05/11/2013

L'homme qui sauva Joë Bousquet

L'écrivain audois Joë Bousquet (1897-1950), comme chacun le sait a passé plus de la moitié de sa vie alité, en raison d'une paralysie consécutive à une blessure lors de la grande guerre. Dans sa chambre dont il tenait les volets clos, il reçut les plus grands penseurs et poètes de son temps: André Gide, Louis Aragon, Julien Benda...etc. Sa maison située dans la rue de Verdun abrite aujourd'hui La maison des mémoires; l'on peut visiter sa chambre telle qu'elle fut au moment de son décès.

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Joë Bousquet

(1897-1950)

Ce que l'on dit moins peut-être, mais qui n'est pas sans importance, c'est que Bousquet dut sa vie à un homme. Sans son intervention, le poète ne serait jamais hélas revenu de l'enfer de 14-18.

Cet homme s'appelait...

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Alfred Ponsinet

"Nous sommes dans l'Aisne, sur le plateau de Brenel, dans la nuit du 26 au 27 mai 1918, les divisions allemandes se massent en vue d'une grande offensive, à croire décisive pour eux, et le 27 mai au matin, les observateurs regardent à la jumelle et signalent la présence de cette masse de soldats de toutes les armes, qui attendent l'heure H. C'est la grande ruée sur les troupes françaises de la 39e division, qui tiennent ce secteur. Le capitaine Houdard, commandant de la 3e compagnie du 156e régiment d'infanterie, demande de toute urgence le lieutenant Bousquet qui se présente aussitôt à son supérieur. Celui-ci lui explique la mission qu'il doit remplir. Cette mission très périlleuse, consiste à prendre contact avec l'ennemi. Il faut constituer immédiatement une patrouille. Mais le lieutenant ne veut qu'une poignée d'hommes. Il demande au sergent Sales s'il veut être de la mission, sa réponse est affirmative. Il interroge le caporal Potard, même réponse; il se retourne vers moi et je réponds: "Oui! mon lieutenant." Nous partirons donc avec lui, une confiance et un moral de fer, le lieutenant avec son révolver, le sergent Sales, sa musette bourrée de grenades, ainsi que le caporal Potard, Ponsinet armé de son fusil mitrailleur. Nous partons et nous marchons déjà depuis un long moment, lorsque nous voyons venir dans notre direction une estafette à cheval qui remet un pli au lieutenant lui annonçant que nous devons faire demi-tour. Il dit simplement: "Nous continuons, en avant". Le cavalier repart et nous admirons le courage de notre chef. Quelle cible en plein découvert! Car déjà les obus éclatent, c'est un tir de harcèlement sur nos arrières. Nous marchons plus lentement, nous sentons que les patrouilles d'avant-garde allemandes ne sont pas loin. Disposées de trente en trente mètres d'intervalles, elles progressent, alles aussi, avec prudence.

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"Encore quelques mètres et nous tombons sur l'une d'elles. Devant nous les ennemis se dressent, mais nous sommes plus prompts qu'eux, une rafale de mon fusil, quelques jets de grenades de mes deux camarades et la patrouille allemande est anéantie. Mais une seconde se lève à trente mètres. Le lieutenant Bousquet me fait signe de tirer dessus. Hélas! Au même instant il me tombe dans les jambes en disant: "Je vais mourir ici, j'ai accompli mon devoir."

A ce moment, le sergent Sales est aussi tué; il ne reste plus que Potard et moi. Immédiatement, je déroule ma toile de tente que je que porte en bandoulière et avec Potard nous le relevons, l'enveloppons tant bien que mal dans cette toile, nous nous regardons et nous disons: "Nous serons sans doute tués, mais il ne restera pas entre leurs mains". Le lieutenant Bousquet respire encore, il faut absolument faire très vite. Malgré sa terrible blessure, nous sommes obligés de le secouer et d'augmenter ainsi ses souffrances. Notre marche est rendue souvent très pénible, les balles crépitent de tous côtés, les obus éclatent autour de nous, mais nous continuons. Il y va de la vie de notre chef, c'est une question de secondes.

