15/04/2015

Le Festival de la Cité a bientôt 60 ans (Acte II)

C'est le comédien Jacques Echantillon, transfuge du Centre Dramatique National, qui succède en 1975 à Jean Deschamps à la direction du Festival de Carcassonne.

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Jacques Echantillon

(1934-2009)

 

1975

Ballet Indépendant du Mexique”

 chorégraphie de Raùl Flores Canelo, de Graciela Henriquez et d’Anna Sokolof. Au

  programme: La “Éspera” et “Tema y Evasiones”, de Raùl Flores; “Invenciones”, de

  Graciela Henriquez, sur une musique de Kabelac; “Déserts”, de Anna Sokolof, sur une

  musique de Edgar Varese. Grand Théâtre.

  

“La Servante”

de Victor Haïm

 mise en scène d’André Thorent. Avec Pierre Risch (Le Vieux Maître), André Thorent

  (Ludovic), François Maistre (Le Docteur Demaistret), Maryvonne Schiltz (Judith). Cour

 du Midi.

  

“Fantasmes”

création

  par le Ballet-Théâtre José Russillo.

 Costumes de Arthur Aballain, musique de Jacques Lejeune, chorégraphie de Joseph

  Russillo. Grand Théâtre.

 

“Le Concerto en Sol majeur” 

 de Ravel,

 création,

  musique enregistrée de Sanson François;

  ”15 Printz After Durer’s Apocalyps”, de Fischer; “Ballet Blanc”, extrait de “Mémoires

  pour demain”, musique de Jacques Lejeune. Par le Ballet-Théâtre José Russillo. Avec

  Françoise Deniau. Grand Théâtre.

  

“Hamlet”

  de William Shakespeare,

  adaptation et mise en scène de Denis Llorca, décor de Alain Tenenbaum, musique de

  Hervé Llorca. Avec Denis Llorca (Hamlet), Jean-Pierre Bernard (Claudius), Christian

 Delangre (Horatio), Gérard Ortega (Laertes), Gil Baladou (Bernardo), Michel Lebret

  (Marcellus), Alain Tenenbaum (Guildenstern), Robert Souza (Rosencrantz), Serge Llorca

  (Polonius), Yves Eliott (Cornelius), Jean Turpin 

 

“La Guerre des Demoiselles”

 texte et mise en scène de Guy Vassal (Première représentation donnée par Guy Vassal

 dans le cadre du Festival). Avec Jean Davy, ex-sociétaire de la Comédie-Française, Pierre

 Arditi, Benoît Brione, Nadine Alari, Jean-Claude Sachot, Yves Bureau, Bernard Sancy,

 Marie Henriau, Charles Charras, Pierre Dourlens, Christian Bouillette, Gérard Pichon,

 Guy Vassal (Pairol). Grand Théâtre.

 

“Concert Angel Iglesias”

guitariste. Au programme: “Arabesca” et “Falsetas”, de Angel Iglesias, et autres oeuvres.

 Cour du Midi.

 

“Magma”

 “l’Orchestre de l’Univers”, 

avec Christian Vander, Klaus Blasquiz, Gabriel Federow, Bernard Paganotti, Didier

 Lockwood, Benoît Widemann, JeanPaul Asseline et Stella Vander. Grand Théâtre.

 

“Mozart Kammerorchester de Salzbourg”

 sous la direction de Kurt Redel. Au programme: “Symphonie en La majeur, KV 201”, de

 Mozart; “Rondeau, KV 261”, de Mozart; “Adagio, KV 269”, de Mozart; Danses de Glück;

 “Symphonie “La Passione”, de Haydn; Telemann; Danses allemandes de Schubert. Cour

 du Midi.

 

“Nougaro-Marti”

Grand Théâtre.

 

 Animation-parade par les Bouffons du Midi

(une trentaine de représentations pendant la

 durée du Festival). D’autres animations ont eu lieu à “L’Ostal”, “Chez Pech” (Le Cid) et

 au “Vieux Four”, ainsi qu’un stage d’expression corporelle.

       

 Festival des Jeunes Compagnies.

7 spectacles, 20 représentations. Avec le Théâtre du

 Limonaire “Mémoires Vénéneuses”; le Théâtre de Caroube “Le Marchand de Sable”,

 suivi d’un récital de Robert Wood; la Compagnie de la Rampe “Trois Histoires pour un

 Théâtre Pauvre”; l’Arche de Noé “Rose des Sables”; la Compagnie de Lierre “Bonjour

 Clown”; le Théâtre de la Carriera “La Pastorale de Fos”; Compagnie Prévand

 “Rosencrantz et Guildenstern”. Salle des Chevaliers, Cour du Midi, Jardin des Lices.

 

 Rencontres Occitanes de Carcassonne.

Salle des Gardes de la Tour Narbonnaise.

                          

  Pour la première fois,

un journal “Charlie-Journal-Programme”,

a été mis à la disposition du public.

 

1976

 

Picrochole”

 de Rabelais, 

 adaptation et mise en scène de Paul Villalte avec la collaboration de la F.A.O.L. Par les

  Marottes du Languedoc. Cour du Midi.

  

“La Surface de Réparation”

  de Raymond Dutherque, 

 par la Compagnie Granier-Rauth. Côte Pavée de la Porte d’Aude. Spectacle annulé pour

  des raisons techniques.

 

“Picrochole”

  adaptation et mise en scène de Paul Villalte. Cour du Midi.

  

“La Frappe”

 farce tragique en 1 acte, de Victor Haïm, mise en scène de Denise Peron, avec Stéphanie

  Loïk. Salle des Chevaliers.

 

“Pilobolus Dance Théâtre”

  ballets.

  Cour du Midi. Donné au Théâtre Municipal à cause de la pluie.

