14/06/2015

Les touristes tomberont-ils dans le panneau longtemps ?

Mettons-nous l'espace de quelques minutes dans la peau d'un touriste, ayant fait avec son véhicule et sous la chaleur estivale, plusieurs centaines de kilomètres afin d'aller passer une journée à la Cité de Carcassonne. Cela fait de nombreuses années qu'il rêve de visiter le plus bel ensemble médiéval d'Europe, classé à l'UNESCO. Il prend la sortie est de l'autoroute et suit la signalisation lui indiquant la Cité, au niveau de l'avenue du général Leclerc. Il emprunte ensuite la montée Combéléran au bord de laquelle un panneau très explicite désigne l'emplacement des parkings. Comme chacun d'entre-nous, le touriste arrivant dans une ville qu'il ne connaît pas, fatigué par son voyage ne passe pas une heure supplémentaire à chercher une place gratuite située à un kilomètre du site, dans un endroit mal fréquenté où il risque de se faire vandaliser le véhicule. Ce qui n'est pas anodin à Carcassonne...

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Le touriste, donc, poursuit le parcours fléché qui l'amène, tel un veau dans une stabulation, à l'abattoir. Rassurez-vous, il ne s'agit que d'un racket monétaire. Il n'a plus le choix, une fois son véhicule engagé dans  la voie vers la barrière du parking. Voudrait-il reculer sous la chaleur étouffante de l'été, les autres véhicules derrière lui ne le permettraient pas. Ce n'est qu'à ce moment-là qu'il aperçoit la tarification horaire de ce parking non gardé, non ombragé et situé à 500 mètres du site historique. S'il avait été plus précautionneux, il aurait sans doute préparé son voyage en cherchant sur internet les tarifs des parkings autour de la Cité. Oui ! Mais, voilà... C'est impossible, puisque Carcassonne ne l'affiche pas contrairement à la majorité des ville de France.

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Ce panneau "Made in Carcassonne" distille à l'entrée des parkings de la Cité, le coût du stationnement à la carte et par tranches horaires. Il est tellement compliqué et mal conçu, que certains ont pensé que l'on payait 16 euros entre 11h45 et 12H du matin. Absolument pas, le quart d'heure supplémentaire vous coûtera 0,50 centimes et l'heure, 1 euro. Là, où se trouve l'arnaque c'est que le tarif pour une heure à la Cité à 2 euros, passe à 6 euros pour deux heures. Dans cette tranche, le quart d'heure coûte 1 euro. 

Bien sûr, on vous offre les premières trente minutes. Cela permet tout juste de faire un aller à pied du parking à l'entrée du château comtal. Pour le retour, vous serez forcément en retard et paierez dans le meilleur des cas, 1 euro à la caisse automatique. Surtout n'égarez pas le ticket ! Vous pouvez aussi garer votre voiture la nuit, car c'est gratuit. Franchement, avec la Cité Ozanam juste à côté, c'est plus que déconseillé.

Les objections

On connaît d'avance les objections de nos chers élus :

Il faut réguler l'afflux de touristes

Ce sont des recettes pour la commune

Tous les sites en France sont chers

Soyons encore heureux que le touriste porteur de devises à Carcassonne, revienne à ce tarif visiter notre monument. Aujourd'hui, le touriste s'exprime sur des forums de site spécialisés et y laisse ses impressions. Elles sont lues par le monde entier. On dirait que certains Carcassonnais sont fâchés qu'il y en ait trop... de touristes. Quant à l'idée que d'autres sites en France pratiquent des prix de stationnement aussi prohibitifs, c'est inexact. Ils font payer au forfait, comme par exemple le Mont Saint-Michel, car on ne visite pas la Cité en une heure de temps. Quand on vient, c'est pour y passer la journée.

Combien coûte une journée à la Cité ?

Nous allons réaliser une moyenne pour un couple avec deux enfants. Ils vont stationner, déjeuner, visiter le château comtal, consommer des boissons. On ne compte pas l'achat de souvenirs.

Stationnement

10 € (6 heures)

Visite du château comtal

8,50 x 2 = 17 €

Enfants gratuit

Déjeuner

(adultes)

15 € x 2 = 30 €

(enfants - 9 ans)

8 x 2 = 16 €

Café

2,50 x 2 = 5 €

Boissons

(après-midi)

3,50 x 4 = 14 €

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92 € 

Bien entendu, on peut errer dans la Cité en mangeant des sandwichs et en buvant des canettes de soda. C'est d'ailleurs ce que fait la majorité des visiteurs ; cela amène les restaurateurs à se plaindre... Tiens, donc ! Toutefois, la place de parking est presque obligatoire à moins d'être venu en stop. 

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© Tous droits réservés/ Musique et patrimoine / 2015

16/05/2015

Le festival de la Cité a bientôt 60 ans (Acte VIII, Scène I)

Raymond Chésa nomme en 1990 son ami Paul Barrière à la tête du Festival de la Cité, en remplacement de Georges-François Hirsch. La feuille de route est simple ; il s'agit de renouer avec le public dans le cadre d'une culture populaire, éclectique et accessible au plus grand nombre. L'entrepreneur de spectacle, natif d'Espéraza, jouit dans la profession d'un impressionnant carnet d'adresse et possède des amitiés fidèles chez les artistes : Aznavour, Nougaro, Jacques Martin... Il est rodé à toutes les ficèles du métier afin de faire venir les vedettes dans le théâtre de la Cité, dont il obtient un tarif avantageux pour Carcassonne. Au-delà de la grande culture musicale qu'il possède, Paul Barrière est un redoutable négociateur. À ses côtés, Georges Bacou, l'enfant de la Trivalle fait office de sous-directeur en attendant son heure...

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Paul Barrière

© DDM

 

1990

 Carmina Burana”

de Carl Orff par l’Orchestre National du Capitole de Toulouse, direction Michel Plasson, l’Ensemble Choral Régional, les Choeurs et les Choeurs d’Enfants Midi-Pyrénées, direction José Aquino, les Choeurs de Carcassonne, direction Jacques Miquel. Interprètes: Elizabeth Vidal (Soprano Colorature), Jean-Philippe Lafont (Baryton), Thomas Mark Fallon (Ténor). Grand Théâtre.

 

“Ballet National de Marseille”

direction Roland Petit. “Ma Pavlova”, “Les Chemins de la Création”. Musiques: Bach, Berlioz, Beethoven, Chopin, Debussy, Drigo, Massenet, Kreisler, Minkus, Mozart, Padilla, Saint-Saëns, Satie, Tchaïkovski. Orchestration, enregistrement musical: Edgar Cosma; costumes: Luisa Spinatelli. Coproduction Teatro dell’Opera di Roma(Grand Théâtre).

 

“Ray Charles” 

 (Grand Théâtre).

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© Alain Machelidon

 

“Le Cid”

  de Pierre Corneille, par la Compagnie Robert Manuel, Sociétaire Honoraire de la Comédie Française, mise en scène de Odile Mallet. Avec Yvan Varco (Le Roi, Don Fernand), Jean Davy, de la Comédie-Française (Don Diègue), Claude Giraud, de la Comédie-Française (Don Gormas), Patrick Forster-Delmas (Don Rodrigue), Jean-Noël Sissia (Don Sanche), Philippe Rondest (Don Arias), Thierry Passot (Don Alonse), Anne Lefol (L’Infante), Marianne Giraud (Chimène), Odile Mallet (Léonor), Claire Versane (Elvire), Maria-Silvia Manuel (Un page). Grand Théâtre.

 

“Semaine des Jeunes”.

  Concerts Rock, Théâtre, Danse.

 

“Neville Brothers” 

(Grand Théâtre).

 

“Francis Cabrel”.

 

 “Choeurs du Vatican”. 

Maître des Choeurs: Monseigneur Pablo Colino, Maître de Chapelle de la Basilique Saint-Pierre (Grand Théâtre).