Mais, Dieu merci, nous voilà au poste de secours de la compagnie. Le capitaine Houdard demande le nom du blessé: "Mon capitaine, c'est le lieutenant Bousquet". Il se penche alors sur lui et l'embrasse. Et ce chef, ce héros, que jamais nous n'avons vu trembler, nous le voyons maintenant qui pleure... Le lendemain il mourra, son revolver à la main, face à l'ennemi. Mon camarade Potard aussi trouvera la mort de la même façon héroïque. Et je resterai miraculeusement seul... avec le lieutenant Bousquet, qui survivra heureusement à ses blessures et qui, jusqu'à la mort, restera mon meilleur, mon plus cher ami... (Alfred Ponsinet)

Sources:

L'Indépendant du 11 novembre 1965

Crédit photos:

Site web du Centre Joë Bousquet

L'Indépendant

Ministère de la défense

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31/10/2013

Henri Daraud, facteur de pianos

La récente fermeture du magasin "Piano Porchez" dans la rue A. Tomey, a sonné le glas du métier de facteur-accordeur de piano dans notre ville. A la fin du XIXe siècle, ils étaient trois à Carcassonne (Gillon, Cauvet et Barbot). Au milieu du XXe, ce fut Henri Daraud (rue Courtejaire) puis Jean-Jacques Trinques (Pianos Porchez) et dans une moindre mesure Claude Serrano (Claude musique, Bd Omer Sarraut), M. Reta (SOS musique, Allée d'Iéna). Il ne s'agit pas de vendre seulement des instruments, faut-il encore avoir été formé pour les réparer et les accorder sans l'aide d'un diapason numérique comme beaucoup aujourd'hui. Un vrai accordeur dispose uniquement d'une clé et de son oreille pour ajuster les cordes du piano à la bonne fréquence. C'est ce qui s'appelle avoir l'oreille absolue; ce qui permet de chanter par exemple un la, sans avoir eu aucune référence harmonique auparavant. Il faut 1h à 1h30 à un accordeur pour équilibrer harmoniquement un piano (75 euros en moyenne) et 3h à un bricoleur qui vous prendra bien plus cher. Ne faites pas accorder vos pianos en cadre bois, cela ne sert à rien! Il y avait autrefois des écoles comme des pianos Pleyel ou Erard qui formaient en 10 ans des facteurs-accordeurs, mais ce temps est révolu... Aujourd'hui la dernière manufacture de pianos se trouve à Alès (Gard), ce sont les pianos Rameau, mais pour combien de temps? Rameau possède l'ancienne marque française Pleyel. Sachez donc que si vous achetez Rameau ou Pleyel, vous faciliterez la production française sérieusement concurrencée par les pianos chinois ou coréens.

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Henri Daraud s'installe comme facteur-accordeur de piano dans la rue A. Ramond (en face Stanislas) où il a son atelier. Le magasin de vente ouvert en 1955, se trouvait à l'angle des rues Ramond et Courtejaire. On y trouvait des partitions et divers autres instruments de musique. Henri Daraud qui était diplômé de chez Erard et Gaveau, était très demandé par tous les artistes qui se produisaient dans le sud de la France. Il est décédé en 1989 et sa fille a repris à sa suite le magasin, pour assurer la vente de disques jusqu'en 2000.

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Une séance de dédicaces chez Daraud, où sont passés de nombreux artistes. Jean-François Daraud est ainsi tombé tout petit dans ce milieu artistique qui fait de lui, le carcassonnais détenteur du plus beau carnet d'adresse d'artistes. C'est lui et J-J Trinques qui ont fondé le musée du piano à Limoux, que la ville de Carcassonne n'a pas souhaité accueuillir à l'époque. Une exposition d'anciens instruments, unique en Europe.
 
A lire:
 
Le piano Pleyel d'un millénaire à l'autre (J-J Trinques / Editions L'Harmattan / 2003)
 
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30/09/2013

La maison natale d'André Cayatte, cinéaste

André Cayatte (1909-1989), réalisateur de nombreux films cinématographiques, est né à Carcassonne le 3 février 1909. Après de sérieuses études, il devient avocat au barreau de Toulouse puis de Paris, avant de se lancer dans le journalisme et finalement, le cinéma. Cayatte est un farouche opposant de la peine de mort depuis que son cousin, aumônier à la prison de Carcassonne, pour n'avoir pas supporté d'être contraint d'assister à une exécution capitale, s'était suicidé.

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Je ne citerai pas ici les films d'André Cayatte car d'autres sites le font mieux que moi. Simplement, retenons parmi eux Mourir d'aimer (1971) avec Annie Girardot.

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Ce film est fortement inspiré d'un fait réél. Celui de Gabrielle Russier (1937-1969) qui s'était suicidée pendant son jugement suite à sa liaison avec un jeune élève.

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Les parents d'André Cayatte étaient épiciers dans la rue de Denisse

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C'est dans cette maison qui fait angle avec les rues Denisse et Pinel qu'est né André Cayatte. Vous y passez souvent devant sans savoir; demain, ne sera plus comme hier. Où se trouve la plaque sur la façade qui devrait indiquer le nom de ce célèbre carcassonnais? Où se trouve l'école qui porte son nom? Il fallait pourtant être militant pour oser s'opposer dans les années 50 et 60 à loi sur la peine de mort. Rien, la ville n'a rien retenu de lui. Tiens, Maître Tarlier, si vous montiez un festival du film... Festival André Cayatte, contre l'injustice et pour le droit à la présomption d'innocence, cela aurait de la gueule dans cette ville plus prompte à juger qu'à défendre!!!

