19/10/2015

Le pavillon du Tivoli : un petit bijou architectural dans Carcassonne

Sur le boulevard Omer Sarraut arrêtez-vous en face du Pavillon Tivoli et admirez sa belle architecture. De lui, nous ne savons que trop peu de choses, même si certains s'aventurent à le décrire comme l'ancien pavillon de chasse d'un roi de France. La pavillon tire son nom du faubourg du Tivoli sur lequel il est implanté depuis au moins le XVIIIe siècle d'après certains travaux historiques, même si son architecture est plutôt XIXe siècle. Essayons de dresser un état des lieux de ce petit bijou Carcassonnais...

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La cour du pavillon vue du boulevard

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La frise sous les balustres du premier étage

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Adossé à l'hôtel Terminus, un balcon avec ses ferrures et toujours la même frise au dessus. Ce balcon a un jumeau qui se trouve à l'autre extrémité formant le corps du bâtiment.

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Je vous livre hélas un exemple de cette ville où l'on a, pendant des lustres, fait n'importe quoi. Comment a t-on pu laisser construire ce cube en béton qui abrite aujourd'hui un magasin de jeux videos ? Ce bloc immonde casse toute la perspective du bâtiment et nous attendons fermement sa destruction prochaine. La verrue était entre les années 1950 et 1970 occupée par un fournisseur de pièçes automobiles: Les établissements ANDUZE. À l'origine le batiment était un seul ensemble. Plus tard la séparation encore visible fut construite. Le docteur LAUZES était propriétaire de la partie mitoyenne du TERMINUS, le radiologue MARTY de l'autre partie. C'est son successeur le docteur BOUYGUES, qui pour des raisons pratiques fit détruire la pièçe d'eau. En attendant, le pavillon du Tivoli espère toujours un nouvel acquéreur...

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Avec un petit trucage, voici comment il devait et devrait être aujourd'hui

Allez ouste, du balais!

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06/10/2015

Les vestiges d'une ancienne loge maçonnique cachés dans une cave...

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© chroniques de Carcassonne

C'est ici, dans la vieille chaufferie de la clinique du Bastion que se trouvent dessinés sur un mur, de bien étranges symboles maçonniques. Il s'agit en fait La loge Napoléon fondée le 29 juin 1806 à Carcassonne sous le parrainage de "St-Jean de l'amitié" et des "Commandeurs du temple". Il faudra plus d'un an de travaux avant son allumage des feux, le 20 novembre 1807 en présence des délégations d'autres loges de Carcassonne et Castelnaudary. Elle tint ses travaux dans le bastion Montmorency qui appartenait à Coste-Reboulh, Vénérable de Saint-Jean de l'amitié.

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© J-L B

Dans la salle voutée, au-dessus de la porte :

"Si tu peus vaincre la frayeur de la mort, tu sortiras du sein de la terre, tu reverras la lumière et tu auras droit à la révélation des grands mystères."

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© J-L B

Rien d'étonnant à ce que cette loge porte le nom de l'empereur, puisque la maçonnerie ne s'est jamais aussi bien portée que sous son règne. La majorité des Maréchaux d'empire étaient Franc-maçons : Davout, Berthier, Jourdan, Masséna... Ainsi que la famille Bonaparte dont Joséphine de Beauharnais, épouse de Napoléon Ier. À Carcassonne, ville de garnison, de nombreux anciens militaires la fréquentaient comme par exemple Ladislas Levavasseur, le grand-père du compositeur Paul Lacombe.

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"La conscience est un juge terrible"

D'après certains spécialistes, le peintre Jacques Gamelin pourrait être l'auteur de ces dessins. Ceci sans aucune certitude...

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© chroniques de Carcassonne

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© chroniques de Carcassonne

D'après des amoureux du patrimoine, il y a urgence à sauver ces peintures qui s'altèrent chaque jour sous l'effet de l'humidité. Or, cette pièce appartient à la maison de retraite du groupe Korian ; son avenir est donc entre les mains de cette entreprise privée.

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23/09/2015

Quand Notre-Dame de la Parade veillait sur l'église Saint-Vincent

Dans l'église St-Vincent dont les débuts de la construction remontent à 1247 pour se terminer au XVe siècle, il y a une statue autrefois vénérée par la paroisse.