  

“Splendeur et Mort de Joaquin Murieta”

  de Pablo Neruda,

  adaptation française de Guy Suares, 

 décors et costumes de Alain Tenenbaum, chorégraphie de Paul Bogossian, musique de

  Claude Marti, Michel Lebret, Jean Michel Mariou, Gilles Cardon, Vincent Lespagnol et

  Zilonca, mise en scène de Jacques Échantillon. Avec Gil Baladou (Alberto Reyes), Jacques

  Echantillon (Juan Trois-doigts), Elsa Wolliaston (Chanteuse Noire), Zilouca (Chanteuse

  Brune), Elisabeth Mortensen (La Puce d’or), Jean-Jacques Lagarde (Le Chevalier Escroc),

  Michel Lebret (Le Bâteleur, Un Mexicain), Robert Bousquet (La Voix de Murieta, Un

  Chilien), Ariane Ario (Une Chilienne, Une Coriphée), Alain Tenenbaum (L’Indien),

  Daniel Jegou (Le Ranger), Edouard Kan, Jérôme Cartier, Paul Bogossian (Les Rangers, Les

  Encapuchonnés), France Darry (Coriphée), Vincent Lespagnol (Percussionniste), Paul

  Ville (Le Poète). Enfants des Tréteaux du Midi. Grand Théâtre. 

 

“Carmina Burana”

 concert donné par le “Clemencic Consort”.

  Solistes: Peter Stummer (basse), Zeger Vandersteene (ténor haute-contre). Cathédrale

  Saint-Michel.

  

 “Hommage à “La Catinou et La Jacouti” 

de Charles Mouly; “Rosina de Peire”. Spectacle

  du 3° âge. Grand Théâtre. Spectacle donné au Théâtre municipal à cause de la pluie.

  

Festival Pop music avec “Little Bob Story”

  “Tangerine”, “Guidon”, “Edmond et Clafoutis”, “Mona-Lisa”, “Wapassou”, “Paul Brett”,

  “Carpe Diem” et “Ange”, N° 1 des Groupes Pop Français. Grand Théâtre. Annulé pour

  manque de sonorisation.

 

Décision de constituer un Comité permanent culturel.

Hôtel de Ville.

 

"Alain Delgado"

  récital de guitare.

  Cour du Midi.

  

“Le Cid”

 de Pierre Corneille,

 mise en scène de Jacques Spiesser, avec Francis Huster de la Comédie-Française

  (Don Rodrigue), François Eichotzer (Le Comte) fut remplacé au dernier instant par

  Claude Dreyfus, Georges Audoubert, de la Comédie-Française (Don Diègue), Yves le

  Moign (Don Arias), Hervé Briaux (Don Sanche), Patrice Alexandre (Le Roi de Castille),

  Martine Chevalier (Chimène), Elisabeth Bourgine (Elvire), Léa Anthome (Léonor),

  Françoise Thuries (L’Infante). Grand Théâtre.

 

“La Pieta Respectueuse”

  d’Alain Tenenbaum, mise en scène de Jacky Paupe, réalisation Daniel Jegou. Avec France

  Darry et Alain Tenenbaum. Salle des Chevaliers.

  

“Pierre Cochereau et le trio de cuivres Roger Delmotte”,

concert.

Au programme:

  “Fantaisie et fugue en Sol mineur”, de J.-S. Bach: les 24 pièces de la fantaisie ont été

  écrites pour l’orgue par Louis Vierne; “10° concerto” de Haendel, Pezel, Manfredini,

  Vejvanovsky, Albrechtsberger, Vierne, Lezengri. “Suite à la française”, improvisée par

  Pierre Cochereau. Collégiale de Montréal.

  

“Les Mummenschanz”

 mimes, avec André Bossard, Fiorana Frassetto, Bernie Schurch. Cour du Midi. Spectacle

  transféré au Théâtre municipal à cause de la pluie.

 

“La Pieta Respectueuse"

 d’Alain Tenenbaum, 

 mise en scène de Daniel Jegou. Salle des Chevaliers.

 

“Malicorne”

concert Folk.

Cour du Midi.

  

“Alan Stivell et Maria Roanet”

  récital de Chansons.

  Grand Théâtre.

 

 Le Pesage: 

Trois One man shows avec Jean-Paul Farre 

 “Un Farré peut en cacher un autre”, Jacques Blot “Vive la Culture” et Christian Pereira

  “Mourir Beau”. Salle des Chevaliers.

 

Animations

de 14h à minuit dans huit lieux scéniques,

avec 25 spectacles, 75

 représentations. Stages, rencontres Occitanes, Cabaret occitan (avec Mohamed Haman,

  Pierre Corbefin...), veillées, stages de danse, journée pop music, journée troisième âge.

  

 “Le Président”

  de et avec André Gille et Charles Charras,

  mise en scène par les auteurs, décoration et illustration sonore de Louis Amiel. Café-

 Théâtre (Chez Pech).

  

Mini-festival pour enfants

 sous la direction de Christian Griffoul.

Marionnettes, marottes;

  spectacles.

  

 “La Machine à Fleurs”

par les Marionnettes de Christian Griffoul

(Salle des Chevaliers). 

 

1977

 

“Los que Sem”

par les Bouffons du Midi. 

 Décors de Pierre François, voix de Claude Marti (Marcellin Albert), Joseph Dovetto

  (Ernest Ferroul), mise en scène de Patrick Pezin. Avec Monique Bonet (Le Phylloxera,

  Marineta, Un Royaliste), Marie-Hélène Cabrol (L’État, Maria), Jean Moutou (Marty),

 Bernard Boyer (Pujol, Le Chef de la Sûreté, Le Pioupiou), François Viguié (M. Blanc,

  L’Huissier, Un Royaliste, Le Député du Nord, Le Lieutenant), Patrick Pezin (Le Général

  Lacroisade, Le Député du Midi, Le Soldat du 100e). Cour du Midi.