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27/08/2013

Jean Sébédio - dit "Le sultan" - joueur mythique de l'ASC

Jean Sébédio était un joueur international de rugby à XV, membre de l'équipe de l'AS Carcassonne au milieu des années 1920. Il participera aux côtés d'Albert Domec, à la finale de championnat de France perdue en 1925 sur le stade de Maraussan à Narbonne contre Perpignan (5 à 0).

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"Le sultan",surnommé ainsi en raison de sa participation à la guerre en Syrie, est né le 6 décembre 1890 à St-Jean de Luz. International de 1913 à 1923, il se distingue très tôt par sa taille, sa force, sa vitesse et son agilité pour un avant de cette époque. On le retrouve en 1920 sous les couleurs de Béziers, puis de Carcassonne pendant quatre ans de 1921 à 1925.

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L'ASC en 1921 (Sébédio avec le ballon)

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L'ASC lors de la finale de 1925

De gauche à droite

Assis: A. Domec, A. Miquel, R. Llary, R. Mauran, P. Marty, J. Roux, H. Gleizes

Debout: F. Andrieu, E. Aguado, A. Cadenat, G. Raynaud, J. Sébédio, J. Raynaud, J. Castérot, H. Séguier

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On voit ici Jean Sébédio avec sa moustache légendaire, au centre, contre l'Aviron Bayonnais le 17 novembre 1921 à la Pépinière. Le Sultan, était la terreur des arbitres. Lors d'un match contre Le Boucau à Carcassonne, l'ASC échoue à un mètre de la ligne: "Essai" s'exclame alors Sébédio ! L'arbitre montre qu'il manque un mètre et Sébédio de répondre aussi sec: "A Carcassonne, cela fait un essai !" Bédère, le capitaine boucanais proteste, mais Sébédio se tournant vers l'arbitre: "Monsieur l'arbitre, il vous insulte ! Faites votre devoir, mettez-le à la porte!" Et celui-ci, de l'expulser sous la pression du Sultan. Sébédio devint ensuite l'entraîneur du FC Lézignan, qu'il mena jusqu'à la finale perdue contre l'US Quillan (11-8) le 19 mai 1929. On dit qu'il s'installait sur une chaise pour diriger les joueurs et que d'un claquement de fouet donnait ses ordres. Voilà un sacré personnage...

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D'un premier mariage, Jean Sébédio aura deux filles dont une d'entre elles se mariera avec Antoine Blain, chapelier dans la rue de Verdun. En seconde noce il épousera Valentine, soeur de Jean Roucairos. Ce dernier tenait une station service sur le boulevard Camille Pelletan (actuellement, les antiquités Sourou). Sébédio, avait la sienne à l'angle du boulevard et de la rue de l'hospice (voir photo ci-dessus); il était faché avec son voisin et beau frère. Parmi ses amis, il comptait son ancien co-équipier Jean Roux. Un homme d'une grande élégance qui avait un affenage sur la place Davilla. Pendant la guerre, le Sultan faisait partie de la résistance et on le retrouva à la libération comme responsable de la prison. Ses excès réguliers avec l'alcool le rendirent gravement malade, à tel point qu'il mourra à l'âge de 61 ans le 12 juin 1951 à Carcassonne. Il est inhumé au Pays-basque dans le cimetière de Ciboure. Si vous passez à St-Jean de Luz, vous verrez sa maison située chemin du phare.

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Au même endroit aujourd'hui

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Philippe Blain, ancien international de Volley-ball et désormais entraîneur de l'équipe de France a des origines carcassonnaises. Il est l'arrière petit-neveu de Jean Sébédio.

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12/08/2013

Une affiche de la distillerie Sabatier vaut-elle de l'or?

L'ancienne distillerie de Michel Sabatier située sur l'avenue du général Leclerc n'a pas encore livré tous ses secrets architecturaux et artistiques, comme nous l'avons découvert la semaine dernière. Nous allons nous intéresser aujourd'hui à une affiche publicitaire, dessinée pour vanter les bienfaits du produit phare de la distillerie: La liqueur de la Micheline.

