23/01/2016

L'entreprise de matériaux Chauzy et fils

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L'entreprise Philippe Chauzy est fondée dans la seconde moitié du XIXe siècle à Carcassonne.

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Elle vend des matériaux de constructions: articles d'ornementation, carrelages, tuyaux en grès et ciment, appareils sanitaires, poëles en faïence décorée et des cheminées en marbre. Par ailleurs, elle est aussi concessionnaire des Sociétés Pavin de Lafarge (ciment et chaux).

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L'entrepôt est situé en 1904 au numéro 27 de la rue Pierre Germain (photo ci-dessus), tandis que les bureaux se trouvent dans la rue de Strasbourg (n°15), à quelques pas de là.

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L'entrepôt, rue de Strasbourg 

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 Les bureaux déménageront ensuite dans ce très bel immeuble du 2, boulevard Omer Sarraut vers 1910. J'ignore si c'est la famille Chauzy qui l'a fait bâtir, mais c'est probable. Aujourd'hui, c'est le cabinet de l'avocat Me Pouchelon qui occupe les lieux. Ce n'est pas étonnant si l'on retrouve ensuite le nouveau magasin d'exposition à deux pas de là. Il reste même des vestiges en faïence sur la façade, face à l'ancien cabinet de radiologie du Tivoli.

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La photo est en tous points comparable avec l'entête de la facture du magasin, situé boulevard Omer Sarraut. 

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Par bonheur, les faïences qui ornent la façade ont été conservées depuis le début du XXe siècle.

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Sur le fronton de la façade

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A l'angle de la rue J. Bringer et du boulevard Sarraut

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Cet immeuble appartient à la famille Antech, propriétaire d'une grande maison de Blanquette de Limoux. Nous espérons que par nôtre article, tout ceci sera préservé dans le futur.

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30/12/2015

Histoire de l'achat de la maison du poète Joë Bousquet

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Pourquoi cette plaque depuis 2011 n'est-elle pas fixée sur la façade ?

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Je vous propose de vous expliquer l'histoire de l'acquisition de la maison de Joë Bousquet - ce que personne ne vous a jamais raconté. Vous allez de suite comprendre à la lumière de ce récit, comment fonctionne depuis plus de 30 ans la vie politique Carcassonnaise pour ce concerne la culture.

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© Archives départementales de l'Aude

La chambre de J. Bousquet dans laquelle il reçut Aragon, Benda, Paulhan, Gide, Gallimard, Magritte... Là, où la barde de l'occupant, fut organisée la résistance intellectuelle au fascisme. Sur la cheminée se trouvaient deux anges de pierre gothique ; ils furent offert par Bousquet à René Nelli en cadeau de mariage.

À la fin des années 1980, la maison de l'illustre poète - située 53 rue de Verdun - était restée fermée depuis des années et en indivision dans la famille de J. Bousquet. Depuis 1950 - date de son décès - la chambre était restée dans son jus ; pas un seul objet n'avait été déplacé, ni remplacé. La nièce de Bousquet souhaitait vendre l'imposant immeuble qu'elle n'avait plus les moyens d'entretenir. Considérant la richesse patrimoniale du lieu, elle fit intervenir son cousin l'abbé Cazaux pour proposer à la ville de Carcassonne de l'acquérir. C'est à Pierre Sarcos - pharmacien de son état et adjoint au maire - que le prêtre s'adressa afin d'avoir un rendez-vous avec Raymond Chésa. La réponse de ce dernier fut - selon l'abbé - la suivante :

"100 millions pour une chambre, c'est bien cher"

La ville rejetant la proposition d'achat, la famille Bousquet se tourna vers le Conseil général. L'abbé Cazaux intervint alors auprès de Roger Bertrand - conseiller général et futur candidat socialiste à la mairie de Carcassonne en 1989. Emballé par l'idée, ce dernier réussit à convaincre le président Raymond Courrière de ne pas laisser partir à un bailleur privé, ce trésor historique de Carcassonne. Ainsi fut sauvée la chambre de Joë Bouquet et l'immeuble pour 125 millions d'anciens francs.

