07/10/2015

André Delmas alias Teddy Rambaud

Teddy Rambaud alias André Delmas, outre son métier d'agent des postes, a animé pendant près de 50 ans les nuits de notre ville. Musicien autodidacte comme la majorité des jeunes dont les parents n'avaient pas les moyens de payer des cours de musique, il intègre le Hot Club de jazz de Carcassonne.

delmas.jpg

Pierre Alay, André Delmas et Raymond Buisan devant le Congo

Il est dans cette formation contrebassiste mais son véritable amour c'est l'accordéon. Il crée au sortir des années 1950, son propre orchestre de bal où il fait danser dans le grand salon du Terminus, au Païcherou ou au Congo. Ce Congo (aujourd'hui, Le Conti), dont il sera le pianiste attitré jusqu'à sa fermeture en 1955 et où passera Jacques Brel et Johnny Hallyday.

454660770.jpg

 On retrouvera André Delmas au Conti quand Manu Pena le reprendra en 1992. Teddy Rambaud restera comme un homme affable et charmeur qui connaissait sur le bout des doigts le répertoire des tangos de Carlos Gardel. Il nous a quitté en 1996 mais si vous passez au Conti, son âme y est encore quelque part...

Capture d’écran 2015-10-07 à 10.49.02.png

En 1981, Teddy Rambaud au piano dans la Cav'conc' du Tonneau, rue du pont-vieux.

_______________________

© Tous droits réservés/ Musique et patrimoine/ 2015

05/10/2015

Marius Authier et son fidèle destrier

C'est d'abord l'histoire d'une famille de maraîchers qui cultivait deux ou trois hectares à la plaine Mayrevieille au début du vingtième siècle et que la grande guerre ne va pas épargner. Les Assens vivaient chichement mais heureux avant 1914; un hectare pour la production maraîchère et les autres pour l'alimentation des chevaux et autres cochons. Des trois garçons capables de travailler la terre, un seul reviendra de cette fichue guerre obligeant pendant et après le conflit  leurs soeurs à remplacer le labeur des hommes. Dans cette fratrie, seule Madeleine percera le coeur et trouvera l'amour d'un homme vaillant mais atypique: Marius Authier.

2025693337.jpg

Marius Authier n'était pas destiné au jardinage car lui, c'était plutôt la pierre. En s'installant dans le quartier des capucins, il va néanmoins reprendre le flambeau de sa belle famille.

757832431 copie.jpg

Entre 1950 et 1975, Marius Authier allait qu'il pleuve ou qu'il vente, vendre sa production sur le marché sur sa jardinière tirée par Pompon. Ce maraîcher poète commandait son cheval à la voix et il lui arrivait parfois de devoir dresser un constat à l'amiable, avec un automobiliste dans les rues de Carcassonne.

273396575.jpg

Après 1975, un incendie dans une grange de la ferme des capucins ravagea l'attelage nommé La jardinière. Marius Authier la remplaça par un camion qu'il fit tirer par son jument Marquise. Oui, car cet attelage s'appelle ainsi et donna le nom aux engins à moteur entourés de ferrailles que l'on trouve sur nos routes. A l'arrivée de Marius en ville, les policiers bloquaient le centre pour libérer la passage. L'attelage heurtant parfois les véhicules en stationnement, Marius dut se résoudre à l'abandonner au début des années 1980.

2724949839 copie.jpg

Madeleine Assens épouse Authier, vendait ses légumes sur le marché de la place Carnot

2668316415.jpg

Pour élargir leurs revenus, Madeleine faisait venir des chrysanthèmes qu'elle vendait pour la toussaint. Marius s'en est allé à la fin des années 1980 et avec lui s'acheva l'épopée du maraîcher-poète....

Crédit photos

Albert Authier

Cicérone

Jacques Blanco

________________________________________

© Tous droits réservés/ Musique et patrimoine/ 2015

 

 

02/10/2015

Gustave Bocquet (1884-1973), un chef d'orchestre oublié...

