19/09/2015

Sur les traces de l'ancien domaine de Saint-Jean de Brucafel

Il suffit parfois d'une mauvaise retranscription de l'administration, pour qu'une seule lettre change l'identité d'un lieu vieux de plusieurs siècles. À Carcassonne, on est sur ce point assez coutumier du fait. Citons pour exemple la Ferrandière qui devient la Ferraudière, le chemin de Malelait à Villalbe qui devient Matelait, le domaine de Moureau qui devient Moreau...etc. Nous allons aujourd'hui nous intéresser au domaine de Saint-Jean de Brucafel - aujourd'hui disparu - sur lequel s'est construit le quartier Saint-Jean de Brucatel par le miracle d'un fonctionnaire atteint de myopie.

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Situation

La commanderie de St-Jean - possession de l'Ordre de Malte jusqu'à la Révolution - se trouvait au nord-est de Carcassonne. En 1810, le passage du Canal du midi dans la ville partagea les terres du domaine en deux. Sur le plateau de Grazailles en direction de l'actuelle zone du Pont-rouge, on distinguait à droite les bâtiments de la ferme. Les terres se prolongeait en contre-bas jusqu'à la route minervoise, la SOMECA et l'usine de St-Jean, qui bien entendu tire son nom de l'ancienne commanderie.

Généalogie

Propriété de la famille de Murat jusqu'à la Révolution, ce domaine leur est ensuite confisqué. Il est acquis en 1797 par Pierre Paul Bilhard (1752-1807), futur beau-père de Casimir Dupré (1781-1863) qui en héritera ensuite par le biais d'un mariage consenti avec Marguerite Bilhard (1788-1865). Leur fils, Joseph Léo Dupré (1808-1882), avocat général à Bordeaux puis Procureur général à Toulouse sera Député de l'Aude de 1849 à 1851. Il s'installera en 1870 à St-Jean afin d'entretenir le domaine agricole jusqu'à sa mort le 16 juillet 1882. De son mariage avec Marie Miquel, il aura cinq enfants.

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© Chroniques de Carcassonne

Casimir Dupré est le fils de Joseph Dupré (1742-1823), fabriquant en draps. Ce dernier est élu à l'Assemblée Nationale entre 1789 et 1791, puis maire de Carcassonne de 1791 à 1792. C'est un partisan très modéré de la Révolution. Considéré comme suspect pendant la terreur, il doit se cacher et devient le 9 thermidor 1793, membre du Conseil supérieur du commerce. Il vit dans un hôtel particulier de la rue de Verdun ; exactement, dans l'actuel Centre Joë Bousquet.

Les transformations du domaine

En 1810, les 120 hectares des terres du domaine de St-Jean de Brucafel sont donc coupées en deux parties, pour laisser passer le Canal du midi dans Carcassonne. Si les 50 hectares situés au nord avec les bâtiments sont constitués de terres fertiles, il n'en est pas de même des 75 ha au sud. Ceux-ci représentent un désert stérile, improductif et abandonné aux crues de l'Aude qui ravagent 15, 20 et parfois 30 ha.

Casimir Dupré obtient en 1836 la concession d'un barrage de 0,85 mètres de longueur sur l'Aude avec deux vannes d'un mètre 33 de largeur chacune. Dupré ouvrit un canal d'un kilomètre 600 dont les eaux après avoir arrosé 50 ha, se jetèrent à 2600 mètres du barrage. Les 20 ha restant ne pouvant être arrosé par ce moyen en raison de l'élévation du terrain, ils le furent grâce à une roue hydraulique à double auget et une noria à manège de deux chevaux, donnant ensemble 2 m3 d'eau par minute. 5 ha sont arrosés grâce àune concession avec le Canal du midi.

Casimir Dupré, afin de préserver ses nouvelles prairies des caprices du fleuve, a fait ériger 2000 mètres de digues et planter en rivière de nombreux arbres et taillis. Après avoir défoncé et nivelé ces terres, il a remplacé les graviers par des limons et de la vase issues des eaux bourbeuses de l'Aude. Tant et si bien que la partie au sud a supplanté en intérêt agricole celle du nord, devenue accessoire. Casimir Dupré devint ainsi le premier qui à grand échelle, transforma dans l'Aude des terres de sable et de gravier en prairies cultivables. Son investissement financier fut considérable, tout comme les milliers d'arbres qu'il a planté pour lutter pendant quinze ans contre les inondations.

Que reste t-il de St-Jean de Brucafel ?

Sur les terres situées au sud, on a construit une minoterie dont l'activité perdura jusqu'en 1925; l'usine de javel de St-Jean jusqu'en 1987 et la SOMECA, construite en 1936. Au nord, les bâtiments du domaine de St-Jean de Brucafel ont été rasés dans les années 2000. Un lotissement donnant naissance à un nouveau quartier de la ville a été construit tout autour. Il ne reste que peu de vestiges et un jardin d'enfants.

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© IGN

Le domaine de St-Jean en 1986

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© IGN

La même prise de vue en 2015 

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© Jacques Blanco

Ce qu'il reste de la Commanderie templière de St-jean de Brucafel

Sources

Généanet

Mémoire de la Société Royale et centrale d'agriculture (1841)

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13/09/2015

Sur les traces de l'ancienne métairie de la Reille...

La métairie de la Reille - dont la plus ancienne mention dans un compoix remonte à 1660 - n'a pas échappé à la destruction comme le domaine de Salvaza, la commanderie templière de Saint-Jean de Brucafel et bientôt le domaine de Moureau... L'ensemble de ce patrimoine agricole et viticole a été progressivement abandonné dans la seconde moitié du XXe siècle, squatté, saccagé, incendié et acheté à l'état de ruine par des promoteurs immobiliers. C'est  à chaque fois le même processus qui débouche en lieu et place, sur la construction de logements résidentiels ou sociaux. Il est bien dommage que notre région, si fière de son passé viticole, laisse massacrer tout ce qui a fait sa richesse. Il semblerait qu'aucune personne ait levé le petit doigt pour tenter de défendre ou du moins, faire connaître ces endroits, avant qu'ils ne disparaissent du paysage. 

Un peu d'histoire

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Carte de Cassini

(Milieu XVIIIe siècle)

 Situé au sud-ouest de la paroisse de Gougens à Carcassonne, cette métairie porte le nom d'un soc triangulaire servant au labour appelé reille. La famille Combettes qui en est propriétaire au XVIIIe siècle la cède ensuite à M. Teisseire, avant qu'elle ne soit vendue aux frères Castel en 1820. (L'ancienne paroisse de Gouges / Abbé Sabarthès)

Jean-Pierre et Antoine Castel sont propriétaires du domaine de Paret-Longue et d'un hôtel particulier, 71 rue de Verdun. Eugène en hérite pour moitié et Théodore reçoit la métairie de la Reille, à la mort de leurs oncles. En 1903, c'est à Louis Castel que Théodore lègue le domaine ; il se fait désormais appeler Castel de la Reille. Ceci afin de se distinguer, dit-il, des nombreux homonymes sur Carcassonne. (Michel Cau / Bull SESA / 2014)

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© Lestrade

Le domaine de la Reille en 1908

 Les terrains du domaine seront vendues petit à petit par la famille Castel après la seconde guerre mondiale. Dans les années 50, la coopérative "Les castors" fait l'acquisition d'une partie des terres afin de construire des pavillons. Le quartier gardera ce nom.

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© IGN

En 2003, le domaine de la Reille est toujours debout malgré son état de déshérence. Il sera bientôt livré à la pioche des engins de chantier. En 2007, une résidence sécurisée sortira de terre et accueillera les premiers locataires, mettant ainsi fin à plusieurs siècles d'histoire. Il est peu probable que les nouveaux résidents soient renseignés sur l'existence de ce domaine.