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Cette affiche a été réalisée pour l'Exposition universelle de Paris en 1900. La majestueuse Cité de Carcassonne veille sur le Palais de la Micheline et sur la distillerie de l'Or-Kina. Vous remarquerez dans cette mise-en-scène, qu'on a volontairement agrandi l'ensemble des bâtiments de l'usine afin de leur donner davantage d'importance. La distillerie est presque aussi imposante que l'antique cité médiévale. Et pour cause... Tout le génie publicitaire de La Micheline repose sur une légende probablement inventée par Sabatier lui-même, selon laquelle il aurait retrouvé dans une des tours de la Cité en 1856 (la tour de l'Inquisition) un vieux parchemin. Celui-ci revélait la recette d'un antique breuvage dont lui seul connaisait désormais le secret de fabrication. Pourquoi Micheline? Tout simplement parce que l'inventeur en aurait été Michelin Boato au IVe siècle.

Une égérie de l'antiquité romaine, présente sur un plateau en or s'élevant au dessus de Carcassonne, les deux produits de la distillerie: La Micheline et l'Or-kina. Une femme à ses pieds en vénère le culte. N'oublions pas que Carcassonne dès le IIIe siècle était occupée par les romains. Sabatier triche sur l'origine ancestrale de son breuvage. Pour montrer qu'il a su traverser les âges, il n'hésite pas à se mettre en scène avec ses belles bacchantes, dans un costume théâtralisé de la comédie italienne du XVIe siècle. D'une main, il tient une coupe et de l'autre, un clairon de fanfare. Peut-être a t-il voulu également signifier ses origines limouxines, en référence au carnaval et à la Blanquette?

Sabatier, le mécène et le bienfaiteur de la ville, souhaite ainsi symboliser l'emprise de son pouvoir économique sur Carcassonne. A la fin du XIXe siècle, début XXe siècle, les industriels mettaient leur argent dans l'essor culturel de leur ville. Sabatier a financé le premier embrasement de la Cité en 1898, la venue des Cadets de Gascogne, les orchestres et orphéons de Carcassonne, le théâtre de la Cité...etc. Une rue porte son nom, entre la rue Trivalle et l'avenue Leclerc.

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Cette affiche a été dessinée par Louis Oury (1846-1929) qui n'est autre, s'il vous plaît, que le décorateur des plafonds du Grand-Escalier de l'Opéra Garnier.

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Nous pouvons aisément comparer le style utilisé par cet élève d'Isidore Pils avec celui de l'affiche de Sabatier. Le choix d'Oury n'est sans conteste, pas l'oeuvre du hasard. En effet, le patron de la distillerie était un féru d'opéra et s'y rendait régulièrement lors de ses séjours parisiens. Il avait même fondé avec son frère Jacques, une harmonie dans son usine.

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Nous avons retrouvé la bannière de l'Harmonie de la Micheline.

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Les employés de l'établissement formaient la phalange de musiciens de cet orchestre. Dès 1851, François Teysseyre avait créé la première école municipale de musique gratuite de Carcassonne.

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Le Palais de la Micheline à ses heures de gloire

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06/07/2013

Le 24e régiment d'infanterie coloniale

Au sortir de la seconde guerre mondiale (1er mai 1948), le 24e régiment de tirailleurs sénégalais est reconstitué en deux bataillons à Carcassonne, afin de préparer sa participation à la guerre d'Indochine (Tonkin). Le régiment embarque à Marseille le 1er septembre et débarque à Haïphong, pour être ensuite engagé le 30 au Tonkin. Les deux bataillons participent aux opérations de pacification des secteurs de Sontay, Hoa Binh, Haïduong, Hadong et Kie-Nan. En 1951, ils fournissent les garnisons des postes de béton dont le Général de Lattre de Tassigny a ordonné la construction, véritable petite ligne Maginot pour la protection du "Delta utile". Ces taches sans gloire mais nécessaires seront meurtrières, et la compagnie sera citée à l'ordre de l'armée. Les deux bataillons seront dissous en 1954, après l'évacuation du Tonkin avant leur retour en métropole. Le 3e bataillon resté en France constituera lui, le nouveau noyau du 24e régiment d'infanterie coloniale.

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La pucelle de la compagnie d'instruction du 24e RIC de Carcassonne. Le régiment fera la campagne d'AFN; le 1er bataillon dans le Constantinois en novembre 1954 et le second en Tunisie. En juin 1955, ils sont regroupés dans la région de Biskra. Le 1er décembre 1958, l'interdit qui frappe le nom "Colonial" fait changer la dénomination du régiment qui devient le 24e régiment d'infanterie de Marine. Il sera dissous à la fin de la guerre d'Algérie, puis reconstitué en 1964 à Perpignan. C'est en 1962 que le 3e RPIMA remplace le 24e RIC à Carcassonne jusqu'à aujourd'hui.

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A l'intérieur de ce régiment, il y avait un orchestre militaire constitué d'appelés du contingent. Le chef de musique était le capitaine Camille Marcel Delzenne (1907-1967), qui forma bon nombre de jeunes musiciens carcassonnais.

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Il est inhumé au cimetière Saint-Vincent de Carcassonne

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