Bien avant la Fabrique des Arts et ses professeurs de musique, Carcassonne connut une vie intense d'un point de vue musical. Il est dommage que la nouvelle génération faute de curiosité ne porte pas d'intérêt à ce passé sans lequel nous ne serions que peu de choses. On ne peut certes pas vivre avec un rétroviseur, mais tourner le dos à ce point, à tout ce qui constitue la tradition musicale française, est-ce raisonnable ? N'avoir aucun regard vers nos illustres compositeurs régionaux et pour tout ce qui fait l'originalité de notre Languedoc, est-ce bien digne de la mission culturelle qui vous a été confiée ? A moins que vous n'ayez que dédain et mépris pour ceux qui vous ont précédé...

2029199337.jpg

 

Gustave Bocquet est né en 1884 à Castelreng dans l'Aude. Après des études de musique, il obtient un premier prix de trompette du conservatoire de Toulouse. Par la suite, il est incorporé dans l'orchestre du théâtre municipal de Carcassonne qui accompagne tous les chanteurs de passage, les opéras, les opérettes et les revues. Cet ensemble est dirigé par Michel Mir qui est également le chef de l'harmonie municipale. Gustave Bocquet comme c'était l'usage à cette époque, en contrepartie de sa participation à l'orchestre se vit proposer une place d'employé à la mairie où il finit sa carrière comme chef du personnel. A la mort de Michel Mir en 1958, c'est lui qui prit la charge de lui succéder à la tête de l'harmonie municipale. Sa manière de diriger était précise, ses observations lui permettaient d'obtenir de ses musiciens d'excellents résultats. En 1968, soit dix années plus tard, Gustave Bocquet est dirigé vers la sortie, malgré ses états de service, en raison de son âge... C'est son élève, René Cadrès qui le remplace. Il finit sa vie à l'hôpital de Limoux, oublié de tous. Il est décédé le 16 mars 1973.

_________________________________

© Tous droits réservés/ Musique et patrimoine/ 2015

22/09/2015

Jean Camberoque (1917-2001), artiste peintre

Jean Camberoque naît le 23 février 1917 à Carcassonne et commence à peintre en 1939 dans la maison de ses parents, dans laquelle il établira son atelier.

J Camberoque enfant 1925 environ.jpg

Jean Camberoque en 1925

Grâce au poète Joë Bouquet, il fréquente sa chambre pendant la Seconde guerre mondiale où il croise à cette époque les artistes et intellectuels ayant fui Paris : Louis Aragon, Max Ernst, Paul Éluard, Julien Benda, Hans Bellmer... Bousquet fait bien davantage que l'encourager, il le pousse à s'affirmer dans son art et lui confie l'illustration de l'un de ses livres. Tout ceci ne se fera pas sans quelques prises de bec qui feront dire à Bousquet :

"Quand on a un don, on passe toute son existence à le faire pardonner"

camberoque atelier 1987.jpg

Dans son atelier en 1987

Le peintre dans sa quête d'absolu s'essaiera à de nouvelles techniques sur des supports très différents allant de la peinture à la sculpture, de la céramique au béton. On retrouve d'ailleurs dans Carcassonne et dans le département de l'Aude, un nombre important d'oeuvres signées Camberoque. Tant et si bien que très souvent, elles sont pour ainsi dire oubliées voire saccagées.

derniervoyagedezavatta1994.gif

Le dernier voyage de Zavatta en 1994

Fasciné par James Ensor qui a passé son existence à peintre des masques et des visages torturés, Jean Camberoque dans un style qui lui est propre semble s'inspirer de lui. Son monde caché se trouve à l'intérieur d'un carnaval humaniste, dans lequel les classes de la société s'effacent sous l'effet du niveau et de la perpendiculaire de ses traits libertins. Autour de cet univers s'articule tantôt la puissance d'une bacchanale dansée sous les arcades Limouxine d'un après-midi de février, tantôt les feux de bengale d'un embrasement Carcassonnais.

813681053.jpg

© Chroniques de Carcassonne

En 1995, le hall de la gare de SNCF de Carcassonne a été entièrement rénové. À cette occasion, une fresque de Camberoque a été inaugurée en présence de Jacques Blanc (Conseil régional), Raymond Courrière (Conseil général) et Raymond Chésa (Ville de Carcassonne). Cette oeuvre trône encore dans le halle de la gare. On peut admirer un arlequin de Camberoque contre la façade du magasin Chonier, rue de Verdun. 

camberoque

Cette céramique se trouve sur la RD 168 menant à Narbonne-plage sur un transformateur EDF. Elle avait été commandée par M. Madaule, maire de Narbonne, au moment de la construction de la route à travers le massif de la Clape.