Remerciements

Abbé Jean Cazaux

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13/11/2015

La villa Odette, le charme au bord du Canal du midi

Villa Odette
Si vous prenez à la sortie de Carcassonne, la route minervoise en direction de Mazamet, regardez de l'autre côté du canal du midi. Au bord de celui-ci et au pied de la colline de Grazailles, se trouve depuis fort longtemps la Villa Odette. Elle est située juste en face de l'embranchement qui mène au lotissement de la Prade. Il s'agit d'une maison à la campagne, là où les carcassonnais allaient se rafraîchir les fins de semaine ou pour les vacances d'été. Un havre de paix jusqu'aux années 1950. On y retrouve le félibre et rédacteur de la Revue méridionale Achille Rouquet, qui avait une maison au milieu des vignes dans ce qu'il appelait Castelgrazailles.

Villa Odette

Une photo de ma collection de plaques de verre, montre la Villa Odette au début du XXe siècle. D'après Alfred Raucoules, cette petite maison appartenait à deux soeurs de la famille Courtine qui vendait des sacs à mains en face Monoprix (24 rue de la gare)

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11/11/2015

Le domaine de Bouriac

Dans notre article d'hier consacré au barrage de Saint-Jean, nous évoquions l'arrangement entre Léo Dupré et les propriétaires du domaine de Bourriac, situé sur l'autre rive. Quelle est donc cette ancienne métairie ? Où se trouve t-elle exactement ? C'est ce que je vous propose de découvrir aujourd'hui...

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Carte de Cassini

Histoire et généalogie

La métairie de Bouriac prit vraisemblablement le nom de la famille qui l'habitait au XVIIe siècle, comme tant d'autres hélas disparues dans Carcassonne. On rencontre ce patronyme dans le Tarn, Midi-Pyrénées, le Lot, l'Aveyron et à Villasavary dans l'Aude au XVIIIe siècle. En 1573, Pierre Bouriac est marchand et Consul de la Ville de Carcassonne (Histoire ecclésiastique et civile de Carcassonne / Pierre Bouges / p.483). Jean Don marié à Anne Lamarque habitent le domaine au siècle suivant, avant qu'il ne passe entre les mains de Jean, Honoré puis d'Aphrodite Bourbon. La succession est ensuite dévolue à Marie Geneviève Honorine Cardes  (épouse de Georges Suzanne Hypolite Edouard Riscle) et à son frère, Joseph François Prosper Cardes, marié à Rose Cardes. Ce dernier exerce la profession de propriétaire rentier. 

Au moment du prolongement du barrage de St-Jean sur la rive des terres de Bouriac, le domaine de Bouriac possède un métayer du nom de Jean Audier dit Victor. Prosper Cardes est désigné comme administrateur des biens de son fils, Aphrodite Cardes dit Alma, jusqu'à sa majorité. Alma Cardes se distinguera plus tard dans la peinture, tout en vivant de ses rentes. Il ne vivra pas au domaine, mais 22 rue des Halles (actuelle rue Chartran). C'est également un fervent catholique qui n'hésite pas à décorer la cathédrale Saint-Michel pour de grandes occasions. Ses toiles entreront au Musée des Beaux-arts. Alma Cardes sera un membre éminent de la Société d'Études Scientifiques de l'Aude.

Auguste Satgé (1858-1961) grâce à son mariage avec l'une des fille Riscle, Gabrielle, possèdera le domaine, qui aujourd'hui appartient à la famille Cros-Mayrevieille.

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L'entrée du domaine

La métairie de Bouriac est située en face du stade Albert Domec, à l'angle de l'avenue du général Sarrail.  Il s'agit d'une bâtisse un peu austère qui n'a rien de remarquable d'un point de vue architectural, mis à part peut-être son pigeonnier. C'est néanmoins un des rares témoins des domaines viticoles de Carcassonne, ayant résisté à la pioche des promoteurs immobiliers.

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Le pigeonnier de la métairie

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Le corps de bâtiment avec sa cour

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Cette croix se trouvait initialement à l'angle du chemin de Montredon. Elle été déplacée à l'entrée du domaine à la demande de la propriétaire, quand la ville a transformé les installations du stade Domec. (Source : J. Blanco)

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Cette borne d'octroi trouvée à proximité du domaine par Jacques Blanco, a son inscription presque effacée par l'érosion de la pierre. Que fait-elle à cet endroit ? Par un heureux hasard, j'ai retrouvé une délibération du Conseil municipal en date du 27 mars 1897, adoptée sur proposition de M. Durand :

"L'octroi de la route de Trèbes sera transporté 500 mètres plus loin jusqu'au ruisseau de la porte de fer et englobera le domaine de Bouriac de M. Satgé."

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Crédit Photos

Jacques Blanco

Carte de Cassini

Recherches

Martial Andrieu

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02/11/2015

La maison d'Henri II de Montmorency, 125 rue Trivalle.