 

“Macbeth”

 création,

 de Wiliam Shakespeare,

  adaptation française de Vercors, dramaturgie: Philippe Ivernel, décors: Metin Deniz, mise

 en scène de Mehmet Ulusoy. Par le Théâtre de Liberté. Avec: Alain Ilan (Rosse, Assassin,

  Seigneur), Jean-François Delacour (Banquo, Hécate, Un Médecin), Zbignien Horofs

  (Duncan, Un Portier, Clown), René Patrignani (Macbeth 3, Messager), Claude Bernard

  Perot (Lenox, Seigneur, Vieillard, Assassin), Louis Samier (Macbeth 1, Macduff), Richard

  Soudee (Malcolm), Daniel Soulier (Macbeth 4, Clown), Patrick Valverde (Donalbain,

  Angus, Assassin, Seyton), Luis Menase (Sorcière, Dame de Compagine), Laurence

  Rochaix (Sorcière, Lady Macduff), Jeanne David (Lady Macbeth), Keriman Ulusoy

 (Macbeth 2, Sorcière). Grand Théâtre.

  

“Rencontre avec Claude Manceron”. 

 Débat public à propos de la Révolution Française en Languedoc-Roussillon. Avec Claude

 et Anne Manceron. Cour du Midi.

  

Musique de Palaja

Trois Noëls Occitans, 

 poésies occitanes, deux chants profanes occitans, interludes, orgue et flûte (M. Brugoux,

  Jérôme Beaubois); Deux pièces d’orgue “Plein Jeu”, de Clérambault; “Scherzo”, de Louis

  Vierne; “Toccata et fugue en Ré mineur”, de J.-S. Bach; “Prélude et fugue en Fa mineur”,

  de Buxtehude; cinq chorals de J.-S. Bach. Organiste: M. Ravily. Commentaire extrait de la

  petite chronique de Anna Magdalena Bach, lu et enregistré par M. et Mme Deschamps.

  Eglise de Palaja.

  

“Aaka”

 groupe marocain.  

Soirée consacrée aux Immigrés, en collaboration avec la F.A.O.L.. 

 Cour du Midi.

 

“Orchestre Philarmonique Bordeaux-Aquitaine”,

direction Roberto Benzi. 220 exécutants.

  Solistes: Liliane Guittn et Jane Rhodes. Avec l’ensemble vocal d’Aquitaine. Au

  programme: 2° Symphonie “Résurrection”, de Gustav Mahler. Grand Théâtre.

 

“Bal Occitan”

A l’entrée de la Cité

  

“Roméo et Juliette”

  création,

  de William Shakespeare,

  mise en scène de Denis Llorca.

  Par la Compagnie Denis Llorca.  

Cour du Midi.

 

“Macbeth”

  de William Shakespeare.

  Mise en scène de Mehmet Ulusoy. Par le Théâtrede Liberté.

  Grand Théâtre.

  

“Musique à Montréal: 

 Ars Nova et Pierre Cochereau”. 

 Solistes: Camille Verder (trombone), Georges Jeannot (trompette), Jacques Lecointre

  (trompette), Elie Raynaud (tuba). Au programme: Quintette de cuivres seuls, “Magnificat

 et variations en canon”, de Pachelbel; “Suite”, de Pezel; orgue seul “Pièce Héroïque”, de

 Franck; “Trois Beaux Oiseaux du Paradis” et “La Ronde”, de Ravel; quintette et orgue

  “Messe Pro-Vittoria”, de Victoria Darasse; “Deux Canzones”, de Gabrielli; “Cantate 147”

 , de J.-S. Bach.

  

“Le Théâtre du Silence”

 dirigé par Jacques Garnier, animé par Brigitte Lefèvre. Ballets. Au programme: “Cité

 Veron”, chorégraphie de Lubovitch; “Le Cordon Infernal”, chorégraphie de Jacques

  Garnier, musique de Mozart, Haendel, Cimarosa, solistes: Martine Clary et Jacques

  Garnier; “Tristan et Iseut”, chorégraphie de Jacques Garnier, musique de Richard Wagner,

  solistes: Brigitte Lefèvre et André Lafonta. Grand Théâtre.

  

“Lei Cascaveus”

  de Robert Lafont, 

 réalisé par le Centre Dramatique Occitan de Toulon. Textes et chansons populaires. Mise

 en scène de André Neyton. Avec Nicole Alziary (Père Joseph), Magali Bizot (Beneseta)

 André Douzant (Pélican), Josiane Ferrié (Marianne), André Neyton (Châterauneuf),

  Annie Pascal (Forbin, de Bras), Jean-Yves Royer (Président de Coriolis), Jean-Noël

  Tamisier (Beneset), Jean Tassi (Richelieu, Premier Comédien). Cour du Midi.

 

“Les Fourberies de Scapin”

de Molière et “Mais on serait mieux à la Plage”, 

  Jacques Tephany, par les Tréteaux du Midi, mise en scène de Jacques Echantillon. Décors

  et costumes de Michel Lebret, musique de Scott Joplin. Avec Jacques Echantillon

  (Géronte), Gil Baladou (Argante), Alain Tenenbaum (Octave), Robert Bousquet (Léandre),

  France Davy (Zerbinette), Dominique Vilar (Hyacinthe), Jean Lescot (Scapin), Michel

  Lebret (Silvestre), Jacques Téphany, alias Paulette Merquesse (Nérine), Franck Lavanture

  (Carle). 

 

 “Mais on serait mieux à la Plage”:

mise en scène de Jacques Echantillon, décors de Alain

  Tenenbaum. Avec Jacques Echantillon (Directeur des “Tréteaux du Midi”), Gil Baladou,

 Alain Tenenbaum, Michel Lebret, Robert Bousquet (Comédiens employés à l’année),

  Mmes France Darry (La Femme du Directeur), Dominique Vilar (Comédienne Employée

  Intermittente). Grand Théâtre.

  

“Concert de Guitare Alain Del Gado”

  Clôture d’un stage de guitare de douze jours dirigé par Alain Del Gado.

  Cour du Midi.

 

“Carte Blanche à Claude Marti”. 

 Avec Mans de Breich, Steve De Swardi (Rhodésie), Mixel Ducau (Euzkadi-Nord), Claude

  Marti (Occitanie), Giles Cardon (Bretagne), Quintin Cabrera (Uruguay), Anje Duhalde

  (Euzkadi-Nord), Joan Saura (Catalogne), Luis Llach (Catalogne), Errobi (Pays Basque),

  U’Muvrini (Ensemble Corse)... Grand Théâtre.

