17/04/2017

Ce que l'Arbre de vie de la Basilique St-Nazaire et St-Celse nous révèle...

La théorie la plus répandue et admise comme vérité absolue serait que 18 panneaux du vitrail "Arbre de vie", situés dans le chœur de la Basilique St-Nazaire, auraient été refaits par le maître verrier parisien Alfred Gérente. D'après les nombreux ouvrages consultés, Viollet-le-duc demanda à Gérente de réparer le bas du vitrail. Lily Devèze indique que la maître verrier " a substitué aux quatre fleuves du Paradis l'image d'Adam et Ève, entourés de l'arche de Noé et de l'arche d'alliance, ainsi changeant l'arbre de vie en arbre de mort.

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© C. Desneux

Au-dessous d'Adam et Ève, on peut lire cette inscription en latin tentant de réparer l'erreur 

"Que ligno vetus Adam mortem protulit novus Adam vitam retulit"

À cette théorie, s'oppose vigoureusement l'affirmation de l'abbé Bruno de Monts de Savasse selon laquelle, Gérente n'aurait pas refait les 18 panneaux en les disposant dans le mauvais ordre. C'est dans un texte manuscrit, rédigé à l'issue des Journées du patrimoine du mois de septembre 1998, que nous avons trouvé les objections de l'abbé. Dans une salle du Château comtal avaient été exposés 18 panneaux du haut du vitrail de l'Arbre de vie de la Basilique St-Nazaire. La note explicative délivrée aux visiteurs avait fait bondir le curé :

"Le vitrail a subi une restauration importante en 1860, par A. Gérente qui a refait dans le bas de la verrière, 18 panneaux manquants. Il semble que l'ordre des panneaux, qui doit normalement suivre le texte de Saint-Bonaventure, n'ait pas été respecté".

Selon le prêtre, on retrouve en entier et sans aucune exception, toutes les sentences inscrites dans l'Arbre de vie de Saint-Bonaventure. Toutefois, elles ne sont pas toujours dans le même ordre. Le vitrail "Arbre de vie" de Carcassonne est la copie conforme de la fresque peinte par Taddeo Gaddi dans le réfectoire de la Basilique Santa Croce de Florence (Italie).

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L'Arbre de vie de Santa Croce à Florence

La restauration de l'Arbre de vie par Gérente portait sur le bas de la verrière. Il mit sur le toit rouge de l'arche de Noé l'encart suivant :

"Cette fenêtre a été restaurée et complétée en l'an 1860, par Alfred Gérente, peintre verrier à Paris."

"Beaucoup de parties, dans cette fenêtre et notamment les dix-huit panneaux au bas manquaient au lecteur, salut - Alfred Gérente."

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Encart noir sur le toit rouge de l'arche de Noé

L'abbé Monts s'appuie sur la virgule qui suit dans le texte "parties". Sa lecture et son analyse indique que  "manquaient des parties aussi bien dans la fenêtre que "notamment" dans les 18 panneaux au bas". Ce qui permet d'affirmer sans hésitation que ces "parties" ont été aussi bien restaurées en bas qu'en haut et donc, que Gérente n'a pas refait les 18 panneaux au bas.

Ces panneaux existaient avant leur restauration, car Viollet-le-duc dans son livre sur la Cité (p.435), écrit en 1855 (cinq ans avant la restauration) : "Le vitrail de la première chapelle du transept de droite représente, le christ en croix avec la tentation d'Adam et Éve". Le baron de Guilhermy lors de sa visite en 1855 précise que "la verrière est complète et remplit trois baies ainsi que leur tympan". Il y a une "mandorle avec rétable, un Christ en croix et plusieurs personnages" au-dessous de la croix.

Un grand tableau peint par Pierre Gaston Rigaud représente le vitrail, tel qu'il était avant la restauration. A savoir : 3 baies complètes avec la croix, l'arche de Noé, l'Arche d'alliance, Adam et Éve autour de l'Arbre du Paradis.

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© Pinterest

L'abbé met ses affirmations en contradiction avec Joseph Poux (archiviste de la Cité) lorsqu'il prétend dans son ouvrage, que Gérente a tracé le dessin de l'Arche de Noé, l'Arche d'alliance et Adam et Éve.

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16/04/2017

La Roseraie : Histoire d'un gâchis social et financier

La congrégation religieuse des Petites soeurs des pauvres fut fondée en 1839 par Jeanne Jugan (1792-1879) à Saint-Servan sur mer (Ille et Villaine). Elle participe à l'acceuil et aux soins des personnes agées isolées et dans le besoin sans distinction de nationalité ou de croyance.

