30/03/2016

L'artiste peintre Jean Dubuffet (1901-1985) à Carcassonne chez Joë Bousquet

Nous sommes au début de 1944...

Jean Dubuffet

n'est pratiquement connu de personne. Dans sa chambre sombre et calfeutrée de la rue de Verdun, Joë Bousquet reçoit une lettre de son ami Jean Paulhan au sujet de ce nouveau peintre : "Te parlerai de lui..." Les mois passent et la curiosité du poète Carcassonnais se trouve mise à mal : "Tu me fais griller d'impatience avec Dubuffet..." lui répond-il. 

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© Archives Fondation Dubuffet

Jean Dubuffet en 1945

Durant l'année 1944, Jean Dubuffet envoie une de ses toiles à Joë Bousquet. Il s'agit de "Haut négoce" dont nous avons emprunté la photo ci-dessous à la Fondation Jean Dubuffet.

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© ADAGP, Paris 2016

"Chaque jour, je pense à Dubuffet, et maintenant devant Haut négoce (on est gosse, on naît gosse, on n'est gosse) qu'il m'a envoyé, et qui a chassé la nuit de ma chambre, car pour mieux voir ce tableau, je vis les contrevents ouverts... (Lettre de Jean Paulhan)"

"Ce dimanche aurait été comme effacé de ma vie si je n'avais eu continuellement sous les yeux le petit Dubuffet. Je te devrai et lui devrai d'avoir passé le jour le plus inoubliable, le plus créateur de mon existence... Mais j'avais le Dubuffet ! J'ai d'abord admiré ces couleurs, j'ai vu les trouvailles avant tout, l'art de creuser une teinte avec des lignes, de donner à des bleus, grâce à des traits noirs, une sorte de profondeur ardente. Mais hier soir, déjà, ayant posé la peinture près de Paul Klee j'ai vraiment préféré le Dubuffet et j'ai compris pourquoi."

"Une nouvelle lettre de Joë Bousquet, si émouvante ! il aime bien, vous voyez, mon Haut Négoce". Il a ouvert sa fenêtre et moi, j'aime passionnément ses lettres... (Lettre de Jean Dubuffet à Jean Paulhan)

Le 4 avril 1946, Joë Bousquet écrit au chanoine Sarraute : "Dubuffet m'envoie un admirable recueil de lithos en couleurs". L'année suivante, Jean Dubuffet se déplace à Carcassonne et rend visite à Joë Bousquet. Il réalise coup sur coup trois portrait du poète dans son lit, dont un en grand format se trouve au Museum Of Modern Art de New York (MOMA).

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© ADAGP, Paris 2016

En retour d'une admiration réciproque, Bousquet écrit "Partition" dont la veine poétique est essentiellement issue des liens tissés avec Dubuffet. On pourra lire dans le remarquable ouvrage "Max Ernst, l'imagier des poètes" la note suivante :

"Dans la Romance du seuil, Joë Bousquet intitule une de ses sections "La Rainette du noir" qui renvoie à son texte concomitant sur Dubuffet dans lequel il compare la main de Dubuffet à la rainette du noir."

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On pourra également se référer au catalogue de l'exposition Jean Dubuffet qui se tint au Musée des beaux-arts de Carcassonne en 1998.

Paysages du mental

Sources

La contrition de Joe Bousquet / Gabriel Sarraute / 1981

La chambre de Joe Bousquet / Pierre Cabanne

J. Bousquet : Une vie à corps perdu / E. de la Héronnière 

Remerciement à Fondation J. Dubuffet

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27/03/2016

Une statue méconnue dans la cour de l'Evêché...

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Dans la cour de l'évêché de Carcassonne, située derrière le chevet de l'église des Carmes se trouve un enfeu dans lequel nous avons remarqué une statue de la Vierge Marie.

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Il s'agit d'une sculpture en marbre signée Cabrol en avril 1876. Qui était ce Cabrol ? Nous l'ignorons, il faudrait que sur ce point la responsable des objets sacrés de département de l'Aude puisse nous venir en aide. A moins, que cette statue ne soit pas répertoriée ; auquel cas, elle court le danger de disparaître un jour de la circulation et de se retrouver chez quelque antiquaire recéleur. 