 

“Animation et Spectacle pour Enfants”, 

 par la Compagnie Christian Griffoul. Avec “Filibert et la Moto”, de Francine Llounc.

 

“Rencontres Occitanes” et “Veillées”. 

 Tour Narbonnaise, Salle des Chevaliers, Chapeau Rouge.                                            

 

 “Les Éditeurs Artisanaux du Languedoc-Roussillon et de Midi-Pyrénées”

Expositions, débats, vente de livres.

             

 “Stage de théâtre”, 

 avec les comédiens des Tréteaux du Midi, décorateurs, musiciens, compositeurs.

“Luna Docks”, création, de Plinio Marcos, adaptation  de  Malek-Eddine  Kateb  et 

  Daniel  Jegou, mise  en  scène  de Roger Cornillac, décor de Max Berto. Avec Daniel

 Jegou (Paco) et Eddine Kateb (Tonio). Salle des Chevaliers.

 

1978

 “Grand-Peur et Misère du IIIe Reich”

  de Bertolt Brecht, par les Tréteaux du Midi, mise en scène de Jean-François Prevand,

  illustration sonore de Daniel Bonnard, costumes de Marie-France Lebret. Avec Denis

  Benoliel, Stéphan Meldegg, Jean-François Prevand, Sarah Sanders. Halles de 

 Carcassonne.

  

“La Fille de Rappaccini”

  d’Octavio Paz,

 tiré d’un conte de Nathalian Hawtaorne, 

 traduit par André Pieyre de Mandiargues, par le Théâtre F.M.R., mise en scène de Samuel

  Bonnafil. Avec Samuel Bonnafil, Pierre Willy, Steen Hallro, et les marionnettes. Cour de

  l’École de perfectionnement de la Cité. Annulé à cause de la pluie.

  

“Saint Fainéant” ou “Le Droit à la Paresse”

 de Paul Lafargue, par la Nouvelle Compagnie des Carmes André Benedetto.

 

Murray Louis Dance Company”. 

 Grand Théâtre. Représenté au Théâtre Municipal, à cause de la pluie.

  

“Idir”, 

 chanteur Kabyle, 

 accompagné par Areski Baroudi (batterie), Brahimizri (guitare), El Haouari Bennejali

  (synthétiseur), Omar Heguenni (guitare). Grand Théâtre.

  

“Henri Tachan”

 accompagné au piano par Jean Lesage. Cour du Midi.

  

Bons Baisers du Lavandou”

 création,

  mise en scène de Jean-Luc Moreau, texte de Christian Giudicelli. Avec Stéphanie Loïk et

  Jean-Paul Farré. Cour du Midi.

 

“Toto Bissainthe

 Marie-Claude Benoit, Mariann Matheus et Bernard Lavilliers”.

 Grand Théâtre.

 

“Claude Marti”.

  Le Petassou.

  

“Les Fourberies de Scapin”

 de Molière, 

 par les Tréteaux du Midi. 

 Avec Gil Baladou (Argante), Robert Bousquet (Léandre), France Darry (Zerbinette),

 Jacques Echantillon (Géronte), Yves Elliot (Un Baigneur), Frank Lavanture (Carle), Michel

  Lebret (Sylvestre), Jean Lescot (Scapin), Alain Tenenbaum (Octave), Jacques Tephany

 (Nérine), Dominique Vilar (Hyacinthe). Musique de Scott Joplin interprétée par les Hot

  d’Oc. Grand Théâtre.

 

“On est drôle mais des fois ça s’voit pas”,

  par Yves Elliot et Gil Baladou. 

 Au piano: Anne Masloussier. La Comédie.

  

“King’s” ou “Adieu à Shakespeare”, 

 par la Compagnie Denis Llorca, mise en scène de Denis LLorca. Avec Anne Alvaro (La

  Reine Marguerite), Colette Bergé, Brigitte Catillon, Rémy Kirch (Louis XI), Denis Llorca

 (Richard), Françoise Thuries (Jeanne la Pucelle), Jean-Michel Audibert, Raoul Billerey,

  Philippe Briday, Roger Cornillac, Gérard Darmon (Lord Suffolk), Christian Delangre,

  Jean-Claude Drouot (Richard Plantagenet, duc d’York), François Dunoyer (Henri VI),

  Serge Llorca, François Maistres (Lord Warwick), Jean-Jacques Moreau (Edouard), Michel

  Robbe (George) et Raphaël Rodriguez. Grand Théâtre.

  

“Quintin Cabrera”.

  Le Petassou.

 

“Rassemblement Occitaniste”.

 Grand Théâtre.

  

“Concert de Guitare Valérie Duchateau”. 

 Cour du Midi.

  

“La Valoche”, présenté par Denis Benoliel. 

 Le Petassou.

  

“Concert de Guitare Alain del Gado”.

  Cour du Midi.

 

“La Chanson de Roland”

  par la Compagnie de l’Attroupement. 

 Avec Bernard Bloch, Jérôme Derre, Philippe Granarolo, Denis Guenoun, Christian

  Lambert, Patrick le Mauff, Elisabeth Macocco, Jean-Marc Montera, Gerdi Mehlig, Hélène

  Ninerola, Ismael Safnan, Laurent Vercelletto, Philippe Vincenot. Cour du Midi.

 

“Valeria Munarriz et Lluis Llach”,

 chants populaires argentins. Grand Théâtre.

  

“Le Mariage de Figaro”

  Comédie de Beaumarchais, par le Théâtre en Liberté. Mise en scène de Arlette Tephany,

 ave Pierre Santini (Figaro), Pierre Meyrand (Le Comte), Sylvie Genty (Suzanne), 

 Dominique Vilar (La Comtesse), Arlette Téphany (Marceline), Robert Sireygeol (Basile),

  Patrick Osmond (Chérubin), Claude Lévêque (Antonio), Bernard Larmande (Barthulo),

  Caroline Bigueur (Fanchette), Michel Amphoux (Brid’Oison), Jean-Pierre Taste (Double-

 Main), Daniel Robin (Gripe-Soleil), Philippe Lavergne (Pédrille), Véronique Gallet, Marie-

 Laure Rafaelli et Béatrice Sebbah (Des Paysannes), Michel Lebret et Vincent Le Masne (Les

  Musiciens). Grand Théâtre.

