le théâtre de la Cité en 2015

Voilà désormais à quoi ressemble tous les étés la scène de notre théâtre depuis 2005 et l'arrivée d'un nouveau coordonnateur et d'une nouvelle programmation, dont la ville fête les 10 ans cette année. Comment voulez-vous faire de la mise en scène avec cet amas de tuyaux en aluminium? Des ventilateurs tournent sans arrêt pour refroidir les gélatines des lumières. Ils ont remplacé les souffleurs qui de leur trappe donnaient le texte aux comédiens. Ceux-ci risquent la rhinite théâtrale! Peut-on jouer avec le ronron assourdissant de cette climatisation? La pauvre Sarah Giraudeau, il y a huit ans, n'en a pas dormi de la nuit! Carcassonne, c'est pas les Francofollies de La Rochelle, ni "les Vieilles charrues" de Rennes. Elle est où notre personnalité? Dans notre tradition, notre langue, nos usages, notre histoire. Elle doit être épique et romantique! Que vont dire nos enfants en voyant ces tubes? "Papa, tu dis n'importe quoi! Il n'y a jamais eu de chevaliers dans ce théâtre" On ne propose plus de rêve, on vend de la musique de supermarché jouée par des mercenaires du show-bizz qui après le dernier accord, auront oublié Carcassonne! Nous avons un outil de travail que beaucoup d'autres villes nous envient et nous nous en servons comme les vitrines de souvenirs "Made in China" que l'on trouve dans la cité. C'est un tout, hélas... Nous aimerions savoir comment le Centre des Monuments Nationaux a t-il pu autoriser la pose de cette structure. Comment le concert assoudissant de "Motorhead" a t-il été permis, sans que l'on ne prenne le risque de mettre en péril les vitraux de la Basilique Saint-Nazaire à cause de la hauteur des décibels ? Cette structure immonde pour le patrimoine protège les artistes de variétés de la pluie. Ainsi, il n'y a plus d'annulations. Donc, le public n'a qu'un choix, soit se mouiller de la tête aux pieds, soit prendre le bénéfice de sa place (exemple, Vanessa Paradis). Comme il faut faire feu de tout bois, le Festival vend des ponchos les jours de pluie. Tout n'est que commerce et pas culture.

Monsieur Jean-François de Miailhe, élu en charge de la Cité, a pris récemment des mesures impopulaires auprès des commerces afin de supprimer les vieilles enseignes et les jardinières sauvages. Pourrait-il demander en toute logique au maire, d'enlever cette structure qui défigure le théâtre de la Cité ? La ville devrait montrer l'exemple... 

Si j'écris cet article qui ne servira à rien, sinon à me soulager d'une colère froide, c'est aussi parcequ'il existe dans Carcassonne une minorité cultivée qui n'ose rien dire, ou trop mal organisée pour s'exprimer. Elle fulmine, elle rouspète... mais pas asssez fort.

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08/05/2015

Le festival de la Cité a bientôt 60 ans (Acte VII)

Le Festival de la Cité en cette année 1988 s'est trouvé un nouveau directeur, en la personne de Georges-François Hirsch, que Jacques Albarel (adjoint à la culture) est allé débaucher à Paris. Cet homme de spectacle administre à cette époque le Théâtre des Champs-Élysées, après un passage à la direction de l'Opéra de Paris. Ce n'est donc pas un perdreau de l'année, mais un homme de très grande qualité possédant un carnet d'adresse et un réseau dans le monde culturel français. Jean Deschamps avait installé Carcassonne dans l'univers du théâtre en concurrence avec Avignon ; Hirsch a pour idée de faire de la Cité une scène lyrique internationale comme Aix-en-Provence. Il se donne pour cela plusieurs années, car on ne fidélise pas un public sans la patience et le soutien financier de la ville. La saison estivale 1988 a été programmée par Jacques Miquel ; le nouveau directeur ne mettra sa pâte que dans celle de l'année suivante.

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Georges-François Hirsch

 

1988

 “Hamlet” 

de William Shakespeare,

 adaptation de Guy Vassal, mise en scène de Jean-Claude Sachot, assistant: Marc Baylet, interprété par le Théâtre Populaire des Cévennes, Compagnie Guy Vassal. Décors et costumes de Jean-Denis Vivien, musique de Christophe Martel avec le concours de Luc de la Ville, pantomime réglée par Pascal Elso, combats réglés par Roger Cornilhac, lumières de Christian Pinaud, régie générale: Vincent Van Tilbeurgh. Avec Philippe Herisson (Horatio), Benoist Brione (Claudius), Bruno Allain (Hamlet), François Gamard (Le Père d’Hamlet), Marie-Claude Mestral (La Reine), Pierre Dourlens (Laerte), Gaston Vacchia (Polonius), Béatrice Delavaux (Ophélie), Guy Vassal (Voltimand), Marc Baylet (Rosencrantz), Stéphane Russel (Guildenstern), Jacques Zabor (Premier Comédien), Bruno Karl Boës (La Reine des Comédiens), Bruno Darl Boës (Fortinbras), Thierry Lherault (Le Sergent), François Gamard (Le Fossoyeur), Mathieu Vassal (L’Apprenti), Guy Vassal (Le Prêtre), Thierry Lherault (Bernardo), Marc Baylet (Francisco), Bruno Karl Boës (Marcellus), Jacques Zabor (Osric), Jacques Bonnin (L’Amabassadeur Anglais). Grand Théâtre.