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C'est précisément à cet endroit qu'au début du XXe siècle, l'oeuvre des Carmes jouait la Passion du Christ avec de nombreux fidèles Carcassonnais.

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11/01/2016

La place Carnot en 1858, par l'architecte Louis Boitte (1830-1906)

Qui sait si ce n'est pas la plus ancienne représentation connue de la place aux herbes de Carcassonne, que j'ai le plaisir de vous faire découvrir aujourd'hui. Ce lavis porte au crayon la mention suivante :

Place de Carcassonne, 2 novembre 1858

Il est signé par l'un des plus éminents architectes français du XIXe siècle

Louis François Philippe Boitte

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Au centre de la place, la fontaine en marbre avec Neptune. Le roi des eaux tourne le dos au peintre ; ceci nous donne une indication sur la position dans laquelle il se trouvait au moment du dessin. Il se peut fort bien qu'il était attablé à la terrasse du café qui a précédé l'établissement Julien Not. C'est aujourd'hui, le Crédit agricole.

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Les néréides supportant la vasque ainsi que les dauphins sont remarquablement représentés. Un détail cependant attire l'oeil... Boitte a dessiné entre les dauphins et le grand bassin, un jet d'eau qui n'existe pas sur l'actuelle fontaine. Est-ce une vue de son esprit ou bien a t-il disparu depuis ? Autre élément troublant : le trop plein d'eau s'écoule au-dessus de la vasque et retombe dans le grand bassin. Ceci peut nous apprendre bien des choses sur le fonctionnement de cette fontaine à cette époque.

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Louis Boitte à la Villa Médicis

© Musée d'Orsay

Louis Boitte naît à Paris en 1830 et entre à l'âge de 17 ans à l'école des Beaux-arts. Après ses études, il voyage énormément et se prépare à passer le concours du Grand prix de Rome, qu'il obtient en 1859. On peut supposer sans crainte de se tromper, que Louis Boitte arrive à Carcassonne par le train depuis la gare d'Austerlitz sur la ligne des Chemins de fer d'Orléans et du Midi. Peut-être se rendait-il en Italie pour passer son concours, quand il fit une halte à Carcassonne pour visiter la Cité médiévale promise aux restaurations de Viollet-le-duc.

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Vue des remparts ouest de la Cité médiévale

© Médiathèque du patrimoine

Le dessin ci-dessus signé par Louis Boitte semble être de la même époque, puisque Violet-le-duc restaure cette partie de la Cité à partir de 1855. La tour carrée de l'évêque est achevée, alors que la Porte d'Aude et le château comtal sont encore à l'état de ruine.

Les techniques des architectes

Tous les grands architectes du XIXe siècle maîtrisent l'art du dessin ; cela leur permet d'étudier au plus près les éléments à restaurer. De nombreux dessins de Louis Boitte sont des études réalisées durant son long séjour de quatre ans à la Villa Médicis : ruines de Pompéi, temples romains, statues, etc... Comme son illustre confrère Eugène Viollet-le-duc, il se servira de cette technique pour restaurer le château de Fontainebleau, dont il devient l'architecte en chef en 1877. En 1959, sa famille lègue son important fonds documentaire au Musée château de Fontainebleau ; il sera déposé au Musée d'Orsay en 1986.

Ce lavis représentant la place aux herbes de Carcassonne est actuellement en vente sur ebay.fr. Il serait peut-être intéressant que la ville de Carcassonne en fît l'acquisition pour la collection de son musée des Beaux-arts. Ce serait dommage qu'un tel document aille alimenter un fonds privé qui sera inaccessible au public pour de très longues années...

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31/12/2015

La visite du peintre Edgar Degas à Carcassonne en 1890

Le célèbre peintre impressionniste Edgar Degas (1834-1917) se trouve dans la station thermale de Cauterets à la fin du mois d'août 1890.