 

Festival des enfants,

 animé par Christian Griffoul, Francine Lloune et Alain Tenembaum; spectacle de

  Marionnettes “Juha et son âne”, les 7, 8 (annulé à cause de la pluie), 10, 11 juillet.

 

“Atelier de cerfs-volants et de sculptures volantes”, 

 animé par le Professeur Curst Asker, de Stockholm.

 

 “Atelier Photo”

animé par Ange Manganelli.

 

“Rencontres occitanes”.

 

 “Ballets d’hier et d’aujourd’hui”: 

 Modern Jazz, animé par Annick Chauvin.

  

 “Stage de guitare”,

  animé par Alain del Gado.

  

“La Valoche”,

opéra rock-tango, donné par Denis Benoliel.

Le Petassou. 

  

Tous les jours:

animations dans la rue

par

“Le puits aux Images” et l’Orchestre de Jazz “Hot d’Oc”.

 

Sources

JF Vivès/ Le théâtre de la Cité

 

A bientôt pour le IIIe Acte

et d'ici-là...

Restez éveillés !

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10:24 Publié dans La Cité | Tags : festival | Lien permanent | Commentaires (5)

23/02/2015

Souvenirs de la Cité sous l'occupation

L'armée allemande a occupé Carcassonne — qui faisait partie de la zone sud — à partir du 11 novembre 1942. Ce furent les conséquences du débarquement des alliés en Afrique du nord. On sait moins qu'une délégation de la commission d'armistice de la Werhmacht se rendit à plusieurs réprises à Carcassonne, afin d'y rencontrer des homologues français.

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Les officiers allemands à l'Hôtel de la Cité, le 30 mai 1942.

© Sylvain le Noach

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La commission d'armistice devant la Basilique.

© Sylvain le Noach

La Cité durant la guerre a mangé son pain noir. Les allemands transformèrent l'Hôtel de la Cité en quartier général et l'ensemble du personnel dût se mettre à leur service. La direction ne s'est pas trop forcée, à ce que l'on peut lire dans les archives ; assumant son allégence au Maréchal.

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Un jour de fête Franco-Allemande à l'hôtel de la Cité

Il est d'ailleurs étrange de constater que ce qui a été réquisitionné dans Carcassonne, ne le fut pas au hasard et dans l'improvisation. Reportez-vous à une certain bâtiment récemment rasé route de Toulouse, par exemple...

Soldats allemands. Hôtel de la cité.jpg

Un jour de 1942, les citadins reçurent un avis de la mairie qui les obligeait à quitter leurs maisons.

Un habitant raconte : "Nous avons tout laissé. On vendait ce que l'on pouvait aux gitans. Les Allemands ont pillé le reste. C'était terrible. Des rondes avaient lieu tous les soirs. Sans concession. Il paraît qu'il y avait des munitions partout. Seuls MM. Louis Cadène et Buisan furent autorisés à rester. En huit jours, il fallut se replier sur la ville basse "

On cite toutefois le cas isolé d'une réfractaire, Madame Rajol, institutrice de son état. Le jour elle descendait en ville faire ses courses. Le soir, elle trompait la vigilance des sentinelles.

On se souvient également du capitaine Helcacer, commandant de la place : "La nuit, il se rendait à la basilique Saint-Nazaire pour jouer de l'orgue. Un gros bavarois, disent les témoins."

Autre souvenir : Les Allemands fouillaient. Quoi ? On se le demande. Ils creusèrent de nombreuses galeries à l'aide d'un cheval blanc qui tirait un wagonnet.

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Parmi les citadins, des FFI membres de la Résistance audoise. On reconnaît Eugène Pueyo et son frère Antoine, Guy Escloupié et Lucien Sylvestre. Ce dernier sera dirigeant à l'ASC XIII. Cette photo a été prise à la libération de Carcassonne devant l'hôtel Bristol, le 20 août 1944.

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29/01/2015

Une statue de Saint-Louis se cachait dans la Cité, sous le lierre d'une maison...

La Cité de Carcassonne n'a pas fini de révéler l'ensemble de ses trésors cachés... Le lierre d'une maison située dans la cité médiévale à l'angle des rues Saint-Louis (anciennement rue Garibaldi) et Dame Carcas cachait une niche dans laquelle se trouve une statue de Louis IX. L'enquête de Monsieur Pierre Giacomel auprès des vieux citadins a révélé qu'il existait bien à cet endroit une statue de Saint-Louis en guise d'ex-voto.

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Cette maison appartenait autrefois à la famille Roos — grand-parents de Phlippe Decaud, patron du bar Le sénéchal. Elle aurait été construite par l'entreprise Falandry dans les années 1920-1930. La statue était signalée en 1924 dans la rue Garibaldi (aujourd'hui, St-Louis). Elle fut déplacée par M. Roos à l'angle de leur magasin d'antiquités, devenu aujourd'hui commerce de chocolats. Malheureusement, la statue originale fut dérobée. Elle fut remplacée par une copie de près d'un mètre de hauteur en ciment et plâtre, réalisée par Émile Falandry, sculpteur de son état. La grille de protection de la niche est l'oeuvre d'Edmond Taillefer, ouvrier chez M. Ruffas, maître-ferronier dans la rue du Pont vieux.

Les propriétaires successifs de cette maison sont nombreux : MM. Roos, Destrube, Binjer, Rives, Bonnet, Aubert et Christian Bouillé.

Source

Monographie / Tome 1 / Pierre Giacomel

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31/12/2014

Le vitrail de Sainte-croix

À l'intérieur de la Basilique St-Nazaire et Celse de la Cité de Carcassonne, dans la chapelle Sainte-Croix à droite du choeur, se trouve un vitrail remarquable:

L'arbre de vie.