 

 “Le Roman Comique”

  de Guy Vassal, d’après Scarron.Mise en scène de François Gamard, assistante: Colette Kraffe; interprété par le Théâtre Populaire des Cévennes, Compagnie Guy Vassal. Décors et costumes de Jean-Denis Vivien, musique et illustration sonore de Christophe Martel, Combats réglés par Roger Cornilhac, Conseiller pour la Comedia dell’arte: Nicolas Serreau, lumières: Christian Pinauc, régie générale: Vincent Van Tilbeurgh. Avec Béatrice Delavaux (Etoile), Philippe Herisson (Destin), Jenny Bellay (Mme Rose), Léa Gabriele (Angélique), Marc Baylet (Bastien), Marc Zabor (M. Paul), Pierre Dourlens (La Rappinière), Atmain Khélif (Le Maçon), Bruno Allain (Léandre), Gaston Vacchia (La Rancune), Jean-Claude Sachot (Ragotin), Benoist Brione (Valleran), François Gamard (Saldagne), Colette Kraffe (Mme Saldagne), Bruno Karl Boës (Le Zanni), Thierry Lherault, Marc Baylet, Colette Kraffe, Mathieu Vassal, Atmain Khelif (Marquis et Serviteurs). Grand Théâtre.

 

 “Charles Aznavour”.

Grand Théâtre

 

 “Requiem, op.48”

  de Gabriel Fauré

  par l’Orchestre National du Capitole de Toulouse, le Choeur Régional Midi-Pyrénées, les Choeurs de Carcassonne, les Choeurs du Lauragais. Direction: José Aquino. Première partie: 1°. Henri Purcell: Marche et canzona pour les funérailles de la Reine Mary; 2°. Fanfares liturgiques, de H. Tomasi; 3°. Suite pour deux cors et orchestre en Fa majeur, de Télémann. Grand Théâtre.

 

“Magnificat”

de Jean-Sébastien Bach. Ensemble Mosaïques, directeur: Christophe Coin, Choeurs Philippe Herreweghe, direction: Franz Brüggen. Au programme:  J.S. Bach: “Deutsches Magnificat BWV 10”; “Ouverture n° 3 en Ré majeur BWV 1068”; “Magnificat en Ré majeur BWV 243”. Basilique Saint-Nazaire.

 

“Carmina Burana”

 de Carl Orff, chorégraphie de John Buttler; “Le Boléro”, de Maurice Ravel, chorégraphie de Maurice Béjart. Avec Eric Vu An, danseur de l’Opéra de Paris. Les Solistes et les Artistes du Ballet du Rhin. Directeur: Jean Sarelli. Grand Théâtre. 

 

“Johnny Hallyday”

  Stade Albert Domec.

 

 “Patrick Dupond”

  danseur Étoile de l’Opéra de Paris, et le Ballet Français de Nancy. Au programme: “Faits et Gestes”, création d’Ulysses Dove,musique de Robert Ruggieri, chorégraphie d’Ulysses Dove, costumes de Jorge Gallardo; “Démago-Mégalo”, chorégraphie de Patrick Dupond, musique: Final de la 7ème Symphonie de Beethoven; “Symphonie en D”, musique de Joseph Haydn, chorégraphie de Jiri Kilyan, scénographie de Tom Schenk; “Don Quichotte pas de deux”, musique de Léon Minkus, chorégraphie d’après Marius Petipa; “Tchaikovsky pas de deux”, musique de Piotr Ilyich Tchaïkovsky, chorégraphie de George Balanchine. Grand Théâtre.

 

 “Michel Jonasz”.

Grand Théâtre.

 

 “Roméo et Juliette”

  d’Hector Berlioz, version Oratorio. Symphonie Dramatique opus avec Solistes, Orchestre National du Capitole de Toulouse, Choeur Régional de Midi-Pyrénées, Choeurs de Carcassonne, Choeurs du Lauragais, Choeurs de l’Armagnac, sous la direction de José Aquino. Direction: Michel Plasson.Solistes: Hanna Schaer, Alain Vanzo, Jules Bastin.

 

“Tango Mémoire de Buenos Aires”

  chorégraphie de la Compañia del Sol, costumes de Graciela Galan, mise en scène de Laura Yusem, coordination musicale : Juan Cedron, Miguel Praino. Avec 19 artistes musiciens et danseurs dont le Cuarteto Cedron. Avec Antonio Agri, Juan-Jose Mosalini, Gustavo Peytelman. Grand Théâtre

 

 “Miles Davis”. 

 Grand Théâtre.

 

1989

Dans cette saison 1989, l'opéra ouvre le Festival avec le chef d'oeuvre de Camille Saint-Saens qui fait son retour à la Cité après cent ans d'absence. A partir de cette date, à quelques exceptions près, un opéra lancera la programmation estivale. Nous le devons donc à G-F Hirsch. Notons le retour des petites scènes dans toute la ville (Tours Narbonnaises, Cour du Midi, place Carnot et Egenfelden, Cour du Musée...) avec des spectacles itinérants. Les spectacles de variétés n'apparaissent plus dans le programme pour revenir à l'essence même d'un festival, ayant une thématique motivée par des choix artistiques et créatifs. Le directeur a en ligne de mire les subventions dont pourrait bénéficier le Festival de la part du Ministère de la culture, auprès duquel il bénéficie de nombreux et solides appuis. Cette année 1989 est marquée par le bicentenaire de la Révolution française, avec "La bastille volante" et un embrasement de la Cité pour une fois mis en musique. Autre fait marquant, la création d'une Académie de danse durant le Festival animée par le danseur étoile Patrick Dupond.