 

“Carmen”

 opéra-comique en 4 actes de H. Meilhac et L. Halevy, musique de Georges Bizet, livret tiré de la nouvelle de Prosper Mérimée, mise en scène de Georges Chevalier, directeur de Scène de l’Opéra de Paris. Décors de Eric Chevalier, direction musicale André Giorgi, chorégraphie José Lopez, flamenco dansé par Ballet Iberia. Avec Gilbert Py (Don José), Cléopatra Ciurca (Carmen), Jean-Marc Ivaldi (Escamillo), Andrée François (Micaéla), Christian Poulizac (Zuniga), Thérèse Martin (Mercédes), Jean-Philippe Marliere (Morales), Elisabeth Muller (Frasquita), Georges Daum (Le Dancaire), Michel Cadiou (Le Remendado), Claude Desmet (Lillas Pastia). Production et costumes des Ateliers Lyriques Européens, direction Nick Varlan. Avec la participation des Artistes, des Choeurs et des Musiciens de l’Opéra de Paris. Choeurs d’enfants de l’Ecole de Musique. Choeurs de Carcassonne, direction Jacques Miquel (Grand Théâtre).

  

“Claude Nougaro et le Nougaro Band”.

  Avec Jack Bashkow (saxophone), Gerry Etkins (claviers), Larry Etkin (trompette), Robble Gonzales (batterie), Steve Hunt (claviers), Barry Johnson (basse), Don Mikkelsen (trombone), Nick Moroch (guitare et direction d’orchestre), Mark Pender (trompette), Stéphanie James (choeurs), Curtis King (choeurs). Grand Théâtre.

 

“Lucrèce Borgia”

  drame en 3 actes de Victor Hugo, mise en scène de Robert Manuel, Sociétaire Honoraire de la Comédie-Française, assisté de Marie-Silvia Manuel. Musique Berlioz-Verdi, dispositif scénique Yves Ollier, costumes-habillage Christine Le Serbon. Avec Claudine Coster (Lucrèce Borgia), Anne Le Fol (La Princesse Negroni), Daniel Sarky (Duc Alphonse d’Este), Emmanuel Dechartre (Gennaro), Alain Feydeau (Oloferno), Jean-Baptiste Manuel (Ascanio), Jean-Noël Sissia (Gubetta), Maurice Audran (Rustighello), Yves Ollier (Jeppo), Thierry Passot (Maffio). Courtisanes, moines (Grand Théâtre).

 

“Guy Touvron et l’Orchestre de Chambre de la Radio Polonaise”.

 Au programme: “Concerto Grosso”, de Georg  Friedrich Haendel; “Concerto pour trompette et cordes”, de Jacques Loussier; “Divertimento pour cordes”, de Bela Bartok; “Sonate et Ré Majeur pour trompette et cordes”, de Georg Telemann (Basilique Saint-Nazaire).

 

“Ballets de Monte-Carlo”

directeur de la danse: Jean-Yves Esquerre, maîtresse de Ballet: Susan Rowe.

Au programme:

1.“Capriccio pour piano et orchestre”: “Rubies” extrait de “Jewels”, musique de Igor Stravinski, chorégraphie de Georges

 

 Balanchine, réglée par Patricia Neary. Danseuse Étoile: Paola Cantalupo. Avec Peter Lewton, Béatrice Belando, Brigitte Roman, Joëlle Boulogne, Laurence Neel, Heidi Ulrich, Valérie Pozzo, Elisabeth Miegge, Anahi Renaud, Julie Hopkins, Thierry Vezies, Laurent Trincal, AntonI Interlandi, Jérôme Benezech. Editions musicales Boosey and Hawkes & Leduc. Costumes réalisés par l’Atelier de Couture des Ballets de Monte-Carlo, sous la direction de Marc Zappone d’après Karinska.

 

    2. “X° Symphonie de Mahler”, chorégraphie, costumes, lumières: John Neumeier, assitant: Roy Wierobicki, musique de Gustav Mahler. Avec Anne Durieux, Olivier Wecxsteen, Nicolas Musin, Vincent Cuny, Muriel Separi, Jérôme Benezech, Elisabeth Miegge, Antonio Interlandi, Brigitte Roman, Jean-Pascal Cabardos, Valérie Pozzo, Pierre-Marie Quere, Annabelle Salmon, Rui Lopes, Laurence Neel, Christophe Ridet. Editions musicales Durand. Costumes réalisés par l’Atelier de Couture des Ballets de Monte-Carlo, sous la direction de Marc Zappone.  

 

    3. “Thème et Variations”, musique de Piotr Ilitch Tchaïkovski, chorégraphie Georges Balanchine, décors des Ateliers Simonini. Danseurs Étoiles Evelyne Desutter et Frédéric Olivieri. Avec Anahi Renaud, Julie Hopkins, Elisabeth Miegge, Loréna Baricalla, Jean-Pascal Cabardos, Nicolas Musin, Nicolas Rapaic, Vincent Cuny... Enregistrement Orchestre Symphonique d’Europe sous la direction d’André Presser (Grand Théâtre).

 

1991

“Requiem de Verdi”.

Orchestre National du Capitole de Toulouse, direction Michel Plasson. Avec Nadine Denize (mezzo soprano), Michèle Command (soprano), Thomas Booth (ténor), Henry Runey (basse). Orfeon de Pamplona (120 choristes), Choeurs de Carcassonne, Choeurs du Lauragais. Grand Théâtre.

 

Ballet Cristina Hoyos. 

 “Sueños Flamenco”. Au programme: Seguirilla (Lamento), Fabruca (Sobriedad), Bamberas (Ensueño), Tangos (Misterios), Taranto (Pasion), Alegrias (Compas), Solea por Bulerias (Solera), Bulerias (Jùbilo).

 

“Les Trois Mousquetaires” 

 d’Alexandre Dumas, par le Théâtre des Pays du Nord, mise en scène de Jean-Louis Martin-Barbaz, décors de Paul Gallis, costumes de Laurent Pelly, collaboration aux costumes: Donate Marchand, lumières Jean-Michel Lenormand, musique originale de Art Zoyd, assistant à la mise en scène: Yves Chenevoy, Maître d’armes: François Rostain/Patrice Camboni. Avec Paul Barrett (Buckingham), Francis Boulogne (Boistracy), Denis Cacheux (Louis XIII), Henri Cachia (Aramis), Yves Chenevoy (Mousquetaire du Cardinal), Tom de Jong (De Winter), Christian Gonon (D’Artagnan), Michel Grand (Bonacieux/Felton), Yveline Hamon (Anne d’Autriche), Bernard Jousset (Tréville), André Lourdelle (Planchet), Deborah Mac Mahon (Milady), Jean-Louis Martin-Barbaz (Bouffon), Alain Payen (Athos), Analia Perego (Estefania), Christophe Piret (Biscarat), Arlette Renard (Marie de Médicis), François Rostain (Jussac), Christine Sinibaldi (Constance Bonacieux), Olivier Sowinski (Rochefort), Dominique Thomas (Porthos), Hervé Van der Meulen (Richelieu). Grand Théâtre.

 

“George Benson et le Count Basie Orchestra”, 

 The Most Explosing Force in Jazz, dirigé par Frank Foster. Grand Théâtre.

  

Semaine des jeunes,

  “Niagara: Religion Tour 91”

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“Maîtrise des petits chanteurs de Carcassonne”, 

 accompagnés par les Choeurs Saint-Louis et par l’Ensemble Camerata de la Côte d’Azur.

  Basilique Saint-Nazaire.

  

Quintet “Hauts Vents”. 

 Eglise Notre-Dame de l’Abbaye.

 

“Niagara”.

 

“Julio Bocca et le Ballet Argentino”

  (Médaille d’or du Concours international de Moscou). 

Au programme: “Raymonda”; “Entre Tangos y Milongas”; “Suite de Don Quichotte”.

  

“Patrick Bruel”. 

 Stade A. Domec.

