14/01/2015

La Sainte-Cécile, patronne des musiciens, fêtée à Carcassonne.

Autrefois, l'abondance des sociétés musicales à Carcassonne donnait un relief tout particulier à cet évènement: concerts, repas, bal... Les hommes était unis par la fraternité grâce à la musique qui, c'est bien connu adoucit les moeurs. Aujourd'hui, tout semble si loin... Il semblerait que la fête de la musique à l'initiative de Jack Lang, les 21 juin de chaque années, ait durablement occulté cette tradition. Or, la véritable fête des musiciens est le 22 novembre. Carcassonne disposait au début du XXe siècle d'au moins cinq orchestres d'harmonie: La Société Ste-Cécile, dirigée par M. Mir (55 exécutants); La musique municipale, présidée par le maire Sauzède et dirigée par M. Argaing (80 exécutants); L'Union orphéonique, créé en 1851 et dirigé par M. Michel (45 exécutants, hommes seuls); L'harmonie de La Micheline, présidée par Michel Sabatier et dirigée par son fils Jacques (60 exécutants); L'orphéon de la ville, dirigé par M. Patau (45 exécutants).

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La Société Ste-Cécile

créée en 1867 devant le kiosque du square Gambetta. Elle était dirigée en 1896 par Joseph Bondouy et comptait 76 musiciens. Ce nombre déclina au début du siècle suivant.

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En 1923, la Société Sainte-Cécile était dirigée par M. Cazelles et avait par président M. Allary.

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Pour former ces musiciens, la ville comptait également une phlétore de professeurs de musique:

Madame Batut, Jane Bonnet, Justin Bonnet (organiste de St-Michel), Jean Escaffre (organiste de St-Vincent, demeurant 18 rue du quatre septembre), Mlle Estragon, Joséphine Ferrau, Madame Gillon, Michel Mir père (avenue du pont neuf), Michel Mir fils, Madame Moing, Alice et Eléonore Moing, Thérèse et Joséphine Padilla, Mlle Pitot (rue du marché), Joseph Roques (rue V. Hugo), Mlle Saulnier (rue de la République), Justin Scheurer (Square Gambetta), Mlle Marie Théron (28, bd Barbès), François Fargues (49, rue Voltaire) et Mlle Andrieu (21, bd Barbès).

Source:

Annuaire des artistes (Risacher / 1896)

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03/01/2015

L'école de piano de Mademoiselle Alay

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Isabelle Alay ou Mlle Alay — comme l'appelaient ses élèves — est un professeur de piano qui a formé pendant plus de trente ans à Carcassonne, un nombre impressionnant de jeunes musiciens. Née en 1927 dans une famille émigrée de la catalogne espagnole, elle perd son père dans un accident de moto en août 1931 ; elle n'a alors que quatre ans. Sa mère devra élever ses quatre enfants dans un pays dont elle ne maîtrise pas tout à fait la langue, en faisant le dur métier de couturière. À cette époque, point d'allocations familiales, d'allocation logement ou de Revenu de Solidarité Active... Quand on n'a pas le sou, difficile d'accéder aux loisirs de l'apprentissage musical comme l'ensemble de la bourgeoisie Carcassonnaise. Pourtant... Il est dans la rue du marché (Rue Tomey) une dame d'une grande générosité — Gabrielle Saulnier — qui va lui enseigner le piano gratuitement. Cette personne qui fut amie de Gabriel Fauré et de Paul Lacombe, tante de l'auteur Jean-Claude Brisville, dispense des cours aux familles bien nées de la ville. Ironie du sort, c'est à leurs enfants qu'Isabelle Alay enseignera le piano, plus tard...

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Après une rencontre avec le futur pianiste concertiste Michel Briguet — alors sous-lieutenant à la caserne Lapérine — Isabelle Alay fonde son école de musique en 1968 au 22, rue de la digue. Précisément dans l'ancien local d'une épicerie de l'Étoile du midi. Elle débute avec peu d'élèves, mais bientôt, la réputation de cette école va faire grossir les effectifs. Parmi ses tout premiers élèves, on retiendra les noms d'Anne-Marie Mazières, Brigitte et Sylvie Bochard, Isabelle de Rochette, Martine Laure...

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Dès l'année 1971, elle organise une audition de piano de ses élèves, au théâtre municipal de Carcassonne. Ce gala sera reconduit chaque année jusqu'au milieu des années 1990. Il ne s'agissait pas d'un simple récital, mais d'une représentation costumée dans laquelle les enfants évoluaient autour d'une histoire préalablement écrite. Isabelle Alay passait des nuits à dactylographier sur sa machine à écrire, le texte narratif de l'histoire et les dialogues que chaque élève devait apprendre. Ceci afin de présenter le morceau qu'il allait interpréter.