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© Alain Machelidon

 

“Samson et Dalila” 

Opéra en 3 actes et 4 tableaux, poème de Ferdinand Lemaire, musique de Camille Saint-Saëns, direction musicale Michel Plasson, mise en scène de René Terrasson, chorégraphie de Joseph Russillo, décors et costumes d’Isabel Echarri et Diego Etcheverry, coproduction Festival de Carcassonne-Opéra du Rhin-Théâtre du Capitole. Avec Carlo Cossutta, ténor (Samson), Chantal Dubarry, mezzo contr’alto (Dalila), Alain Fondary, baryton (Le Grand Prêtre de Dagon), Vincent Le Texier, basse (Abimelech, Satrape de Gaza), Jean-Jacques Cubaynes, basse (Un vieillard Hébreu), Guy Gabelle, ténor (Un messager Philistin), Roger Trentin, ténor (Premier Philistin), Gérard Desroches, basse (Deuxième Philistin). Orchestre National du Capitole de Toulouse, Centre Chorégraphique National de Toulouse, Ballet Théâtre Joseph Russillo. Choeurs du Capitole, Choeurs de Carcassonne. Chefs de Choeurs: Marcel Seminara et Jacques Miquel (Grand Théâtre).

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Les choeurs de Carcassonne avec à l'extrême droite, Jacques Miquel et G-F Hirsch. A l'extrême gauche, on reconnaît Jean-Louis Bès, actuellement adjoint à la culture de Gérard Larrat.

  

"Mozart au chocolat"

 mise en scène Jacques Livchine et Hervée de Lafond, Scénographe-décorateur: Claude Acquart, direction technique: Didier Mandin. Distribution de l’ensemble des pièces du Théâtre de l’Unité: Mélanie Jackson, Pierre Benusiglio, Francis Vidal, Isabelle Caubere, Erik Thomas, Jacques Auffray, Luc Moreau, Gil Galliot, Jean-Philippe Hemery, SylvainDana Rappoport, Laurent Searle, Antoine Rosset, Bruno Travers (Jardin du Musée).

  

“Les Grooms”

  par le Théâtre de l’Unité 

 (Tours Narbonnaises).

  

“Cabinet de Curiosités”

 par le Théâtre de l’Unité 

 (Tours Narbonnaises).

  

“Le Réveil du Peuple”

  création, de Guy Vassal, mise en scène de Roger Cornillac, interprété par le T.P.C.Compagnie Guy Vassal, décors et costumes de Jean-Denis Vivien, musique de Jean-Louis Mechali. Avec Marc Bassler (Etienne), Bruno Allain (Jean), Benoist Brione (Paul), Jean-Claude Sachot (Barthélémy), Béatrice Delavaux (Catherine), Marie Henriau (Clémence), Joëlle Marelli (Emeline), Jean Turpin (Sigismond), Roger Cornillac (Gabriel), Jean-François Prevand (Lejeune), François Gamard (Favarel), Guy Vassal, Jacques Brun, Marc Baylet, Mathilda Petelot, Denise Boulet, Stéphane Facco (Grand Théâtre).

  

“La 2CV Théâtre”

  par le Théâtre de l’Unité

  (Place du Pilori).

 

“La Femme Chapiteau”

  par le Théâtre de l’Unité 

 (Douves Château Comtal).

  

“La Guillotine”

 (Place du Pilori).

 

“Frédéric et Voltaire” ou “Une Dispute de Rois”

 création, d’après l’oeuvre de Bernard Da Costa, mise en scène de Michel Boy, costumes Pierre Betoulle, musique Frédéric de Prusse. Avec Michel Boy (Frédéric de Prusse), Marc Chikly (Voltaire).  Tour Narbonnaise.

 

“Allons Enfants”

 création, nouvel embrasement de la Cité, spectacle pyrotechnique par la Société Ephémère et le Théâtre de l’Unité. Avec Jacky Poltri, cascadeur, et la montgolfière 

(Barbacane Château Comtal).

 

“Jacky Poltri”

  (Itinérant Gare SNCF à la Mairie).

 

“Le Mariage” 

 (Mairie et parcours dans la Ville).

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© Alain Machelidon

 

 “La Bastille Volante”

 création, en 16 tableaux, par le Théâtre de l’Unité, mise en scène de Jacques Livchine et  Hervée De Lafond (Grand Théâtre).

 

“Canta Brasil”

 avec Joao Bosco, Caetano Veloso, Joao Gilberto

  (Grand Théâtre).

 

“Patrick Dupond”

  Ballet Français de Nancy, chorégraphie: Ulysses Dove, musique: Ruggiéri, costumes: Jorge Gallardo. Avec Patrick Dupond, Alexandra Wells, Nancy Raffa, Isabelle Bourgeais, Françoise Baffioni, Gilles Stellardo, Thomas Klein, Jean-Philippe Alonso, Fabrice Lemire, Anthony Basile. Au programme: 1. “Vespers”, chorégraphie Ulysses Dove, musique “Quorum”, de Mikel Rousse, scénographie: Ulysses Dove, costumes: Ulysses Dove. Avec Thomas Klein, Anthony Basile, Jean-Philippe Alonso, Thierry Coutant, Gilles Stellardo. 2. “Bad Blood”, chorégraphie: Ulysses Dove, musique: Laurie Anderson, scénographie et costumes: Jorge Gallardo. Avec Thomas Klein, Alexandra Wells, Isabelle Horovitz, Valentina Spadoni, Lionel Tardieu, Jean-Philippe Alonso, Thierry Coutant. 3. “White Silence”, création, chorégraphie: Ulysses Dove, musique “The Art of Noise”, décors et costumes: Jorge Gallardo. Avec Patrick Dupond et toute la Compagnie (Grand Théâtre).

 

“Académie de Danse”

 direction artistique Patrick Dupond, danseur Étoile de l’Opéra de Paris, directeur artistique du Ballet Français de Nancy.

 

“L’Orchestre National de Jazz”

 direction musicale Antoine Hervé. 17 musiciens

  (Grand Théâtre).

 

“Concert Philippe Lefebvre et Jean Boyer”

  avec Philippe Lefebvre, Organiste titulaire de Notre-Dame de Paris, directeur du Conservatoire de Lille; Jean Boyer, Organiste titulaire de Saint-Nicolas des Champs à Paris, Professeur au Conservatoire de Lille; les étudiants participant aux cours internationaux d’interprétation, d’improvisation et de facture d’orgue (Basilique Saint-Nazaire).