 

“Le Serviteur de Deux Maîtres”

 de Carlo Goldoni, d’après l’oeuvre de Jean-Pierre Des Hours de Mandajors, avec Michel Galabru (Truffaldin), Axelle Abbadie (Béatrice), Eric Raynaud-Fourton (Florinde), Guy Grosso (Pantalon), Monique Baudoin (Clarisse), Teddy Billis (Dr Lombardi), Thomas Chabrol (Sylvio), André Nader (Brighella), Annie Jouzier (Sméraldine), Pascal Mifflet (Le Garçon d’Auberge), Cécile Perrier (La Servante), Jean-Christophe Bertrand (1° porteur), Luc Jean (2° porteur). Grand Théâtre.

 

“Paolo Conte”. 

 Grand Théâtre.

 

“Choeur d’Hommes Coro Easo”, 

 de San Sebastian. Au programme: 1° partie: Mozart; 2° partie: Guridi, Batisda, Aragues. Eglise des Carmes.

 

“Orchestre National Symphonique Russe”, 

 direction Evgueni Svetlanov. Tchaikovski (Concerto pour piano N°1, op.23); Dvorak (La Symphonie du Nouveau Monde). Grand Théâtre.

 

“Orchestre Bach Gewandhaus de Liepzig”, 

 dirigé par Christian Funke. Au programme: Jean-Sébastien Bach (Suite en Si mineur; Concerto pour violon/hautbois en Do mineur); Wolfgang Amadeus Mozart (Divertimento KV 125a; Symphonie Concertante pour violon et alto). Cour du Château Comtal.

 

“Faust” 

 Opéra en 5 actes, paroles de Jules Barbier et Michel Carré, musique de Charles Gounod, mise en scène de Georges Chevalier. Représenté pour la première fois à Paris, sur le Théâtre-Lyrique le 19 octobre 1859. Opéra Royal de Wallonie, direction Robert Bleser. Avec Ginès Sirera (Faust), Louis Hagen William (Mephisto), Marc Barrard (Valentin), Michel Larue (Wagner), Valérie Millot (Marguerite), Patricia Jumelle (Siebel), Elia Thezan (Dame Marthe). Grand Théâtre.

La Nuit de Valpurgis. Co-production Ballet Opéra d’Avignon - Opéra de Marseille.

 Chorégraphie: Jacques Fabre. Grand Théâtre.

 

1992 

 “Le Bourgeois Gentilhomme”

  Comédie-Ballet en 5 actes, en prose, texte de Molière, musique de Lulli, mise en scène de Gaston Vacchia et Robert Manuel, éléments de décor: Yves Ollier, costumes: Donald Cardwell, habillage: Christine Le Serbon, perruque: Yvette Giraudeau, régie: Alain Sandrey, chorégraphie: Brigitte Berger, musique Lulli: Maurice Blanchot, paroles Molière: Charles Level. Avec Michel Galabru (Monsieur Jourdain), Catherine Alcover (Madame Jourdain), Claudine Coster (Nicole), Francis Joffo (Covielle/Mufti), Marianne Giraud (Lucile), Yannick Debain (Cléonte), Jean-Noël Sissia (Dorante), Colette Teissedre (Dorimène), Alain Chevallier (Maître à Danser), Claude Rio (Maître de Musique), Guy Pierauld (Maître d’Armes), Georges Toussaint (Maître de Philosophie), Jean-Paul Baziconi (Maître Tailleur), Maurice Blanchot (Elève de Musique), Maurice Audran (Elève de Musique), Brigitte Berger (Danseuse), Nathalie Bandelier (Danseuse), Karin Averty (Soliste), Christine Le Serbon (Laquais), Marie-Silvia Manuel (Laquais). Grand Théâtre.

 

“Fats Domino / Grady Gaines and the Texas Upsetters”.

  Grand Théâtre.

 

“Stephan Eicher”.

 Grand Théâtre.

 

Semaine des jeunes.

 

“Te Deum pour la Victoire de Dettingen”

  G.F. Haendel, direction Jean-Philippe Sarcos. Maîtrise des Petits Chanteurs de Carcassonne. Orchestre Baroque de Montauban, direction Jean-Marc Andrieu. Choeurs Saint-Louis. Avec Marie-Gabrielle Chantalat (claveciniste soliste), Henri Ormieres (claveciniste soliste), MoniqueJeannest (soprano), Didier Oueille (contre ténor), Hervé Lamy (ténor), Joël Michell (basse). Basilique Saint-Nazaire.

 

 “Récital Valérie Pavanetto - Gilbert Py”

piano d’accompagnement: Simone Blanc. Au programme: Massenet, Gounod, Saint-Saëns, Halevy, Reyer, Glück, Schubert, Offenbach, Puccini, Verdi, Bizet, Wagner. Airs et duos des différentes oeuvres: “Samson et Dalila”, “Sapho”, “Werther”, “Herodiade”, “Le Cid”, “Polyeucte”, “La Juive”, “Sigurd”, “Orphée”, “Carmen”, “Barbe Bleue”, “La Tosca”, “Le Trouvère”, “Otello”, “Le Bal Masqué”, “Aïda”. Eglise des Carmes.

 

“Ensemble de Trompettes de Lyon”,

  avec Pierre Ballester, André Bonnici, Didier Chauffard, Jean-Luc Richard, Ludovic Roux et Lionel Torra. Au programme: S. Scheidt “Bataglia” et “Canzon”; Haendel “Suite de Concert”; J.-S. Bach “Fugue en Sol mineur”; Verdi “Aïda”; J. Naulais “Cocktail”; Mendelssohn “Fugue”; H. Tomasi “Suite”; R. Simpson “Sonatina”; S. Joplin “Trois Ragtimes”; Escher “Five Steps to the Answer”. Notre-Dame de l’Abbaye.

  

“Nabucco”

Opéra en 4 actes, musique de Giuseppe Verdi, livret de Temistocle Solera. Opéra National de Varsovie; Orchestre et Choeurs. Direction générale: Slawomir Pietras, direction musicale: Andrzej Straszynski, mise en scène: Marek Weiss Grzesinski, chef des Choeurs: Emil Wesolowski, scénographie: Andrzej Majewski, avec la collaboration de Clément Garbisu. Décors et costumes de l’Opéra de Varsovie. Avec la participation des Choeurs de Carcassonne et des Choeurs du Lauragais, direction Jacques Miquel. Avec Wieslaw Bednarek (Nabucco), Romuald Tesarowicz (Zaccharia), Stanislas Kowalski (Ismaël), Mieczyslaw Milun (Grand Prêtre de Baal), Bodgan Paprocki (Abdallo), Barbara Zagorzanka (Abigail), Wanda Bargielowska (Fenena), Hanna Zdunek (Anna). Grand Théâtre.

 

“Ruy Blas”

Drame en 5 actes de Victor Hugo, mise en scène de Georges Wilson, costumes de Claudie Gastine, éléments scéniques de Pavanel, lumière de Gérard Keryse, produit par Micheline Rozan et Régine Guitschula, co-production: Centre International de Créations Théâtrales Micheline Rozan et Peter Brook. Théâtre National de Marseille, La Criée, Marcel Maréchal. Directeur technique: Jean-Guy Lecat, assistant du metteur en scène: Pierre Val, régie plateau: Philippe Delafoulhouze, régie lumière: Emmanuel Drouot, habilleuse: Nadine Rossi et Sylvie Trehout, coiffeuse: Madeleine Rolland, administration: Aurélie Godebski et Cathy Sarfati. Avec Lambert Wilson (Ruy Blas), Jean-Claude Drouot (Don Salluste de Bazan), Etienne Chicot (Don César de Bazan), Georges Riquier (Don Guritan), Jean-Pierre Moreux (Le Comte de Camporeal), Eugène Berthier (Le Marquis de Santa-Cruz, Montazgo), Jean-Claude Balard (Le Marquis del Basto, Don Antonio Ubilla), Jean-Michel Meunier (Le Comte d’Albe, Le Marquis de Priego), Michel Armin (Don Manuel Arias), Luc Delhumeau (Covadenga), Jacques Marchand (Gudiel, Un Laquais Ivre), Florence Darel (Doña Maria de Neubourg, Reine d’Espagne), Josiane Lévêque (La Duchesse d’Albuquerque, Une Duègne), Catherine Erhardy (Casilda), Laurence Griveau et Jane Villenet (Les Suivantes), Marc Kalfayan, Frédéric Mouthon, Pablo Vidal et Jamal Ziane (Les Laquais). Grand Théâtre.