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Dans une niche pratiquée au nord-ouest du maître autel se trouve Notre-Dame de la Parade. Cette dernière a fait l'objet de toutes les dévotions lors des épidémies de choléra en 1854 et 1884, où des processions furent organisées pour stopper le mal. À la suite de la régression de la maladie, de nombreuses offrandes (ex-voto) vinrent orner la niche dans laquelle elle est placée. L'Impératrice Eugénie lui offrit même un coeur en argent et une croix diamantée. La fête de N-D de la Parade était célébrée le jour de la nativité de la Vierge c'est à dire les 8, 9 et 10 septembre. Cependant, plusieurs hypothèses sont avancées au cours de l'histoire sur l'origine de son nom...

Histoire

Mahul, dans son cartulaire, dit qu'une statue existait dans le mur d'enceinte de la porte de Toulouse et qu'à sa destruction celle-ci vint prendre place dans l'église St-Vincent. Sérieusement mutilée en 1793, le curé Pinel en aurait fait faire une réplique en 1803 qui serait celle que l'on voit aujourd'hui. "Paret" qui en occitan signifie mur, aurait donné son nom à la statue puisqu'elle s'y trouvait précisément, c'est l'opinion populaire défendue par l'Abbé Baichère. Ce dernier était alors membre de la Société des arts et sciences de Carcassonne. La seconde est que le mot parade est la traduction littérale qui signifie: Mère de Dieu (Dei para - Para Dei / Parade); elle avancée par Mahul. La troisième opinion est que parade vient du verbe patois "para" qui signifie protéger, défendre. Cette vierge serait donc celle du secours. Enfin la dernière, défend l'idée selon laquelle il s'agirait de la vierge parée, en patois "Bierjo parado". Dans la mesure où l'on sait que les costumes de la statue n'ont été apposés qu'à partir de 1822 par M. Bataillé, curé de la paroisse jusqu'en 1832, cette opinion n'es pas rationnelle.

Les indulgences
 
 
1. Une indulgence plénière accordée le 30 août 1905, à tous les fidèles qui, s'étant confessés et ayant communié, visitent l'église paroissiale de St-Vincent le 8 septembre, fête de la Nativité de la Sainte Vierge, où l'un des jours de l'octave et y prient pour la concorde des princes chrétiens, l'extirpation des hérésies, la conversion des pécheur et l'exaltation de notre sainte mère l'église. Cette indulgence est applicable aux défunts et a été concédée pour 10 ans.
 
2. Un indulgence de 300 jours qu'on peut gagner une fois par jour en récitant trois Ave maria devant l'image de N-D de la Parade. Elle a été accordée à perpétuité le 13 septembre 1905.
 
3. Une indulgence de 50 jours accordée par Mgr de Beauséjour, évêque de Carcassonne, aux fidèles qui récitent la prière à N-D de la Parade.
 
Cantique
 
 
1. Tous, à Carcassonne, chantons comme au ciel. de notre Madone le nom immortel.
2. Chantons la parade, titre glorieux. Nom cher au malade, cher au malheureux.
3. Notre église est belle, mais nous péférons, Vierge, la chapelle où nous vous prions.4. Le pauvre et le riche tombant à genoux près de votre niche ont recours à vous...
 
Refrain
 
Vierge, nous voici les Carcassonnais
Dont l'ardent amour ne faiblit jamais;
Attirés vers vous par de saints attraits,
Nous venons chanter vos bienfaits.
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La statue de Notre-Dame de la Parade est dans une alcôve sombre... Encore faut-il savoir qu'elle existe. Qui s'offusquera donc de la voir ainsi cachée et dépouillée de ses habits? Où sont donc passées les parures qui ornaient la statue ? Quand on sait qu'un vitrail de l'église se trouve dans l'appartement d'un particulier situé dans la Bastide, plus rien ne doit nous étonner  !

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06/09/2015

Le parvis de la cathédrale St-Michel révèle un épisode méconnu de l'histoire

Nous avons appris cette semaine que d'ici à l'été 2016, la ville de Carcassonne va restaurer en profondeur le jardin attenant au parvis de la cathédrale Saint-Michel. Il est évident qu'à la suite des travaux menés par l'état sur l'édifice religieux, on ne pouvait difficilement faire l'économie de ce chantier. Le square de l'armistice de 1918 et de la capitulation nazie - nom peu poétique s'il en est - va donc se transformer. Très certainement, on prendra soin des vestiges de la maison Grassialo et de la statue de Jeanne d'arc, dont la fonte est attaquée en surface par la rouille. 

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Selon les recherches entreprises par Jacques Blanco et communiquées dans le bulletin de la SESA en 2011, cette statue de Jeanne d'arc se trouvait dans un enfeu situé sur le boulevard Barbès à partir de 1914.