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Cette année-là, ce fut les musiques du monde. Les élèves, le drapeau d'un pays différent à la main, incarnaient un compositeur. Les auditions étaient enregistrées sur disque vynil par Georges Savi et chaque élève pouvait ainsi garder un souvenir de son passage.

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Ses élèves participaient également au concours national du Royaume de la musique, fondé en 1947 par Mme Raynaud-Zurfluh. Il passait chaque année par Carcassonne. Les meilleurs d'entre-eux étaient envoyés chez Mme Perrier à Toulouse où ils jouaient devant le concertiste Pierre Sancan. Isabelle Alay organisait également pour ses élèves des déplacements à l'opéra de Montpellier, aux ateliers de fabrication des pianos Rameau à Alès... Tout un univers musical dans une ambiance familiale et amicale.

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Dans cette école, les élèves évoluaient au milieu des chats — compagnons fidèles des artistes. Sur cette photo, on reconnaît Marion Charles et Sophie d'Arzac.

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Nous avons tenté de dresser la liste non-exhaustive des enfants qui furent élèves d'Isabelle Alay. Pensez-donc sur une période de trente ans, c'est quasi impossible...

Bruno Ferrisi, Michel Plasse, Michel Martin, Serge Portella, Frédéric Portella, Bernard de Rochette, Gérard de Rochette, Philippe Berger, Christian Berger, Olivier Martheleur, Arnaud Martheleur, Aude Martheleur, Philippe Cruchandeau, Sénagas, Georges Rives, Marie Rives, Olivier Roux, Jacques Martin, Philippe Dardier, Eric Garcia, Quentin Jaussan, Laurent Monnier, Benjamin Charles, Marion Charles, Brigitte et Sylvie Bochard, Isabelle de Rochette, Evelyne Berger, Catherine Pagès, Patricia Meyrous, Sandrine Lafitte, Laetitia Jollet, Martine Laure, Fanny Virelizier, Aude Buxeda, Elisabeth Morin, Laurence barrou, Laurence Cornet, Gersende Journet, Florence Gianesini, Joelle Loriot, Pascale Pous, Caroline Sawas, Géraldine Calmet, Evelyne Calmet, Brigitte Mauleau, Anne Masson, Laurence Zamith, Gilberte Olive, Hélène Bel, Sylvie Bel, Agnès le Corron, Mireille lestrade, François Luis, Sophie Merau, Sophie Denjean, Marie Parayre, Nathalie Parayre, Isabelle Coll, Véronique Diaz, Barbara Gatin, Bernard Roques, Josiane Barbe, Marie-Aude Dariscon, Cécile Roumiguières, Anouck Abadie, Françoise Gorroz, Cécile de Grenier, Brigitte Labécède, Bernadette Horcholle, C. Authier, Christine Pédron, M. Bisauta, R. Allard, Cathy Fages, Jean-Marie Lezcano, Arielle Thibout, Audrey Laraury, Cathy Subreville, Lionnel Andrieu, Martial Andrieu...

Aujourd'hui, Isabelle Alay vit encore au milieu de ses chats, de ses souvenirs et de son piano... Elle a 87 ans !

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19/12/2014

Le Théâtre municipal Jean Alary est un bijou de l'Art déco des années 1930

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Le théâtre municipal de Carcassonne à l'angle des rues Voltaire et Courtejaire, porte le nom de "Jean Alary", son ancien directeur. Sa construction est récente puisqu'elle s'est terminée en 1935 sous la conduite des architectes Marcel Oudin et Marius Esparseil. L'ensemble du bâtiment de style art déco est classé comme monument historique.

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Le hall d'entrée

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En haut de l'escalier desservant le foyer du public, une peinture du suisse Gustave Louis Jaulmes (1873-1959). Membre de l'Académie des beaux-arts, cet artiste est représentatif de la tendance néo-classique au sein du mouvement Art-déco.

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Le foyer du public au premier étage avec, sur sa gauche, les baies vitrées donnant sur la rue Courtejaire.

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Le détail du balcon du second étage: Une lyre.

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Dans le foyer, une scène champêtre de la Grèce antique que l'on doit à Jean-Noël Garrigues.