  

“Joe Cocker”. 

 Grand Théâtre.

  

“Gala des Etoiles Internationales de la Danse”, 

réalisation artistique de Boris Trailine, assistance artistique et technique: Jean-Luc Leguay, danseurs: Julio Bocca, Jan Broeckx, Eleonora Cassano, Françoise Dupriez, Jean-Charles Gil, Aida Gomez, Jean Guizerix, Dominique Khalfouni, Manuel Legris, Monique Loudieres, Antonio Marquez, Noella Pontois. Au programme: “Rêve d’Hiver”, musique de Piotr Tchaïkosky; “Zarabanda”, musique de José Nieto; “Opus Cygne”, musique de Jean Sibelius; “Piazzola in Concerto”, musique de Astor Piazzola; “Manon”, musique de Jules Massenet; Tchaïkovsky pas dedeux”, musique de Piotr Tchaïkosky; “Salve Regina”, musique de Jean-Baptiste Pergolese; “Ben Amor”, musique de Maestro Luna; “Les Amour de Franz”, musique de Franz Schubert; “Nuages”, musique de Claude Debussy, “Zapateado”,musique de Pablo Zarazate; “Les Méditations de Thaïs”, musique de Jules Massenet; “Don Quichotte”, musique de Minkus. Grand Théâtre.

  

“Le Picasso Andalou” ou “La Mort du Minotaure”

 création mondiale de la Cuadra de Séville. Textes de Concha Tavora, Danse Flamenca de Juan Romero, Léonor Alvarez et Ossorio, chant de Manuel Vera, danse contemporaine: Salud Lopez et Manuel Cañadas, danse classique: Immaculada Jimenez et Belén Trujillo, acrobatie: Angel Monteseirin, Antonio Parejo, Antonio Gomez, guitare: Manuel Berraquero et Roque Acevedo, musique de Salvador Tavora et Vicente Sanchis. Mise en scène de Salvador Tavora. Grand Théâtre.

  

“Orchestre de Chambre de Moscou”

 directeur Constantine Orbelian; “Patrick Gallois”. Programme: Rossini “Sonate pour Orchestre en G majeur”; Mozart “Concerto en Sol majeur K 313” - Patrick Gallois; Shostakovich “Symphonie de Chambre”- arrangement Barshai; Mozart “Concerto en Ré majeur K 314” Patrick Gallois. Grand Théâtre.

  

“Bernard Lavilliers”

Grand Théâtre.

  

“9ème Symphonie de Beethoven”.

Orchestre National du Capitole de Toulouse. Direction Michel Plasson. Choeurs du Capitole de Toulouse, direction Pierre Iodic. Choeurs de Carcassonne, Choeurs du Lauragais, direction Jacques Miquel, coordination des Chorales: José Aquino. Solistes: Françoise Pollet (soprano), Hanna Schaer (Mezzo), Falk Struckmann (baryton basse), Robert Schunk (ténor). Grand Théâtre.

 

 Festival “Off”

du 2 au 26 juillet.

Spectacles gratuits.

 

1993

“Orchestre National d’Ile-de-France”

 direction Jacques Mercier. Au programme “Requiem pour Soli, Choeur et Orchestre”, de Camille Saint-Saëns. Pièces sacrées de Gounod, à l’occasion du 100e anniversaire de sa mort: “Faust”, prélude, “D’un Coeur qui t’Aime”, pour soprano, mezzo et orchestre, “Repentir”, pour ténor et orchestre, “Gallia”, pour soprano, choeur et orchestre, “Ave Maria”, pour choeur et orchestre. Avec Valérié Millot (soprano), Lucile Vignon (mezzo), Pascal Aubert (ténor), Laurent Naouri (basse). Choeur Régional d’Ile-de-France, direction Michel Piquemal. Grand Théâtre.

 

“Pow Wow”. 

 Avec Ahmed (ténor), Bertrand (médium), Pascal (médium), Alain (basse).

  Grand Théâtre.

 

“Sud”

Opéra populaire présenté en collaboration avec Les Estivales et Diva - Paris, Les Jeux Méditerranéens 93, ANKH productions - Ayhènes et la participation du Festival de Carcassonne. Création des Estivales de Perpignan et des Jeux Méditerranéens. Composition musicale dPhilippe Eidel, Mise en scène de Gilbert Rouviere, direction artistique : Guy Bertrand, décors et peintures: Bangala, costumes: Agnès B., Livret: Patrick Hébrard. Chanteuses: Lucilla Galeazzi (Italie), Angélique Ionatos (Grèce), Equidad Barres (Espagne), Amina Alaoui (Maroc), Houria Aichi (Algérie), Michèle Cesari (Corse). Musiciens: Pedro Soler, Henri Agniel, Aziz Boulachrat, Laurent Audemard, Guy Bertrand, Jean-Michel Pous, Cyrius Martinez, Eric Montbel, Philippe Eidel. Grand Théâtre.

 

Semaine des jeunes.

  

Groupe vocal “Fleur d’Espine”,

direction Olivier Boulicot. Au programme: Gabriel Fauré “Madrigal”; Johannes Brahms “Drei Gesänge”; Franz Schubert “Im Gegenwartigen Vergangenes”; Robert Schumann “Heidenröslein, Gute Nacht, Zigeuner Leben”; Gabriel Fauré “Salve Regina”; Johannes Brahms “Warum ist das Licht”; Anton Bruckner “Locus Iste, Ave Maria”; Félix Mendelssohn “Sechs Sprüche”, pour Choeur à huit voix. Eglise Saint-Gimer.

 

“Le Livre de Christophe Colomb”

  de Paul Claudel, par le Théâtre du Versant, mise en scène de Gaël Rabas, rélisation de Raoul Sangla, musique originale de Pierre Cabalette, assistant: Ramon Albistur, décors: Evelyne Herisson, Eric Maurus, Francine Porteu de la Morandiere, Jacky Rivoal, iconographie: Devy Tuszynsky, costumes: Esther Carrizo, Céline Malbose, Aublone Rivoal, régie: Enrico Maamaatuaiahutapu, administration Martine Lamouroux et Nathalie Salaberry. Avec Jean-Claude Durand (Christophe Colomb), Maud Rayer (Isabelle de Castille), Daniel Martin, FrançoiseDorgambide, Fabien Lipinelli, Maria Aguirre, Ruth Aguirre, Laurent Laffargue, Eric Bougnon, Amaël Rivoal. Cour du Château Comtal.

 

“Nicolas Céloro”.

  Récital de piano. Au programme: Ludwig van Beethoven “Sonate op. 27 <<Clair de Lune>>; Johannes Brahms “Rhapsodie op. 79 n° 2 en Sol mineur”; Franz Liszt “3e Etude de Concert <<Un Sospiro>>, “2e Rhapsodie Hongroise avec cadence” de Nicola Céloro; Franz Liszt “Sonate en Si mineur”. Notre-Dame de l’Abbaye.

