09/05/2017

Charles Sahuguet (1910-1990), artiste peintre

Durant tout le mois de février 1983, le Musée des Beaux-arts de Carcassonne ouvrit ses portes à une exposition des oeuvres du peintre Charles Sahuguet. Installé à Montréal d'Aude, l'artiste était né en 1910 à Millau dans l'Aveyron. C'est à l'initiative du Conseil communal de la culture, soutenu par Clément et Patrice Cartier ainsi que Bernard Huchon, que cette exposition vit le jour. M. Viguier, conservateur du musée, devait retracer les étapes de l'évolution de l'oeuvre de Charles Sahuguet, des Beaux-arts à la symbolique, en passant par le Paris du Surréalisme. 

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© Charlessahuguet.com

Les débuts artistiques du peintre à l'école des Beaux-arts se font autour de paysages, natures mortes et peintures à l'huile. Après la guerre, l'évolution s'amorce et les thèmes se précisent. Recherches d'autres techniques puis orientation vers le sacré et influence de la danse : Saint-Jean l'Evangéliste et la Danse macabre. Charles Sahuguet découvre l'art de l'icône. Il peint des scènes religieuses sur des murs d'églises puis, contraint d'abandonner la peinture murale, il prend à son compte cette phrase de Malraux : "Le fils de Dieu n'a pas de portrait, il a des symboles." 

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Paysage près de Montréal d'Aude

Sahuguet est en quête de symbolique universelle. Il s'agit d'un langage commun à tous les hommes, à toutes les cultures, des Incas aux Hindous en passant par le Judaïsme et l'Egypte. Le peintre sacré ne doit pas tant exprimer une sensibilité qu'une vérité qui le dépasse.

L'apocalypse de St-Jean

En 1979, Charles Sahuguet reprend un projet arrivé à maturité. Il s'agit de l'illustration de la l'Apocalypse de Saint-Jean, constitué par 46 gouaches sur papier. Ce travail recevra le soutien de Georges Duby. Cette oeuvre sera présenté à Carcassonne en 1983.

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© Charlessahuguet.com

La première trompette - 1979. Ap. VIII, 7 Et le premier Ange sonna… Ce furent alors de la grêle et du feu mêlés de sang qui furent jetés sur la terre : et le tiers de la terre fut consumé, et toute herbe verte fut consumée.

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Le jugement des nations – 1979. Ap. XX, 1-2, 11-14. Puis je vis un Ange descendre du ciel, tenant à la main la clef de l’Abîme, ainsi qu’une énorme chaîne. Il maîtrisa le Dragon, l’antique serpent – c’est le Diable, Satan - et l’enchaîna pour mille années... Puis je vis un trône blanc, très grand, et Celui qui siège dessus. Le ciel et la terre s’enfuirent de devant sa face sans laisser de traces. Et je vis les morts, grands et petits, debout devant le trône ; on ouvrit des livres, puis un autre livre, celui de la vie ; alors les morts furent jugés d’après le contenu des livres, chacun selon ses œuvres…

L'Apocalypse est essentiellement une symbolique. La symbolique étant avec le symbolisme un des deux moyens d'expression de la vie imaginative ou mieux "imaginale". La symbolique, qui est image, relève de l'art plastique. Le symbolisme, qui est discours, relève de l'art littéraire.

"Alors que j'avais déjà terminé mes premières illustrations, je reçus Le livre de feu de Henri Stierlin, préfacé par Georges Duby. Il est étonnant de voir combien cette Apocalypse qui date du IXe siècle eut un retentissement considérable, plus de vingt manuscrits illustrés entre le Xe et le XIIe siècle, alors que Bible et Evangiles sont rares en manuscrits illustrés. Ces illustrations furent pour moi, un illumination. Je m'aperçus que le même esprit liait ces trois manuscrits et mon Apocalypse pour aussi dissemblables qu'ils dans la forme... Xe siècle, XXe siècle, est-ce par hasard ?"

Un spectacle audiovisuel

Au mois de février 1983, le Musée des Beaux-arts présenta un spectacle audiovisuel à partir de 44 gouaches. Le texte de la Bible de Jérusalem comporte 22 chapitres auxquels Charles Sahuguet a ajouté en introduction, un texte du prophète Isaïe, récité par deux comédiens : Jean Gastaud et Michel Barbey. L'illustration musicale est due à Philippe Herson-Macarel avec le concours de l'organiste Xavier Guerner et la participation de Tatie-Cinéma et de Benoît Collette. 