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Les religieuses s'installent à Carcassonne le 21 novembre 1879 dans une maison inhabitée de l'avenue du Pont neuf (Arthur Mullot), où elle fondent l'asile des Petites soeurs de pauvres. (Source: Henri Alaux)

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Un peu à l'étroit, la congrégation fait construire en 1883 un nouvel établissement en bordure de la route de Narbonne (flèche rouge).

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Cet ouvrage est l'oeuvre de l'architecte Charles Emile Saulnier (1828-1900). Il se présentait à cette époque sous la forme d'un U ; une chapelle à l'arrière du bâtiment principal et de chaque côté l'aile des hommes et celle des femmes.

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La chapelle des Petites soeurs des pauvres au début du XXe siècle

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© J. Blanco

L'entrée à droite avant qu'elle ne soit entièrement refaite.

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Les soeurs vont ensuite faire construire un bâtiment reliant les deux ailes, dont la façade et l'entrée donneront sur la route de Narbonne. Elles resteront à Carcassonne jusqu'en 1973, année où l'ensemble immobilier sera vendu à la ville.

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En début d'année 1977, la municipalité Gayraud décide la transformation de l'ancien Asile des Petites soeurs des pauvres, en 53 logements-foyer pour personnes âgées. Le bâtiment est acquis par le Conseil général de l'Aude qui le vend à la ville pour le franc symbolique. Celle-ci le rétrocède à l'Office H.L.M. Le montage financier s'établit comme suit :

Caisse des prêts aux organismes HLM : 2.818.00 frs

E.P.R : subvention de 170.000 frs

O.R.G.A.N.I.C : 141.000 frs

B.A.S : 500.000 frs

H.L.M Aude : autofinancement 150.000 frs

Ville de Carcassonne : 500.000 frs

La restructuration des bâtiments et leur transformation est confiée à l'architecte Mlle Cailhau. La gestion est placée sous la responsabilité de Mlle Brieu, sous l'égide du Bureau d'aide sociale de la ville.

La Roseraie dispose d'une superfine totale de 2905 m2 dont 1575 sont réservés aux logements. À l'intérieur, les aménagements collectifs comprennent une salle à manger de 72 places située dans l'ancienne chapelle, 4 salons, une salle de jeux (46 m2), une cuisine collective (63 m2), une salle polyvalente pour 99 personnes (232 m2) et un jardin de 12 000 m2. 

Ce sont au total 55 logements qui sont construits pour des personnes âgées non dépendantes. Il s'agit de studios avec cuisine et chambre à l'exception de neuf type F1 et d'un type F2. Chaque pensionnaire bénéficie d'une buanderie équipée de machines individuelles et d'un service de restauration, qu'il peut prendre en salle ou dans son appartement. Les loyers vont de 480 à 890 francs (allocation logement comprise). Selon le maire, tout a été fait pour que l'on puisse se loger et se nourrir même avec le minimum vieillesse de 916,66 francs. En 2015, il est de 800 euros. Le jour de l'inauguration 60% des  logements avaient déjà été pourvus ; un succès qui ira croissant dans les mois suivants.

Au dessus du portail, le dessin en faïence est l'oeuvre du peintre Jean Camberoque (1917-2001).

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La chapelle est visible depuis la rue Alexandre Guiraud et servirait, parait-il, de gymnase. Elle a été désacralisée, mais l'abbé Jean Cazaux à son grand regret ne sait pas ce que sont devenus les objets du culte. Ciboires, calices, maître autel, chemin de croix, confessionnal, statues, etc... ont disparu à jamais.

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Le maître autel dans le choeur de la chapelle, autrefois...

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© Jean-Luc Bibal / La Dépêche

Au moins de décembre 2010, la Communauté d'Agglomération du Carcassonnais présidée alors par Alain Tarlier, fait l'acquisition des bâtiments de la Roseraie au bailleur social Habitat Audois, représenté par Robert Alric. Habitat Audois avait obtenu les bâtiments pour l'euro symbolique de la ville de Carcassonne. La valeur vénale estimée par France domaine, s'élève à 2,29 millions d'euros. Le président indique son souhait d'y installer les bureaux de l'Agglo ; le déménagement coûterait 8 millions.

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Finalement après cet achat onéreux pour les finances publiques, la Communauté d'Agglomération abandonnera son projet. Elle s'installera dans les locaux de l'ancien EDF, dans lequel elle avait promis de créer la médiathèque. La Roseraie restera sa propriété mais à l'abandon (voir photo ci-dessus). Depuis ce temps, l'administration territoriale cherche à se débarrasser de ce bien. On apprend cette semaine qu'elle vient de trouver un acquéreur. 