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© Collection J. Blanco

Elle se tenait sur un socle à l'arrière de la chapelle des Frères des écoles chrétiennes, comprise entre la rue neuve du mail (rue Marceau Perrutel) et le numéro 53 du boulevard.

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C'est en 1972 que la statue a été déposée et placée dans le jardin attenant à la cathédrale, suite à l'installation du lycée Saint-François dans les anciens locaux des Frères des écoles chrétiennes. Elle a été sauvée grâce à l'intervention de M. Antoine Labarre, historien amateur dont nous sommes fiers d'être les héritiers. La chapelle a été désacralisée et transformée en gymnase.

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Nous apercevons encore aujourd'hui l'enfeu, sans la statue

 Le 9 mai 1945

C'est en trouvant une vieille photographie dans une brocante que j'ai pu dérouler le fil d'une pelote constituant un épisode oublié de l'histoire. Je ne disposais que peu d'indices, sinon une mention manuscrite au dos : Fête de Jeanne d'arc - 9 mai 45 - Carcassonne. Grâce à un peu de perspicacité et à l'aide de J. Blanco, nous avons pu conclure qu'il s'agissait bien du même endroit. Le numéro 53 à droite du cliché correspond à une maison qui s'est écroulée dans les années 90 et à droite, on aperçoit une partie du socle de la statue. Restait à savoir pour quelle occasion précise, cet évènement s'est produit.

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Sur cette photographie prise sur le boulevard Barbès le 9 mai 45, on distingue les musiciens de la Société lyrique Sainte-Cécile et - en bas, à droite - Louis Amiel, le maire provisoire de Carcassonne à la Libération. Ce qui a attiré mon oeil, c'est la plaque en dessous du socle, car sur la photo de la statue dans l'enfeu elle n'apparaît pas. Bingo ! C'est précisément à cette occasion que la plaque a été dévoilée. Quel texte contenait t-elle ? Il suffit pour cela d'aller au pied de la statue située désormais dans le jardin du parvis de la cathédrale.

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1940 - 1945

Témoignage de reconnaissance

au département de l'Aude des

Lorrains et des Alsaciens

expulsés de leurs foyers

en raison

de leur attachement à la 

FRANCE

Renseignement pris auprès de l'abbé Didier Escoupérié, les habitants de Carcassonne ont accueilli chez eux de nombreux réfugiés d'Alsace-Lorraine à partir de 1940. C'était surtout des Lorrains de Metz et des villages alentours. Ils avaient fait le choix d'être Français et avaient fui l'annexion de l'Alsace-Lorraine par les Allemands. Certains de ces réfugiés logeaient dans la rue Chartran et entretiennent encore des relations avec certaines familles Carcassonnaises. En remerciement, une souscription a été levée par eux pour édifier une plaque en la mémoire de cet évènement tragique de leur histoire.

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La plaque ne pouvait alors qu'être placée sous Jeanne d'arc - la Lorraine - symbolisant la résistance et le combat face à l'envahisseur. Chose étrange, le 8 mai 45 coïncide avec l'entrée de Jeanne d'arc dans Orléans libérée des Anglais en 1429. Par contre, la fête de Sainte Jeanne d'arc (canonisée en 1920) n'est pas le 1er mai... mais le 30 mai, jour de son martyre sur le bûcher de Rouen, en 1431.

Espérons que lors des travaux dans ce jardin, on prendra soin de cette plaque maintenant que nous en connaissons l'histoire. On pourrait même envisager d'inviter les famille des réfugiés Lorrains ; une bonne occasion pour resserrer des liens. Il faudrait alors refaire une plaque et protéger celle-ci qui est en bien mauvais état.

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03/09/2015

Le Saint-Suaire de Carcassonne a t-il enveloppé le corps du Christ ?

Carcassonne est l'une des villes au monde à posséder depuis le XIIIe siècle, une relique en étoffe qui aurait servi à envelopper le corps de Jésus après sa mort. La plus connue d'entre elles, est bien entendu le suaire de Turin. Grâce au travail remarquable de Claude-Marie Robion et de Michelle Fournié, nous en savons davantage sur l'origine, le parcours et la nature de ce linceul.