Capture d’écran 2015-09-22 à 10.32.34.png

 

Nicole Cathala, adjointe à la culture en 2013 avait constaté la dégradation de cette oeuvre ; les élus avaient alors décidé de réhabiliter l'œuvre via une entreprise locale spécialisée. 

camberoque

Elle a été démontée pièce à pièce par l'entreprise Champion de Capestang, spécialisée dans la restauration du patrimoine. Le compagnon Emmanuel Boutigny, spécialisé dans ce travail précieux et précis mais aussi dans la taille de pierre a posé les carreaux avec beaucoup de minutie. Les élus ont décidé de l'implanter sur une façade de l'Office de tourisme, bien visible de l'avenue des vacances, à l'entrée de Narbonne-plage.

camberoque

Après avoir exposé dans l'Aude, la notoriété du peintre gagnera Paris et l'Europe à partir de 1953. Ce sont ensuite le Liban, le Maghreb et les États-Unis qui reconnaîtront la valeur des oeuvres de l'artiste Carcassonnais. Jean Camberoque meurt le 2 juin 2001 à Carcassonne, une ville qu'il n'aura jamais voulu quitter. Comme tant d'autres... Depuis 2003, une rue porte son nom dans le lotissement de Bourriac.

 

Expositions

 1948 Librairie Louis GALLY, Carcassonne (FRANCE)

 1949 Galerie BONNET : peintures, Montpellier (FRANCE)

 1950 Galerie ART et DECORATION : peintures, Montpellier (FRANCE)

 1951 Galerie Maurice OEUILLET : peintures, Montpellier (FRANCE)

 1953 Céramique des Maîtres de la Peinture Contemporaine, Lausanne (SUISSE)

 1954 Peintures, Göteborg (SUEDE)

 Céramiques, Oran (ALGERIE)

 1955 Salle ARAGO : peintures, Perpignan (FRANCE)

 Galerie MIRADOR : Céramiques, Paris (FRANCE)

 1956 Céramiques des Maîtres de la Peinture Contemporaine, Cannes (FRANCE)

 1959 Peintures, Barcelone (ESPAGNE)

 1960 Musée International : Maîtres de la Céramique française, Faenza (ITALIE)

 1963 Musée International : Maîtres de la Céramique française, Faenza (ITALIE)

 1964 PALAIS DE LA MEDITERRANEE : « Le Midi des Peintres », Nice (FRANCE)

 Galerie BOLER : peintures, Paris (FRANCE)

 1965 PALAIS DE LA MEDITERRANEE : « Douze Jeunes Peintres autour de Bonnard », Nice (FRANCE)

 Galerie BOISSIERE : peintures, Paris (FRANCE)

 1966 Galerie BOISSIERE : dessins et aquarelles, Paris (FRANCE)

 1970 Galerie BOISSIERE : peintures, Paris (FRANCE)

 1971 TALISMAN Gallery : lithograhies, Laguna-Beach (ETATS-UNIS)

 EMERGING ARTISTS Gallery : peintures, Washington (ETATS-UNIS)

 1972 Galerie ANDRIEU : peintures, Toulouse (FRANCE)

 1973 Palais ZACHETA : Salon d’Automne, Varsovie (POLOGNE)

 1974 Galerie AZIZA : peintures, Londres (ANGLETERRE)

 Salon d’Automne, Téhéran (IRAN)

 TRIAD CONDAS INTERNATIONAL : peintures, Beyrouth (LIBAN)

 1975 Galerie ALPHA : peintures, Vevey (SUISSE)

 1976 Galerie de LA MAIN DE FER : peintures, Perpignan (FRANCE)

 Galerie de LA TOUR : peintures, Bazens (FRANCE)

 1977 MARSHALL FIELD Gallery : peintures, Chicago (ETATS-UNIS)

 1978 MARSHALL FIELD Gallery : peintures, Chicago (ETATS-UNIS)

 ORANGERIE DU CHATEAU : peintures, Versailles (FRANCE)