"En écrivant ce que lui montrait l'ange de Yahwé, Jean n'a pas eu l'ambition de prévoir la fin du monde comme un météorologiste le ferait pour le temps. L'Apocalypse est commencée depuis le début de l'histoire de l'humanité. D'autre part, Jean s'adresse à ses contemporains qui étaient confrontés, notamment, aux épreuves de la persécution, et nous, hommes du XXe siècle, nous savons ce que cela veut dire. Mais, c'est surtout, un message, une parole, la Parole dont la vérité dépasse dans sa permanence le cadre historique dans laquelle elle a été exprimée."

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© Patrice Cartier

Charles Sahuguet dans son atelier à Montréal d'Aude

A l'initiative de Patrice Cartier, on peut admirer une trentaine d'oeuvres de Sahuguet (sa série des "Arbres de vie") en exposition permanente à l'abbaye de Caunes-Minervois.

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04/02/2017

Barbès : Ce fondu de liberté(s) qui a fondu sous l'occupation

Armand Barbès

(1809-1870)

dont le père natif de Capendu est chirurgien militaire à Carcassonne, n'aura cessé durant toute sa vie de porter les valeurs de la République. Ceci au prix d'une débauche d'énergie qui lui vaudra le surnom de "Bayard de la démocratie". Il luttera contre Louis-Philippe (Roi des Français) qu'il réussira à faire renverser, la deuxième République et le Second Empire. À chaque fois il sera condamné, au mieux, à de la prison ; au pire, à la peine capitale. Pour cette dernière, il devra son salut à une intervention de Victor Hugo en sa faveur. En1848, il représentera le département de l'Aude à l'Assemblée constituante où il siègera à l'extrême gauche. Après s'être volontairement exilé à La Haye suite à sa libération en 1854, il mourra là-bas le 26 juin 1870 ; seulement quelques semaines avant l'avènement de la République en France pour laquelle il n'a cessé de militer.

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© Martial Andrieu

Le 26 septembre 1886, une statue à son effigie est dressée sur un socle portant la mention "Vivre libre ou mourir" sur le boulevard Saint-Michel. Elle est l'oeuvre du sculpteur toulousain Alexandre Falguières (1831-1900).

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© ADA 11

Le socle sans la statue, remplacée par un buste de Marianne en août 1944

Le 20 mars 1942, la mairie de Carcassonne, aux ordres du gouvernement de Vichy, enlève la statue de Barbès de son piédestal. La loi du 11 octobre 1941 promulguée par Vichy contraint l'administration municipale au démontage des statues et de leurs socles en vue de leur fonte. Ceci à l'exception des oeuvres présentant un caractère historique et esthétique. Notion assez vague voulue par l'amiral Darlan (Vice-président du conseil) afin que ne soient épargnées que celles à la gloire de Jeanne d'arc, Henri IV, Louis XIV et Napoléon 1er. L'enlèvement de Barbès à Carcassonne - on s'en serait douté - n'eut qu'un but politique qui n'empêchera pas la tenue d'une manifestation Républicaine au pied de son socle le 14 juillet 1942. L'occupant n'investira la zone sud et Carcassonne qu'en novembre 1942, mais il y a fort à parier que le métal a servi aux nazis pour tuer des Français et leurs alliés.

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© Martial Andrieu

Barbès retrouve son socle en 1952

Une partie des statues françaises destinées à la fonte a été moulée en plâtre. Suite une proposition du sculpteur Carcassonnais Paul Manaut en date du 20 novembre 1951, la municipalité de Marcel-Itard Longueville décide de lui confier en février 1952 la reconstruction de la statue. Le coût s'élève à 1 400 000 francs, dont une partie provient de la "souscription au Monument Barbès" levée en 1951. Cette copie présente toutefois quelques différences.

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La nouvelle statue de Barbès n'a plus son fusil entre les jambes...

Source

Délibération Conseil Municipal / 27 février 1952

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10/01/2017

Jacques Hippeau (1925-1996), artiste peintre Carcassonnais

C'est à Hiersac dans le département de la Charente que Jacques Hippeau voit le jour en 1925. Sa passion pour le dessin l'amène tout naturellement à fréquenter l'école des Beaux-Arts de Tours, Bourges et Paris, avant de s'installer à Carcassonne en 1960. Il est alors nommé comme professeur de dessin au lycée Paul Sabatier ; il le quittera ensuite pour le collège du Bastion où il restera quinze années.