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© Google maps

De l'ancien domaine, il ne reste aujourd'hui que les sapins qui l'entouraient. La résidence se trouve chemin du vieux canal, car proche de l'ancien tracé du Canal du midi, à une époque où il ne passait pas dans Carcassonne.  Juste à côté du collège Charles Cros dans le quartier de la Reille... bien sûr.

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17:26 Publié dans Patrimoine disparu | Tags : reille | Lien permanent | Commentaires (1)

12/07/2015

La Villa Roy : une source de fraîcheur oubliée des Carcassonnais

A la belle époque, le quartier des Capucins possédait une espèce de guinguette avec une source d'eau fraîche très prisée des riverains. Ce lieu de détente, compris entre Patte d'oie et les terrains Delteil se nommait Villa Roy ; il était la propriété de François Cuxac.

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Si l'activité commerciale a disparu depuis bien longtemps, les bâtiments ont été conservés et transformés en maison d'habitation.

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Au pied de la grotte se trouvait une source d'eau fraîche qui faisait la réputation de ce lieu en période estivale, au moment où la chaleur devenait étouffante. Les témoignages contenus dans l'excellent travail de Madame Suzanne Bezombes révèlent l'importance de ce lieu même après la disparition de la guinguette.

"Aux environs des années 1940, tout juste avant la deuxième guerre, tous les gens du quartier, et il y avait beaucoup de familles nombreuses, venaient prendre l'eau à la source de Villaroy qui coulait toujours, fraîche, limpide et bonne à boir. Munis de seaux, de brocs, de cruches, dès 11 heures du matin, la queue se formait et arrivait, vu le nombre de personnes, jusqu'au portail d'entrée. Nous entrions dans la propriété par l'allée centrale bordée de grands pins. Puis nous arrivions par un sentier étraoit et en pente dans une clairière où était là une statue représentant une jeune fille.

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Ce lieu était très ombragé, frais et humide où il faisait bon se reposer un moment en écoutant le bruit léger de la source. Un petit chemin bordé de buis amenait à une terrasse avec une murette de pierre où trônait la statue. En continuant quelques mètres nous descendions alors vers la source, un endroit très humide et ombragé. Elle coulait à gros débit et était parsemée de cresson. L'été, les habitants du quartier allaient chercher l'eau fraîche pour boire et aussi faire tremper la salade et mettre le beurre au frais."

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© Marie-Elise Gardel

On croyait cette source depuis bien longtemps tarie, car le domaine et la fontaine s'étaient enfoui dans la végétation. Il faudra toute la célérité et les recherches de plusieurs historiens pour révéler à nouveau la source et ses origines. Selon Henri Alaux, elle appartenait aux frères Jacobins et était amenée par une conduite en poterie enterrée sous les fossés de la bastide Saint-Louis jusqu'à leur jardin potager. Cette canalisation a été dérivée au moment de la construction de la porte des Jacobins en 1779, vers les deux fontaines qui se situaient de part et d'autres de l'entrée. Il n'en reste qu'une aujourd'hui qui coule avec l'eau de la Villa Roy.

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La fontaine du portail des Jacobins

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L'eau arrive par une canalisation en poterie provenant du talus situé sur un terrain communal, circule dans le jardin en terrasses et s'écoule en contrebas dans le terrain communal.

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Le bassin à la Belle époque était alimenté par la source. Il n'existe plus et se trouvait sur le terrain Delteil que la commune a acquis en 2012 afin de contruire une maison de quartier et un gymnase.

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Les terrains Delteil sur lesquels la maison de quartier est en cours d'édification. Dans la présentation de l'équipe municipale précédente, il était prévu un jardin avec une mise en valeur de la source de la Villa Roy. Il semble que ce projet ait été abandonné par l'actuelle municipalité.

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Le chantier vu depuis Patte d'oie

© Claude Boyer

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Un visuel conçu par les architectes Crégut et Duport

Source

Suzanne Bezombes/ Contribution à l'histoire de Carcassonne : recherches récentes sur la fontaine de la villa Roy et lieu-dit La patte d'oie / Bull. Sesa. CVII. 2007

Henri Alaux / Quartiers et faubourgs au fil du temps / 2002

L'Indépendant

Photos

Collection Martial Andrieu

M-E Gardel

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02/07/2015

Il y a 20 ans : La transformation de la place Carnot

L'ancienne Place aux herbes, ainsi dénommée en 1852, prend le 13 juillet 1894, le nom du Président de la République Sadi Carnot (1837-1894), assassiné par l'anarchiste Caserio. La nouvelle dénomination ne change pas les habitudes des Carcassonnais qui longtemps continueront à employer son ancien nom ; sûrement en raison du marché qui s'y tient trois fois par semaine.

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La place Carnot en 1900

Dans les années 1960, l'accès aux crédits à la consommation favorise grandement l'expansion automobile  à l'ensemble des ménages Carcassonnais. On va donc se garer sur la place Carnot qui en dehors des jours de marché servira de parking ; la ville, afin de réglementer le stationnement posera des horodateurs vers la fin des années 70.

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La place Carnot en 1969

Notons qu'à cette époque, il n'y avait que deux cafés : Chez Félix et Le grand café Not. Ce dernier fermera et laissera place successivement à l'EDF, le supermarché Carbasse, puis aujourd'hui au Crédit Agricole. Tant et si bien qu'avant 1995, il n'y a toujours que deux cafés : Chez Félix et Le Longchamp. Cette place est entourée de platanes centenaires, dont certains sont usés par le temps. On pouvait s'amuser même à se cacher dans le tronc de l'un d'entre-eux... Quant au revêtement du sol, le goudron était défoncé et bosselé en plusieurs endroits. On ne peut pas dire que la place offrait toutes les garanties esthétiques, mais c'était la mémoire des Carcassonnais.

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Après avoir consulté les commerçants sur l'opportunité de construire un parking souterrain sous la place, le maire Raymond Chésa abandonne ce projet en tenant compte des avis négatifs. Certains archéologues et historiens locaux le regrettent, car cela aurait permis de connaître l'histoire de la ville basse incendiée par le Prince noir en 1355, puis reconstruite en Bastide par St-Louis. La municipalité vote néanmoins la rénovation totale de la place Carnot, qui intervient au second semestre 1994. Si vous cherchez la date d'une inauguration sous la mandature de R. Chésa, cela tombe très souvent la veille d'élections. Aussi, ces travaux seront-ils achevés avant mars 1995, date des élections municipales.

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L'ensemble des platanes centenaires est déraciné puis replanté sur le parking du terrain de football de la plaine Mayrevielle. Ils y sont toujours...Il est donc fait place nette dans l'attente de poser un nouveau revêtement et de planter de nouveaux platanes. Je n'ai pas le souvenir de fouilles archéologiques à cet endroit ; c'est fort dommage...

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L'enlèvement des platanes

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La dalle en ciment est prête à accueillir le revêtement et l'emplacement des nouveaux platanes, précisément alignés comme l'étaient leurs prédécesseurs.

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Les futurs centenaires sont plantés autour de la place Carnot. Il faudra attendre un peu pour qu'ils fassent de l'ombre. Une des objections impatientes du Carcassonnais...

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Le revêtement intérieur est posé en pavés et dalles provenant de la carrière de Roquetaillade, située dans la Haute-vallée de l'Aude. Les abords de la place sont ornés de marches en marbre incarnat de Caunes-Minervois. Cette réalisation a été rendue possible grâce aux préconisations de l'architecte des Bâtiments de France adoptées par la ville de Carcassonne, avant l'arrêté du 3 octobre 1997 plaçant la Bastide St-Louis en secteur sauvegardé. On parle très souvent de cette année-là pour ce qui concerne le classement UNESCO de la Cité médiévale, mais peu en ce qui concerne la Bastide en secteur sauvegardé.