  

“Académie d’Orgue”

 cours internationaux d’interprétation, d’improvisation et de facture d’orgue, direction Philippe Lefebvre, Jean Boyer, Jean-Loup Boisseau, Maître Facteur d’Orgue.

 

Le départ de G-F Hirsch

Quelques semaines après la fin du Festival 1989, Raymond Chésa prend la décision de ne pas renouveler le contrat qui liait la ville à M. Hirsch. Plusieurs explications sont à avancer...

Une vision comptable d'abord : Samson et Dalila n'a pas attiré les foules ; seuls 600 spectateurs à chaque représentations (deux au total) se sont déplacés. Malgré un spectacle d'une très grande qualité qui fit les gros titres de la presse spécialisée nationale et internationale, avec des stars de l'art lyrique comme Alain Fondary ou Carlo Cassuta, la mairie n'a eu qu'une vision comptable de la culture.  Elle n'a pas souhaité voir qu'un tel festival se construit dans la durée, mais qu'il aurait donné une autre renommée à Carcassonne sur le plan culturel. Le maire a désavoué son adjoint à la culture Jacques Albarel et l'a renvoyé, lui et son ami Georges-François Hirsch. 

Vox populi, vox dei, ensuite : Ce parisien n'a jamais été accepté, car tout ce qui parle pointu à Carcassonne est considéré comme suspect. Sûrement un héritage de Simon de Montfort. Dans le camp du maire, on utilisait comme argument son amitié personnelle avec le président François Mitterrand. Cela ne vole pas très haut à Carcassonne, mais cela hélas nous le savons... Les Carcassonnais on volontairement boudé le festival, prétextant que celui-ci avait été construit pour les étrangers et que par conséquent, ils en étaient exclus. Ils voulaient le retour de l'éclectisme et des variétés.

Georges-François Hirsch fut nommé quelques semaines plus tard à la tête de l'Opéra Bastille. Carcassonne nomma pour le remplacer Paul Barrière, fondateur de la Coupe du monde de rugby à XIII, passionné de tauromachie et entrepreneur de spectacles de variétés.

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04/05/2015

Quand la Cité accueillait une collection de costumes des films d'Hollywood

À l'époque de l'âge d'or du ciména américain avec leurs célèbres comédies musicales fimées, les Aston Martin et autres Rolls Royce s'arrêtaient à l'Hôtel de Cité ; on voyait alors descendre des berlines rutilantes, James Stewart ou Grace kelly. Ah! Avec plus d'intelligence et de volonté, je me dis qu'avec un monument aussi unique que la Cité médiévale, nous aurions pu créer un festival du film. On lui aurait peut-être donné le nom d'André Cayatte, ce cinéaste né à Carcassonne et primé d'un Ours à Berlin. Hélas, la facilité ou le manque d'ambition nous a égaré sur la voie d'un tourisme de masse, dont nous voyons aujourd'hui les limites économiques. Pendant ce temps, à Cannes, à Cabourg, à Annecy... Bref, autres lieux, autres moeurs ; il est inutile d'épiloguer car je vais sûrement m'énerver. Juste une dernière chose: on préfère faire défiler des chanteurs de passage dans un théâtre Jean Deschamps, où il n'y a plus de théâtre dramatrique. Changeons son nom pour celui de Lady Gaga, c'est plus en phase avec ce qu'on y écoute.

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James Stewart à l'Hôtel de la Cité

L'exposition

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Au mois de juin 1978, la grande salle des tours Narbonnaises accueillit une exposition de costumes et de mannequins médiévaux. Elle se transforma pour l'occasion en une espèce de Musée Grévin, car plusieurs modèles avaient été conçus avec le visage d'un acteur du cinéma américain. 

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L'ensemble de cette collection provenait d'un achat de costumes de cinéma qui avaient été acquis par une habitante de la Cité: Mlle Maya Koumany,une danseuse d'origine Russe. Cette dernière les tenait d'un de ses amis Monty M. Berman (1912-2002), le plus grand costumier d'Hollywood. On dit d'ailleurs qu'il serait venu à plusieurs reprises à Carcassonne. Il avait créé les costumes des Canons de Navarrone, de Lawrence d'Arabie, de James Bond. Il avait habillé Katherine Hepburn, Richard Burton, Sean Connery...

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Des costumes romantiques pour le cinéma

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Stan Laurel, à gauche...

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Une fileuse à son rouet

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Un moine et deux seigneurs

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Deux enfants

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Le fou du Roy

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La cour

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Les musiciens

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Le poète

Jusqu'au milieu des années 1990, une grande salle du Château comtal avait été aménagée pour accueillir ces mannequins. Elle faisait partie du circuit de visite à intérieur des remparts par le musée Pierre Embry. La salle a été ensuite débarrassée de cette espèce de musée Grevin médiéval qui ne gênait personne, sûrement à la demande du Centre des Monuments Nationaux. Les costumes ont été ensuite vendus à Jean-Michel Signoles, patron à cette époque de l'Hôtel de la Cité. C'est Philippe Decaud qui les a accueilli et exposé dans un musée à l'entrée payante, à côté de son bar Le sénéchal. Aujourd'hui, difficile de savoir où ils sont passés, mais selon lui, ils auraient été vus dans un château cathare il y a deux ans.