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Comme beaucoup de personnes de la "bonne société", il est d'usage de prendre les eaux à cette période de l'année. Le mercredi 3 septembre, il prend le train à Pau pour se rendre à Genève en Suisse et envisage de s'arrêter à Carcassonne dans le but de visiter la Cité médiévale. Ce sont surtout les restaurations de Viollet-le-duc qui attirent la curiosité du peintre. Le voyage ne se déroulera pas selon son plan initial, puisque Degas pris par la faim, fera halte à Toulouse à 6 heures et demi du soir. Ceci l'obligera à attendre jusqu'à 11 heures, un nouveau train en direction de Carcassonne qu'il atteindra seulement deux heures plus tard.

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© Martial Andrieu

L'hôtel Bernard en 1914

Il se couche à l'hôtel Bernard (actuelle Résidence de l'officialité) situé dans la Grand-rue (rue de Verdun), vers 1 heure du matin et se lève une heure plus tard que l'horaire prévu. De sorte qu'il n'a pas pu se rendre par le service de voiture de l'hôtel Bernard, à la Cité et repartir de Carcassonne par le train de 9 heures et demi.

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Degas s'installe à la terrasse du futur café Not (aujourd'hui, agence bancaire) sur la place Carnot. Il sirote une anisette tout en écrivant une lettre à son ami, le peintre Albert Bartholomé :

"Je tiens à vous écrire dans ce lieu et devant le marché ombragé par de beaux platanes."

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La place aux herbes en 1890

Il est 10 heures et demi du matin. Degas repartira vers Cette en direction de Genève à 1 heure de l'après-midi, après avoir déjeuné à l'hôtel Bernard. De ses impressions sur Carcassonne, il indique :

"Je repartirai de ce lieu qui ne me déplaît pas"

Il n'a malheureusement pas posé son chevalet à Carcassonne. Qui sait s'il n'a pas pris un cliché de la Cité, car Degas comme beaucoup de ses collègues s'était pris de passion pour la photographie. Cette visite serait passée inaperçue sans le courrier envoyé à Bartholomé. La bibliothèque municipale de Carcassonne en conserve l'original dans ses archives. Nous espérons qu'après le déménagement à Montquiers et l'épisode malheureux du désherbage de 2010, elle s'y trouve encore.

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Ce courrier se trouve dans l'ouvrage édité chez Grasset en 1931

"Lettres à Degas"

Remerciements 

À madame M-C Ferriol pour son aide

Livre

Edgar Degas / Natalia Brodskaya

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22/10/2015

Ginette Lauer (1914-2001), mécène et femme de lettres

Après une conférence de René Nelli sur Joë Bousquet en 1961 dans la salle des fêtes de la mairie, le journaliste du Midi-Libre acheva son article par cette phrase 

"Il faut remercier la Société des Belles Conférences et féliciter Madame Ginette Lauer de maintenir à Carcassonne une certaine primauté des valeurs de l'esprit. De nos jours, il faut sauver l'intelligence."

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Née en novembre 1914 - seulement quelques mois après le début de la Grande guerre - Ginette Lauer épouse ensuite Jacques-Ernest Lauer, le dernier représentant de la brasserie Fritz Lauer fondée au XIXe siècle dans le quartier de la Trivalle. Cette femme cultivée et élégante - lauréate à 16 ans des Jeux floraux de poésie - fut des nombreux visiteurs de la chambre de Joë Bousquet, après s'être occupée bénévolement de la bibliothèque municipale avant guerre. Elle s'investit ensuite pleinement dans les domaines artistiques, à la fin des années 1950. A t-on oublié qu'elle fut à l'origine de la création du Festival de la Cité, dont elle assurait la gestion administrative aux côtés de Jean Deschamps ? Le compagnon de route de Jean Vilar participa avec Henri Castella et  Clément Cartier à l'ouverture de Fontgrande, au pied de la Cité. Ce domaine - propriété actuelle de Christine Pujol - avait été acquis par Ginette Lauer ; il fut le lieu d'exposition et de concerts de nombreux artistes. Parmi eux, le jeune débutant Henri Gougaud animait de ses textes et avec sa guitare quelques soirées.

Portons au crédit de Madame Lauer son dévouement au sein des Jeunesses Musicales de France avec Robert Meynard et Louis Signoles.