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© Chroniques de Carcassonne

Une plaque en marbre rappelle la réfection de la place

LA PLACE CARNOT
Au coeur de la Bastide Saint-Louis, créée par le roi de France au XIIe siecle.
La place aux herbes actuellement place Carnot était au Moyen Age entourée de maisons à colombages et de couverts.
Elle subit la chevauchée dévastatrice du Prince Noir en 1355 et les ravages d'un incendie le lendemain de la visite du roi Louis XIII en 1622.
Le XVIIIe siécle la dota d'une monumentale fontaine dite "de Neptune" en marbre blanc de Carare due aux ciseaux des sculpteurs Barata et fils.
Au cours de la période révolutionnaire, sur la place de la Liberté fut non seulement proclamée la constitution mais aussi dréssé l'echafaud.
La monarchie embellit le côté ouest de la place par l'édification d'ube belle facade de style Louis Philippe.

En cette fin du XXe siécle, la place, lieu convivial très animé les jours de marché, espace historique devait faire l'objet d'importants travaux de rénovation. C'est cette tache que la ville de Carcassonne et son maire Raymond CHESA ont menée à bonne fin en l'an de grâce 1995 

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Aujourd'hui, la place Carnot garde son identité à l'intérieur de la Bastide. Elle propose toujours un marché aux fruits et légumes, les mardis, jeudis et samedis matin. Depuis 1995, on se bat pour ouvrir un café autour de la place et pour installer sa terrasse. Ce lieu revitalisé génère une activité commerciale que ne démentira certainement pas les cafetiers profitant de cette manne économique.

Crédit photos

Alain Machelidon

Alexia Zwicker

Chroniques de Carcassonne

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21/06/2015

Un aqueduc romain découvert à Villalbe, sur le domaine de Fontorbe

Pierre Ormières, viticulteur au hameau de Villalbe, découvre en 1996 lors du défonçage pour la plantation d'une vigne, une conduite maçonnée.

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Alphonse Bennes

Il procède à son décapage mécanique sur une quarantaine de mètres et en informe son ami Alphonse Bennes de la Société d'Études Scientifiques de l'Aude. Celui-ci intervient auprès des services de l'archéologie. Quelques fouilleurs sont alors dépêchés sur place...

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Le segment de l'aqueduc est situé à la limite des communes de Lavalette et de Carcassonne, à 400 mètres au nord-nord-ouest du domaine de Fontorbe (Fontaine murée). La conduite se prolonge du sud-est vers le nord-ouest, quasi parallèlement aux courbes de niveau avec une faible pente. L'aqueduc dans sa partie est haute a été arasé par les labours jusqu'à le faire totalement disparaître au sud. Un peu plus au nord, il ne serait pas impossible de le retrouver grâce à de nouvelles fouilles.

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© DAO M. Passelac / CNRS

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Le segment relevé mesure 39 mètres dans une tranchée dégagée de 2 mètres de largeur. Dans les parties médianes et basse de la parcelle, la conduite a été construite dans une tranchée large de 0,80 m, creusée dans des limons bruns. On ne peut déterminer la profondeur de l'enfouissement dans l'Antiquité à cause des bouleversements du terrain.

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"La couverture du conduit est formée de petites dalles de grès, de pouding et de fragments de tegulae de récupération dont les rebords ont été bûchés."

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"Le conduit est maçonné en deux couches successives de béton de tuileau. La première est épaisse de 20 mm à 30 mm ; elle forme les parois latérales et le fond du conduit. La seconde, plus riche en tuileau, de couleur rose, épaisse de 30 mm à la surface soigneusement lissée, recouvre la précédente et s'étale sur les côtés en un rebord oblique sur lequel repose la couverture."

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On n'a pas pu localiser le captage alimentant la conduite gallo-romaine. Le puis de Fontorbe et le ruisseau de la Malepère sont situés à une altitude inférieure à celle du tronçon de conduite mis au jour. Aussi faut-il supposer la présence dans l'Antiquité d'une source suffisamment abondante, aujourd'hui disparue, sur le flanc du relief qui domaine à l'ouest le site de la découverte.

 Aucun établissement gallo-romain n'a été repéré à proximité de l'aqueduc, en aval. Trois hypothèses se présentent donc quant à la destination de la conduite :

- Elle alimentait un établissement peu éloigné, mais inconnu à ce jour

- Elle alimentait un établissement plus éloigné, comme celui repéré au sud-ouest de Maquens, aujourd'hui en partie oblitéré par l'autoroute A61. Cet établissement est situé à 1750 m du tronçon connu, et à peu près 150 m d'altitude.

- Elle n'aboutissait pas à un établissement agricole, mais alimentait un réseau d'irrigation en plein champ, dépendant d'un domaine.

Sources

Trois vestiges d'aqueducs ruraux gallo-romains dans la partie occidentale de la Cité de Carcassonne

Michel Passelac / CNRS / 2005

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22/05/2015

Où est passé le Médailler du Musée des Beaux-arts de Carcassonne (1) ?

J'ai découvert dans le bulletin de

la Société des Arts et Sciences de Carcassonne

(2e série, Tome III, 1907),

que le Musée de Carcassonne avait possédé un important Médailler, constitué par les pionniers qui furent à l'origine de la création de l'actuel Musée. Vous trouverez ci-dessous, le texte d'Edmond Baichère et une partie de la description des pièces romaines constituant ce Médailler. Je donnerai plus tard, la seconde partie de la description. Vous jugerez du caractère exceptionnel de cette collection dont j'ignore ce qu'elle est devenue. C'est justement pour tenter de rafraîchir quelques mémoires que je décide de la diffuser, en mettant des photos trouvées sur internet avec l'estimation du prix actuel de certaines pièces. D'un point de vue archéologique, il semble intéressant de connaître les lieux de découvertes. Quand la ville va t-elle enfin se doter d'un Musée archéologique ? Bram et Narbonne, nous ont devancé depuis longtemps sur ce point. Un mausolée le plus grande de Gaule, découvert à Montredon, patiente sous le terre depuis 2008. On a eu plus vite fait d'y construire des logements sociaux autour de lui en 2013...

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La bibliothèque publique de Carcassonne possédait, en 1837, deux ou trois cartons numismatiques où se trouvaient une centaine de médailles commémoratives retraçant les principaux évènements de la République, de l'Empire et de la Restauration. Sur la proposition de M. de Rolland du Roquan, membre de la Commission des Arts et des Sciences, il fut statué qu'une demande serait adressée au Maire, afin que ces objets fussent transportés au Musée, alors en voie de formation.

Telle est l'origine du médailler de la ville de Carcassonne. Dans la suite, les monnaies anciennes trouvées ça et là dans le département vinrent enrichir cette collection naissante et de nombreux dons, surtout des médailles romaines en argent, de la part des familles notables de la région, ne tardèrent pas à affluer ; déjà avant l'année 1840 les cartons du Médailler ne suffisaient plus pour contenir tous les spécimens et il eut nécessité de faire confectionner plusieurs grandes vitrines.

Pour être agréable à tous les donateurs, la Commission des Arts et des Sciences décida que le Musée recevrait désormais les monnaies étrangères contemporaines ; on les mettrait dans une vitrine spéciale, tandis que les médailles d'origine romaine seraient placées dans deux âtres vitrines, les anciennes monnaies de France (royales et seigneuriales), antérieures à la Révolution, formèrent la troisième partie du Médailler qui se garnissait rapidement.

