30/06/2016

Carcassonnais, vous n'avez pas honte ?

C'est un choc, un véritable sentiment d'horreur ! Le poids des mots, le choc des photos ; pour reprendre le slogan du plus connu des magazines de reportages. Comment a t-on pu laisser faire cela dans une ville comme Carcassonne dont le nom historique résonne de l'orient à l'occident ? On vous aura parlé sans doute de ces prédateurs immobiliers étrangers sans foi, ni loi, connus pour avoir pillés nos châteaux.

Vous a t-on expliqué que dans notre ville, on a laissé faire les mêmes pratiques ? Là, à deux pas de la place Carnot et du centre historique que l'on appelle La bastide Saint-Louis... Oui, nous sommes coupables de ne pas nous y être intéressés, comme tous ceux ayant eu en charge cette ville qui, à des degrés divers, auront fermé les yeux sur ce saccage. Mais bon sang, à qui profite le crime ? Car, on n'en est pas ici à un coup d'essai; on pourrait d'ailleurs dresser la liste exhaustive des bâtiments historiques laissés à l'état de ruine par le fait d'une escroquerie ou d'un je m'en foutisme général. Oh ! bien sûr, on ne sait que trop qu'il ne faut pas gêner les personnes au sein de relations politiques. Ah ! C'est lui le propriétaire ? On ne va pas l'emmerder, toute sa famille vote pour nous. Voilà, comment pendant des décennies le patrimoine de Carcassonne s'est retrouvé ruiné et aux mains de marchands de sommeil bourgeois qui vont à la messe le dimanche et logent la semaine, de pauvres hères dans des conditions indignes de salubrité. La C.A.F leur règle l'addition, mais eux ne manquent jamais de pester en public contre toutes ces aides sociales que l'on distribue aux assistés et aux immigrés. Pourtant, on trouve des roumains dans leurs bobinards désaffectés qui, pris de saturnisme remplissent la salle d'attente de leurs cabinets.

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Au n°77 de la rue de Verdun, caché par des moellons du plus bel effet, se trouve un hôtel particulier du XVIIIe siècle construit par Guillaume Castanier, propriétaire de la manufacture royale de la Trivalle.

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Guillaume Castanier

Si ce bâtiment est actuellement fermé de la sorte, c'est qu'il a été squatté à la suite d'un projet immobilier qui a mal tourné - un de plus à Carcassonne. En fait, il s'agirait même d'une escroquerie d'après les journaux locaux.

Les faits remontent à 2000.
La société montpelliéraine CTMO (groupe Quarate) est spécialisée dans la réhabilitation d'’immeubles situés dans des centres-villes sauvegardés, à des fins de défiscalisation. Vingt-sept personnes, disséminées dans la France entière, ont ainsi été démarchées pour un investissement de type “loi Malraux” concernant l’'hôtel particulier Castanier-Laporterie, au 77 de la rue de Verdun.

"On nous proposait des affaires clefs en mains avec toute l’apparence de la légalité", explique Jean-Pierre Ghilini, qui aurait perdu 170 000 euros dans l’opération. Problème, les travaux n'’ont jamais commencé malgré le déblocage des sommes. Pire, la société a été mise en liquidation judiciaire en 2007.
Face à l’ampleur de l’affaire (Ndlr : 18 chantiers du groupe Quarante seraient concernés), le dossier a finalement été confié à la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille en 2006. Depuis, l’'affaire est toujours en cours. "Plusieurs juges d’instruction se sont succédés et il a été extrêmement difficile de rassembler tous les papiers", raconte Me Renucci-Pepratx.

(Le Midi-libre)

Ainsi, pendant des années l'immeuble est resté ouvert aux courants d'airs. Qui s'en souciait ? Fort heureusement, la Bastide étant en secteur préservé, l'hôtel particulier ne pouvait être rasé. Vous savez qu'à Carcassonne, nous avons des experts ; ils laissent pourrir un bâtiment jusqu'à ce qu'il soit ruiné.  C'est à ce moment-là qu'intervient un bailleur social pour raser et édifier quatre étages de béton avec le concours d'architectes, spécialisés dans la construction de cages à poules. Au mois d'octobre dernier, il a pu être visité par des particuliers dans le cadre d'une future vente aux enchères publiques. C'est grâce à la contribution de l'un d'entre eux que nous diffusons ces photographies, non pas pour dénoncer mais pour alerter sur l'état de péril imminent de l'Hôtel Castanier-Laporterie.