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© Nathalie Amen-Vals / L'Indépendant

C'est la société immobilière Nexity qui vient de réaliser une belle affaire. En effet, elle emporte la Roseraie pour 1,1 millions d'euros afin d'y réaliser une résidence privée pour séniors. La Communauté d'agglomération viendrait de perdre en sept ans 1,19 millions d'euros : 2,29 M acquis en 2010 - 1,10 M vendu en 2017. Elle s'enorgueillit quand même d'avoir réussi à se dessaisir de ces bâtiments, en ayant réussi à récupérer 1 millions d'euros pour ses finances. La belle affaire ! Sans compter que si elle en avait pris soin depuis ce temps, le prix aurait peut-être pu être négocié à la hausse. 

Sur le plan purement social, nous sommes passés d'un asile et une maison de retraite publique pour personnes âgées désargentées en 1977, à une résidence privée pour séniors fortunés. Quand on sait le coût actuel des maisons de retraites, on se demande dans quel établissement iront les "vieux" qui n'ont pas le sou. Pire encore, ce sont les contribuables qui viennent de perdre 1,1 millions d'euros en faveur d'une société immobilière privée. 

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15/04/2017

Montplésir d'été : une guinguette au bord de l'Aude

Que sait-on de Monrplésir d'été, improprement écrit "Montplaisir d'été" dans les très rares ouvrages qui évoquent son existence ? Presque rien, sinon que cet endroit situé sur la rive droite de l'Aude, fut une guinguette dans laquelle on venait se rafraîchir et danser à la belle saison. On y accédait par une barque qui traversait le fleuve en aval du Païchérou ou bien à pied, par les terrains de l'île.

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Monplésir est complet depuis que sur l'Herbette, on a trouvé des mots écrits par un poète. Ô couples amoureux gardez-vous d'oublier, que nous avons ici l'Or-Kina Sabatier

De ce temps-là, il ne nous a pas été possible de retrouver le nom des propriétaires. Aucun des annuaires que nous possédons, ne nous donne cette information. En revanche, les registres du commerce nous apprennent que Laurent, Pascal Bourdel exploitait une "vente saisonnière au détail de boissons hygiéniques" après la Seconde guerre mondiale. Le fonds sera exploité jusqu'au 31 décembre 1974 par son épouse Raymonde, Marguerite Bourdel (née Pech). Margot, bien connue des Carcassonnais, vendait sa production maraîchère au marché de place Carnot. On l'appelait "La campardine". Quant on cherche l'étymologie de ce surnom, on observe qu'en provençal, un campardin est un fanfaron.

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10/04/2017

Le mausolée romain du hameau de Montredon: une pépite enfouie depuis 9 ans!

Au début de l'année 2008, lors d'un sondage archéologique préventif sur un terrain de 2ha situé sur le hameau de Montredon destiné à être transformé en zone pavillonnaire, les chercheurs vont faire une extraordinaire découverte.

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L'unique mausolée de l'Empire romain en grand appareil (16m2) découvert en Gaule jusqu'à aujourd'hui. Selon l'INRAP (Institut National de Recherches Archéologiques Préventives), il aurait été édifié pour servir de sépulture au premier colon envoyé par Rome pour administrer Carcassonne entre 50 et 40 avant J-C. La pierre verticale servait à obstruer l'entrée du temple.

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La datation a pu être réalisée en partie grâce à la découverte de la base d'une colonne de brique en quart-de-rond. En effet, cette technique était utilisée à Rome dès le 1er siècle avant J-C et seulement en Gaule, au 1er siècle après J-C. L'INRAP en déduit que le concepteur l'a importé pour bâtir le mausolée entre 40 et 50 avant notre ère.

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Avec les parties restantes éparpilées sur le terrain, on a tenté de reconstituer l'aspect primitif du mausolée. Etait-ce un temple? Les éléments d'ornementation accréditent plutôt la thèse d'un mausolée de type turriforme (Comme une tour).

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Les blocs de gré font environ 700kg chacun. Ils ont été assemblés par un système de levage dit à la louve.

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A l'est et en bordure du mausolée passait une voie publique pour que l'on puisse l'admirer.

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A l'ouest, s'élevait une villa romaine.

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Un puits

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Cette découverte unique a fait grand bruit en 2009: reportages télévisés, articles dans la presse locale et scientifique, journée ouverte au public, commentaires des élus...etc. Et quatre ans après ?

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Voici ce qu'il en reste... Il semblerait qu'un tel héritage soit devenu très difficile à gérer, aussi sur les conseils des scientifiques la ville de Carcassonne a enfoui le site archéologique. Il n'a pas disparu, mais pour le préserver des pilleurs, taggers et autres vandales, c'est désormais une friche. La ville a gelé le terrain où est situé la construction, qui est par ailleurs municipal. Le lotissement devait accueillir en son sein dans un espace préservé ce mausolée, mais la ville lui cherche depuis neuf ans une meilleure exposition. Entre-temps, on a trouvé de la place pour l'exposition des supermarchés ! Reste encore à lui trouver un nouveau site et étudier techniquement la possibilité de le démonter pour le bâtir ailleurs. On avait pensé au square Gambetta, mais l'intérêt historique ne risque t-il pas d'être altéré à des fins purement touristiques ? Et puis, les hameaux ont aussi le droit d'avoir leurs visiteurs... Bon allez, rendez-vous dans mille ans !