 1979 Peintures, Castelnaudary (FRANCE)

 1980 Musée GOYA : peintures, Castres (FRANCE)

 1981 Galerie de LA MAIN DE FER : peintures, Perpignan (FRANCE)

 1984 Musée des BEAUX-ARTS : peintures –paysages, Carcassonne (FRANCE)

 1985 ORANGERIE DU CHATEAU : peintures, Versailles (FRANCE)

 1986 Musée des BEAUX-ARTS : peintures, Carcassonne (FRANCE)

 Palais des Congrès : peintures, Revel (FRANCE)

 Institut Français : peintures – Barcelone (ESPAGNE)

 Peintres du Roussillon – Hanovre (ALLEMAGNE)

 Florence et Georges MAURY : peintures – Revel (FRANCE)

 Salon d’Octobre – Brive (FRANCE)

 1987 Espace MOLIERE : peintures – Agde (FRANCE)

 Fondation Firmin BAUBY : peintures – Perpignan (FRANCE)

 Galerie LA GIROUETTE, exposition permanente -Cité de Carcassonne (FRANCE)

 Hommage aux Cahiers du Sud : peintures – Carcassonne (FRANCE)

 Salon des Méridionaux – Toulouse (FRANCE)

 Galerie L’OCCITADELLE : peintures – Montségur (FRANCE)

 Hommage à Gaston MASSAT – Foix (FRANCE)

 199.. Exposition - Rodez (FRANCE)

 1991 Exposition - Montpellier (FRANCE) 

1995 Accrochage toile monumentale pour installation définitive en Gare de Carcassonne

2000 Musée des BEAUX-ARTS, « Rétrospective Jean Camberoque » - Carcassonne (FRANCE)

Maison des Mémoires – Centre JOE BOUSQUET : « Jean Camberoque et le dessin » - Carcassonne (FRANCE)

2001 Jean et Charles Camberoque : Peinture et photographie Château de Siran (FRANCE)

 

Bibliographie

 « Le Midi des Peintres » par Pierre CABANNE, éditions Hachette

« Joë Bousquet » par S.ANDRE et G.MASSAT, collection Poètes d’Aujourd’hui, éditions Seghers

« En Languedoc » par Jean LEBRAU, La Nouvelle Revue des Deux Mondes

« Camberoque chez Goya » par Charles COURRIERE, éditions Aude Magazine

 

Illustrations

Joë BOUSQUET « Le Meneur de Lune », éditions J.-P. Janin

Michel MAURETTE « La Crue », éditions l’Amitié par le Livre

Michel MAURETTE « L’enfant des loups », éditions l’Amitié par le Livre

Jean LEBRAU « Poèmes », éditions Subervie

Graham GREENE « Deux cœurs sensibles » Nouvelle, Le Figaro littéraire

Pierre GASCAR « Ce drôle d’oiseau » Nouvelle, Le Figaro littéraire

Yves GANDON « Don Giovanni » Nouvelle, Le Figaro littéraire

Georges GUILLE « Des vies de chiens » Contes, éditions de la Table Rondes

Pierre LOUBIERE Poèmes, éditions Subervie

Pierre GOUGAUD « Grand-mère m’a raconté », éditions Verdier

Gaston MASSAT « Bestiaire d’amour », éditions Verdier

Prosper MONTAGNE « Le Festin occitan », éditions de l’Atelier du Gué et Jacques Brémond

Revue LOESS Dessins n°9 et n°16/17

Joë BOUSQUET « Papillon de neige » éditions Verdier

« Un amour couleur de thé », éditions Verdier

Portrait, éditions Albin Michel

Portrait, éditions Gallimard

Dessins, éditions Pierre Seghers

 

Salons

Sociétaire des Salons d’Automne et de la Société Nationale des Beaux-Arts

__________________________

© Tous droits réservés/ Musique et patrimoine/ 2015

21/09/2015

Une famille retrouvée 100 ans après sur une carte postale de la Cité

A la fin du XIXe siècle paraissent les premières cartes postales sur la cité de Carcassonne. C'est ce qu'on appelle dans le jargon des collectionneurs: "des précurseurs". Elles se distinguent des autres par le fait qu'au verso, il n'y a la place que pour écrire l'adresse du destinataire. Il était interdit dans un premier temps d'écrire du texte, puis petit à petit on a pris la liberté de mettre les messages sur le recto de la carte. Ainsi, certaines d'entre elles sont surchargées à tel point qu'on ne voit plus de paysage. Vers 1910, le verso sera séparé en deux pour permettre l'insersion des messages et de l'adresse.