  

“Aïda”,

  Opéra en 4 actes de Giuseppe Verdi, livret de Antonio Ghislanzoni, d’après Mariette Bey et Camille du Locle. Choeurs, Orchestre et Ballet de l’Opéra National de Varsovie, direction générale: Slawomir Pietras, direction musicale: Andrzej Straszynski, mise en scène: Marek Weiss Grzesinski, direction des Choeurs: Bogdan Gola, chorégraphie: Emil Wesolowski, scénographie: Andrzej Majewski, décors et costumes de l’Opéra de Varsovie. Avec la participation des Choeurs de Carcassonne, direction Jacques Miquel. Trompettes Égyptiennes de l’Opéra de Marseille. Avec: Hasmik Papian (Aïda), Jolanta Bibel (Amneris), Juan Cuevas (Radames), Wieslaw Bednarek (Amonasro), Ryszard Morka (Ramphis), Mikolaj Konach (Le Roi d’Égypte), Boguslaw Morka (Le Messager), Teresa Krajewska (La Prêtresse). Grand Théâtre.

 

“Michel Sardou”. 

 Grand Théâtre.

 

“Le Cid”

  de Pierre Corneille, mise en scène de Francis Huster, par la Compagnie Francis Huster. Assistante: Karine Chemla, lumières: André Wirth, décor: Max Chajeaum, costumes: Ruchla Grossmann, régisseur général: Philippe Margerit, assistant régie: Maurie Levy, maquilleuse: Sandrine Tremelet, coiffeur: Gérard Carissimoux, habilleuse: Brigitte Robert, attachée de Presse: Renée Fernandez. Avec Jean Deschamp (Don Diègue), Jean-Pierre Bernard (Le Comte), Jacques Spiesser (Le Roi), Frédéric Smoktale (Senohe), Frédéric Haddou (Aries), François-Xavier Hoffman (Alonse), Francis Huster (Rodrigue), Yves le Moign (Corneille), Cristians Reals (L’Infante), Elisabeth Rodriguez (Léonor), Valérie Crunohant (Le Page), Gisèle Touret (Elvire), Valentine Valere (Chimène). Grand Théâtre.

 

“Luisillo”

 Compagnie Teatro de Danza Española. Chorégraphie et direction artistique: Luisillo, production et administration: Luis Vivo, Au programme: “Cronica de un amor Gitano”; “La Trilla”. Danseuses: Giorgia Celli, Maite Chico, Esperanza Lara, Natalia Martin, Cristina Morales, Cristina Pulido, Eva Quesada, Gadea san Roman; danseurs: Pepe de los Rios, Angel Gomez, Paco Montoya, Antonio Resino, Alberto Reyes, Saulo Sanchez, Armando Sanchez, Javier Marin. Guitaristes: Ramon Jimenez, Aquilino Jimenez. Chanteurs: Angel Gabarre, Tonu Maya. Costumes: Luisa Moya, Gonzalez, Teresa Morales, Tomy. Décors: Javier del Olmo. Grand Théâtre.

  

“Orchestre de Chambre de Lituanie”. 

Direction Saulius Sondeckis. Au programme: Arensky “Variations sur un thème de Tchaïkovsky”; Rachmaninoff “Élégie”; Tchaïkovsky “Adagio cantabile pour violoncelle et orchestre”; Curlionis “Variations sur un thème populaire lituanien”; Tchaïkovsky “Sérénade pour cordes op. 48”. Cour du Château Comtal.

 

“Vanessa Paradis”. 

Grand Théâtre.

 

“Paolo Conte”.

  Grand Théâtre.

 

“Le Riche Convoité”

de Carlo Goldoni, par la Compagnie et Productions Michel Galabru, adaptation libre d’Ermanno Macario, mise en scène de François Sayad, costumes: Gérard Calvet, décors: Marie-Claude Ginisty, Costumière: Nicole Bize, coiffeur-perruquier: Pierre Steffanetti. Avec Michel Galabru (Le Comte Horace), Nadine Capri (Livie, sa soeur), Geneviève Brunet (Félicie, sa fiancée), Jean-Claude de Goros (Richard, son ami), Teddy Bilis (Bigolin, son serviteur), Eric Raynaud (Emile, fiancé de Livie), Pascale Roberts (Brigitte, vieilleentremetteuse), Julie Marboeuf (Rosine, sa fille), Véronique Bodoin (Pascaline, jeune dévergondée), Maxime Lombard (Raymond Piquassiette, courtier), Roger Muni (Onfroy Lecoeur, ruffian), Xavier Garnault (Maître Mirouze, notaire), Marc Galabru (Docteur Toussaint). Grand Théâtre.

  

“BB King / Etta James and the Roots Band”.  

Grand Théâtre.

 

“Michel Jonasz”. 

 Grand Théâtre.

 

 ”Festival Off”

2 au 25 juillet

 Estivales d’Orgue de la Cité, des Conférences, des Expositions, Concerts...

 

1994

 

“Cyrano de Bergerac”

création, Comédie héroïque en 5 actes, en vers, d’Edmond Rostand, par la Compagnie du Grand Roque, mise en scène de Thierry Almon, assisté de Sandrine Conan, régie générale: Daniel Galy, assisté de Rémi Savignac, décors de Rémi Trucharte, assisté de Yann Kerdavid, Cathy Blachère, Christian Gaxieu, Alex Glorieux, lumières: Thierry Ravillard, assisté de Virginie Argiola, musique originale: Zouhir Lamalch et Thibaud Favalessa, son: Alex Beznarivk, Maître d’armes: Roger Cornilhac, chevaux et attelage: Richard Roques, artifices: Patrick Conreur, administration: Annie Gallon. Avec Alain Perez (Hercule Savinien de Cyrano de Bergerac), Christelle Lepine (Magdeleine Robin, dite Roxane), Jean-Paul Bibe (Christian De Neuvillette), Christian Boudry (Le Comte de Guiche), Philippe Charron (Ragueneau), Roger Avalos (Le Bret), Liliane Teisseire (La Duègne), Sandra Miquel (Lise), Denis Bonnes (Carbon de Castel-Jaloux), Laurent de Chanterac (Valvert), et beaucoup d’autres personnages. Production Festival de Carcassonne Languedoc-Roussillon. Grand Théâtre.

 

“La Tentation de Saint-Antoine”

 d’après Gustave Flaubert, par la Compagnie Tour de Babel, adaptation et mise en scène de Frédéric Servant, assisté de Anne-Sylvie Meyza et Romain Pompidou, scénographie, décor et lumière de Frédéric Servant, création des costumes et maquillages de Carine Guillaume et Frédéric Servant, musique de Shyam Bihari Pathak, Arach Khalatbari, Benjamin Lauber. Avec Didier Poulain (Antoine), Alain Servant (Hilarion, Simon, Le Diable), Anne-Sylvie Metza (La Reine de Saba, Une Femme, Ennoia, La Luxure), Romain Pompidou et Matthieu Pikroch (Manès, Appollonius, La Mort), Gaël L’Hostis (Damis), Matthieu Pikroch, Gilles Debroise (Les Démons). Cour du Château Comtal.

  

Semaine des jeunes.

 

“Tedi Papavrami” 

 violoniste, accompagné au piano par Christophe Larrieu. Au programme: Tartini, Sonate “Trilles du Diable”; Franck “Sonate en La majeur”; Saraste “Romance Andalouse”, “Zapateado”, “Airs Bohémiens”, “Carmen Fanataisie”. Notre-Dame de l’Abbaye.

  

“La Traviata”

 musique de Giuseppe Verdi, livret de Francisco Maria Piave, Choeur, Orchestre et Ballet de l’Opéra National de Varsovie, direction générale: Slawomir Pietras, direction musicale: José Maria Florencio, mise en scène: Marek Weiss-Grzesinki, direction des Choeurs: Bogdan Gola, chorégraphie: Emil Wesolowski, scénographie: Wieslaw Olko, costumes: Irena Bieganska, scène: Janusz Chojecki, lumière: Jerzy Bojar, Son: Malgorzata Skubis. Décors créés par l’Opéra de Varsovie pour Carcassonne. Avec la participation des Choeurs de Carcassonne, direction: Jacques Miquel. Avec: Hasmik Papian (Violetta), Wanda Bargeyllo (Flora), Krystyna Jazwinska (Annina), Sylwester Kostecki (Alfred), Wieslaw Bednarek (Germont), Jacek Parol (Gaston), Jan Dobosz (Le Baron), Robert Dymowski (Le Marquis), Ryszard Morka (Le Docteur). Grand Théâtre.