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La salle du théâtre est dans une configuration dite "à l'italienne". Elle possède un parterre et trois balcons (le dernier est appelé "le pigeonnier") pour une capacité totale de quelques 800 places. Sur chaque côté se trouvent des loges destinées autrefois aux représentants du conseil municipal ou de la préfecture. D'illustres comédiens et chanteurs ont signé de leur nom le brigadier du théâtre (le brigadier est le nom du bâton servant à frapper les trois coups). Malheureusement, cet objet a été dérobé et se trouve sûrement chez un carcassonnais. Tout comme d'ailleurs les affiches, photographies et autographes des vedettes depuis 1950, volées en 2001 dans le bureau du machiniste Jeannot Resplandy qui les conservait religieusement depuis des années. C'était juste au moment où une entreprise de maçonnerie a effectué des travaux dans le théâtre, l'année de la prise de fonction de l'ancienne directrice, Madame Romieu. Mais, ce n'était que des papiers... a rétorqué la direction, à ce pauvre "Jeannot" tout marri par cette perte inestimable. Sûrement pas perdu pour tout le monde...

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09/12/2014

La musique du compositeur Carcassonnais Paul Lacombe sera jouée prochainement aux États-Unis !

Nous n'avons bien sûr pas attendu l'an de grâce 2014 pour savoir que depuis presque un siècle, les salles de concerts en France boudent la musique romantique de leur pays. Si l'on compte que l'on a laissé peu à peu aux placards les partitions des plus illustres d'entre-eux comme Massenet, Saint-Saëns, Bizet, Chabrier ou Chausson, on trouvera alors normal de point y trouver de Paul Lacombe. Tant et si bien que ce sont presque à chaque fois les mêmes refrains que l'on nous sert dans les concerts... Je n'ai rien contre W.A Mozart mais comme l'a souligné le maître Jacques Charpentier : "on en a fait un alibi culturel". Le moindre trissotin à l'esprit de brochure développé par l'écoute approfondie de Radio Classique, nous vendra les vertus de la bienséance à propos du génie Mozartien. Ce ne sont que billevesées et mondanités de spécialistes des portes ouvertes ! Si l'on considère selon le vieil adage que nul n'est prophète, vous connaissez la suite...

Le pays de Lacombe qu'il a si bien immortalisé dans ces phrases orchestrales, le lui a rendu fort mal. Chabrier, lui, avait compris assez tôt qu'il n'y avait rien à attendre d'Ambert pour devenir célèbre. Si seulement l'auteur de l'Aubade printanière, qui lui valut un succès mondial, s'était attaché à penser à sa postérité, le Larousse qui sème à tous vents, n'aurait pas oublié sa semence musicale dans son encyclopédie. Avec des si, on referait le monde. Certes, mais alors nous supprimerions les critiques parisiens faiseurs de musique aseptisée, les directeurs de salle de concerts à l'âme portée uniquement sur la recette, les éditeurs fossoyeurs de partitions, sans compter les quelques influents argentés habitués aux airs de cocottes des Folies bergères. Ah! J'oubliais le principal... Lacombe aurait-il été Allemand, Anglais ou Italien qu'on l'aurait non seulement joué dans l'un de ses pays, mais grandement programmé dans le nôtre. Le génial Hector Berlioz n'avait-il pas écrit que les Français n'aimaient la musique qu'en fond sonore ?

On ne peut refaire le monde d'hier ; quant à celui d'aujourd'hui, il n'ira pas en s'arrangeant avec la dictature musicale — si l'on peut dire — de l'empirisme auditif galvanisé par les hurleurs de décibels. Aussi, nous ne boudons pas notre plaisir à vous faire savoir que Paul Lacombe sera joué à

Chamber music at the Scarab club

Grosse pointe

(États-Unis d'Amérique / Michigan),

 Dimanche 1er février 2015 à 15 heures.

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On jouera le 3e trio op.134

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Merci à la violoncelliste Nadine Deleury (à droite) de m'aider à ressusciter la musique de Paul Lacombe. Dommage qu'il faille aller si loin pour l'entendre...

En écoute ci-dessous une répétition

3e trio op.134

http://www.youtube.com/watch?v=mV1YMIrCX0U

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28/11/2014

L'association des concerts symphoniques

Fondée en 1895 par Frédéric Lauth, un industriel patron d'une brasserie sur le boulevard Omer Sarraut (aujourd'hui Chez Fred),

l'Association des concerts symphoniques

a animé la vie culturelle Carcassonnaise pendant un quart de siècle. Elle possédait son propre orchestre et ses choeurs, issus de la société Carcassonnaise, qui répétaient tous les mardis dans une salle de l'actuel hôtel Murat (Chambre de commerce) rue Aimé Ramond. A sa tête, Michel Mir (ancien violoniste des Concerts Charles Lamoureux) en assurait la direction musicale.