2164374126.jpg

L'adresse était souvent succincte comme ci-dessus :

 "Mlle Amandine Sournies. Dans sa famille à Montlaur". 

Si vous envoyez aujourd'hui une adresse aussi peu renseignée (même pour un petit village des Corbières), le facteur aura t-il le temps de faire le tour pour chercher la bonne boite à lettre? Avec le minutage imposé par sa direction sur des tournées de plus en plus longues, c'est plus difficile...

4223789326.jpg

Les cartes postales carcassonnaises ressemblent à celle-ci. D'abord ce sont des éditeurs parisiens, puis les commerçants de la ville se lancent dans l'édition: Victorine Cals, Jordy, Piquemal, Abadie, Rouan, Editions du Paris-carcassonne, Roudière... Ci-dessus on voit un groupe de personnes dans une des rues, formées par les maisons ventouses qui occupaient encore les lices au début du XXe siècle. Cette carte, outre son aspect historique, a énormément de valeur. Pourquoi? Un homme au début du siècle dernier (M. Cousin) a pris soin de noter au verso, le nom des gens sur la photo. Nous avons donc retrouvé les visages d'une famille Carcassonnaise en 1903.

3160511454.jpg

De gauche à droite:

Henri Salatché, François Salatché, Adèle Salatché épouse d'Henri, Marie de Teulé, Mimi Haener, Mme Haener, Nenette Haener.

Crédit photo

Coll. David Scagliola

__________________________________

© Tous droits réservés/ Musique et patrimoine/ 2015

Une famille retrouvée 100 après sur une carte postale de la Cité

A la fin du XIXe siècle paraissent les premières cartes postales sur la cité de Carcassonne. C'est ce qu'on appelle dans le jargon des collectionneurs: "des précurseurs". Elles se distinguent des autres par le fait qu'au verso, il n'y a la place que pour écrire l'adresse du destinataire. Il était interdit dans un premier temps d'écrire du texte, puis petit à petit on a pris la liberté de mettre les messages sur le recto de la carte. Ainsi, certaines d'entre elles sont surchargées à tel point qu'on ne voit plus de paysage. Vers 1910, le verso sera séparé en deux pour permettre l'insersion des messages et de l'adresse.

2164374126.jpg

L'adresse était souvent succincte comme ci-dessus :

 "Mlle Amandine Sournies. Dans sa famille à Montlaur". 

Si vous envoyez aujourd'hui une adresse aussi peu renseignée (même pour un petit village des Corbières), le facteur aura t-il le temps de faire le tour pour chercher la bonne boite à lettre? Avec le minutage imposé par sa direction sur des tournées de plus en plus longues, c'est plus difficile...

4223789326.jpg

Les cartes postales carcassonnaises ressemblent à celle-ci. D'abord ce sont des éditeurs parisiens, puis les commerçants de la ville se lancent dans l'édition: Victorine Cals, Jordy, Piquemal, Abadie, Rouan, Editions du Paris-carcassonne, Roudière... Ci-dessus on voit un groupe de personnes dans une des rues, formées par les maisons ventouses qui occupaient encore les lices au début du XXe siècle. Cette carte, outre son aspect historique, a énormément de valeur. Pourquoi ? Un homme au début du siècle dernier (M. Cousin) a pris soin de noter au verso, le nom des gens sur la photo. Nous avons donc retrouvé les visages d'une famille Carcassonnaise en 1903.

3160511454.jpg

De gauche à droite:

Henri Salatché, François Salatché, Adèle Salatché épouse d'Henri, Marie de Teulé, Mimi Haener, Mme Haener, Nenette Haener.

Crédit photo

Coll. David Scagliola

__________________________________

© Tous droits réservés/ Musique et patrimoine/ 2015