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Dans les années 1990...

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Au même endroit en 2016

Suivez le guide, attention à vous...

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L'entrée par la rue de Verdun

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Cour intérieure, accès aux étages

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Façade donnant sur la cour

B cour interieure vue du premier etage Photo MHM.jpg

Vue sur la cour depuis le 1er étage

B terrasse du premier etage Photo MHM.jpg

Le balcon du 1er étage

C cage escalier donnant acces au premier et deuxieme batiment Photo MHM.jpg

Escalier d'accès avec ses tomettes d'origine

C Cage escalier plafons eventrés du deuxieme etage Photo MHM.jpg

Une partie du plancher écroulée

C cage escalier premier etage porte donnant sur terrasse Photo MHM.jpg

C'est pour un très gros chat, sûrement

C poutres et gravas tombent de la charpente à travers le deuxieme etage sur le premier etage Photo MHM.jpg

Les infiltrations d'eau font des ravages

C poutres et gravas venus du toit sur le premier etage Photo MHM.jpg

Accès aux salons XVIIIe

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Une très belle pièce ajourée

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Ici, on a emporté la cheminée

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Là, les ornements en plâtre...

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Même la tuyauterie en cuivre...

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Les stucs n'ont pas été épargnés

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L'arrière du bâtiment donne dans la rue Aimé Ramond. C'est par là que rentrait le carrosse tiré par des chevaux, remisé ensuite dans les écuries.

Venez avec moi à Albi...

Un autre patrimoine mondial de l'UNESCO met en valeur ses hôtels particuliers et les propose à la visite dans le cadre de l'Office du tourisme.

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Hôtel de Castelnau

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Hôtel de Gorsse

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Hôtel de Reynes

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Hôtel de Saunal

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Hôtel Decazes

 

Albi, chef-lieu du Tarn (49 342 habitants) - Patrimoine UNESCO

Carcassonne, chef-lieu de l'Aude (46 724 habitants ) - Patrimoine UNESCO

20 ans de retard ! au moins...

Crédit photos pour Albi

La dépêche

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25/06/2016

L'arbre de la liberté au hameau de Villalbe

Il est toujours là depuis 27 ans, mais qui s'en souviens et surtout qui le sait ? Cet arbre de la liberté, planté comme des milliers d'autres à travers la France afin de commémorer le bicentenaire de la Révolution française. Nous avons retrouvé ce tilleul dans le jardin d'enfants situé derrière l'église de Villalbe. Hélas, aucun cartel à son pied n'indique l'origine de son existence à cet endroit. C'est devenu un arbre comme les autres qui pourrait un jour être abattu dans l'anonymat.

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Voici un texte que nous proposons

Cet arbre de la liberté a été planté par les élèves de la l'école de primaire de Villalbe en 1989 afin de commémorer le bicentenaire de la Révolution française, en présence de Raymond Chésa, maire de Carcassonne.

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Cet arbre a été inauguré en même temps que la cantine de l'école, qui comptait alors 40 élèves.

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Le beau tilleul de la liberté au milieu des pins, derrière l'église de Villalbe. Au moment où la République vacille sur ses fondements, il est temps de rappeler à nos enfants que la liberté peut s'arrêter du jour au lendemain. Que c'est une valeur à entretenir chaque jour ; si l'on ne prend soin de bien l'arroser, elle se fane et finit par périr.

On peut reprocher certaines choses à Raymond Chésa, mais pas celles de n'avoir pas cherché à transmettre l'héritage fondamental du symbole républicain. Au moment où nous avons le plus besoin de nous réconcilier et de nous fédérer, les responsables politiques actuels portent une lourde responsabilité dans la banalisation des valeurs et de leur transmission. Il ne suffit pas de parler, il faut agir en Républicain et s'élever en exemple au-dessus de la mêlée. Reprendre à leur compte des idées des ennemis de la liberté à des fins purement électorales, ce n'est pas servir l'idéal de l'époque des lumières. C'est tout simplement donner raison à ceux qui préfèrent l'obscurité.

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04/05/2016

Les vestiges de la porte de Toulouse, rien que pour vos yeux...