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10:09 Publié dans Cinéma, La Cité | Tags : costumes | Lien permanent | Commentaires (11)

02/05/2015

Le festival de la Cité a bientôt 60 ans (Acte VI)

Jean Deschamps ne sera resté que le temps de la saison estivale 1985 afin d'assurer la transition avec le nouveau directeur, après le décès du regretté Jean Alary. La municipalité choisit de nommer en septembre 1986 le musicien

Jacques Miquel,

qui avait oeuvré dans l'ombre aux côtés de Jean Alary et Jean Deschamps. En l'espace de peu de temps, ce Carcassonnais titulaire d'un prix de saxophone du Conservatoire de Toulouse va cumuler plusieurs fonctions : Directeur des deux théâtres (Cité et Municipal), de l'harmonie municipale, de l'école municipale de musique et des Choeurs de Carcassonne. Il est donc chargé d'élaborer la saison culturelle estivale de 1986.

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Jacques Miquel

présente le Festival de la Cité

1986

 

“Carmen”

 par le Ballet Antonio Gadès, d’après la Nouvelle de Prosper Mérimée et l’Opéra de Georges Bizet,directeur de scène: Dominique You, technicien du son: Ernesto Lapena, assistant de direction: Philippe de Renusson, machiniste: José Luis Paloma, direction: Antonio Gadès. Avec Cristina Hoyos (Carmen), Antonio Gadès (José), Juan A. Jimenez (Marido), Juan Alba (Torero), Carmen Villa, Ana Gavino, Inma Adanez, Juana Gonzalez, Nuria Castejon, Yolanda Gonzalez, Stella Arauzo,  Maria Fernanda, Maria Jose Gavino, Jose A. Benitez, Tauro, Enrique Esteve, Antonio Quintana, Candy Roman. Guitaristes: Antonio Solera, Manuel Rodriguez, Jose Manuel Rodan; chanteurs: Gomez de Jerez, Manolo Sevilla. Grand Théâtre.

 

“Soirée Mozart”

 avec l’Orchestre de Chambre National de Toulouse, direction José Aquino. Choeurs de Carcassonne, direction Jacques Miquel. Au programme: “Divertimento, K 136 en Ré majeur”; “Concerto pour Clarinette et Orchestre en La majeur KV 622”, soliste: Maurice Gabai, Clarinette solo de l’Orchestre Opéra de Paris; “Messe du Couronnement: KV 317 en Ut majeur pour solistes et choeurs”, avec Nicole Monestier, soprano; Chantal Dubarry, alto; Christian Papis, ténor; Jean-François Gardeil, basse. Basilique Saint-Nazaire.

 

“La Nuit des Inquisiteurs”

 création de Guy Vassal, mise en scène de Jacques Zabor, par le Théâtre Populaire des Cévennes, paroles et musique du chant “Rome”: Henri Gougaud, décor et costumes: Jean-Denis Vivien, costumes réalisés par Andrée Miquaix, régie générale: Daniel Alayrac, lumière de Thierry Fratissier, composition et illustration sonore: Christophe Martel, régie de scène: Jacques Allouard, administration: Anne Meillon. Avec Roger Cornillac (Bernard Delicieux), Jenny Bellay (L’Armière), Olivier Hamel (Barthélémy), Jean Negroni (L’Inquisiteur), Jacques Zabor (Frère Jean), François Gamard (Le Sénéchal), David Negroni (Eleazar), Marc Baylet (Johan), Pierre Dourlens (Elie Patrice), Philippe de Brugada (Aimeric), Christine Bergerac (La Bourgeoise), Coraly Zahonero (Saurina), Patrick Goutanier (Isar), Eric Chevallier (Le Consul), Guy Vassal( Pecquigny), Patrick Goutanier (Philippe le Bel), Eric Chevallier (L’Infant). Grand Théâtre.

 

“La Damnation de Faust”

 de Hector Berlioz, 

par l’Orchestre National du Capitole de Toulouse, direction Michel Plasson. Avec Valérie Hornez (soprano), Alain Vanzo (ténor), Nadine Denize (mezzo), Pierre Thau (baryton), Daniel Ottevaere (basse), les Choeurs de l’Armée Française (direction Serge Zapolsky), les Choeurs du Capitole, le Choeur Régional Midi-Pyrénées, les Choeurs de Carcassonne, de l’Armagnac et du Lauragais. 120 musiciens, 300 choristes. Grand Théâtre.

 

“Thierry Le Luron”. 

Grand Théâtre.

 

“L’Ecole des Femmes”

Comédie en 5 actes, en vers de Molière, mise en scène de Jacques Sereys, avec Jacques Sereys (Chrysalde, Ami d’Arnolphe), Jean Le Poulain (Arnolphe, autrement M. de la Souche), Hubert Godon (Alain, Paysan, Valet d’Arnolphe), Emmanuelle Bataille (Georgette, Paysanne, Servante d’Arnolphe), Catherine Harnois (Agnès, Jeune Fille Innocente Élevée par Arnolphe), Bernard Belin (Horace, Amant d’Agnès), Philippe Cornuaille (Le Notaire), Yves Berthiau (Enrique, Beau-frère de Chrysalde), Jean Pemeja (Oronte, Père d’Horace et Grand Ami d’Arnolphe), Alain Robert (Régisseur Général), Yves Berthiau (Administrateur). Grand Théâtre.

 

“Big Band”

Orchestre National de Jazz, 

directeur musical: François Jeanneau. 20 musiciens et solistes, sonorisation: Philippe Lemenuel, Olivier Lombroso, Laville Sonorisation. Au programme: Django Reinhard, John Coltrane, Thelonious Monk, Jazz, Opéra... Grand Théâtre.