 

 “Horitsvit”. 

Ensemble d’Arts populaires d’Ukraine. Chorégraphie et direction artistique: Zenon Golobitch. Grand Théâtre.

 

“Patricia Kaas”.  

Grand Théâtre.

 

“Le Misanthrope”

  Comédie en 5 actes de Molière, représentée pour la première fois au Palais-Royal le 4 juin 1666. Production du Festival de Pau. Mise en scène de Roger Hanin, lumières de Jean-Pierre Bouvier, musique de Lulli, Vivaldi, Mozart. Avec Roger Hanin (Alceste), Corinne Touzet (Célimène), Sandrine Loeb (Arsinoé), Jean-Claude Caron (Philinte), Jean-François Chatillon (Acaste), Mathieu Dion (Oronte), Léa Drücker (Eliante), Frantz Pignorel (Clitandre), Daniel Jean (Dubois), Maxime Paz (Basque). Grand Théâtre.

 

“Orchestre National du Capitole de Toulouse” 

direction Michel Plasson. “Airs, Duos et Choeurs d’Opéras Français”. Solistes: Léontina Vaduva, soprano; Roberto Alagna, ténor. Choeur du Capitole, direction: Pierre Iodice; Choeurs de Carcassonne, direction Jacques Miquel. Au programme: “Mireille”, de Charles Gounot: Ouverture; “Manon”, de Jules Massenet: <<Je suis encore tout étourdie>>, et <<Adieu notre petite table>> (Léontina Vaduva); “Roméo et Juliette”, de Charles Gounod: Prologue (Choeur du Capitole), Je veux vivre (Léontina Vaduva), Ah, lève-toi, soleil (Roberto Alagna), duo: Va, je t’aipardonné, Sommeil de Juliette et Duo du Tombeau: Léontina Vaduva et Roberto Alagna; “Faust”, de Charles Gounod: <<Prélude>> et <<Salut, demeure chaste et pure>> (Roberto Alagna), Kermesse et Choeur des Soldats (Choeur du Capitole, Choeurs de Carcassonne). Grand Théâtre.

  

“Eddy Mitchell”.

 Grand Théâtre.

 

“Claude Bolling / Mercer Ellington”

et leurs prestigieux Big Bands. Grand Théâtre.

  

“Alvin Ailey”

  American Danse Theater. 

Au programme: “The Winter in Lisbon”, chorégraphie: Billy Wilson, musique: Dizzy Gillepsie, costumes: Barbara Forbes, lumières: Cheanult Spence; “Hymn”, chorégraphie: Judith Jamison; livret: Anna Deavere Smith, musique: Robert Ruggieri, costumes: Toyce Anderson, scénographie et décors: Timothy Hunter, Daniel Bonitsky, Donald J. Oberpriller, lumières: Timothy Hunter; “Revelations”, chorégraphie: Alvin Ailey, musique: traditionnelle, décors et costumes: Ves Harper, lumières: Nicola Cernovitch. Grand Théâtre.

 

“Stephan Eicher”.

 Grand Théâtre. 

 

“Claude Nougaro / Claude Marti”. 

 Grand Théâtre.

 

“Camerata de Saint-Petersbourg”, 

 direction Saulius Sondeckis, solistes Ilse Klava-Klisane, alto; Bartolomiej Niziol, violoniste. Au programme: Prokoviev “Symphonie Classique”; Mozart “Symphonie Concertante pour violon et alto”, solistes Niziol Bartolomiej, violoniste, et Ilse Klava-Klisane, alto; Glink“Kamarinskaja”; Borodine “Nocturne”; Tchaikowsky “Sérénade opus 48 en Do majeur”. Cour du Château Comtal. 

  

“Julien Clerc”.

Grand Théâtre.

 

 “Festival Off”. 

Création enfantine de l'école des Castors dirigée par Madame Feurschal

Ensemble folklorique d'Argentine

Théâtre Lauréat des Scènes ouvertes

Samba résille

Bernard Margarit Quintet

Ballet folklorique national du Honduras

Jazz quintet - Lauréat des Scènes ouvertes

Ensemble folklorique "Millauquen" du Chili

Ensemble folklorique "Zimalt" du Mexique

Ensemble folklorique de Guyane française

Mississipi Jazz band

Trois six - Lauréat des Scènes ouvertes

Philippe Abizanda

Ensemble tambours sacrés "Arashi Daiko" du Japon

 

Conférences

Traviata/ Verdi/ Dumas 

HenriTort-Nougues

 

Déodat de Severac

J-B Cahors d'Aspry

 

Contes traditionnels occitans

Alan Roch

 

Expositions

Poètes Audois dans la tourmente

Musée des beaux-arts

 

Exposition pédagogique sur l'école au temps jadis

Musée de l'école

 

Exposition sur les oiseaux et la nature

Tour de la Vade

 

Photographies de Charles Camberoque

Château comtal

 

L'oeuvre picturale de Bernadette Kelly

Tour Narbonnaise

 

Natura e cultura

École maternelle de la Cité

 

Déodat de Severac, musicien du Midi

Salle Joë Bousquet

 

Note du blog

C'est sous la mandature de Raymond Chésa que l'on vit dans la programmation une semaine entière consacrée à la jeunesse à l'intérieur du Festival. C'est grâce au comédien Thierry Almon qu'est né le Festival off en 1992, impulsé et préparé par Georges Bacou. La création de Scènes ouvertes avec un jury donnait l'occasion aux artistes locaux sélectionnés, de participer au Festival off. L'ensemble du Festival était dirigé par l'Association du Festival et son Conseil d'administration, qui eut à sa tête jusqu'en 1995 :

Raymond Chésa (Maire), Jean-louis Michard (Adjoint à la culture), Marie-Françoise Saurel (Adjointe), Philippe Boissonade (Commerçant), Didier Rusque (Conseiller municipal), Jean Graille, Marc Clerc, Bernard Péré-Lahaille, Monique Hutter, Henri Pélofy, Louis Bernard Davidovici, André Courtes et Martial Andrieu.

Paul Barrière (Coordonateur général), Jean Llari (administrateur), Georges Bacou (Attaché de direction), Jacques Miquel (Attaché musical)

Philippe Falcou (Responsable technique), Thierry Ravillard (Régie lumières), Michel Chourreau (Régie plateau), Vison sud (régie son), Jean Resplandy, Dominique Delpey, J-P Rouzaud, Gérard Barrabès, Rudolf Sestie (Machinistes), Jeannick Baudie (Habilleuse), Catherine Ruis, Élisabeth Amat, Magali Bardou, Nathalie Marrot, Isabelle Debien (Location).

L'ensemble de cette association a été dissoute en 2005 faute de subventions et son directeur G. Bacou mis au chômage.  La volonté politique du nouveau maire G. Larrat fut de la remplacer par un pôle culturel avec à sa tête Pascal Dupont. 

À bientôt, pour la suite....

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15/05/2015

La Cité médiévale de Carqueyrolles

Dans la cité médiévale, le Centre des Monuments Nationaux a entrepris un certain nombre de travaux afin d'améliorer et de moderniser l'accueil des visiteurs. Ceci sans bien des contraintes liées à l'histoire du site, qu'il faut épouser harmonieusement avec les nécessités imposées par la vie d'aujourd'hui. Les choix retenus ne sont pas sans conséquences sur les opinions des uns et autres quant aux résultas obtenus. Ainsi, après l'épisode des dalles en pierre de roquetaillade donnant des teintes ocres ou grisées sur le rempart, ce sont les travaux à l'intérieur de la barbacane qui semblent susciter les passions.