Il est dans notre bonne ville de Carcassonne - vieille de plus de deux mille ans d'histoire - une maison remarquable datant du XVIe siècle. On l'appelle la maison de Montmorency puisqu'une tradition orale prétend que Henri II de Montmorency (1595-1632) en fut le propriétaire. Aucun texte ne l'attestant, il est plus probable qu'il y fut logé lors de son passage à Carcassonne.

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Henri II de Montmorency

Musée du Louvre

Le gouverneur du Languedoc eut un destin tragique puisqu'ayant comploté contre Richelieu avec Gaston d'Orléans, il passa sur le billot à Toulouse en 1632 après avoir été arrêté à Castelnaudary. Une plaque posée sur les pavés de la cour de l'Hôtel de ville de Toulouse (Capitole), rappelle l'emplacement de l'exécution d'Henri II de Montmorency.

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Place Henri IV

Capitole de Toulouse

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La maison, sous l'Ancien-Régime, passa entre les mains de plusieurs bourgeois et marchands drapiers. On voyait encore il y a quelques années, l'inscription suivante sur une dalle de la façade extérieure :

Lo camin gran de la Trivallo, 1687"

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Au début du XXe siècle, le rez-de-chaussée était occupé par l'épicerie Ric. Simone Ric, épouse Pujol, vendit ensuite la maison par lots aux familles Bourdil, Galibert, Garcès et Sabatier. En 1973, le bâtiment - avant sa cession au Ministère de l'Urbanisme du Logement et des Transports - était la possession de 27 personnes différentes. Simone Ric vendit sa dernière part à l'état, le 18 décembre 1974. Le bec de gaz et la fontaine à droite, ont disparu depuis.

Description

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© Ministère de la culture

La façade avant 1937

L'immeuble à trois étages possède une façade en pan de bois à colombage et des fenêtres à meneaux. Le Rez-de-chaussée est en pierre de taille. Dans la cour, une tourelle avec un escalier permet d'accéder aux étages supérieurs. À l'intérieur, on peut admirer plafonds, menuiseries et cheminées.

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© Ministère de la culture

Une lente agonie

Malgré un classement comme Monument historique le 28 mai 1942, grâce à Charles Bourely - Architecte des Bâtiments de France - la maison est dans un pitoyable état au début des années 1960. L'Association des Amis de la Ville et de la Cité par la voix de Simone Cahen-Salvador, sa présidente, s'émeut du sort de la vieille bâtisse en 1961. Elle cherche d'abord à s'assurer du soutien de personnalités. Les chambres de commerce et d'agriculture acceptent de financer les études de rénovation au moyen d'une subvention ; elle ne sera jamais allouée. En 1967, Me Pech de Laclause propose que le bâtiment accueille un musée du folklore et des traditions occitanes. Peine perdue...

Au bout du compte, les Bâtiments de France voulurent s'y installer. Alors même que l'état s'était désintéressé de son sort, la maison passa entre ses mains en 1973. Un crédit d'impôt de 500 000 francs est attribué pour les premiers travaux, à l'issu des études vers 1975. Des travaux qui s'amenuisent ensuite, pour cesser complètement quelques années après, dans l'indifférence générale. 

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Voici le triste spectacle auquel les Carcassonnais assistèrent pendant plus de quinze ans. Les échafaudages restèrent en place ; on se demanda si le bâtiment ne finirait pas entièrement ruiné. Une délibération du Conseil municipal en date du 10 décembre 1985 décide du rachat par la ville de Carcassonne à l'état, de la maison Montmorency pour le franc symbolique. Cinq ans plus tard, la municipalité Chésa vendait à Roland Alvaro - ancien élu de cette même municipalité - la bâtisse pour le franc symbolique. Un cadeau un peu empoisonné pour le nouveau propriétaire qui, pour la restaurer, dut s'entendre avec les agents du Ministère de la culture. 

La restauration

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Aspect de la façade en 2015

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© Ministère de la culture

En 1937

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© JL Bonnet

La façade intérieure côté nord, en 2015

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© Ministère de la culture

En 1937

Cette maison appartient encore aujourd'hui à Roland Alvaro. Il n'y a semble t-il pas de projet à vocation culturelle, qu'elle pourrait abriter prochainement. En 2011, elle a même accueilli une bodéga, le temps de la Féria de Carcassonne. Il est probable que M. Alvaro souhaite la vendre, sachant qu'il ne récupèrera jamais les sommes qu'il a englouties pour la restauration de la maison du sieur Montmorency.