 

“Dance Theatre of Harlem”

 fondé par Arthur Mitchell et Karel Shook directeur artistique: Arthur Mitchell directeur musical: Milton Rosenstock. Danseurs: Karen Brown, Lorraine Graves (Maître de Ballet), Carld Jonasssaint, Lowell Smith, Joseph Cipolla, Yvonne Hall, Mélanie Person, Linda Swayze, Derek Williams, Stéphanie Dabney, Charmaine Hunter, Cassandra Phifer, Judy Tyrus, Donald Williams, Julie Felix, Virginia Johnson, Eddie J. Shellman, Augustus Van Heerden, Dean Anderson, Cubie Burke, Joselli Audain, Daurel Davis, Judith Rotardier, Anjali Austin, Elena Dominguez, Theara Ward, Tyrone Brooks, Pierre Lockett et bien d’autres. Au programme “Voluntaries”,Concerto pour Orgue et Orchestre, musique de Francis Poulenc, chorégraphie de Glen Tetley; “L’Oiseau de Feu”, Musique de Igor Stravinski, chorégraphie de John Thras, “Dougla”, musique de Tania Léon, chorégraphie de Geoffroy Holder. Grand Théâtre.

 

“Dance Theatre of Harlem”. 

Au programme “Troy Game” chorégraphie de Robert North, musique de Bob Downes; “Quatre Tempéraments”, musique de Hindemith, chorégraphie de Georges Balanchine; “Concerto en Fa”, musique de George Gershwin, chorégraphie Billy Wilson. Grand Théâtre.

 

“Trio Borodine”

 avec Rostislav Dubinsky (violon), Luba Edlina (piano), Yuli Turovsky (violoncelle). Au programme: “Trio in C minor, opus 101”, de Brahms; “Variations in G, opus 121 A (Kakadu)”, de Beethoven; “Trio in B Flat, opus 99”, de Schubert. Basilique Saint-Nazaire.

 

“La Dame de Monsoreau”

 Mélodrame de cape et d’épée d’Alexandre Dumas, par la Compagnie Dominique Liquière, mise en scène de Dominique Liquière, décor de Roberto Rosello, administration de Yves Berthiau. Avec Francis Joffo (Chicot), Georges Descrières (Le Roi), Paul Guers (Le Duc), Marcelline Collard (Diane), Dominique Liquière (Bussy), Yves Collignon (Monsoreau), Jean-Baptiste Guyon (Saint-Luc), Lydie Rigaud (Jeanne), Léon Lesacq (Gertrude-Gorenflot), Stéphane Wojtowicz (Quelus-N. David), Emmanuel Dechantre (Antraguet-Bonhomet), Marc Lalo (Epernon-Lorraine), Richard Olivier (Maugiron-La Huriere), Michel Debrane (Meridor), Nicole Hubert (La Duchesse). Grand Théâtre.

 

“Hubert-Felix Thiéfaine”

auteur compositeur. Grand Théâtre.

 

“Le Nouvel Orchestre Philarmonique et les Choeurs de Radio France”

sous la direction de Marek Janowski. Au programme: “Psaume XIII”, pour Ténor, Choeurs et Orchestre, ténor: David Rendall; “Das Klagende Lied”, de Gustave Mahler, pour solistes, Choeurs et Orchestre en 3 parties, solistes: Teresa Zylis-Gara (soprano), Jadwiga Rappé (mezzo), David Rendall (ténor), Jacek Strauch (baryton). Grand Théâtre.

 

“Indochine”

 groupe de rock français, avec Dimitri Bodianski, Nicola Sirkis, Stéphane Sirkis, Dominik Nicolas. Grand Théâtre.

 

“Soirée Vivaldi”

 avec l’Orchestre National de Chambre “Les Virtuoses de Moscou”, dirigé par Vladimir Spivakov. Violoniste: Vladimir Spivakov, soliste: Tamara Sinyavskaya, mezzo-soprano du Théâtre du Bolchoï. Au programme “Concerto pour 2 violons en Ré mineur f4 N° 11 “Stabat Mater””; “Concerto pour 2 violons en La mineur op. 3 N° 8”; “Concerto pour 2 hautbois en Ré mineur op. 11”; “Concerto pour Orchestre en La majeur f11 N° 4”. Basilique Saint-Nazaire.

 

“Chantecler”

 Fable dramatique en 4 actes, en vers, d’Edmond Rostand, adaptation et mise en scène de Jean-Luc Tardieu, assistante à la mise en scène: Joëlle Vautier, décorateur: Jean-Denis Malclès, costumes: Christian Lacroix et Sylvie Skinazi, réalisés sous la direction de Michel Bazin, lumières de Jacques Rouveyrollis, assisté de Georges Granier, musique originale: Gérard Calvi, interprétée par Jean-Pierre Wallez (violon), Gérard Calvi (piano), Gilles Beloin ou Lionel Lezan (percussions), combat de coqs réglé par Bertrand Guilloux, Equipe technique: Georges Granier, Guy Delaroche, Olivier Matabon, Loïc Kerdraon, Laurent Etourngau, Valérie Migne. Avec Michel Le Royer (Chantecler), Caroline Sihol (La Belle Faisanne), Jean-Paul Farré (Le Merle Moqueur), Robert Murzeau (Le Chien Patou), Gisèle Touret (La Pintade), Annette Poivre (La Vieille Poule), Joëlle Vautier (Le Rossignol), Jean Danet (Le Paon), Thierry Murzeau (Briffaut, Le Pile Blanc, Le Grand Duc, Un Crapaud), Gilbert Guillaud (Le Coq, Le Pivert, Le Petit Scops, Le Coq de Padoue), Christine Peyssens (La Dinde), Gérald Cesbron (Le Dindon, Le Crapaud), Bruno Bastard (Le Pintadeau), Béatrice Michel (La Poule Grise), Brigitte Winstel (La Poule Blanche, L’Oie), Hélène Perron (La Poule Noire, La Lapine), Pascal Dhombres (La Poule de Houdan), Sylvie Delaroche (La Poule Beige), Benoît Guibert (Un Jeune Coq, Un Oiseau de Nuit, Un Crapaud), Olivier Lusson (Un  Jeune Coq, Un Oiseau de Nuit, Un Crapaud, Le Coq de Braekel), François Clamart (Un Jeune Coq, Un Oiseau de Nuit, Un Crapaud, Le Coq de Burmah), Georges Téran (Le Canard, Un Oiseau de Nuit, Le Coq de Padoue, Un Crapaud), Olivier Horeau (Le Chat, Un Crapaud), Christophe Blain (L’Huissier Pie, Un Oiseau de Nuit, Un Crapaud), Stéphane Péraud (Le Coq Wyandotte, L’Oiseau de Nuit), Jean-Yves Tual (Le Coq de Gueldre), Le Petit Benjamin (Le Poussin, Le Petit Lapin). 