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Origines

Selon le R.P Bouges et Alphonse Mahul, ce Saint-Suaire aurait été rapporté d'Orient par deux frères Augustins. La date de 1298 que donne le R.P Bouges correspond avec le départ des Occidentaux après la prise de Saint-Jean d'Acre. Elle coïncide également avec la construction à la fin du XIIIe siècle, de la nouvelle église des Augustins. La légende prétend que la relique aurait choisi elle-même Carcassonne puisque les frères ne trouvant pas le chemin de Toulouse où ils souhaitaient la déposer, la laissèrent dans la ville basse. A la fin du XIVe siècle, un nouvel oratoire aurait été bâti dans le couvent des Augustins pour le Saint-Suaire. Il concurrence celui de Cadouin, déposé à Toulouse.

Le procès

En 1403, les moines cisterciens de Cadouin intentent un procès pour récupérer le suaire de Carcassonne. Ils prétendent qu'il est une partie de celui de Cadouin, dérobé par les R.P Augustins et demandent la destruction de l'oratoire de Carcassonne et la restitution des émoluments. En fait, le suaire des Augustins concurrence directement celui conservé à Toulouse dans le collège Saint-Bernard. Les deux rapportent des offrandes grâce aux miracles qu'ils produisent et dûment constatés. Le 12 novembre 1403, le pape Benoît XIII remet le suaire comme possession des Augustins, avec défense aux abbés de Cadouin d'intervenir contre eux à l'avenir. Le jugement est signifié le 13 décembre 1403. Un jugement royal de Charles VI va dans le même sens, le 22 mars 1404.

Les miracles

Onze miracles début 1403 et quarante-sept fin à la fin de cette année, on été constatés d'official du diocèse d'après le procès. 

"Le père Bouges en détaille quatre : celui d'Isabeau Albumen, trente ans, qui accablée de douleurs n'avait pu parler pendant quinze jours ; elle réussit à parler à la suite d'un voeu au suaire de Carcassonne ; ayant comparu devant l'official, elle dit croire que ce suaire était un de ceux qui enveloppèrent le corps du Christ. Elle en avait entendu parler par Flore, épouse de Pierre Brungerie qui avait été guérie d'une maladie aux yeux dont il a souffert pendant quinze ans. Jeanne Marini, elle, a été affectée d'une fluxion aux yeux pendant huit mois ; du miracle dont a bénéficié Paul Tussens, un chanoine de la cathédrale, et de sept autres miracles nous ne saurons rien. (Michelle Fournié)

L'ensemble de ces miracles a fortifié le culte au suaire de Carcassonne. La confrérie fondée peu avant 1397 s'étend à la fin du Moyen-âge au Languedoc, Catalogne, Aragon, Royaume de Navarre, Royaume de Valence. Les ostentions attirent près de 10 000 pèlerins.

Après une période de déclin aux XVIIe et XVIIIe siècles, le suaire est solennellement transporté à l’hôpital en 1791. Les ostensions, très rémunératrices, se poursuivent pendant tout le XIXe siècle. Confié à un notaire de la ville en 1795, le suaire est restitué à l’évêque en 1802 et réintègre la chapelle de l’hôpital en 1803. Au début du XXe siècle, il est transféré dans une chapelle de l’église Saint-Michel devenue cathédrale. Le culte s’interrompt de manière progressive et sans ordonnance épiscopale. 

Les doutes

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Le suaire de Carcassonne

 

Après que l'on a finalement désigné le suaire de Cadouin comme étant un manteau médiéval fabriqué vers 1100 en Égypte pour un émir arabe, les doutes se lèvent au sein de l'évêché de l'Aude sur l'origine de celui de Carcassonne dans les années 1930. En 1970, le linceul est transféré dans le trésor de la cathédrale Saint-Michel. En 1991, une datation au carbone 14 réalisée par un laboratoire de l'université d'Oxford, révèle qu'il s'agit d'un tissu de la fin du XIIIe siècle. 

Note du blog

 Comme pour les suaires de Cadouin ou de Turin, il n'y eut pas de miracle ; la science a parlé. Il n'en demeure pas moins que pour les deux derniers cités, la dévotion et la curiosité attirent encore des milliers de visiteurs. Ils sont exposés à la vue du public sinon comme des objets de culte, tout du moins comme des instruments de légende et d'histoires. À Carcassonne, c'est tout à fait différent. Le suaire est enfermé à double tour dans une commode de la sacristie de la cathédrale Saint-Michel. L'abbé refuserait systématiquement à toute personne de le voir, prétextant qu'il s'agit d'un objet de culte. Le carbone 14 a surtout révélé qu'il s'agissait d'un objet historique. D'après mes sources, ce linceul est la propriété de l'état puisqu'il se trouve dans la cathédrale.