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Le Centre des Monuments Nationaux nous fournit sur son site, l'aspect que prendra bientôt la barbacane. Les guichets dans un couloir de bois s'appuient sur le rempart et les visiteurs seront obligés de passer à l'intérieur pour accéder à la visite. Autrefois, cet accès était libre. Le touriste ne prenait ses billets qu'à l'entrée du château et pouvait photographier la barbacane sans dépenser une sesterce romaine. Aujourd'hui, si vous souhaitez voir cette partie de la Cité, deux solutions s'impose à vous : Payer votre billet d'entrée ou passer dans les fossés du château et grimper par la muraille. Attention, la cité a été conçue pour être imprenable ! La photo ci-dessus communiquée par le CMN est vraiment retouchée, pas comme celle de Madame Calvayrac accusée par les employés du CMN de photoshopmania, sur celle présentant l'effet "salle de bains" des nouvelles dalles sur le rempart. C'est quand même bizarre cette propension qu'ont les notables a tenter de dénigrer les amoureux du patrimoine, quand ce qu'ils dénoncent les touche directement. J'avais connu cela lors de la pétition sur la Cité en 2013. Nous allons en reparler...

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Ce cliché a été pris hier après-midi par l'honorable Jacques Blanco, plus habile sur une bicyclette qu'avec un logiciel de retouche photo ; on ne peut donc pas l'accuser de faussaire. Il s'est placé dans la barbacane, à cinq bon mètres des nouveaux guichets. L'effet est assez saisissant... On n'aperçoit plus le rempart, ni les créneaux quand on ne se positionne pas en hauteur.

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À l'intérieur de la structure composée de bois et de métal, les travaux vont bon train pour aménager les nouveaux guichets. Le cliché a été pris par un employé du CMN, qui ne s'est pas accusé d'avoir retouché la photo. Il semble que la toiture ait été posée le sur petit chemin de ronde du rempart, sans l'affecter. Une interrogation tout de même : Comment la structure est-elle ancrée au sol ? Il faut bien qu'elle tienne d'une manière ou d'une autre ; c'est donc peut-être les coups de marteau-piqueur qu'on entendu certaines personnes...

Nous voyons distinctement que sur le sol, ont été posés des pavés. Comme ceux sur les remparts, ils semblent donner des tons différents. Peut-être une fin de stock de pierre de Roquetaillade ? Notons que jusqu'à présent le sol de la Barbacane n'était fait que de terre et de graviers. Il le restera, mais uniquement à l'extérieur de la structure.

Cette structure est conçue dans un bois non verni qui, selon la communication du CMN, va se patiner et vieillir naturellement dans le temps. Or, le bois est un matériau vivant et qui travaille ; gageons qu'il conserve sa superbe longtemps. Attendons que les intempéries le mettent à l'épreuve.

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Après les guichets et les sanitaires, la boutique et la librairie viennent de subir un lifting. C'est vrai qu'elles rapportent chaque année quelques milliers d'euros dans les caisses du CMN, comme la billetterie. En revanche, aucun crédit n'est prévu pour l'amélioration du musée lapidaire fondé par l'Association des Amis de la Ville et de la Cité. Ce musée appartient aux Carcassonnais, je le précise.

L'an passé j'ai pris un billet aux guichets pour faire la visite. L'employé m'a indiqué ce à quoi je pourrais accéder durant le parcours, mais sans jamais me citer le musée Pierre Embry. D'ailleurs, il ne figure même pas dans les brochures, dans lesquelles la boutique de souvenirs est indiquée en bonne place.

Il y a deux ou trois ans, le ministre Polonais des Affaires étrangères est venu visiter la Cité. Il a trouvé anormal que personne ne parle l'Anglais parmi les employés chargés de vendre les billets. Pour ma part, un sourire accroché aux visages serait un plus...

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Afin de ne pas paraître partial, je vous présente ci-dessus une photographie que j'avais prise en février 2013 au moment où je lançais la pétition contre le mauvais entretien de la Cité. Un algéco blanc immonde et deux guichets rouge avec des ventilateurs fixaient l'horizon. Le CMN a engagé des crédits pour améliorer l'accueil des visiteurs, tant mieux, peut-être que la pétition a eu un petit effet... Tirons la cité vers le haut ! Je ne vois pas dans l'aménagement du CMN quelque chose de nature à la tirer vers le bas. Malgré mes objections, nous devons nous adapter aux maux ne notre temps si c'est réalisé en bonne intelligence, sans mauvais goûts. Un modus-vivendi vaut mieux qu'un mauvais procès...

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13/05/2015

Une explication rationnelle du sujet au dallage de couleur sur les remparts ?

Nous relations dans notre article d'hier, la surprise et le mécontentement de la conférencière Fabienne Calvayrac sur son blog, au sujet de la récente restauration du rempart extérieur de la Cité. Photographie à l'appui, elle s'insurgeait contre la pose de carreaux de couleurs sur le chemin de ronde que le Centre des Monuments Nationaux doit ouvrir prochainement à la visite. Nous n'avions aucune raison pour ne pas mettre en doute la bonne foi de la conférencière, accusée par certains d'avoir retouché les clichés à l'avantage de son expertise. Or, elle n'a fait que prendre ces photographies après le passage de la pluie ; ceci a eu pour effet d'accentuer les couleurs. En fin de soirée, il m'est parvenu de la part d'un internaute un nouveau cliché réalisé le matin même par temps sec. 

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Même si par temps sec l'effet "salle de bains" dénoncé par Fabienne Calvayrac à tendance à s'atténuer, il n'en demeure pas moins que l'apparence des carreaux de couleur demeure. L'ABF (Architecte des Bâtiments de France) a t-il pu ainsi modifier les restaurations de Violet-le-duc et mettre ainsi à mal le classement de la Cité à l'UNESCO ?

Une explication rationnelle ?

Selon un de mes amis que l'on ne peut accuser de complicité avec le Centre des Monuments Nationaux, puisqu'il est hôtelier, le nouveau dallage est en pierre de Roquetaillade. Les carrières sont situées près de  Couiza dans la Haute-vallée de l'Aude. Cette pierre a la particularité de donner des tons ocre et bleutés, comme nous pouvons le voir sur la photo ci-dessous. Le parvis de la Basilique Saint-Nazaire a été refait avec ces matériaux.

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La pierre du Carcassès que l'on retrouve partout et avec laquelle la Cité a été bâtie, est très friable. Selon Stéphane Rives, la pierre de Roquetaillade était déjà utilisée par Violet-le-duc (à vérifier). Pour éviter l'effet de couleur, il aurait fallu trier les pierres afin de rendre la restauration uniforme. Ce n'est visiblement pas le choix qu'à retenu l'ABF... Je n'ai pas compétence pour juger ni du choix de la pierre, ni de l'opportunité de la trier, mais cette polémique ne serait pas née si l'ABF et le Centre des Monuments Nationaux ne travaillaient pas dans l'opacité totale en mettant les élus et les Carcassonnais à l'écart de leurs décisions. Si l'explication est rationnelle, les choix peuvent être considérés comme contestables.

Près de la tour de la Justice, cette nouvelle restauration a été décidée par la Très sainte Inquisition pilotant depuis Paris la destinée de notre Cité médiévale. Depuis que les seigneurs du Languedoc ont prêté allégeance au Roi de France, la Cité ne nous appartient plus....

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12/05/2015

Les remparts de la Cité viennent-ils d'être carrelés ?

Non ! Ce n'est pas un gag, ni une de ces sottises que l'on trouve trop souvent sur la toile. Il s'agit d'une information émanant du blog d'une conférencière Carcassonnaise que j'ai pris soin de contacter, avant de vous révéler ce qu'elle dénonce, tant la chose paraît incroyable. Madame Fabienne Calvayrac affirme que lors d'une visite effectuée depuis le haut de la Cour du midi, ses yeux se sont portés sur le rempart extérieur. C'est précisément cette partie du chemin de ronde au niveau de la tour de la Justice qui doit être ouverte à la visite à partir de juillet prochain. Des travaux de sécurisation et d'aménagement y ont été réalisés par le Centre des Monuments Nationaux ; l'inauguration est prévue pour le mois de juin.