Sources

La Trivalle / Dr Vivès / 2004

Ministère de la culture

Midi-Libre / 8 avril 1984

AAVC

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Que devient la maison et l'héritage de René Nelli ?

En 1889, l'architecte et sculpteur Isidore Nelli (1810-1900) né à Tarbes, fait construire sa maison au numéro 24 de la rue du Palais à Carcassonne.

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Son père est Étienne Nelli, lui-même sculpteur et originaire de Firenze (Italie), dont la famille s'était installée dans les Haute-Pyrennées au XVIIIe siècle, attirée par les carrières de pierre et de marbre de la région.

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Étienne Nelli (1792-1859)

Cimetière de Tarbes

Isidore réalise la décoration des Palais de justice de Tarbes et de Carcassonne ; entre 1878 et 1889, il est Entrepreneur général de la Basilique du Rosaire à Lourdes. Il participera à des nombreux travaux de restauration à la Cité sous la direction d'Eugène Viollet-le-duc.

Isidore a deux frères :

Joseph Nelli (1824-1965) travailla à la restauration de la façade du Louvre à Paris et réalisa de nombreux bustes dans Tarbes dont quatre au Palais de justice. Henri Nelli (1834-1903), sculpteur et élève d'Edmond Desca.

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Henri Nelli

Le fils d'Isidore et neveu des deux autres frères, s'appelle Léon Nelli (1860-1934). Il découvrira lors de fouilles dans la grotte d'Espélugues près de Lourdes, un cheval sculpté du Paléolithique supérieur ; il est exposé au musée de Sant-Germain-en-Laye avec de nombreux autres objets préhistoriques légués par l'inventeur. En plus de sa qualité de sculpteur et d'aquarelliste, Léon Nelli détenait un ensemble considérable de manuscrits et de livres. Ce fonds acheté en 1933 est consultable - dans la sous-série 5J - aux Archives départementales de l'Aude.

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© Charles Camberoque

 René Nelli (1906-1982), fils de Léon et petit-fils d'Isidore sera le philosophe, poète et historien du catharisme que l'on connaît aujourd'hui. Il s'installe dans cette maison de la rue du Palais avec son épouse Suzanne qui y vivra jusqu'à son décès le 24 août 2007. Le Conseil général de l'Aude hérite alors de la maison et de l'ensemble des objets ; l'oeuvre intellectuelle serait dévolue à Jean Guilaine et Anne Brenon. Le fonds est-il allé au Centre d'Études Cathares - subventionné par le Conseil général de l'Aude - qui portait le nom de l'illustre historien ? Faute de moyens pour assurer sa survie en raison d'un passif de 120 000 euros, il fermera par décision judiciaire, le 11 janvier 2011. Cinq personnes seront licenciées...

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©DDM

Salon de la maison de René Nelli

Le Conseil général de l'Aude a en sa possession depuis 2008, un véritable trésor spirituel. C'est-à-dire d'inestimables meubles, objets, tableaux de maîtres dont un Max Ernst et l'ensemble de la collection livresque sur l'étude du catharisme. Ajoutons à cela, des textes inédits et non publiés signés du poète Joë Bousquet. La maison a été estimée au prix des Domaines entre 400 000 et 600 000 euros ; les biens à l'intérieur, à 151150 euros. Cette maison devait devenir un musée dédié au catharisme sous trois ans minimum, d'après les dires de Marcel Rainaud, Président du Conseil général en 2008. Force est de constater que depuis cette date, il ne s'est pas fait grand chose en ce lieu. 

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© Chroniques de Carcassonne

Fin décembre 2012, le Conseil général rachète pour 131780 euros le fonds et les archives du Centre d'Études Cathares. Sans l'intervention de plusieurs hérauts, l'ensemble de la collection serait partie à l'université de Cambridge. Faut-il comprendre que le département a racheté un fonds qu'il avait subventionné pendant plusieurs années ; ceci pour éviter sa dispersion par vente aux enchères, suite à la liquidation du C.E.C ? Une nouvelle association a vu le jour sous le titre d'Association d'Études du Catharisme René Nelli. Elle occupe des locaux dans la Maison des mémoires, rue de Verdun.

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La mosaïque au centre de l'habitation avec les initiales d'Isidore Nelli

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La façade intérieure de la maison

Sources

La dépêche / 19 janvier 2008

L'indépendant / 29 janvier 2013

Les bustes de Tarbes

patrimoines-lourdes-gavarnie.fr

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