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Au XVIIIe siècle, la Bastide construite sous Saint-Louis possède encore ses remparts et ses quatre bastions. La porte de Toulouse (en rouge sur le plan) avec ses deux tours veille sur l'entrée ouest de la ville. Les fortifications seront ensuite détruites et les fossés comblés. Aujourd'hui, seuls subsistent trois des quatre bastions.

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On pensait jusqu'en 2009 qu'il ne restait plus rien des vestiges des tours de la porte de Toulouse, située jadis en haut de la rue de Verdun. Or, lorsque le propriétaire de l'immeuble (au premier plan à gauche) voulut faire procéder à sa restauration, les Bâtiments de France sous la conduite de M-F Pauly firent une découverte d'importance. Jacques Blanco n'était pas loin et grâce à son zèle, voici ci-dessous quelques photographies.

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Les travaux mirent à jour l'ancienne porte d'accès à une des tours de la porte de Toulouse. Grâce à la technicienne des ABF, ce vestige a pu être conservé et il faut s'en féliciter. Mais pas seulement...

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Le premier étage de l'immeuble a mis à nu des peintures sur les chevrons de ce plafond "à la française". Une pareille découverte avait été déjà faite dans un ancien hôtel particulier, situé plus bas dans la rue de Verdun. A l'évidence, notre ville regorge de secrets archéologiques et architecturaux tenus à l'ombre du public. Eh ! oui... A l'ombre, comme le bassin des eaux sous la place Davilla, le bastion Montmorency, la chapelle Radulphe, le vestige des anciennes cellules de la prison sous l'école Jean Jaurès, etc. C'est bien connu qu'à Carcassonne, mis à part la Cité... le reste n'a que peu d'importante aux yeux de certains.

Crédit photos

1. Collection Claude Marquié

2. Google maps

3 et 4. Jacques Blanco

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28/04/2016

L'église Saint-Martin dans le quartier Pasteur va être rasée

Voilà une décision qui ne va pas manquer de raviver de tristes et déchirants souvenirs auprès des habitants du quartier des Capucins. Ils savent dans quelles conditions on a rasé leur couvent en 2002... Quatorze ans après, c'est cette fois le quartier Pasteur qui devrait s'émouvoir de voir disparaître son église la semaine prochaine paraît-il, sous les coups des bulldozers.

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L'église Saint-Martin

fut édifiée par les soins du chanoine Andrieu - curé de St-Vincent - et consacrée le 19 octobre 1953 peu de temps après l'émergence de ce nouveau quartier. D'ailleurs, son vrai nom est le quartier Saint-Martin ; c'est l'usage familier qui, au cours du temps, lui donna le patronyme du célèbre savant. Il y a 63 ans, les terrains n'étaient que marécages et appartenaient à la famille Garric. Peu à peu des pavillons sortirent de terre en même temps que se dessinaient de nouvelles artères. L'église trouva naturellement sa place, comme ses semblables dans d'autres nouveaux quartiers de la ville.

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Selon nos renseignements, le lieu de culte - situé derrière la maison de retraite Béthanie - était tombé en déshérence depuis quelques temps. Comme tout bâtiment non entretenu, il devint la proie des méfaits des intempéries ; tant et si bien que l'on décida de ne plus y dire l'office. Il semble que pour des raisons de sécurité, l'évêché se soit résolu à le détruire. Cela devrait être fait la semaine prochaine... Nous connaissons actuellement les problèmes rencontrés par les paroisses pour maintenir les prêtres en place et réhabiliter les lieux de cultes. A ce titre, l'exemple le plus marquant est celui de la chapelle des Carmes, rue Clémenceau. 

Toutefois, nous trouvons regrettable de devoir en arriver à de telles extrémités. Certes, cette église n'a pas actuellement de valeur patrimoniale. Qu'en dira t-en dans 50 ans ? Les goûts d'aujourd'hui ne sont pas ceux de demain. Qui détruirait maintenant la Tour Eiffel alors qu'après l'Exposition Universelle de Paris en 1900, les parisiens la jugeaient immonde ? 

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A l'intérieur de cette église se trouve un maître autel du XIXe siècle provenant de la chapelle Saint François-Xavier (ci-dessus) ; elle accueille actuellement le Cercle Taurin Carcassonnais dans la rue Barbès. Il semblerait que lui aussi soit destiné au pilon.

Si l'on prend comme référence les travaux de Claude Seyte sur les cloches du département, on notera ce qu'il dit au sujet de celles de Saint-Martin :

La cloche de gauche, encore munie de son joug de bois, provient de la chapelle des Carmes. Elle est datée de 1822. La cloche à l'anse trilobée a été fondue par De Besse en 1727 ; elle provient de l'hospice des vieillard qui est allé à Leucate.