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Les concerts avaient lieu dans la salle des concerts, 7 rue de la liberté. L'audition de Marie-Magdeleine de Jules Massenet eut lieu grâce à l'amitié étroite que Paul Lacombe entretenait avec ce compositeur. Malheureusement, la Grande guerre va mettre pour un temps un coup d'arrêt à la bonne marche de l'association. Elle aura beaucoup de mal a redémarrer après guerre, à cause de la perte de plusieurs de ses musiciens sur les champs de bataille et des problèmes financiers qui en découlèrent.

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Michel Mir (1882-1958) dirigeait les concerts de l'association. Son passé de violon solo aux Concerts Lamoureux à Paris, lui permit de faire venir à Carcassonne de grands concertistes nationaux (Jeanne Montjovet, Madeleine de Valmalète, Roger Mendez...) C'est un peu si comme de nos jours, Carcassonne accueillait tous les trois mois Roberto Alagna, Hélène Grimaud ou Laurent Korcia. Ne rêvons plus !

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Le conseil d'administration de l'association est constitué en 1922 par: Frédéric Lauth (Président), Joseph Coll et Guillaume Almayrac (Vice-présidents), Georges Cotte (Trésorier), Charles Barral (Secrétaire), Louis Albert (Archiviste) et MM. Paul Lacombe, Auzouy, Pouzols, Sarta, Raynaud, Azaïs, Cauvy, Boquet et Rouquet. Les membres abonnés sont au nombre de 204. Parmi eux, on compte des notables de la ville: Dr Gout, Fafeur (Industriel fondeur), Durand (Confiseur), Charles Lordat (Commerçant), Louis Farge (Industriel), Lauer (Brasseur), Abbé Sabarthès, Dr Tomey, Maurice Sarraut (Sénateur), Gaston Jourdanne, Dr combéléran...

Membres de l'orchestre

Premiers violons: MM. Mandoul, Fournier, Cotte, Cros, Fabre, Azaïs, Carrière, Roger, Vialade. Mlle Carbou et Mme Auzouy.

Seconds violons: MM. Michel, Babou, Mary, Callabat, Gastou, Alquié, Malgrat, Ouliac, Chiffre, Gaisset, Bonnafous et Gleizes

Altos: MM. Sabatier, Coll, Almayrac, Coyot

Violoncelles: MM. Jordy, Lauth, Sipière

Contrebasses: MM. Auzouy, Pouzols, Authier et Tesseyre

Flutes: MM. Guiraud, Cauvy, Esparseil, Danay

Hautbois: MM. Barral, Bergougnan

Cor anglais: Barral

Clarinettes: Edouard Lacombe, Anisset

Clarinette basse: M. Gibert

Bassons: MM. Falcou, Gastou, Ormières

Cors: MM. Gaujon, Maynadier, Chavernac, Fabre

Trompettes: MM. Boquet, Rigail

Cornet à pistons: Barre

Trombones: MM. Rouquet, Villebrun, Rius

Tuba: Bénazet

Timbales: Rouger

Batterie: Bézard, Colomiès, Barthès et Durand

Michel Mir est le grand oublié des musiciens Carcassonnais. Il n'a même pas une rue à son nom.

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08:41 Publié dans Musique classique | Tags : musique | Lien permanent | Commentaires (3)

10/10/2014

Rita Valli (1920-1999), une cantatrice Carcassonnaise.

Nous connaissions Suzanne Sarroca, née dans le quartier de la Trivalle en 1927, qui fit une carrière de soprano sur les plus belles scènes du monde. Voilà maintenant que nous découvrons par un heureux hasard l'existence d'une autre cantatrice Carcassonnaise de sept ans son aînée:

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Émilienne Gleizes naît à Carcassonne le 28 juillet 1920 et se prend de passion pour l'opéra. À cette époque, les phonographes résonnent des airs de Caruso et la musique d'opéra est au firmament de sa popularité. On s'habille d'une manière élégante pour entendre les grands opéra donnés lors des fêtes de Pâques au théâtre de Carcassonne. Dans l'ancien couvent des Jabobins, détruit au début des années 1930 pour construire l'actuel théâtre Jean Alary, on joue Le Trouvère (Verdi), Les huguenots (Meyerbeer), Guillaume Tell (Rossini)...

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Rita Valli à l'opéra Garnier

C'était une époque où même les plus modestes grâce uniquement à leurs dons et beaucoup de travail, pouvaient arriver au sommet de leur art. La classe de chant du conservatoire de Toulouse avait une réputation européenne et sortait de grandes voix de l'art lyrique. Dans cette institution à l'implacable rigueur technique, Émilienne Gleizes obtient un premier prix de chant. La petite Carcassonnaise prend alors un pseudonyme italien et devient Rita Valli, la cantatrice que l'on entendra désormais sur la scène de l'Opéra de Paris. Elle s'éteint à Carcassonne dans sa 79e année, le 19 octobre 1999.

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