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Voici la photographie qu'elle dit avoir prise le 19 avril dernier. C'est à tout à fait stupéfiant ! Je cite l'expression qu'elle emploie sur son blog :

"Mais on n'est pas dans une salle de bains !"

En zoomant sur la photo, on ne peut distinguer s'il s'agit de carrelage. Plus sûrement d'une pierre, mais des joints apparaissent et surtout des couleurs. Cette photographie postée hier sur Facebook a fait grand bruit et cette supposée restauration, considérée comme ignoble. La conférencière se fend d'une mise au point ce matin, indiquant qu'il ne s'agit en rien d'un trucage et qu'elle n'est pas la seule à l'avoir vu. Quelques personnes travaillant pour le CMN s'en défendent en prétendant que c'est faux. J'ai alors demandé à ses personnes de me fournir une photographie pour démentir, mais je n'ai rien reçu. Sachez que seuls le CMN à pour le moment accès à cette partie du rempart, donc impossible de vérifier. En ce qui me concerne, je ne vois l'intérêt qu'aurait cette conférencière à se tirer une balle dans le pied.

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J'ai cherché quelques explications dans un document récent mis en ligne sur le site du CMN. Il est étrange que ce communiqué ne soit pas arrivé dans les rédactions de nos journaux locaux. On y apprend que le CMN a passé un partenariat avec l'association Terres et Couleurs pour repeindre avec des pigments naturels les menuiseries de la Cité. Mais il ne s'agit que de menuiseries et l'opération ne débutera qu'après la saison estivale. Là encore, dommage que les Carcassonnais ne soient pas tenus au courant des opérations de restauration pour leur monument.

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La barbacane du château comtal vient d'être aménagée en guichets pour recevoir les visiteurs. Toujours selon des sources provenant Fabienne Calvayrac, le sol aurait été attaqué au marteau-piqueur pour ancrer la structure en bois. Ceci sans actions d'éventuelles fouilles de l'INRAP et la mise à jour de vestiges archéologiques. La bonne nouvelle c'est qu'enfin les algécos blancs avec leurs ventilations sur le dessus ont été éliminés du paysage...

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Voici un aperçu de ce que sera le chantier une fois terminé.

L'architecte DDA-Devaux et Devaux, indique que :

" Le langage architectural de la structure sera délibérément contemporain afin d'éviter toute confusion avec l'architecture militaire issue de l'époque médiévale."

http://dda-architectes.com/carcassonne

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11/05/2015

Le théâtre de la Cité défiguré pour les besoins de la culture marchande

Le théâtre de la Cité

Serions-nous à Carcassonne à une hérésie près? La ville pendant deux mille ans s'est toujours relevée et nous avons donc l'espoir que des hommes éclairés lutteront pour sa sauvegarde. Ce qui est important, c'est que l'héritage que nous léguerons aux générations futures ne soit pas marqué du seau de la médiocrité, du mauvais goût travestissant toute vérité historique. Je sais bien qu'aujourd'hui on bafoue les traditions, les vieux sont mis à l'hospice et l'on vend après leur mort les vieilles photographies de famille à des antiquaires. Ou mieux encore, elle partent dans un feu de joie avec la commode Henri II dont aucun marchand ne veut. On se fout de savoir combien il a fallu aux aïeuls d'heures d'épuisement à tailler la vigne pour se la payer. Comment voudriez-vous dans ces conditions que l'on attacha une quelconque importance à ce qui va suivre?

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Le théâtre de la Cité en 1980

Il était autrefois un admirable théâtre construit sur l'emplacement d'un ancien Palais épiscopal détruit en 1792. Le 16 juillet 1908, sous l'impulsion du Dr Sempé, résonnent les premières répliques de "La fille de Rolland" d'Henri de Bornier. Le décor naturel de ce théâtre se suffit de lui-même et son acoustique est des plus remarquables. Dans les années 1960, le comédien Jean Deschamps y créé un festival d'Art dramatique digne de celui d'Avignon avec les plus belles oeuvres du répertoire classique: Bérénice, Phèdre, Antigone... Avec Jean Alary comme directeur dans les années 1980, la programmation devient plus éclectique mais conserve la marque de la création culturelle. Cette impulsion suivra avec les directeurs qui lui succéderont: Jacques Miquel, Georges-François Hirsh, Paul Barrière et Georges Bacou. Toute pièce jouée dans le théâtre doit s'adapter à la configuration du lieu et les metteurs en scène s'en donnent à coeur joie. Batailles à l'épée dans les escaliers, sorties et entrées dans les tours, passages sur le haut du rempart avec une mise en lumière des plus épiques. On joue Cyrano de Bergerac avec la Cie "Le grand Roque", Samson et Dalila avec le Capitole de Toulouse, Faust avec L'opéra de Liège, Bérénice avec La Comédie française, "Hamlet" dont les murs résonnent encore "To be or not to be?"... etc

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Le théâtre de la Cité en 2015

Voilà désormais à quoi ressemble tous les étés la scène de notre théâtre depuis 2005 et l'arrivée d'un nouveau coordonnateur et d'une nouvelle programmation, dont la ville fête les 10 ans cette année. Comment voulez-vous faire de la mise en scène avec cet amas de tuyaux en aluminium? Des ventilateurs tournent sans arrêt pour refroidir les gélatines des lumières. Ils ont remplacé les souffleurs qui de leur trappe donnaient le texte aux comédiens. Ceux-ci risquent la rhinite théâtrale! Peut-on jouer avec le ronron assourdissant de cette climatisation? La pauvre Sarah Giraudeau, il y a huit ans, n'en a pas dormi de la nuit! Carcassonne, c'est pas les Francofollies de La Rochelle, ni "les Vieilles charrues" de Rennes. Elle est où notre personnalité? Dans notre tradition, notre langue, nos usages, notre histoire. Elle doit être épique et romantique! Que vont dire nos enfants en voyant ces tubes? "Papa, tu dis n'importe quoi! Il n'y a jamais eu de chevaliers dans ce théâtre" On ne propose plus de rêve, on vend de la musique de supermarché jouée par des mercenaires du show-bizz qui après le dernier accord, auront oublié Carcassonne! Nous avons un outil de travail que beaucoup d'autres villes nous envient et nous nous en servons comme les vitrines de souvenirs "Made in China" que l'on trouve dans la cité. C'est un tout, hélas... Nous aimerions savoir comment le Centre des Monuments Nationaux a t-il pu autoriser la pose de cette structure. Comment le concert assoudissant de "Motorhead" a t-il été permis, sans que l'on ne prenne le risque de mettre en péril les vitraux de la Basilique Saint-Nazaire à cause de la hauteur des décibels ? Cette structure immonde pour le patrimoine protège les artistes de variétés de la pluie. Ainsi, il n'y a plus d'annulations. Donc, le public n'a qu'un choix, soit se mouiller de la tête aux pieds, soit prendre le bénéfice de sa place (exemple, Vanessa Paradis). Comme il faut faire feu de tout bois, le Festival vend des ponchos les jours de pluie. Tout n'est que commerce et pas culture.

Monsieur Jean-François de Miailhe, élu en charge de la Cité, a pris récemment des mesures impopulaires auprès des commerces afin de supprimer les vieilles enseignes et les jardinières sauvages. Pourrait-il demander en toute logique au maire, d'enlever cette structure qui défigure le théâtre de la Cité ? La ville devrait montrer l'exemple... 

Si j'écris cet article qui ne servira à rien, sinon à me soulager d'une colère froide, c'est aussi parcequ'il existe dans Carcassonne une minorité cultivée qui n'ose rien dire, ou trop mal organisée pour s'exprimer. Elle fulmine, elle rouspète... mais pas asssez fort.

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