Espérons que l'on prendra soin de ces cloches, si elles y sont encore. On peut regretter que l'on n'ait pas tenu les riverains du quartier au courant de cette destruction prochaine. Peut-être auraient-ils pu lever une souscription pour la sauver...

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07/04/2016

Avant que cela ne s'efface ou disparaisse, si ce n'est pas déjà le cas...

Rue de Verdun

Société méridionale des wagons foudre

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Sur la façade d'un immeuble de la rue Denisse au dessus d'un coiffeur, on peut encore deviner l'inscription suivante: Société Méridionale des wagons foudre. Cette société fut créée par Prosper Capelle en 1901.

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L'entrée se situait Grand rue N°40, actuelle rue de Verdun. Positionnez-vous devant le Crédit Mutuel et levez les yeux vers la façade en face.

Hôtel particulier Besaucèle

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Cadran solaire avec une inscription en latin comportant une faute : Nulli Fallat. Or, il s'agit de Nulli Fallax qui signifie "Il ne trompe personne".

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Rue Barbès

L'eau de source Vals

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Au dessus du N°26 de la rue Barbès, on peut encore lire: "Vals, bienfaitrice. Dépôt. Vals, Source St-Pierre". Il s'agit d'une eau minérale naturelle gazeuse captée à Vals-les-bains dans l'Ardèche depuis 1872. Cette eau est encore en vente dans les supermarchés Cora.

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La source St-Pierre n'est qu'une des 143 sources de Vals-les-bains dont certaines sont exploitées dés le XVIIe siècle.

Imprimerie Gabelle

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Depuis 2008, l'imprimerie Gabelle a quitté le centre-ville pour s'installer en périphérie. Elle a laissé la devanture dans le style Art-déco des années 1920... Voilà qui sans doute devrait être préservé.

Rue Denisse

Electric Progrès

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Il y a deux ou trois ans, on a refait la devanture de la maison natale du cinéaste André Cayatte. L'ancien "Saloon" a laissé réapparaître de vieilles inscriptions.

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M. Calvière - pilote d'avion à l'Aéro-Club de l'Aude - avait laissé son commerce dans les années 60.

Hameau de Villalbe

Rue des Peirous

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Une ancienne maison hospitalière et de très vieilles peintures dont deux croix de Malte.

Rue Trivalle

Vieux garage automobile

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Au n° 20, un ancien garage automobile 

Magasin de confection

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Au N° 14, la boutique de confection Vaissière.

Boulangerie

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Une ancienne boulangerie achetée par la mairie en 2007. Elle attend toujours que l'on en fasse quelque chose, à côté du Chapeau rouge.

Rue des trois couronnés

Une plaque

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Plaque en bois du Syndicat d'Initiative indiquant la Cité

Rue Barbacane

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Au N° 65, une ancienne menuiserie-ébénisterie

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Au N° 71, la mercerie Belloc

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Avec l'angle de la rue F. Merlane, une vieille publicité pour A. Dony.

Rue A. Tomey

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Un vieux commerce "Chez Pousse"

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Au N° 37, sur la façade ont lit encore "Chez Maxim". Il s'agit d'un ancien commerce de chaussures.

Place général de Gaulle

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Sur le fronton ce bel immeuble, ont lit encore "Henry Tissus"

Rue Buffon

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Publicité pour les machines à laver "Hoover"

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Un garage automibile G. Plancade.

Rue Montpellier

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 Une publicité Rhône- Poulenc

Rue Voltaire

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Une calade en galets du plus bel effet

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Ici, les employés communaux l'ont recouverte de ciment...

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28/03/2016

La ruine de la maison natale du savant Paul Sabatier dans Carcassonne

Inutile de vous présenter - je le suppose - l'illustre savant Paul Sabatier qui naquit à Carcassonne le 5 novembre 1854 dans un immeuble de l'actuelle place Carnot.