Il est du XIVe siècle et un texte de Saint-Bonnaventure est inscrit le long de la verrière. Viollet le duc a fait réparer le bas du vitrail par un peintre parisien du nom de Gérente.

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Ce vitrail symbolise toute la religion chrétienne. Dans le bas, l'arche de Noë à gauche, l'arche d'alliance à droite annoncent le salut des croyants. Adam et Eve, qui cédent au tentateur et mangent le fruit de l'arbre de la science, personnifiant le Christ et l'Humanité pécheresse. Plus haut, le Christ en croix rachète les péchés des hommes. L'arbre de la science se confond avec la croix; ses branches correspondent aux prophètes et à d'autres personnages bibliques qui ont annoncé le Christ; sa floraison supérieure aboutit au Paradis représenté par des Anges et par le Père éternel.

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Ce vitrail a été mal réparé. Gérente a substitué aux quatre fleuves du Paradis, l'image d'Adam et Eve entourés de l'arche de Noë et de l'arche d'alliance. Ceci change l'arbre de vie en arbre de mort. Une inscription tente de réparer l'erreur:

"Que ligno vetus Adam mortem protulit novus adam vitam retulit".

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Description des éléments du vitrail

 

Sources:

Guide la cité de Carcassonne/ Pierre Foncin/ 1902

Carcassonne/ Lily Deveze/ Editions Bonechi/ 1980

Monographie de l'église de la cité/ Abbé Delmas

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26/12/2014

Une mystérieuse cave voutée sous la Cité de Carcassonne...

Voici un témoignage que j'ai reçu et que je vous livre in-extenso sur l'existence d'une cave et d'un passage sous la rue Porte d'Aude, en direction du château comtal.

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L'emplacement de l'entrée et sa direction

Le restaurant du rez de chaussé et de la terrasse d'en haut sont étroitement liés, il y a une réserve commune pour les deux restaurants qui mène à une cave située juste sous l'ancienne poste. On y accède par une trappe métallique et en descendant par un vieil escalier. Cette cave semble être une ancienne maison en pierre de quatre murs très très vieille ; il y avait deux fenêtres assez étroites placées sur le même coté d'un mur et qui arrive au niveau du ventre. Le plafond était bas mais avait été cassé pour le surélever et le bétonner. D'après mes connaissances, il me semble qu’au moyen-âge il y avait un impôt sur la taille des fenêtres — d'ou leur étroitesse — et que les gens étaient plus petits, d'où la hauteur des fenêtres et du plafond. Cette cave est située a environ 2m50 sous le niveau actuel des pavés de la cité (Niveau de la rue au moyen-âge. NDLR).

Une personne qui possède le lieu depuis presque 30 ans m'a raconté avoir découvert sous le bar de la salle a manger du restaurant (dont une deuxième entrée fait face au château comtal), un couloir qui semble bas, voûté, très vieux et qui partirait en direction du château comtal (il passe donc sous la rue). Je n'ai pas vu de moi-même ce couloir car il a été muré.

Je ne peux vous donner plus de renseignements car de toutes façon un parquet a été posé dessus et je ne l'ai jamais vu de mes propres yeux. Je doute qu'elle était construite par les allemands car elle était "remplies de caillasses". Je doute aussi qu'il mène jusqu'au château (je sais qu'un tunnel y a été creusé par les Allemands sous le pont pour les munitions) car si il suit cette direction ; il y a le fossé du château en face. Peut-être est-ce une pièce très ancienne puisqu'il rejoint le niveau du sol d'en bas de la fosse, niveau qui était plus bas a l'époque (comme les mosaïques romaine le prouve) et que le château comtal n’était protégé que par une palissade il y a très longtemps (selon l'histoire officielle). Je ne l'ai pas vu je ne fais que supposer.

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14:38 Publié dans La Cité | Lien permanent | Commentaires (3)

01/11/2014

"Les médiévales" : l'histoire d'un énorme gâchis culturel pour Carcassonne

Hiver 85, recommandé par Jean-Marie Rausch, Laurent Maget est reçu par Raymond Chésa, qui souhaite valoriser les atouts de la ville et cibler une stratégie de communication.
Le contexte est cependant bien différent de celui d’une ville comme Metz. Carcassonne est une ville administrative, militaire et touristique, sans véritable projet de développement innovant,
Laurent Maget y voit cependant un fort potentiel ; la ville haute accueille le jour des milliers de visiteurs de passage, un théâtre est niché contre les remparts de la vielle citée, possède une bonne jauge et dort en plein mois d’août ; le développement est là, retenir pour la nuit ce flot de visiteurs et fédérer la population locale autour d’un projet culturel. Il propose donc d’investir le théâtre et conçoit les « Médiévales de Carcassonne ». Le projet est accepté par Raymond Chésa, Reste à trouver son financement... Une fois le projet lancé, Laurent Maget fait appel à Nicolas Gérad-Hirne et Jean-Marie Sittler, comme il l’avait fait lors de précédentes opérations.sittler.jpg

Jean-Marie Sittler (1954-2003)

Six techniciens du son, six techniciens de l'image, deux cents projecteurs, quatre systèmes de projection de diapositives géantes fonctionnant en simultané et permettant des superpositions de vues. Sur la scène du Grand théâtre de la cité et autour d'elle, on dispose : 40 tonnes de sable, 30 tonnes de terre et 100 balles de paille.

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Yvan Chiffre

L'ensemble des cascades des cavaliers est réglée avec un soin d'horloger par un maître du genre, en la personne d'Yvan Chiffre. L'acteur-cascadeur participa à de très nombreux tournages : Le miracle des loups, Fantomas, La grande Vadrouille, OSS 117...

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 "Les templiers"

Quatre-vingt-dix minutes retracent l'histoire des Templiers en plusieurs actes du 3 au 15 août 1988. La scénariste est Clémence Massart. 