Le 1er juillet 1838, M. Senty, membre correspondant de la Commission des Arts, fut chargé de dresser le premier catalogue des objets de numismatique déposés au Musée, afin d'instruire le Maire de Carcassonne de l'état actuel du Médailler ; peu de temps après, le Ministre de l'Intérieur voulut favoriser cette collection et me^me l'augmenter, en offrant une galerie numismatique complète des Rois de France en fac-similé. Jusque vers l'année 1850, M. Senty, Continua à prendre soin du Médailler de la ville de Carcassonne ; toutefois ce soin fut pour ainsi dire matériel. Les monnaies étaient disposées les unes à la suite des autres selon leur nature, mais dans ordre de date, et surtout sans que la détermination exacte de chaque spécimen en fut prise et notée. Toutes les fois que le nombre des exemplaires devenait trop encombrant, on se débarrassait des médailles frustes et communes pour ne garder que les plus belles et les plus rares. les échanges, si l'on en juge par les procès-verbaux de la Société des Arts et  Sciences de Carcassonne, se faisaient plutôt avec des amateurs qu'avec les autres musées publics de la région ; beaucoup de médailles trouvées dans le département de l'Aude et déposées d'abord au Musée du chef-lieu prirent ainsi le chemin des collections particulières ; depuis lors les ventes de ces collections ont dispersé ces premiers spécimens dans tous les coins de la France et à l'étranger, sans aucune utilité pour l'histoire locale.

À l'époque dont je parle, on se contentait aussi de ne garder au Musée, pour représenter chaque empereur romain, que trois bronzes de grandeur différente ; on estimait que cette manière d collectionner des monnaies était suffisante pour donner une idée exacte du faciès du prince, eût-il été César, Auguste ou Empereur ; quant à la provenance des monnaies et aux circonstances de leur découverte dans d'anciennes sépultures ou de vieux monuments, on n'en tenait presque aucun compte ; on ne collectionnait, à vrai dire, que pour le plaisir de collectionner, et dans l'unique but de faire admirer aux visiteurs du Musée archéologique des médailles bien conservées ou bien frappées. Un travail, très intéressant d'ailleurs, de M. l'abbé Verguet sur les monnaies impériales du Musée de Carcassonne confirme la vérité de notre assertion. 

En 1853, on trouva, dans la commune de Ferran, sur les terres de M. d'Auberjon, ainsi que dans les environs de Saint-Frichoux, une quantité considérable d'anciennes médailles en argent. MM. Barth et Verguet, furent chargés d'étudier ces monnaies (il y en avait plus de 300) et d'en faire un choix pour le Musée. Ces médailles appartenant toutes à des familles romaines, étaient dans un parfait état de conservation ; on en choisit 95 que le marquis d'Auberjon offrit gracieusement au Médailler de Carcassonne ; le classement méthodique de ces monnaies fut dressé par M. Barthe et, quelque temps après, M. le chanoine Verguet en publia les figures et les descriptions dans une sorte d'atlas numismatique, devenu aujourd'hui très rare (Monnaies Consulaires et des familles romaines. Photographie appliquée à la Numismatique / Carcassonne, P. Labau, imprimeur, 1864). A cette occasion, on fit confectionner pour le Musée un nouveau casier spécial où furent enfermées les médailles romaines en argent ainsi que les monnaies sibériennes et celles des anciens Tectosages que l'on venait de découvrir dans plusieurs localités du département, notamment à Villalier.

À partir de cette époque (1853), M. le chanoine Barthe s'occupa d'une manière toute spéciale du Médailler de Carcassonne. Un important catalogue manuscrit, malheureusement perdu, fut le résultat des patientes recherches de cet ecclésiastique sur les collections archéologiques du Musée ; la troisième partie de ce catalogue, d'après ce que nous avons lu dans une lettre de M. Barthe adressée à M. Haubin, curé de Villegly, était consacrée uniquement au Médailler de Carcassonne.

Comme résumé de son important travail, M. Barthe présenta au Congrès archéologique de Carcassonne, en 1869, une note intéressante sur le médailler de la ville, notamment sur les quelques monnaies ibériennes encore inconnues. Il dressa aussi vers la même époque, avec le concours de plusieurs professeurs du Petit Séminaire, une sorte d'Album numismatique de l'Aude, manuscrit de format in-4°, renfermant des empreintes de monnaies et des notes critiques ; grâce à l'obligeance de M. Maure, Conservateur des collections publiques de la ville, nous avons pu consulter ce dernier travail de M. Barthe, que l'on conserve au Musée ; il nous a été d'une grande utilité pour rédiger notre présent catalogue de monnaies romaines trouvées dans le département de l'Aude.

Nous devons ajouter ici que M. Barthe avait l'habitude de noter dans son "Carnet archéologique", dont il ne se séparait jamais, la description de tous les objets anciens - médailles, sculptures, peintures, poteries - que le Musée recevait à chaque instant, par suite de dons ou d'achats ; les pages de ce Carnet contiennent de nombreux détails sur les endroits précis du département où des médailles romaines ont été rencontrées avant 1880.

Carcassonne, le 1er octobre 1906

                                                     Edmond Baichère

 

Description des médailles. 

 

CAESAR. IMP. P.M

Tête laurée de Jules César.

Revers, C. AEMILIVS BVCA. 

Vénus victrix, tenant une victoire ailée et la haste.

Moyen bronze, trouvé à Saint-Frichoux. Don de M. Barthe.

 

CAESAR

Tête nue de Jules César. 

Revers, un navire.

Grand bronze trouvé à Bram, en 1837. Don de M. Dat

 

Sans légende

Tête de César casquée.

Revers : Trophée couvert de dépouilles entre deux captifs

Denier argent trouvé dans le département. Don de M. Barthe

 

Sextus Pompeius

(44-35 av. J-C)

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MAG. PIVS. IMP. ITER

Tête nue de l'Empereur, devant un lituus ; derrière un praefericulum.

Revers : PRAEF. CLAS. ET. ORAE MARIT. EX. S. C.

Neptune debout posant le pied sur une proue et tenant un acropole ; Anapius et Amphinomus suivant leurs parents. Denier trouvé à St-Frichoux, en 1837. Don de M. Barthe. Autre exemplaire trouvé à Villegly ; don de M. l'abbé Haubin.

 

Marcus Aemilius Lepidus

(43-36 av. J-C)

M. ANT. IMP. Litius, praefericulum, Corvus.

Revers : M. LEP. IMP. Simpulum, Aspergillum, Secespita, Apex.

Quinaire trouvé à St-Frichoux. Don de M. l'abbé Rougé

 

M. ANT. IMP. Litius, praefericulum, corvus.

Revers : Victoire couronnant un trophée. M. LEP. IMP

Quinaire trouvé à St-Frichoux, en 1857. Don de M. Barthe

 

Marcus Antonius

(43-31 av. J-C)

M. ANTONI. IMP. AVG. Tête d'Antoine

Revers : III VIR.  R.P.C. Tête de la victoire

Quinaire argent trouvé dans le département. Don de M. Barthe

 

M. ANTONI. IMP. Tête d'Antoine barbue. 

Revers : III VIR. R.P.C. Tête du soleil dans un temple distyle.

Denier en argent trouvé dans le département. Don de M. Denisse.

 

M. ANTO. COS. IMP. IIIVIR. Tête radiée à droite.

Revers : Génie ailé debout ; en légende :

M. ANT. IMP AVG. Le restant effacé.

Monnaie en argent trouvée dans le département. Don de M. Barthe

 

Augustus

(43 av. J-C. 14 de J-C)

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M. ANTO. IMP. AVG. IIIVIR R.P.C. M. BARBATVS

Têt nue de Marc Antoine 

Revers : CAESAR IMP. PONT. IIIVIR R.P.C

Tête imberbe et nue d'Octave.

Denier trouvé à St-Frichoux. Don de M. Barthe

 

C. CAESAR. IMP.

Tête nue à barbe naissante.

Revers: ANTONIVS IMP. Caducée ailé.

Moyen bronze trouvé à St-Frichoux. Don de M. Barthe

 

IMP. CAESAR. AVG.

Tête laurée à droite.