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En attendant, tout autour du site archéologique, un bailleur social a construit 51 logements HLM. L'ensemble des vestiges de l'ancienne voie romaine a été écrasé. Au milieu de ces maisons, se trouve désormais une friche sous laquelle est enfoui le mausolée. Autant dire que c'est maintenant lui le gêneur... Dans n'importe quelle autre ville, on l'aurait mis en valeur. Oui, mais c'est Carcassonne !

http://www.inrap.fr/un-mausolee-romain-carcassone-9450

Article mis à jour le 10 avril 2017

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04/04/2017

Le charivari. Qu'es aco ?

Voilà une coutume héritée du Moyen-âge et qui se pratiquait encore dans certains villages jusqu'au milieu du XXe siècle. Imaginerait-on faire Le charivari aujourd'hui ? Les moeurs ayant considérablement évolués, il faudrait sans doute en faire un toutes les heures. La tradition nous allons le voir n'a pas que de bons côtés lorsqu'elle se mêle de la vie privée d'autrui...

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"Selon les lieux, on organisait le charivari pour les filles-mères, les concubines qui régularisent leur situation, les vieilles femmes qui se marient, les hommes âgés qui épousent une jeune fille, l’époux qui célèbre ses troisièmes noces, l’étranger qui se marie sans payer le vin à la jeunesse, le ménage qui n’a pas d’enfant au bout d’un an. Adultères, mariages mal assortis, retour au foyer d’une épouse volage trop facilement absoute par un mari un peu trop compréhensif: tout ceci était dénoncé sans pitié par la jeunesse. (L'abeille de la Ternoise)

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Selon les régions, un cortège de jeunes gens grimés accompagnés par des bruits de casseroles, de cloches ou de poêles allaient perturber leurs victimes. Afin d'arrêter ce charivari, la solution était de payer les meneurs, soit en argent, soit en nourritures et surtout en vin. Cela ne marchait pas toujours et il y eut des cas où la réception se fit à coup de fusil de chasse.

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29/03/2017

"Les folies Carcassonnaises", un music-hall retrouvé dans Carcassonne

C'est à un véritable jeu de pistes et d'enquêtes auxquels on se livre lorsque nous recherchons un lieu et son histoire à partir de photographies. A la fin du XIXe siècle, il existait à Paris des Music-hall dans lesquels la population allait se distraire : L'Alcazar, le Casino de Paris, Le Moulin rouge, etc... On y rencontrait Félix Mayol, la Goulue, Toulouse-Lautrec. En province, de nombreux café-concerts et music-hall ouvrirent à l'instar des établissements parisiens. Dans les villes d'eaux, la bonne société au sortir des bains se distrayait dans les casinos et leurs théâtres à Aix-les-Bains, Arcachon, Vichy, etc... Certains de ces bâtiments à l'architecture remarquable de la Belle époque, font encore la fierté des communes dans lesquelles ils ont été bâtis. Ailleurs, les autres ont été rasés ou laissés à l'abandon.

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Le Casino-Théâtre de Limoges

A Carcassonne, on relève dans les annuaires deux café-concerts : L'Alcazar d'été et l'Alcazar d'hiver. Ils étaient situés dans le quartier du Palais. Nous avons retrouvé l'existence d'un music-hall sur l'actuel boulevard de Varsovie ; les galeries de l'occasion (Meubles Gérard) ont longtemps occupé cet emplacement. "Les folies Carcassonnaises" donnaient aussi sur l'avenue Charles Lespinasse ; à cet endroit se trouve l'ancien cinéma Le cinoch'. On peut supposer qu'une des salles fut exploitée dans l'ancien music-hall.

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Le premier balcon dans les années 1970

Témoin de l'Art nouveau avec ses décorations en stuc, le théâtre des Folies Carcassonnaises devait avoir fière allure. On ignore qui en fut l'architecte.

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La scène des Folies Carcassonnaises

Ce théâtre a été occupé des années 1960 à 1985 par le dépôt-vente des meubles Gérard. Qu'est-il advenu de lui depuis ? C'est toute la question dont nous espérons un réponse prochainement. Peut-être pourrait-il être classé à l'inventaire des monuments historiques.

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© Google maps

C'est là... sur l'emplacement de la pizzeria et de l'entreprise Puerto que se trouvait le théâtre des Folies Carcassonnaises à la fin du XIXe siècle. Un petit trésor bien caché dans Carcassonne...

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