 

“Ballet National d’Espagne”

 direction Maria de Avila, danseur Etoile: Jose Antonio, premières ballerines: Conchita Cerezo, Ana Gonzalez, Maribel Gallardo, Lola Greco, Aida Gomez, Cristina Hernando; premiers danseurs: Javier Latorre et Juan Mata, danseuse de caractère: Victoria Eugenia, soliste de caractère: Paco Morell; solistes: Adelaida Calvin, Lupe Gomez, Antonio Marquez, Motserrat Marin; et tout le Corps de Ballet. Artiste invité: Merche Esmeralda, adjoint à la Direction: Jose Antonio; Maître de Ballet: Conchita Cerezo, Ana Baselga, Juan Mata, Victoria Eugenia, Felipe Sanchez, Martin Vargas; Chef d’orchestre: Jorge Rubio, Chanteurs: Manuel Palacin et Juan José de Alcala, guitaristes: Luis Carmona “Habichuela” et Jose Maria Banderas; pianistes Katia Gurska, Ramon Ricote, Adela Mascaraque; intendant: Carlos Valverde; chef de la production: Luis Roberto Zafra, producteur adjoint: Jesus Avila. Au programme: “Danza y Tronio”, chorégraphie: Marienma, musique: Fray Antonio Soler, Luigi Bocherini, Anton Garcia Abril, costumes: Juan Gutierrez Reynolds et Peris Hermanos; “Alborada del Gracioso”, chorégraphie de Jose Granero, musique de Maurice Ravel, soliste: Jose Antonio, costumes: Pin Morales et Roman Arango, réalisation des costumes: Gonzalez et Juanita Muro, bottier: Casimiro; “Medea”, chorégraphie de Jose Granero, musique de Manolo Sanlucar, costumes et texte de Michel Narros, décors d’Andrea d’Odorico, réalisation des costumes: Peris Hermanos et Toni Benitez, bottier: Casimiro. Avec Ana Gonzalez (Médée), Victoria Eugenia (Nodriza), Maribel Gallardo (Creusa), Jose Antonio (Jason), Juan Mata (Créon).  Grand Théâtre.

 

1987

“La Chanson de la Croisade des Albigeois”

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Guy Vassal

© Christophe Barreau

création, texte et mise en scène de Guy Vassal, assistant de mise en scène: Olivier Hamel, décors et costumes: Jean-Denis Vivien. Avec Guy Vassal (Le Parfait), Pierre Dourlens (Premier Troubadour), Bernard Meulien (Deuxième Troubadour), Gabrielle Forest (Saurina), François Gamard (Gaucelm), Jean Gosselin (Le Prêtre), Olivier Hamel (Johan), Pierre Dourlens (Trencavel), Jean-Pierre Laurent (Bouchard de Marly), Roger Cornillac (Guy de Lévis), André Cellier (Simon de Montfort), Jacques Zabor (Arnaud Amaury), Patrick Deshais (Raymond VI), Jean Gosselin (Pierre Roger de Cabaret), Christine Bergerac (Ferranda), les comédiens de l’Atelier Théâtre du Rempart et les musiciens de la Compagnie Médiévale. Combats réglés par Roger Cornillac. Illustration sonore et musique: Christophe Martel. Grand Théâtre.

  

“Orchestre de Chambre National de Toulouse”

 

direction: José Aquino, avec le Choeur Régional Midi-Pyrénées et les Choeurs de Carcassonne (direction Jacques Miquel). Soliste Jo Alfidi (piano). Au programme: 1° partie “Sérénade Viennoise N° 4”, de W.A. Mozart; “Concerto K 595 en Si Bémol Majeur pour piano et orchestre”, de W.A. Mozart; 2° partie “Messe de Saint-Nicolas pour soliste, choeur et orchestre”, de J. Haydn; “Fantaisie Opus 80 pour piano, soliste choeur et orchestre”, de L. Beethoven. Basilique Saint-Nazaire.

  

“Le Fou d’Yrnel”

 de Guy Vassal,

  mise en scène de Roger Cornillac, assistant: Marc Baylet, décors et costumes de Jean-Denis Vivien, illustration sonore et musique de Christophe Martel. Avec André Cellier (Charles Peyrac), Françoise Rigal (Marianne), Bernard Meulien (André), Christine Bergerac (Louise), Claude Ostrowsky (Joseph), Jenny Bellay (Marinette), Virginie Verrières (Cécile), Marc Baylet (Julien), Jean Gosselin (Docteur Joulia), Jean-Pierre Laurent (Alphonse Blédur), François Gamard (Le Moine). Grand Théâtre.

 

“I Musici de Prague”

direction Milan Vymer, solistes Maxence Larrieu (flûte) et Sylvia Schmid (soprano). Au programme: “Sinfonie G. Dur (majeur)”, de Vivaldi; Cantate BWV 209 “Non sa che sia Dolore”, de J.S. Bach; “Divertimento K.V. en Ré Majeur”, de Mozart; “Concerto pour flûte”, de Vivaldi (Basilique Saint-Nazaire).

 

“Bernard Lavilliers: Feu Sacré” 

 Grand Théâtre.