Revers : Une femme assise tenant d'une main la haste, de l'autre une branche de laurier.

Légende : P. M. TR. P. COS. III

Moyen bronze trouvé dans le département ; don de M. le chanoine Barthe.

 

IMP. CAESAR. DIVI. F. IIIVIR. ITER. R.P.C

Têt nue d'Ocatve ; barbe naissante.

Revers : COS. ITER. TERT. DESIG

Temple tétrastyle. On lit sur le fronton, dans une étoile :

DIVO IVLIO

Jules César en costume d'augure et un autel ardent à côté du temple.

Denier trouvé à St-Frichoux. Don de M. Barthe

 

CAESAR. PONT. MAX.

Tête laurée d'Auguste à droite.

Revers : Autel de Lyon à deux colonnes, avec victoires ailées présentant une couronne.

Au-dessous : ROM. ET AVG. dans un grènetis

Moyen bronze très bien conservé, trouvé à Rivière, près de Caunes (coll. G. Sicard). Même type trouvé à Bram (Don de M. Dat)

 

DIVVS AVGVSTVS PATER.

Tête nue d'Auguste à gauche.

Revers : Autel accosté des lettres S.C

Au-dessous : PROVIDENT

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Moyen bronze très bien conservé, trouvé à Rivière, près de Caunes (coll. G. Sicard). Même type, mais avec le mot PAVER au lieu de PATER ; trouvé à Barbaira. (Don de M. Sauzède, médecin). Autre exemplaire ayant entre les deux colonnes de l'autel une croix formée de trois lignes et au-dessous de la branche transversale deux couronnes ; trouvé à Bouilhonac (Coll. Baichère).

 

AVGVSTVS DVI F. 

Tête laurée.

Revers : enxergue BILBILIS. Cavalier passant, la haste au poing.

Moyen bronze, trouvé à Villesèquelande. Don de M. Astre

 

DIVVS AVGVSTVS. S. C.

Tête laurée

Revers : CONSENSV SENATVS _ QVESTIS. ORD. PQR.

Auguste assis tenant un rameau.

Moyen bronze, fruste, trouvé à Barbaira. Don de M. Barthe

 

AVGVSTVS DIVI F. PATER PATRIAE. 

Tête laurée d'Auguste.

Revers : CL. CAESARIS AVGVSTVI. F. COSS. DESIG. PRIN. IVVENT

Les deux princes en toge, tenant d'une main la haste et de l'autre un bouclier ; dessus proefericulum, lituus.

Moyen bronze, trouvé à Maquens. Don de M. Senty (Médecin)

 

CAES. AVG. 

Quadrige triomphal ; le conducteur se précipite du haut du char.

Revers : SPQR. PAR. CONS. SVO.

Ornements du triomphe, sceptre, couronne, robe de pourpre ornée d'or.

Moyen bronze trouvé à Bram en 1857. Don de Charles Dat.

 

Tête de Vénus entre une corne d'abondance et un rameau.

Revers : CAESAR DIVI FILIVS

Soldat revêtu de sa cotte d'armes passant à droite, portant la haste sur l'épaule gauche et le bras droit levé.

Moyen bronze, trouvé dans l'Aude. Don de M. Barthe.

 

Tête nue d'Auguste.

Revers : AVGVSTVS.

Capricorne, globe, corne d'abondance.

Denier fourré. Don de M. Alphonse Laperrine.

 

CAESAR. AVG.

Tête nue

Revers : MARTI VLTORI

Temple rond à quatre colonnes ; au-dedans Mars debout tenant de la main droite l'aigle légionnaire et de l'autre la haste.

Denier argent bien conservé, trouvé dans le département. Don de M. Barthe.

 

DIVVS AVGVSTVS

Tête laurée.

Revers : CAESAR AVGVSTA (Saragosse). CALSANO. T. CERVIO. II. VIR

Laboureur conduisant ses boeufs

Moyen bronze assez bien conservé, trouvé dans l'Aude. Don de M. Barthe.

 

CAESAR. AVGVST. PONT. MAX. TRIBVNIC. POT

Tête d'Auguste couronnée par la Victoire

Revers : M. SALVIVS. OTHO. IIIVIR. A. A. A. F. F. S. C.

Moyen bronze. Don de M. Denisse (juge)

 

CAESAR AVGVSTVS.

Tête nue

Revers : SIGNIS RECEPTIS au milieu du champ.

Victoire sur une (S) ciste tenant une couronne et une palme ; deux serpents dressés.

Quinaire argent de moyenne conservation. Don de M. Barthe

 

CAESAR AVGVSTVS

Tête nue

Revers : OB CIVES SERVATOS

Couronne de laurier entourant un bouclier sur lequel on lit :

S. P. Q. R. CL. V

Denier argent fourré, en mauvais état. Don de M. Vergues (ingénieur)

Estimation : 1800 €

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L’atelier impérial de Caesaraugusta a ouvert ses portes en 19-18 avant J.-C. et les a refermées la même année. Sa production est beaucoup moins importante que celle de Colonia Patiricia. Les émissions sont liées au retour des enseignes en 20 avant J.-C., au triomphe d’Auguste de 19 avant J.-C. et aux différents titres qu’Auguste avaient reçus en 27 avant J.-C. Le Sénat donna à Octave de nombreuses récompenses en plus du nom d'Auguste. Il lui offrit le bouclier d'or de valeur "clipeus virtutis" (bouclier de la virilité) qu’Auguste consacra à la Curie, la "corona civica" (la couronne civique) avec la mention (pour avoir sauvé des citoyens), "ob cives servatos" et l'autorisation de planter deux lauriers devant la domus Augustus (maison privée) de l'empereur. Ces deux arbres périrent en 68, lors de la chute de Néron.. 

 

CAESAR AVGVSTVS

Tête nue d'Auguste.

Revers : O. S. P. Q. R. SIGNIS RECEPTIS

Bouclier entre une aigle romaine et une enseigne de cohorte

Denier bien conservé. Don de M. Fulcrand Carles

Trouvé dans l'Aude.

Estimation : 350 €

 

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DVVS AVGVSTVS

Tête laurée

Revers : Une foudre

Moyen bronze. DON de M. Barthe

Trouvé dans l'Aude

 

CAESAR AVGVSTVS PONT. MAXIM

Tête nue

Revers : M. MAECILIVS TVLLVS. IIIVIR. A. A. A. F. F

dans le champ S.C

Moyen bronze très bien conservé. Don de M. Fulcrand

Trouvé dans l'Aude

 

AVGVSTVS. DIVI. F. 

Tête laurée

Revers : BILBILIS

Cavalier passant la haste en avant

Moyen bronze trouvé à Vilesèquelande. Don de M. Astre

 

CAESAR AVGVST. DIVI F. P. P

Tête laurée d'Auguste

REvers : C. L. CAESARIS AVGVSTI. F. PRINC. IVVENT

Les deux princes en toge tenant d'une main la haute et de l'autre un bouclier.

Au-dessus un lits et un capedoncula

Denier argent bien conservé. Don de M. Barthe

 

AVGVSTVS. DIVI. F

REvers : IMP. XII

Boeuf bondissant

Denier argent. Don de M. Fulcrand

 

Livia

(épouse d'Auguste)

IVLIA AVGVSTA

Sous les traits de la justice

Moyen bronze fruste, trouvé à Bram

Don de M. Charles Dat

 

AVGVSTVS CAESAR

Revers : IVLIA AVGVSTA. C. C. A

Julie assise tenant la haste et une patère

Moyen bronze, très fruste. Don de M. Barthe

 

IVLIA AVGVSTA

Tête de jeune fille à cheveux ondulés et tressés en triangles

Revers : MATER DEVM

Une femme assise tenant une statuette de la main droite et 3 épis de la main gauche ; un chien sous sa chaise.