La galerie Mistral

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© chroniques de Carcassonne

La librairie de la Cité vers 1990

Vers 1957, Ginette Lauer rachète la librairie de la Cité - rue G. Clémenceau - à Vitalis Cros.  La vente de livres est conservée au rez-de-chaussée et une galerie d'art s'implante au premier étage dans un cadre feutré. L'accès se fait depuis la rue Frédéric Mistral dont elle empruntera le nom. On se souviendra de Charles Castres, le charismatique vendeur de cette librairie.

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Jean Cau dédicace "La pitié de Dieu" (Prix Goncourt), à la librairie Mistral en 1961

Le 28 avril 1961, la galerie est inaugurée après son agrandissement et sa rénovation. Tout a été repensé : éclairage, suspensions par chaînettes à crémaillères, meubles de style... Jean Deschamps et Henry de Monfreid honorent de leurs présences cet évènement. Les oeuvres de Georges Artemoff sont en vedette, ce jour-là.

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Exposition Gérard Calvet en février 1962

Au centre, le poète Jean Lebrau entouré de Ramon Marti et de Gérard Calvet

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Exposition Toulouse-Lautrec et Tiné

À gauche, M. Hussenot, le mari de Tiné, parle à un groupe de jeunes des sculptures de sa femme. Accrochées au mur, les toiles abstraites de Lautrec.

La galerie Mistral exposa des peintures, tapisseries, dessins, lithographies et céramiques. Parmi les peintres de renom : Pierre Palué, Desnoyers, Brayer, Lhotte, Simone Oddou, Camoin, Lotiron et Gromaire, Max Savy, Declaux, Bardou, De Galkeim. Ajoutons les gravures sur bois de Jean Camberoque et la céramique de Saint-Avit. Bien entendu, les visiteurs pouvaient acquérir des oeuvres pour un prix allant de 12000 à 15000 nouveaux francs.

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© Charles Camberoque

Gravure sur bois de J. Camberoque

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Exposition Moussia de Saint-Avit (1961)

Moussia s'entretient avec M. Jules Fil (Maire de Carcassonne) accompagné par son épouse. À gauche, M. Joulia (adjoint au maire)

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Armand Meffre, peintre et acteur

Ginette Lauer s'éteint à l'âge de 87 ans en novembre 2001 à Saint-Didier (Vaucluse). Nous espérons par cet hommage que de nombreux Carcassonnais se souviendront et que d'autres, connaîtront désormais le nom de cet illustre femme d'esprit.

Merci à sa fille Bénédicte pour l'ensemble de ses archives

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22/09/2015

Jean Camberoque (1917-2001), artiste peintre

Jean Camberoque naît le 23 février 1917 à Carcassonne et commence à peintre en 1939 dans la maison de ses parents, dans laquelle il établira son atelier.

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Jean Camberoque en 1925

Grâce au poète Joë Bouquet, il fréquente sa chambre pendant la Seconde guerre mondiale où il croise à cette époque les artistes et intellectuels ayant fui Paris : Louis Aragon, Max Ernst, Paul Éluard, Julien Benda, Hans Bellmer... Bousquet fait bien davantage que l'encourager, il le pousse à s'affirmer dans son art et lui confie l'illustration de l'un de ses livres. Tout ceci ne se fera pas sans quelques prises de bec qui feront dire à Bousquet :

"Quand on a un don, on passe toute son existence à le faire pardonner"

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Dans son atelier en 1987

Le peintre dans sa quête d'absolu s'essaiera à de nouvelles techniques sur des supports très différents allant de la peinture à la sculpture, de la céramique au béton. On retrouve d'ailleurs dans Carcassonne et dans le département de l'Aude, un nombre important d'oeuvres signées Camberoque. Tant et si bien que très souvent, elles sont pour ainsi dire oubliées voire saccagées.

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Le dernier voyage de Zavatta en 1994

Fasciné par James Ensor qui a passé son existence à peintre des masques et des visages torturés, Jean Camberoque dans un style qui lui est propre semble s'inspirer de lui. Son monde caché se trouve à l'intérieur d'un carnaval humaniste, dans lequel les classes de la société s'effacent sous l'effet du niveau et de la perpendiculaire de ses traits libertins. Autour de cet univers s'articule tantôt la puissance d'une bacchanale dansée sous les arcades Limouxine d'un après-midi de février, tantôt les feux de bengale d'un embrasement Carcassonnais.