 

“Orchestre National du Capitole de Toulouse”

 direction Michel Plasson, solistes: Maurice André et Bernard Soustrot. Au programme: “Concerto en Ut Majeur pour 2 trompettes”, d’Albinoni, “Concerto en Mi b”, de Hummel, “Concerto en Ré Majeur”, d’après l’original pour violon, de Tartini, “Symphonie Fantastique”, de Berlioz (Grand Théâtre).

 

“Dizzy Gillepsie and his 70Th Anniversary Big Band”

  21 musiciens 

 (Grand Théâtre).

 

“Ballets de l’Opéra de Vienne”

 direction Dr Gerhard Brunner, maître de ballet Gerlinde Dill, organisation: Teletheater. Au programme: “Kettentanz” (La chaîne), chorégraphie de Gérald Arpino, musique de Johann Strauss père et Johann Mayer, costumes Joe Eula, direction Karl Sollak; “Sinfonie in D” (Symphonie en Ré), chorégraphie de Jiri Kylian, musique de Joseph Haydn, Hob. I/101 et I/73, costumes de Thomas Schenk, direction Erich Binder; “Bilder aus Wien” (Impression de Vienne), chorégraphie de Gerlinde Dill, musique de Joseph Strauss et Johann Strauss père et fils, costumes: Alice Maria Schlesinger, direction Caspar Richter (Grand Théâtre).

 

“Orchestre Symphonique d’État d’U.R.S.S.”

  direction Eugeni Svetlanov.Solistes: Eugueni Kissine (piano), Vadim Riepin (violon). Au programme: Ouverture “Russlan et Ludmilla” de Mikhail Glinka; “Concerto pour piano N° 1 en Si Bémol Mineur”, de P.I. Tchaïkovski; “Concerto pour violon N° 2 en Mi Mineur op. 64”, de Félix Mendelssohn; “Tableaux d’une Exposition”, de Modeste Moussorgski. 120 musiciens (Grand Théâtre).

  

“La Nuit des Rois”

  de William Shakespeare, mise en scène de Dominique Liquière, décors et costumes de Roberto Rosello, assistant de mise en scène: Johnny David. Avec Jean Le Poulain (Malvolio), Anna Aor (Olivia), Arlette Didier (Maria), Laure Sabardin (Viola), Francis Joffo (Fester), Jean-Noël Sissia (Duc Orsino), Dominique Liquière (Sébastien), Gaston Vacchia (Sir Tobie Belch), Jacques Ciron (Sir André Aguecheek), Bernard Belin (Fabien), Pierre-Louis Saussereau (Valentin), Laurent Blanchard (Curio), Johnny David (Capitaine et Antonio). Grand Théâtre.

  

“Antologia de la Zarzuela”

  par le Théâtre National Musical d’Espagne, direction José Tamayo. Avec l’Orchestre de Chambre Lyrique de Madrid, directeur musical Manuel Moreno-Buendia et le Choeur de l’Université Polytechnique de Madrid, directeur: José de Felipe. Solistes: Josephina Arregui (soprano), Mary Carmen Ramirez (soprano), Efren Puig (ténor), Antonio Ramallo (baryton), Maria del Sol (danseuse), Mario Lavega (danseur). Grand Théâtre.

 

“Gloire et Mort de Marcelin Albert”

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de Maître Claude Cals, 

 mise en scène de Pierre Baux et Jean-Luc Borras sur une musique de Jean-Louis Cortes. Avec: Jean Davy (Marcelin), Laurence Jeanneret (Guirauda), Pierre Baux (Le Journaliste), Jean-Luc Borras (Félix). Création picturale: Jean Camberoque

 

Note du blog

Dernièrement Monsieur Jean-Louis Bès, adjoint à la culture, est allé présenter en conférence de presse l'édition du Festival de Carcassonne 2015 à l'hôtel de Sully à Paris (Centre des Monuments Nationaux). Nous ignorons comment cet homme cultivé a fait passer devant les journalistes nationaux, le dossier de presse municipal indiquant que le Festival de Carcassonne a dix ans d'existence. A t-il dû justifier le logo présent sur les affiches ?

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Il y a des couleuvres difficile à ingérer quand on est un homme à l'honnêteté intellectuelle érigée en valeur et que l'on sait que c'est inexact. Espérons seulement que telle méprise ou ambiguité n'est pas parvenue jusqu'à Madame Michèle Deschamps, veuve du fondateur du Festival de Carcassonne...

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© Tous droits réservés/ Musique et patrimoine/ 2015 

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27/04/2015

"The bride" avec Sting a été tourné dans la Cité de Carcassonne...

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"The bride"

ou "La promise" dans son titre en français, est un film réalisé en 1985 par Franc Roddam, avec dans les rôles principaux Sting et Jennifer Beals. Ce film fantastique dont l'action se situe en Hongrie met en scène le docteur Frankenstein donnant naissance à une créature féminine pour tenir compagnie à son monstre...

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Les scènes du cirque dans lequel se réfugie la créature, ont été tournées dans un champ à proximité de la Cité. Celui-là même où avaient été tournées en 1961 les scènes de combat du Miracle des loups avec Jean Marais.

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Ce plan a été réalisé dans la rue du Four Saint-Nazaire, alternant avec plusieurs autres scènes, pour lesquelles la ville de Sarlat (Dordogne) servit de décor. 

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Le comédien et chanteur Sting, que l'on voit ici à l'hôtel de la Cité posant pour une agence de presse américaine, apprécia les vins des Corbières. Une excellente publicité... Dommage que la Cité n'attire plus guère les caméras du 7e art, car mis à part quelques téléfilms, on n'a plus tourné de longs métrages depuis 1993. C'était "Les visiteurs" de Jean-Marie Poiré avec Jean Reno et Christian Clavier.

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