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Jacques Hippeau

Son atelier se trouve dans le quartier de l'Estagnol. Là, sous la verrière, ce virtuose de la couleur et du mouvement s'adonne à son art avec passion. De ce lieu sortiront ces plus belles oeuvres exposées au Salon d'Automne de Paris et dans d'autres villes en France et en Europe. 

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A partir de 1980 il s’intéresse à la tapisserie. Toutes les siennes ont été tissées à l’atelier de Madame Annie Clochard, ancienne élève de l’école d’arts décoratifs d’Aubusson, sur métier de basse lisse.
Dans ses tapisseries il réduit le nombre des couleurs à une trentaine, presqu’aussi peu qu’au Moyen Age. Il obtient les nuances et demi-tons par la très grande variété du tissage. Dans la Maison des sports (ancienne Ecole normale, avenue général Leclerc), sont accrochées quatre oeuvres sur bois peint acquises par le Conseil général vers 1981.

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Une mêlée de rugby

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C'est lors de l'exposition du mois de décembre 1996 au restaurant l'Ecurie, bd Barbès à Carcassonne, qu'est décédé Jacques Hippeau. Il avait réalisé lui-même l'affiche et signé le livre d'or. Eddy Aguilar a eu l'amabilité de ma faire une copie de cette signature.

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Affiche de l'exposition

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Nous remercions Pierre Villac, Anne Hippeau et Eddy Aguilar

Pour davantage de renseignements, nous vous conseillons la lecture du site consacré à Jacques Hippeau. Sa fille Anne perpétue le souvenir artistique de son père, à travers de nombreuses expositions.

http://hippeau.net/index.php

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07/12/2016

Elisabeth Trézeguet-Mutti, artiste peintre

Elisabeth Trézeguet-Mutti est une artiste peintre née à Carcassonne, dans la rue de Gaffe (quartier de la Trivalle) où ses grands parents résidaient. C'est en 1979 qu'elle décide de s'installer en région parisienne pour étudier l'art et surtout la peinture. Ses goûts, fort éclectiques vont de Corot à Dali en passant par Van Gogh ou Turner, Edward Hopper, Tamara de Lempicka ou encore Magritte.

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Elisabeth Trézeguet-Mutti

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L'artiste s'inspire énormément de nus

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Oeuvre présentée lors son exposition en septembre 2011 à la Montserrat Gallery de New-York.

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Vernissage des oeuvres de Elisabeth Trezeguet à Giverny en juin 2012

(Salon des artistes membres et amis du WHo's Who)

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Carcassonne

Huile sur toile / 100 x 81 cm

Elisabeth Trézeguet-Mutti est entre autres: Sociétaire des artistes indépendants de Paris, Membre actif des Arts, Sciences et Lettres de Paris et cotée au dictionnaire Drouot. Une galerie pourrait acceuillir à Carcassonne ses toiles ou mieux, le Musée des beaux-arts de la ville où elle est née.

Ci-dessous son site internet

http://www.trezeguetmutti.com

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03/12/2016

A la recherche des peintres oubliés de Carcassonne et de l'Aude

Ils sont nombreux, très nombreux les artistes peintres de notre département à être passés dans l'oubli. Nous nous sommes mis en quête d'en retrouver quelques uns et de leur attribuer les quelques oeuvres que nous avons retrouvées. Nous savons qu'il manque dans cette liste Cécile Rives, Ourtal, Laugé ; inutile donc de nous le signaler. Tout ceci fera l'objet d'un prochain article.

Alary Raymond

Né à Carcassonne, élève de Jalabert

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Bichon léchant une pièce montée

Huille sur toile / 60x73 cm / 1877

Autres oeuvres

Le petit savoyard, Nature morte, Un intérieur, La vieille église, Portrait au fusain de M. Caselli

 

Andrieu Henri

 Habitait à Carcassonne

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Maison dans le sud, rue d'Alet

Huile sur toile / 18x27 cm

Autre oeuvre

Jeune grecque couronnant une statue à Bacchus

 

Astruc Frédéric

(1845-1898)

Né à Puivert. Habitait 29, rue Claude Bernard à Paris

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Bovins à la mare

Huile sur toile / 60x72 / 1883

Autre oeuvre

La liseuse

Portrait de Gaston Jourdanne

Vue du canal du midi à La Redorte

Portrait de Mary père (Dr à La Redorte)

 

Hippolyte Bringuier

Né à Castelnaudary (1838-1928)

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Pivoines

Huile sur toile / 117x81 cm 

Visible dans la salle du Conseil municipal de Castelnaudary

Autres oeuvres

Fleurs de printemps, Gibier, Un coin de cuisine

 

Champagne Hippolyte

Habitait à Carcassonne

Oeuvres

La pierre Lys, Le chêne après l'orage, Paysage, Le moulin, Effet du matin, Bords de la rivière de l'Aude.