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Paul Sabatier né, place aux herbes n° 10, d'Alexis Sabatier (chapelier) et de Pauline Guilhem

Notre ville - toujours bipolaire et d'une grande richesse culturelle - possède deux villes (la Cité et la Bastide), deux sites UNESCO (la Cité et le Canal du midi), mais aussi deux Prix Nobel :

Paul Sabatier (1912) et Albert Fert (2007)

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Paul Sabatier

On préfèrera sans doute s'enorgueillir davantage des illustres gladiateurs de l'ovalie, dont le rayonnement ne dépasse guère les frontières du massif des Corbières. Dont acte ! Avec ceux-là, on remplit mieux les urnes depuis longtemps...

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C'est donc dans cet immeuble à droite qu'est né l'illustre savant. Si ailleurs tout se termine par des chansons, à Carcassonne tout se termine par les destructions de notre patrimoine culturel. Inutile d'énoncer ici la longue litanie des bâtisses, rayées de la carte historique de la ville. Ce qui sauve - pour le moment - le patrimoine de la bastide Saint-Louis c'est qu'il se trouve en secteur préservé. Il y a fort à parier que dans le cas contraire, les bailleurs sociaux auraient déjà pilonné le centre historique afin d'édifier des blocs de béton du plus bel effet.

Jusqu'en décembre 2010, la maison de Paul Sabatier accueillait une pizzeria. L'immeuble menaçant de s'écrouler, la municipalité Pérez prit un arrêté de mise en péril immédiat. Ceci contraint normalement les propriétaires à effectuer les travaux nécessaires... Quatre mois après et 10 employés au chômage technique plus tard, le journal la Dépêche dressait le constat suivant :

"Et depuis, rien ou presque ne s'est passé. Une première phase de mise en sécurité de la façade de l'immeuble a été réalisée. Mais la suite, c'est-à-dire la phase II, imposée par les experts, pose problème. Les investisseurs privés de l'AFUL (association foncière urbaine libre) désormais transformée en Société civile immobilière ne sont pas prêts à mettre la main à la poche. Et pour cause. À ce jour, seulement trois des huit appartements qui doivent être réalisés ont été vendus dans le cadre de la loi Malraux. Pour Michel Chadelas, qui détient près de la moitié de l'indivision, la situation relève du dilemme. « Si l'on met la main à la poche maintenant, c'est à fonds perdus. Ce serait dépenser de l'argent sans rapport, et ce, même si cela nous permettrait de commercialiser mieux les biens. Notre logique, c'est que si l'on doit démarrer des travaux, c'est sur l'ensemble, et jusqu'au bout. Pour cela, il faudrait vendre trois appartements de plus et je prendrai le risque de deux pour moi, quitte à les louer… », explique l'homme d'affaires. Ce qu'il espère, c'est bénéficier d'un délai pour relancer la commercialisation de l'immeuble pour, et c'est son hypothèse récurrente, lancer le chantier en fin d'année pour une livraison un an plus tard. "

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La plaque sur la façade

"Du côté de la Ville, c'est l'impatience. Tamara Rivel, adjoint au maire en charge de l'urbanisme, n'est pas du tout dans la même logique que ces investisseurs. Ils seront d'ailleurs mis en demeure de démarrer très vite les travaux de la phase II dès la date butoir. « Ils doivent comprendre que plus ce bâtiment prend l'eau, plus il s'abîme », souligne, logiquement, l'élue. La phase II impose, essentiellement, la destruction du plancher du dernier étage et la reprise complète de la toiture. Un investissement, utile, mais que les promoteurs ne semblent pas en mesure d'assumer. Si tel est le cas, c'est la mairie qui réalisera les travaux, comme l'impose l'arrêté de mise en péril. Puis, elle devra demander des comptes aux investisseurs… « Là aussi, si je me fie au rapport d'expert, ce serait de l'argent perdu pour tout le monde », regrette Michel Chadelas. « On serait obligé de détruire, par la suite », ajoute-t-il. Le dossier est dans l'impasse pour l'instant. La reprise, timide, de l'immobilier pourrait le faire évoluer. Mais quand ? Trop tard pour sauver l'institution Pizza Pepone en tout cas."

Six années sont passées... Où en est ce dossier ? Vu de l'extérieur, l'immeuble n'est pas très reluisant et quand on jète un coup d'oeil derrière les vitres de l'ancien commerce, on comprend vite qu'il s'agit d'une friche - une de plus - au coeur de la bastide Saint-Louis. 

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La maison où vécut P. Sabatier à Toulouse

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Est-il utile de comparer les deux immeubles ?

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La tombe de Paul Sabatier se trouve au cimetière St-Vincent de Carcassonne.

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