Pourquoi donc Carcassonne se priverait-elle de la manne touristique, qui pourrait découler de l'exposition dans une vitrine de ce tissu ? À Cadouin (Dordogne), c'est un fac-similé du suaire qui est exposé pour ne pas altérer l'original. Avec quelques oboles laissées à la discrétion des visiteurs, l'évêché pourrait même envisager de financer la restauration de l'église des Carmes. Voilà donc une suggestion que je laisse à votre jugement...

Sources

Le Saint suaire de Carcassonne au Moyen-âge / Michelle Fournié/ Bull. SESA. Tome 110. 2011

Une relique dans la ville / Claude-Marie Robion/ Bull.SESA. Id

sanctuaires.coldev.org

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30/08/2015

Quel avenir pour la Roseraie, avenue général Leclerc ?

Que diable compte faire la Communauté d'Agglomération du Carcassonnais de cette ancienne maison de retraite ?

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L'entrée de la Roseraie en 2014

C'est la question que tout citoyen avisé devrait poser aux élus à la vue de l'état dans lequel elle se trouve actuellement. N'y a t-il pas moyen de la vendre à un bailleur social ou à une groupe hôtelier ? On cherchait dernièrement un local peu cher pour installer la nouvelle médiathèque, peut-être pouvait-on envisager de l'installer à cet endroit ; le bâtiment appartient déjà à l'Agglo. Au lieu de cela, on a acheté un terrain pollué et en zone inondable rue Pierre Germain (ancien EDF) ; le coût des travaux a incité les nouveaux élus a abandonner le projet de M. Tarlier. On croit savoir que l'Agglo va prendre possession de l'immeuble de la Mutuelle de l'Aude, route de Toulouse, pour y mettre la médiathèque. Ceci à 2 km du centre-ville que l'on dit vouloir dynamiser, alors que dans le même temps on supprime la lecture "Grain d'aile" sous les halles de la rue de Verdun. Est-il utile d'aborder le sujet épineux et polémique de la facture de ce mouvement de Monopoly ?

L'asile

Le bâtiment situé sur l'avenue du général Leclerc était autrefois l'asile des Petites soeurs des pauvres, construit par cette congrégation en 1883. À ce sujet, je vous invite à lire ci-dessous l'article que j'avais rédigé en septembre 2014 :

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La maison de retraite

En début d'année 1977, la municipalité Gayraud décide la transformation de l'ancien asile des Petites soeurs des pauvres en 53 logements-foyer pour personnes âgées. Le bâtiment est acquis par le Conseil général de l'Aude qui le vend à la ville pour le franc symbolique. Celle-ci le rétrocède à l'Office H.L.M. Le montage financier s'établit comme suit :

Caisse des prêts aux organismes HLM : 2.818.00 frs

E.P.R : subvention de 170.000 frs

O.R.G.A.N.I.C : 141.000 frs

B.A.S : 500.000 frs

H.L.M Aude : autofinancement 150.000 frs

Ville de Carcassonne : 500.000 frs

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La restructuration des bâtiments et leur transformation est confiée à l'architecte Mlle Cailhau. La gestion est placée sous la responsabilité de Mlle Brieu, sous l'égide du Bureau d'aide sociale de la ville.

La Roseraie dispose d'une superfine totale de 2905 m2 dont 1575 sont réservés aux logements. À l'intérieur, les aménagements collectifs comprennent une salle à manger de 72 places située dans l'ancienne chapelle, 4 salons, une salle de jeux (46 m2), une cuisine collective (63 m2), une salle polyvalente pour 99 personnes (232 m2) et un jardin de 12 000 m2. 

Ce sont au total 55 logements qui sont construits pour des personnes âgées non dépendantes. Il s'agit de studios avec cuisine et chambre à l'exception de neuf type F1 et d'un type F2. Chaque pensionnaire bénéficie d'une buanderie équipée de machines individuelles et d'un service de restauration, qu'il peut prendre en salle ou dans son appartement. Les loyers vont de 480 à 890 francs (allocation logement comprise). Selon le maire, tout a été fait pour que l'on puisse se loger et se nourrir même avec le minimum vieillesse de 916,66 francs. En 2015, il est de 800 euros. Le jour de l'inauguration 60% des  logements avaient déjà été pourvus ; un succès qui ira croissant dans les mois suivants.

Source

La dépêche / 7 janvier 1978

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