 

Chartier Pierre

Né à Carcassonne. Habitait 20, montée St-Sébastien à Lyon

Oeuvres

Ferme et moulins Flamands

La pointe de la Madrague à Marseille (Marine)

Fossé du parc de la Tête d'or à Lyon

Ferme à St-Simon (Savoie)

L'île d'amour (Savoie)

Etude de boeufs

 

Mademoiselle de Crozals

Carcassonne

Oeuvres

Vue de la Cité de Carcassonne

La lecture du premier roman

Portrait de Mademoiselle Labatut

Le labourage par Rosa Bonheur

Vue de Rennes-les-bains, bains forts

Portrait de sa grand-mère

Halte de chameaux venant du désert avec un chargement de dattes, aux portes d'Alger (Champ de Mars)

 

Gineste Auguste

Elève de Jalabert et Hanoteau. Habitait, 12 rue de la Gare à Carcassonne

Oeuvres

Paysage : Etude de Nièvre

Paysage : Effet de printemps à Cergy (Nièvre)

Portrait

Le chemin du vieux moulin à Arcier (Doubs)

 

Landrac Clément

Elève de Jalabert, né à Castelnaudary

Chef de bureau à la préfecture de l'Aude. 56, rue du 4 septembre à Carcassonne.

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© Musée des Beaux-arts de Carcassonne

Portrait de Marie-Claire Pétronille

Huile sur toile / 116x89 cm

 

Lignières Pascal

Elève de Gamelin fils et de Jalabert

Oeuvres

Paysage : Etang de Marseillette

Paysage : Bords de l'Aude à Puichéric

 

Montclar Jeanne

Elève de Montclar Antoine à Carcassonne

Oeuvres

Bords de la Dure : Moutons

Bords de la Dure : Vaches

La leçon d'équitation

La vache égarée

Pâturage sur un plateau

Le gardeur de dindons

Les poules

Les canards

La gardeuse d'oies

 

Montclar Antoine 

Elève de Gamelin et de Prache à Carcassonne

Oeuvres

Un marché

 

Philippe Emile Roumens

Né à Caudebronde (1825-1901). Elève de M. Yvon à Carcassonne.

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© Musée des Beaux-arts de Carcassonne

Paul Lacombe et sa soeur Jeanne Serre.

Huile sur toile / 101x81 cm / 1853

Autre oeuvre

Assomption de la vierge (Eglise de Villalbe)

Portrait de Mgr de la Bouillerie

Portrait de l'abbé Verguet

 

Salière Narcisse

(1818-1908)

Né à Carcassonne. Elève de Paul Delaroche et de Ingres à l'Ecole des Beaux-arts de Paris. Habitait 8, boulevard du Jardin des plantes à Carcassonne.

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© Musée des Beaux-arts de Carcassonne

Cimabue rencontrant Giotto

Huile sur toile / 1976

Autres oeuvres

Portrait en pied d'enfant (Georges Conques)

Portrait d'Achille Mir

Portrait de Prosper Lacombe

La visitation de la vierge (Mairie de St-Avé)

L'embrasement de la Cité de Carcassonne

 

Sourou Paul

1864-1921

Né à Carcassonne. Elève de M. Gérôme, 32 rue des école à Paris.

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© Musée Petiet à Limoux

Quai de la Rapée à Paris

Huile sur toile / 40x26 cm / 1890

Autres oeuvres

Un dessert

Clamart, effet de neige

 

Vidal Vincent

(1811-1887)

Né à Carcassonne. Elève de Gamelin et de Paul Delaroche à Paris. Il fréquenta assidument l'école de Gamelin à Carcassonne et sortit comme le meilleur élève. A cette époque, il fit déjà la miniature exposée dans la vitrine de son neveu Alfred Vidal, secrétaire général de l'Aude. Il quitta Carcassonne pour Mazamet, où il séjourna pendant quelques années comme professeur de dessin au collège. Il partit ensuite pour Paris où il entra dans l'atelier de Paul Delaroche. On doit citer de lui : Saint-Vincent de Paul, Le portrait de l'auteur, Le parc Pouancé (1847), L'ange déchu, Une larme de repentir (1849), Polymnie (1850), Le fil rompu, Saison des épis (1852), Fantaisie (1853), Les amours des anges, La chute, Le récit (exposition universelle de 1855), Le braconnier Breton, La pluie en Bretagne (1857), L'Angélus en Bretagne, La muse de la candeur (1859), etc...