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© Chroniques de Carcassonne

En 1995, le hall de la gare de SNCF de Carcassonne a été entièrement rénové. À cette occasion, une fresque de Camberoque a été inaugurée en présence de Jacques Blanc (Conseil régional), Raymond Courrière (Conseil général) et Raymond Chésa (Ville de Carcassonne). Cette oeuvre trône encore dans le halle de la gare. On peut admirer un arlequin de Camberoque contre la façade du magasin Chonier, rue de Verdun. 

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Cette céramique se trouve sur la RD 168 menant à Narbonne-plage sur un transformateur EDF. Elle avait été commandée par M. Madaule, maire de Narbonne, au moment de la construction de la route à travers le massif de la Clape.

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Nicole Cathala, adjointe à la culture en 2013 avait constaté la dégradation de cette oeuvre ; les élus avaient alors décidé de réhabiliter l'œuvre via une entreprise locale spécialisée. 

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Elle a été démontée pièce à pièce par l'entreprise Champion de Capestang, spécialisée dans la restauration du patrimoine. Le compagnon Emmanuel Boutigny, spécialisé dans ce travail précieux et précis mais aussi dans la taille de pierre a posé les carreaux avec beaucoup de minutie. Les élus ont décidé de l'implanter sur une façade de l'Office de tourisme, bien visible de l'avenue des vacances, à l'entrée de Narbonne-plage.

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Après avoir exposé dans l'Aude, la notoriété du peintre gagnera Paris et l'Europe à partir de 1953. Ce sont ensuite le Liban, le Maghreb et les États-Unis qui reconnaîtront la valeur des oeuvres de l'artiste Carcassonnais. Jean Camberoque meurt le 2 juin 2001 à Carcassonne, une ville qu'il n'aura jamais voulu quitter. Comme tant d'autres... Depuis 2003, une rue porte son nom dans le lotissement de Bourriac.

 

Expositions

 1948 Librairie Louis GALLY, Carcassonne (FRANCE)

 1949 Galerie BONNET : peintures, Montpellier (FRANCE)

 1950 Galerie ART et DECORATION : peintures, Montpellier (FRANCE)

 1951 Galerie Maurice OEUILLET : peintures, Montpellier (FRANCE)

 1953 Céramique des Maîtres de la Peinture Contemporaine, Lausanne (SUISSE)

 1954 Peintures, Göteborg (SUEDE)

 Céramiques, Oran (ALGERIE)

 1955 Salle ARAGO : peintures, Perpignan (FRANCE)

 Galerie MIRADOR : Céramiques, Paris (FRANCE)

 1956 Céramiques des Maîtres de la Peinture Contemporaine, Cannes (FRANCE)

 1959 Peintures, Barcelone (ESPAGNE)

 1960 Musée International : Maîtres de la Céramique française, Faenza (ITALIE)

 1963 Musée International : Maîtres de la Céramique française, Faenza (ITALIE)

 1964 PALAIS DE LA MEDITERRANEE : « Le Midi des Peintres », Nice (FRANCE)

 Galerie BOLER : peintures, Paris (FRANCE)

 1965 PALAIS DE LA MEDITERRANEE : « Douze Jeunes Peintres autour de Bonnard », Nice (FRANCE)

 Galerie BOISSIERE : peintures, Paris (FRANCE)

 1966 Galerie BOISSIERE : dessins et aquarelles, Paris (FRANCE)

 1970 Galerie BOISSIERE : peintures, Paris (FRANCE)

 1971 TALISMAN Gallery : lithograhies, Laguna-Beach (ETATS-UNIS)

 EMERGING ARTISTS Gallery : peintures, Washington (ETATS-UNIS)

 1972 Galerie ANDRIEU : peintures, Toulouse (FRANCE)

 1973 Palais ZACHETA : Salon d’Automne, Varsovie (POLOGNE)

 1974 Galerie AZIZA : peintures, Londres (ANGLETERRE)

 Salon d’Automne, Téhéran (IRAN)

 TRIAD CONDAS INTERNATIONAL : peintures, Beyrouth (LIBAN)