Pièce de monnaie en argent, trouvée dans les environs de Moux (coll. Huc) ; autre exemplaire trouvé à Villedubert (Coll. Baichère)

Dans se médailles latines, Livie est constamment appelée Julia Augusta, noms qu'elle a pris après la mort de son mari, par le testament duquel elle a été adoptée dans la famille Julia ; cela prouve que les médailles trouvées à Moux, à Bram et à Villedubert, dont il est ici question, sont postérieures à la mort d'Auguste. Les médailles grecques de cette impératrice offrent fréquemment le nom de Livia.

 

Marcus Aggripa

(18-12 av. J-C)

M. AGGRIPA. L.F. COS. III

Tête à gauche avec la couronne rostale.

Revers : Neptune debout tenant d'une main un dauphin et de l'autre un trident, S.C.

Trouvé à Bram. Don de M. Dat en 1836. Même type, fort bien conservé, provenant de Fontiès d'Aude, donné au musée par M. Coste-Reboulh. Autre exemplaire trouvé à Bagnoles (coll. Baichère)

 

IMP. DIVI FIL ?, par côté P.P.

Deux têtes laurées et adossées d'Auguste et d'Agrippé.

Revers : COL. NEM.

Crocodile attaché à un palmier et au-dessus un astre.

Moyen bronze. Don de M. Cros-Mayrevieille. Trouvé à la Cité. Autre exemplaire trouvé à Roubia (coll. Cals, professeur au petit séminaire)

 

Tibérius

(6 av. J-C - 37 de JC)

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TI. CAESAR. DIVI. AVG. F. AVGVSTVS. IMP

Tête laurée à droite

Revers : PONTIF. MAXIM

Femme assise tenant un rameau de la main gauche et la lance de la droite/

Monnaie en argent trouvée dans l'Aude. Don de M. Barthe

 

TI. CAESAR. DIVI. AVG. F. AVGVSTVS. IMP. VIII

Tête laurée

Revers : TR. POT. XXVII. COS. V. PONT. MAX. S.C

Caducée ailée

Moyen bronze. Don de M. Barthe

 

Drusus

(22-23 de J-C)

DRVSVS. CAESAR. TI. AVG. F. DIVI. AVG. N.

Tête nue à gauche

Revers : TIB. AVGVST. F. TRIBUN. POTEST

Dans le champ les lettres S.C

Moyen bronze. Don de M. Gaston Jourdanne

 

TI. CAES. AVG. P. M. TR. P. XXV

Tête nue

Revers : DRVSVS CAESAR TI. F. TR. P

Tête nue de Drusus

Denier argent. Don de M. Barthe

 

Drusus (Sénior)

Mort l'an 9 de JC

NERO CLAVDIVS. DRESVS GERMANICVS

Tête laurée à gauche

Revers : DE GERMANIS

Armes des Germains en sautoir ; bouclier, flèches , enseigne

Denier fourré. Don de Mme de Maragon

 

NERO CLAVDIVS. DRESVS GERMAN. IMP

Revers : TI. CAES. AVG. P. M. TR. IMP. P. P, S.C

Personnage en toge, présentant un rameau et assis sur des armes.

Grand bronze. Don de M. Barthe

 

Antonia (épouse de Dresus l'ancien)

(Morte en l'an 38 de JC)

ANTONIA . AVGVSTA.

Tête nue

Revers : TIB. CLAVDIVS. CAESAR. AVG. PM. TR. P. IMP. S. C

Antonia voilée en vestale, tenant deux torches liées

Moyen bronze trouvé à Bram. Don de M. DAT

 

Germanicus

(4-19 de JC)

GERMANICUS CAESAR. TI. AVGVSTI. F

Tête nue à gauche

Revers : C. CAESAR AVG. GERMANIUCUS. PONT. M. TR. POT - S. C

Moyen bronze trouvé à Bram en 1856. Don de M. DAT

 

Caligula

Né à Antium, l'an de Rome 765 (12 de JC). Succède à Tibère, son grand oncle, après l'avoir fait étouffer, l'an 790. Assassiné par un tribun des gardes prétoriennes l'an 794

C. CAESAR. AVG. GERMANICVS. P. M TR. POT

Revers : PIETAS

La piété, assise tient de la main droite une patère et appuie la gauche sur la tête d'un enfant? Temple à 6 colonnes ; l'empereur présente une patère à l'autel ; devant lui est le victimaire avec un taureau, derrière est le Camille.

Grand bronze trouvé à Bram. Don de M. Coste-Reboulh. Même type trouvé à Floure ; même type trouvé à Fontiès-d'Aude. 

 

C. CAESAR. AVG. GERMANICVS PONT. MAX. TR. POT

Tête nue

Revers : VESTA ; dans le champ : S. C

Vesta assise tenant de la main droite une patère et de la gauche la haste.

Moyen bronze. Don de M. Cros-Mayrevieielle

 

C. CAESAR. AVG. GERMANICVS PONT. MAX. TR. POT

Tête laurée

Revers : ADLOCVTIO AD COHORTES.

Le prince debout sur une tribune avançant la main et haranguant cinq soldats debout, tenant les aigles.

Grand bronze. Don de M. Barthe

 

C. CAESAR DIVI AVG. PRON. AVG. P. P

Revers : Légende effacée

Femmes assise tenant d'une main la haute et de l'autre une patère.

Moyen bronze. Don de M. Barthe.

 

Claudius

Né à Lyon, l'an de Rome 744 (10 av. JC). Élevé à l'empire par les soldats et reconnu par le Sénat, après la mort de Caligula, l'an 794. Mort, empoisonné par sa femme Aggripine, l'an 807.

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TI. CLAVDIVS. CAESAR AVG. P. M. TR. P. IMP

Tête nue à gauche

Revers : LIBERTAS AVGVSTI. S. C

La liberté debout, vêtue d'un léger voile et d'un pallium, les mains étalées

Moyen bronze trouvé dans un champ, près de Ferrals (coll. Baichère). Deux autres exemplaires, provenant de la Cité, se trouvent au Musée de Carcassonne.

 

TI. CLAVDIVS. CAESAR AVG. P. M. TR. P. IMP

Tête nue à gauche

Revers : CONSTANTIAE AVGVSTI

L'Empereur en costume militaire, tenant de la main gauche la haute et relevant sa droite, l'index tourné vers le visage. Dans le champ S. C

Moyen bronze. Don d'un anonyme en 1887. Autre bronze trouvé à Bram

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Estimation : 2000 €

 

IMP. C. CLAVDIVS AUG

Buste radié à droite

Revers : VIRTUS AVG

Mars debout, à gauche, tenant un rameau d'une main et une vaste de l'autre ; à ses pieds un bouclier.

Moyen bronze. Don d'un anonyme en 1889.

 

IMP. C. CLAVDIVS. AVG

Tête radiée à droite

Revers : FIDES EXERCI

La foi militaire debout, à gauche, tenant une enseigne de chaque main

Petit bronze. Don de Paul Raynaud

 

TI. CAES. DIVI. F. AVGVSTVS

Tête laurée à droite

Revers : PONTIF. MAXIMVS

Femme assise tenant de la droite la haste et de la main gauche un rameau

Denier argent, petit module, diam. 10 millim, trouvé à Caunes. (coll. Sicard). Même type trouvé à Gaja, près de Montlegun. Don de M. Barthe.

 

TI. CLAVDIVS CAES. AVG. P. M. TR. P. IMP

Revers : SPES AVG. S. C

L'espérance présentant une fleur de la main droite et de la gauche relevant son manteau.