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Clémence Massart est la compagne de Philippe Caubère

Au total 20 000 spectateurs assisteront au spectacle durant la quinzaine, pour un tarif allant de 70 francs (10 euros) à 20 francs (3 euros). En fil rouge, toute la journée, les touristes peuvent se rendre ua marché médiéval (place Pierre Pont), s'initier au tir à l'arc (Douves), se promener à cheval (place Pierre Pont), escalader à mains nues, assiter à la relève de la garde, assister à un concert dans la basilique ou encore, visiter les expositions (Porte narbonnaise, Musée des Beaux-arts, Tour de la Vade). À 18 heures, des joutes payantes sont données dans les lices. L'ensemble des prestations sont subventionnées par le Ministère de la culture, la ville, le département et la région avec le soutien de divers sponsors.

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En 1988, le spectacle fonctionne grâce à une association fondée par les bénévoles locaux

"Les amis des médiévales"

Sous la houlette du président Christian Schmitz et de Georges Audouy, architecte de son état, une émulation se créee chaque année autour de ce projet fédérateur.

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À l'occasion du dixième anniversaire, l'équipe décide de construire un village médiéval entièrement démontable car pouvant être réutilisé l'année suivante. Le bourg sera implanté sur la place de la basilique, fermée pour l'occasion. Côté remparts, la grille de la tour Saint-Nazaire sera abaissée et une palissade de bois barrera la rue du Plô. La palissade est constituée de hourds et d'une poterne. La difficulté technique résida dans le fait que l'on ne pût faire de fondation. Seul un appui sur les contreforts de la chapelle de la basilique fut autorisé. À l'intérieur du village, échoppes, étalages et camp de toiles furent animés par une troupe de Francomtois.

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Plan des constructions médiévales

Les travaux de menuiserie furent confiés aux services municipaux en collaboration avec dix-huit personnes au RMI (Revenu Minimum d'Insertion), employées pour l'occasion en contrat CES, prolongés à la fin du spectacle pour l'entretien des décors et des costumes. La gageure consista à installer le village dans les huit jours qui suivirent la fin du festival de juillet.

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L'association prit ensuite le nom de "Terre d'histoire" et décida en 1997 de traiter la période de l'hérésie Cathare. Les textes et le scénario sont écrits par le comédien Michel Granvale et Aude Balmigère. La composition musicale est l'oeuvre du musicien Serge André.

Les comédiens

Bernard Barel, Christian Schmitz, Canelle Edline, Jean-Yves Barthas, Sandrine Gaston, André Cano, Marie-Ange, Cros, Jacques Douat, Colette Rourera, Jacky Poi-Marty, Sébastien Mignard, Jocelyne Barrot, Sandrine Labre, Roger Avalos, Marie-Claire Thomas, Gilles Villan, Éric Bernard, Sébastien Cavaillé, Philippe Abizanda, Jean-Claude Léchuga, Aude Balmigère et Jean-Frédéric Garcia.

Sans compter les 200 figurants...

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Le maire R. Chésa et la troupe, place Carnot

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L'affiche de 1998

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La scène du Grand théâtre de la Cité

La préparation commençait dès le mois de janvier pour les acteurs et avril pour les figurants. Les répétitions se faisaient dans un hangar (et les beaux jours à l'extérieur) tard dans la nuit parfois, dans la zone l'Arnouzette. Ce hangar est maintenant la carrosserie SURROQUE.
Pendant tout le mois d'août, acteurs et figurants vivaient ensemble. Dès 18 h tout le monde était à la Cité. Une cantine était mise en place dans la cour de l'école (derrière le musée de l'école). Super ambiance, repas fait par des bénévoles ! Ensuite direction le maquillage ! dans les coulisses pas de différence entre acteurs et figurants, un acteur n'était pas supérieur à un figurant. Chaque personne avait son rôle à jouer dans le spectacle !
Une belle leçon de vie. Après le spectacle, certains soirs les comédiens buvaient tous ensemble le pot de l'amitié ou se retrouvaient au café le Sénéchal !
Après au lit, car la plupart des personnes travaillaient le lendemain !

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Comédiens amateurs et professionnels lors du spectacle

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Dans un grand esprit de camaraderie, l'ensemble des professionnels et des amateurs se réunissaient pour partager de bons moments de détente et d'amitié. Les lendemains étaient difficiles quand il fallait se lever pour aller travailler, car la nuit avait été courte.

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L'équipe de maquillage dans les loges, sous la scène du Grand théâtre de la Cité.

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Les saluts pour la dernière où chacun, la larme à l'oeil disait à l'année prochaine !

Puis...

Le couperet est tombé: à l'issue de l'appel à projets lancé au mois d'octobre, la mairie de Carcassonne a retiré à l'association Terre d'histoire son monopole sur l'organisation des spectacles médiévaux du mois d'août.

(La dépêche - 6 décembre 2001)


La municipalité n'étant pas du même bord politique que le responsable de la troupe, a stoppé toutes les subventions et laissé mourir l'association qui de ce fait, a cessé son activité. Cela ne vous rappelle rien dans l'actualité récente ?

En 2002, elle fait appel au comédien italien Carlo Boso pour reprendre le vide culturel du mois d'août. Une collaboration qui finira mal.

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Carlo Boso

La feuille de route qui est donnée au comédien italien par Claudine Desbordes, adjointe à la culture, est de fidéliser les touristes de passage. L'ambition du maître de la Comédia d'el Arte n'est pas mince:

"Je voudrais faire de Carcassonne une citadelle du théâtre"

Pour l'été 2002, il annonce les reprises de « Capitaine Fracasse », « Scaramouche », « Don Quichotte » et probablement « Cyrano ». Ces pièces seront jouées « certainement au Grand-Théâtre », par des comédiens exclusivement professionnels appartenant à Mystère Bouffe et à d'autres compagnies européennes. « Des spectacles, explique Boso, compréhensibles par tout public, français, italien ou espagnol... » On commence donc à y voir plus clair dans les projets de Boso qui rappelle que, pour cette année, « s'était d'abord engagé à faire de la programmation ».