 1975 Galerie ALPHA : peintures, Vevey (SUISSE)

 1976 Galerie de LA MAIN DE FER : peintures, Perpignan (FRANCE)

 Galerie de LA TOUR : peintures, Bazens (FRANCE)

 1977 MARSHALL FIELD Gallery : peintures, Chicago (ETATS-UNIS)

 1978 MARSHALL FIELD Gallery : peintures, Chicago (ETATS-UNIS)

 ORANGERIE DU CHATEAU : peintures, Versailles (FRANCE)

 1979 Peintures, Castelnaudary (FRANCE)

 1980 Musée GOYA : peintures, Castres (FRANCE)

 1981 Galerie de LA MAIN DE FER : peintures, Perpignan (FRANCE)

 1984 Musée des BEAUX-ARTS : peintures –paysages, Carcassonne (FRANCE)

 1985 ORANGERIE DU CHATEAU : peintures, Versailles (FRANCE)

 1986 Musée des BEAUX-ARTS : peintures, Carcassonne (FRANCE)

 Palais des Congrès : peintures, Revel (FRANCE)

 Institut Français : peintures – Barcelone (ESPAGNE)

 Peintres du Roussillon – Hanovre (ALLEMAGNE)

 Florence et Georges MAURY : peintures – Revel (FRANCE)

 Salon d’Octobre – Brive (FRANCE)

 1987 Espace MOLIERE : peintures – Agde (FRANCE)

 Fondation Firmin BAUBY : peintures – Perpignan (FRANCE)

 Galerie LA GIROUETTE, exposition permanente -Cité de Carcassonne (FRANCE)

 Hommage aux Cahiers du Sud : peintures – Carcassonne (FRANCE)

 Salon des Méridionaux – Toulouse (FRANCE)

 Galerie L’OCCITADELLE : peintures – Montségur (FRANCE)

 Hommage à Gaston MASSAT – Foix (FRANCE)

 199.. Exposition - Rodez (FRANCE)

 1991 Exposition - Montpellier (FRANCE) 

1995 Accrochage toile monumentale pour installation définitive en Gare de Carcassonne

2000 Musée des BEAUX-ARTS, « Rétrospective Jean Camberoque » - Carcassonne (FRANCE)

Maison des Mémoires – Centre JOE BOUSQUET : « Jean Camberoque et le dessin » - Carcassonne (FRANCE)

2001 Jean et Charles Camberoque : Peinture et photographie Château de Siran (FRANCE)

 

Bibliographie

 « Le Midi des Peintres » par Pierre CABANNE, éditions Hachette

« Joë Bousquet » par S.ANDRE et G.MASSAT, collection Poètes d’Aujourd’hui, éditions Seghers

« En Languedoc » par Jean LEBRAU, La Nouvelle Revue des Deux Mondes

« Camberoque chez Goya » par Charles COURRIERE, éditions Aude Magazine

 

Illustrations

Joë BOUSQUET « Le Meneur de Lune », éditions J.-P. Janin

Michel MAURETTE « La Crue », éditions l’Amitié par le Livre

Michel MAURETTE « L’enfant des loups », éditions l’Amitié par le Livre

Jean LEBRAU « Poèmes », éditions Subervie

Graham GREENE « Deux cœurs sensibles » Nouvelle, Le Figaro littéraire

Pierre GASCAR « Ce drôle d’oiseau » Nouvelle, Le Figaro littéraire

Yves GANDON « Don Giovanni » Nouvelle, Le Figaro littéraire

Georges GUILLE « Des vies de chiens » Contes, éditions de la Table Rondes

Pierre LOUBIERE Poèmes, éditions Subervie

Pierre GOUGAUD « Grand-mère m’a raconté », éditions Verdier

Gaston MASSAT « Bestiaire d’amour », éditions Verdier

Prosper MONTAGNE « Le Festin occitan », éditions de l’Atelier du Gué et Jacques Brémond

Revue LOESS Dessins n°9 et n°16/17

Joë BOUSQUET « Papillon de neige » éditions Verdier

« Un amour couleur de thé », éditions Verdier

Portrait, éditions Albin Michel

Portrait, éditions Gallimard

Dessins, éditions Pierre Seghers

 

Salons

Sociétaire des Salons d’Automne et de la Société Nationale des Beaux-Arts

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