Grand bronze assez bien conservé. Don de M. Gamelin (peintre)

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DIVI. AVG. CAESAR. TI. AVG. F

Revers : dans le champ ; au centre, les 2 grandes lettres S.C

Tout autour : TRIBVN. POTEST. COS. P. P

Moyen bronze, trouvé à Fabrezan (coll. Baichère)

 

Agripppina

Née à Cologne, l'an de Rome 769. Mariée au sénateur Cneius Domitius Ahenobarbus, l'an 781 et après sa mort, arrivée en 783 à l'Empereur Claude, son oncle, l'an 802. Assassinée par l'ordre de son fils Néron, l'an 812.

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Estimation : 800 €

 

AGGRIP. AVG. DIVI CLAVDII. NERONIS. CAES. MATER

Têtes affrontées d'Agrippante et de Néron

Revers : NERONI. CLAVD. DIVI. F. CAES. AVG. GERM. IMP. TR. P. EX. S. C

Dans une couronne de chêne

Denier trouvé à Bourriège en 1858. Don de M. Barthe

 

NERO CLAVD.  CAESAR. AVG. GER. P.M. TR. P. IMP. P. P

Tête laurée à gauche

Revers : Temple de Janus et les S.C

Grand bronze trouvé à Villegauze, commune de Caunes. Don de M Rousseau en 1884

 

IMP. NERO CAESAR. AVG.  P. MAX. TRI. P. P. P

Tête laurée à droite

Revers : PACE P. R. TERRA MARIQUE POP. ROM. IANVM CLVSIT S. C

Temple de Janus fermé

Grand bronze. Don de M. Barthe

 

NERO CLAVD.  CAESAR. AVG. GER. P.M. TR. P. IMP. P. P

Tête laurée

Revers : S.C

Victoire ailée passant et portant un bouclier sur lequel on lit : S. P. Q. R

Moyen bronze. Don de M. Sabatier

 

Galba

Né d'une famille illustre, l'an de Rome 751 (3 av. JC). Gouverneur de l'Espagne Tarragonnaise sous Néron, il se soulève contre lui, à l'instigation de Vindex, gouverneur des Gaules, et est proclamé Empereur dans les deux provinces ; reconnu aussi bientôt par le Sénat de Rome et par les soldats prétoriens, il succède à Néron qui s'est donné la port, l'an 821. Tué l'année suivante, après un règne de sept mois, par les soldats prétoriens, qui proclament Othon à sa place.

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SER. SVLP. GALBA. IMP. CAESAR. AVG

Tête laurée

Revers : HISPANIA. CLVNIA. SVL

L'Empereur assis ; une femme debout, une petite victoire et un ceinturon

Grand bronze. Don de M. Gamelin

 

SER. GALBA IMP. CAESAR. AVG. P. M. TR. P

Tête laurée

Revers : ROMA RENASC

Rome casquée revêtue du paludamentum portant la haste et une victoire ailée.

Denier donné par M. Barthe.

 

Othon

Né de parents illustres, l'an de Rome 785 (32 de JC). Gouverneur de la Lusitanie sous Néron, il prend part à la révolte de Galba, l'an 821. Conspire contre Galba, dès l'année suivante, et le fait assassiner par les soldats prétoriens qui le proclament Empereur. Obligé de disputer la couronne de Vitelliu, élu Empereur par les légions de la Germanie, il est vaincu et se donne la mort, dans la même année 822, paras avoir régné que 95 jours.

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Estimation : 3000 €

 

IMP. M. OTHO. CAESAR. AVG. TR. P

Tête nue

Revers : PAX ORBIS TERRARVM

La paix portant caducée et un rameau

Denier donné par M. Barthe

 

Vitellius

Né l'an de Rome 768 (15 de JC). Envoyé par Galba dans la Germanie inférieure en qualité de légat, l'an 821. Proclamé Empereur l'année suivante, par les légions de la Germanie révoltées contre Galba, dans le même temps qu'Othon est reconnu en cette qualité par les cohortes prétoriennes à Rome. Il se maintient sur le trône en remportant sur ce dernier une victoire, à la suite de laquelle Othon se donne la mort. Mis à mort dans la même année 822 après un règne de huit mois, par les soldats du parti de Vespasien qui se sont rendus maîtres de Rome.

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Estimation : 650 €

 

A. VITELLIVS. IMP. GERMIU

Tête nue à gauche

Revers : FIDES EXERCITVVM

Deux mains jointes

Moyen bronze trouvé à Castelnaudary. Don de M. Barthe

 

Vespasianus 

Né près de Réate (Riéti) dans la Sabine, l'an de Rome de 762 (9 de JC). Envoyé par Néron pour pacifier la Judée et pour en être le gouverneur l'an 819. Proclamé Empereur par les légions de l'Égypte et reconnu successivement par celles de la Judée et de la Syrie, et même par les légions de la Maesie et de la Pannonie, lesquelles marchent sur Rome, s'emparent de cette ville et mettent Vitellius à mort ; il reste maître de l'Empire, l'an 822. Mort dans le lieu même de sa naissance l'an 832.

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IMP. CAES. VESP. AVG. P. M

Tête laurée

Revers : COS. III. TR. POT

Femmes assise tenant la haste et présentant un laurier

Moyen bronze trouvé à Quillan. Don de M. Barthe

 

IMP. CAES. VESP. AVG. P. M

Revers : AVG. TRI. POT 

Insignes du souverain Pontificat

Moyen bronze trouvé à Castelnaudary. Don de M. Barthe

 

IMP.. CAESAR VESPASIANVS

Tête laurée

Revers : IMP. T. COS. ITER. S.C 

Le Dieu Mars passant

Moyen bronze trouvé à Quillan

 

IMP. CAES. VESP. AVG. P. M. T. P. COS. III. CENS

Tête radiée à gauche

Revers : FELICITAS PVBLICA S. C

Moyen bronze trouvé à Barbaira et à Roubia

 

IMP. CAESAR VESPASIANVS AVG

Têt laurée Revers : COS. VIII

Aigle aux ailes éployées

Denier fourré trouvé à Quillan. Don de M. Ormières

 

IMP. CAES. VESP. AVG. P. M. TR. POT

Tête laurée

Revers : 

L'Empereur devant une colonne ; en sa présence une femme captive

Grand bronze donné par M. Barbaza

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Titus

T. CAES. IMP. AVG. F. TR. P. COS. VI. CENS

Tête radiée

Revers : Femme debout devant un autel; dans le champ S.C

Moyen bronze. Don de M. Rouger de Castlnaudary. Autre trouvé à Bouilhonnac.

 

Julia (fille de Titus)

Mariée Flavius Sabines, fils de Titus Flavius Sabines, frère de Vaspasien. Morte sous le règne de son oncle Domitien.

IVLIA AVGVSTA DIVI TITI F.

Tête nue

Revers : PIETAS PVBLICA

La piété debout

Denier argent. Don de M. Denisse

 

Domitianus

Né l'an de Rome 804 (51 de JC). décoré en même temps que son frère, des titres de César et de Prince de la jeunesse, l'an 822. Succède à son frère, l'an 834. Assassiné par un affranchi, l'an 849

IMP. CAES. DOMIT. AVG. GERM. COS. XV. CENS. P. PP

Tête laurée à droite

Revers : MONETA AVG. S.C

La monnaie tenant la balance de la main droite et une corne d'abondance de la gauche.

Moyen bronze trouvé au nord-est de la Cité de Carcassonne en 1904 à la pépinière Roux (coll. Baichère). Autre exemplaire, au même endroit (Don de M. Bruel, curé)

 

IMP. CAES. DOMIT. AVG. GERM. COS. XIII

Tête laurée à droite

Revers : FORTVNA. AVGVSTI

La fortune tenant de la main droite un gouvernail et de la gauche une corne d'abondance, accostée des lettres S. C (Sentais consulto)

Moyen bronze trouvé à Fabrezan

 

CAES. AVG. F. DOMITIANVS. COS. V

Tête laurée

Revers : Domitien debout et en toge

Moyen bronze trouvé à Bram. Don de M. Verguet

 

IMP. CAES. DOMIT. AVG. GERM. COS. XIII. CENS. PERP

Tête laurée

Revers : VIRTVS AVG. S.C.