 

« L'objectif, explique-t-il, c'est de commencer à intégrer des semi- professionnels et des passionnés dans des actions théâtrales à présenter en ville. Si l'on arrive à dépasser la première étape des animations qui auront lieu cette année, nous pourrons alors intégrer les élèves à la grande opération que nous comptons proposer en 2003 au Grand-Théâtre de la Cité. Pour l'instant, la chose est un peu délicate puisqu'il faut fédérer tous les projets et créer une synergie dans la perspective de ce grand événement. Mais bon, la volonté, l'enthousiasme et la foi sont là. »

 

Boso s'attaque à la formation du vivier local sur le thème « De la farce médiévale à la commedia dell'arte ». Jusqu'au 24 février, à la MJC, des leçons de chant, danse, escrime, pantomime et théâtre (improvisation, jeu masqué, réalisation de scénarii, etc) seront dispensés par Boso en personne mais aussi son assistant, Gilbert Bourebia, le maître d'armes des Tréteaux de France, Raoul Billery, et la professeur de danse Nelly Quette. Des séances de travail seront également organisées dans la ville. Puis une deuxième session se déroulera du 8 au 21 avril.

 

© La dépêche - 11 février 2002

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L'expérience Carlo Boso et son théâtre de tréteaux dont l'idée était loin d'être idiote se révèlera un échec. 150 spectateurs payants en moyenne au théâtre de la Cité le soir, sur 3000 places assises !

Dans une interview du 19 septembre 2002, l'adjointe indique :

"Ceux qui viennent pour voir des pierres et acheter une épée en plastique ne viennent pas voir une pièce de commedia dell'arte le soir."

Alors, Carcassonne est-elle condamnée à proposer "Plus belle la vie" pour son action culturelle ? C'est sûr que la ménagère de moins de 50 ans, en faisant ses courses dans le vaste supermarché du mauvais goût y trouverait son compte ! Pauvre Carlo Boso... Georges-François Hirsch avait subit le même sort en 1989 au festival de la Cité.

"Même si quand j'ai vu « Scaramouche » à Altigone, une salle de sept cents places, c'était plein. « Scaramouche » avait fait trois mille personnes sur la grande place de Lyon. Mais je rappelle que nous étions dans l'urgence, et que l'ambition est toujours de faire une véritable création."

Pourquoi cela ne marche t-il pas à Carcassonne ? Parce qu'on ne patiente pas et que l'argent doit rentrer de suite dans les caisses, sachant qu'un festival construit sa renommée sur plusieurs années. La facilité c'est de tout fermer au bout d'un an. Ou bien, Carcassonne est une terre d'incultes... Ce que je ne crois pas.

"Au moment de choisir le meilleur projet, la préférence de deux adjoints allaient à ce que présente monsieur Sitler. Les autres étaient pour Carlo Boso. Je suis allée à Foix voir la création de M. Sitler. C'était encore une fresque historique, avec encore des cathares qu'on brûle. Je me suis ennuyée. J'ai une autre ambition pour notre ville. Quant au Grand Roque ou à Terre d'Histoire, une ville a-t-elle vocation à faire vivre des compagnies ou à financer des bénévoles qui ont seulement envie de s'amuser l'été. Bientôt, avec la MJC et les stages de l'Afdas, on aura une vraie compagnie avec des vrais pros, à Carcassonne. Et je le répète pour la Xe fois, Christian Schmitz (NDLR: l'ancien président de Terre d'Histoire) a employé des méthodes indignes. Il m'a menacée en disant que c'était Terre d'Histoire ou rien."

Les Néphalies d'OC

L'année suivante Carlo Boso est à la tête des Néphalies d'Oc chargé de mettre-en-scène une fresque médiévale. Bilan : 300 000 € de manque à gagner pour un budget d'un million dont 152 000 € de subventions de la ville.

« Cette perte a été générée par l'impossibilité pour nous de mettre en place un camp médiéval à l'entrée de la Cité, près de la porte narbonnaise » explique G. Ibanez, président de cette association.

Christian Aniot pour La dépêche, écrit:

Aussi louable soit la mise en scène de Carlo Boso, qui n'est pas passé au travers des critiques notamment sur le contenu historique de son spectacle, tout le monde est d'accord pour dire que la direction confiée à Jean-Pierre Friche fut sincère mais que le directeur du théâtre de Namur été débordé par la quantité de tâches à assumer et ses engagements ici et ailleurs. « Dès le 8 juillet, confie Georges Ibanez, j'ai dû intervenir. Les informations sur la vente des billets ne remontaient pas. J'en ai informé le conseil d'administration ». Bien que de bonne volonté, l'association Néphalies d'Oc aurait commis des erreurs de casting qui l'ont privée des bonnes personnes aux bons postes.

 

Aujourd'hui, l'association déclare s'être acquittée de ses obligations contractuelles envers les interprètes du spectacle. Reste à savoir ce qui adviendra après lecture définitive du bilan. Claudine Desbordes conserve son optimisme. L'adjointe au maire espère que la collaboration projetée pour la suite entre Carlo Boso, Anne Brenon, Michel Roquebert et le Cercle d'études cathares donnera de la valeur ajoutée à cette épopée estivale.

Conclusions

Claudine Desbordes, adjointe à la culture, est mise au placard à la mort du maire Raymond Chésa en 2005 par Gérard Larrat, le nouveau maire par succession. Carlo Boso est remercié et Les Néphalies d'Oc doivent près de 92 000 € de dettes. Gérard Larrat annonce qu'il reprend en main l'ensemble du dossier des spectacles estivaux. Le mois d'août en fera les frais.

«Cet événement fonctionnera en liaison avec les tour-opérators afin d'attirer un maximum de touristes pendant l'année." (Gérard Larrat)

Création d'un comité des fêtes appelé Pôle culturel.

 Féria, Magie de Noël, Festival

Le passage de M. Tarlier à la culture entre 2009 et 2014 ne remettra que très légèrement en cause les orientations culturelles, malgré les promesses de campagne.

La ville achète la maison Noubel, rue de Verdun, 4 millions de francs (610 000 euros) et la revend à un promoteur immobilier en 2002. La ville achète la droguerie Cazaniol en 2007 et aujourd'hui, c'est une coquille vide !

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