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© Musée des Beaux-arts de Quimper 

Autoportrait de Vincent Vidal

Huile sur toile / 1851

Le musée de Carcassonne possède de Vincent Vidal une copie du Watteau du Poussin : Moïse sauvé des eaux. Il l'avait envoyé à son maître Gamelin à Carcassonne. 

 

Edouard Vié

(1829-1889)

Né à Carcassonne. Elève de Jalabert, Courbet et Hanoteau. Habitait 12, impasse de Maine à Paris.

Les élèves commencèrent à affluer chez Courbet;
ils étaient quarante-deux à la fin du mois de décembre, payant chacun vingt francs
pour couvrir les frais de l'atelier commun qu'il avait été loué rue Notre-
Dame des Champs. Dans le nombre il faut citer Fantin-Latour et plus proche de nous Edouard Vié.Capture d’écran 2016-12-03 à 11.14.32.png

Photographie d'Edouard Vié vendue chez Drouot (Cité de Carcassonne)

Comme beaucoup de peintres, Edouard Vié se passionnait pour la photographie.

Autres oeuvres

Remise de chevreuils, Gélée blanche, Char Lozérien, Chien bassets, Pâturage, Soleil couchant.

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24/11/2016

Le peintre André Blondel (1909-1949) s'est refugié à Carcassonne en 1943

Si vous saviez le nombre d'artistes et d'écrivains qui se sont réfugiés à Carcassonne pour fuir Paris et la zone occupée... La chambre de Joë Bousquet en était pleine de ces intellectuels! Au déshonneur de la France et à son désordre, Carcassonne avait gagné la richesse d'une mixité culturelle dont il ne reste plus, hélas, qu'une flamme entretenue par la Maison des mémoires.

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Né le 27 mai 1909 à Czortkow en Pologne dans une famille juive, Shayé Blonder fait son premier séjour à Paris en 1926 à l'âge de dix-sept ans. Quatre années plus tard, il s'inscrit à l'Académie des Beaux-arts de cette ville en section d'architecture. Retour vers la Pologne en 1932, à l'Académie des Beaux-arts de Cracovie. Il s'établit définitivement en France en 1937 et suit les cours de l'école du Louvre où il fréquente Chaïm Soutine, Isaac Dobrinski, Pinchus Krémègue... En 1939, il est incorporé dans l'armée polonaise puis démobilisé en 1940 à Toulouse. Aidé par des résistants, il trouve refuge à Aix-en-provence puis dans l'Aude. C'est aux "Escoussols" à Cuxac-Cabardès que s'installera dans la clandestinité Shayé Blonder entre 1943 et 1948. À Carcassonne, il se mariera avec Louise Bonfils, une jeune enseignante de physique-chimie et habitera au numéro 7 de la rue Frédéric Mistral.

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André Blondel et sa fille dans la rue de la gare en 1947

© Collection privée (www.7officiel.com)

Lors de sa clandestinité en raison des ses origines juives, Shayé cotoie Joë Bousquet et ses amis les peintres Max Savy et Jean Camberoque. Il réalise de nombreux tableaux de Carcassonne et trois du poète Bousquet.

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Ce que vous devriez lire sur cette façade située 11, quai Bellevue à Carcassonne, mais que par ignorance vous ne verrez pas :
"Ici, se trouvait l'atelier du peintre André Blondel (1909-1949) de 1943 à 1948, dans lequel il peignit la plupart de ses oeuvres."

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L'église Saint-Vincent

© Chroniques de Carcassonne

En 1944, grâce à de faux papiers Shayé Blonder devient André Blondel. Quatre ans plus tard, il quitte Carcassonne pour Sceaux et Paris. Il décède accidentellement en tombant du second étage de son appartement le 14 juin 1949.

Grâce à MM. Henri Huc, Dominique Sacchi et Alain Signoles et à l'Association des Amis de la Ville et de la Cité, il fut organisé une exposition du 1er avril au 19 avril 1980 dans la salle Joë Bousquet de l'ancienne mairie. Le catalogue illustré recense 86 toiles et 30 dessins. La notice biographique est de Liliane Peyre qui fut l'épouse du peintre. René Nelli retrace l'ouvre de Blondel. Eugène Pech fouille la technique des monotypes chers au peintre et Fernand Dufour explore "le regard d'André Blondel". Quelques lettres accompagnent ce catalogue.

Mise à jour de l'article le 24.11.2016

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