Pallas debout casqué, armé de la haste et du Parazonium

Moyen bronze trouvé à Berlvianes.

 

IMP. CAES. DOMIT. AVG./ GERM. COS. XIV. CENS. P. P. P

Tête laurée

Revers : IOVI VICTORI

Jupiter assis tenant de sa main droite une victoire et de la gauche une haste. 

Grand bronze donné par M. SIPOLIS

 

IMP. CAES. DOM. AVG. GERM. P. M. TR. P. XIII

Tête laurée

Revers : IMP. XXII. COS. XV. CENS. P. P. P

Pallas debout portant le casque, la haste et le bouclier

Denier argent, trouvé sur la propriété de M. Dussault, à Gaja près de Montlegun.

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Nerva

Né à Narnia, ville de l'Umbrie, d'une famille consulaire, l'an de rome 785 (32 de JC). Après avoir été prêteur et deux fois consul. Il est Empereur par le Sénat et les soldats prétoriens, le jour même de la mort de Domitian, l'an 849. Mort l'an 851.

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IMP. NERVA. CAES. AVG. P. M. TR. P. COS III. P. P

Tête laurée à droite

Revers : FORTVNA AVGVST

La fortune debout portant de la main gauche une corne d'abondance et de la droite un gouvernail.

Moyen bronze trouvé à Couina. Don de M. Louis Fédié. Autre exemplaire trouvé à Montazels. Don de M. Bonis.

 

IMP. NERVA. CAESAR AVG. PONT. MAX. TR. P

Tête laurée

Revers : COS. II. DESIGN. III. P. P

Diane chasseresse debout tirant une flèche de son carquois ; un chien bondissant à sa gauche.

Moyen bronze. Don de M. Barthe

 

Trajanus

Né à Italica en Espagne, l'an de Rome 806 (53 de JC ). Gouverneur de la Germanie inférieure sous Domitian et sous Nerva. Adopté par Nerva et associé à l'Empire avec les titres de César et d'Imperator, sans celui d'Auguste, l'an 851. Mort à Sélinunte, l'an 870.

CAES. NERV. TRAIAN. AVG. GERM. DAC

Tête laurée de Trajan

Revers : Un trophée

Médaillon trouvé à la Trivalle à l'époque du creusement du fossé qui amène l'eau. Don de M. Cayrol (architecte)

 

IMP. CAESAR. NERVAE? TRAIANO. AVG. GER. DAC. P. M. TR. P. COS. V. P. P

Tête laurée à droite

Revers : S.P.Q.R OPTIMO PRINCIPI

L'Empereur debout casqué ; tenant d'une main une victoire, de l'autre la haste ; dans le champ S.C

Grand bronze trouvé dans la garrigue de Conques. Don de Pierre Camps

 

Marciana, soeur de Trajan

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Estimation : 37500 €

 

DIVA. AVGVSTA. MARCIANA

Tête de la princesse

Revers : CONSECRATIO

Aigle éployé

Denier argent. Don de M. Barthe

 

Hadrianus

Né à Rome, ou selon quelques-uns, à Italica, en Espagne, l'an de Rome 829 (76 de JC). Adopté par Trajan peu de jours la mort de cet Empereur, il lui succède l'an 870. Mort à Baiae en Campanie, l'an 891.

IMP. CAESAR. TRAIAN. HADRIANVS. AVG

Tête laurée

Revers : P. M. TR. P. COS. II ; en exergue PAX

La paix debout couronnée de rayons, tenant d'une main une corne d'abondance, de l'autre un rameau

Denier trouvé à Quillan. Don de M. Barthe

 

Sabina, femme d'Hadrien

Mariée à Hadrien vers l'an de Rome 853 (100 de JC). Se donne la mort vers l'an 890

SABINA AVGVSTA HADRIANI AVG

Tête nue de l'Impératrice

Revers : IVNONI REGINALE, ; dans le champ S.C Junon debout

Grand bronze. Don de M. Barthe

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Estimation : 2400 €

SABINA AVGVSTA HADRIANI AVG

Tête diadémée de l'Impératrice à droite

Revers : Vesta assise, à gauche, sans légende

Moyen bronze trouvé à Roubia par l'abbé Cals

 

Aelius

Adopté par Hadrien, l'an de Rome 888 ou 889. Il est déclaré César et prend les noms de de Lucius Aelius Verus. Mort l'an 891.

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Estimation : 950 €

L. AELIVS. CAESAR

Tête nue et barbue

Revers : La déesse Salus ou Santé assise, donnant à manger à un serpent qui se dresse sur un autel.
Moyen bronze trouvé à Fontiès-d'Aude. Don de M. Coste-Reboulh

 

Antonius Pius

Né à Lanuvium, ville de Latium, l'an de Rome 839 (86 de JC). Adopté par Hadrien après la mort d'Ailes, et décoré du titre de César et de la puissance tribunitienne, l'an 891. Succède à Hadrien, dans la même année, en recevant du Sénat le titre d'Auguste et le surnom de pieux. Prend le titre de Père de la Patrie, l'an 892/ Mort à Lorium en Etrurie, l'an 914.

ANTONINVS. AVG. PIVS. P. P. IMP. II

Tête laurée

Revers : TR. POT. XX. COS IIII

Femme debout, le pied droit sur une proue de navire, tenant la haste et une sorte de vase ou panier.

Grand bronze. don de M. Barthe.

 

ANTONINVS PIVS

Tête laurée

Revers : ANNON. S. C

La déité debout versant d'une main des épis et tenant de l'autre une corne d'abondance.

Grand bronze trouvé à Cavants. Don de M. Barthe

 

ANTONINVS. AVG. PIVS. P. P

Tête laurée.

Revers : SYRIA. S. C 

Au-dessous COS. II

Femme debout présentant de la main droite une triple couronne et tenant de la gauche une corne d'abondance avec un pied sur le fleuve.

Grand bronze. Don de M. Sipolis

 

Faustina Senior

Née l'an de Rome 858. Mariée à Antonin avant l'adoption de ce dernier par Hadrien. Morte l'an 894

DIVA AVGVSTA

Tête voilée de l'Impératrice

Revers : CONSECRATIO et dans le champ un aigle aux ailes déployées portant au ciel l'Impératrice ; au-dessus la lune entourée de planètes .

Grand bronze. Don de Paul Raynaud.

 

DIVA FAVSTINA

Revers : AETERNITAS. S. C

L'impératrice sur un bige d'éléphants portant chacun son cornac

Grand bronze trouvé à Alzonne

 

FAVSTINA AVGVSTA

Tête droite, cheveux noués.

Revers : FECVND AVGVSTAE

Faustine debout portant deux enfants sur ses bras ; deux autres sont debout à ses côtés.

Moyen bronze trouvé à Cavants au lieu-dit Laroque.

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M. Aurelius

Né à Rome, l'an de Rome 874. Appelé par Hadrien, M. Annius Verissimus, paras la mort de son père. Adopté par Antonin. Dans le même temps que ce dernier est adopté par Hadrien, l'an 891, il est déclaré César, et appelé dès lors M. Aurelius Verus. Décoré de la puissance tribunitienne, l'an 900. Succède à Antonin et prend les noms de M. Aurelius Antonius, l'an 914. Mort à Vindobona (Vienne) en Pannonia, l'an 933.

M. ABTONINVS. AVG. ARMENIACVS

Tête laurée

Revers : PAX. AVGVST. TR. POT. XX. COS. III

La paix portant de la main gauche une corne d'abondance et de la droite présentant un rameau d'olivier

Denier argent. Don de M. L'abbé Barthe.

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