02/02/2017

A t-on tout écrit sur Pauline Fourès, la maîtresse de Napoléon Bonaparte ?

Après avoir recensé bien des ouvrages parus sur Pauline Fourès, nous pouvons dire que l'épisode  concernant son séjour dans notre ville n'est souvent que pure romance. Pire encore ! Les articles de journaux locaux nous racontent parfois l'existence de cette aventurière qui fut maîtresse de l'Empereur, comme étant Carcassonnaise. Ce n'est quand même pas tout à fait exact. Nous avons donc pris le parti, non pas de synthétiser ce que le lecteur pourra lire dans n'importe quelle biographie, mais de rechercher de nouveaux éléments. En faisant l'étude généalogique et sociologique de sa belle famille, nous avons pu comprendre comment cette jeune femme a pu construire son avenir et sa légende.

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Pauline Fourès

 Marguerite Pauline Bellile naît le 15 mars 1778 à Pamiers dans l'Ariège. Elle est la fille d'Henri Jacques Bellile, horloger de son état, et de Marguerite Bérandou. On en sait trop comment cette jeune et jolie jeune femme vint à Carcassonne.

"Elle était sans fortune et ne jouissait pas, à dit depuis M. Fourès, de cette réputation de modestie, qui dans les petites villes surtout y supplée quelques fois (Les femmes galantes / 1837)"

A Carcassonne, elle résidait dans la paroisse St-Vincent - le quartier de son futur époux - et travaillait comme apprentie modiste. C'est d'ailleurs à son travail qu'elle rencontra Jean-Noël Fourès qui n'était autre que le neveu de sa patronne, selon Frédéric Masson (Napoléon et les femmes / 1894). Il semblerait toutefois que l'historien de Napoléon se soit égaré sur la filiation. Elisabeth Pascal Fourès née en 1765 était en fait la soeur aînée de J-N Fourès. Son grand-père Robert Fourès ayant été tailleur d'habit dans le quartier, il se peut qu'elle ait repris l'affaire de celui-ci. 

Pauline Bellile, surnommée "Bellilote" par les Carcassonnais, apprenait donc son métier chez Elisabeth Fourès. Là, elle rencontra Jean-Noël Fourès né le 8 octobre 1769 à Carcassonne, fils de Philippe Fourès (Marchand détaillant) et de Catherine Biroben. Le jeune lieutenant du 22e chasseurs à Cheval s'était retiré dans sa famille, après une vilaine blessure contractée pendant la campagne d'Espagne. Malgré le désaccord de ses parents, Jean-Noël Fourès épouse Pauline Bellile le 8 pluviôse An VI (27 janvier 1798). Le couple en pleine lune de miel ne restera pas longtemps à Carcassonne, car Fourès est appelé à s'embarquer pour l'Egypte. Masson raconte, que Pauline s'était costumée en habit de chasseur à cheval et avait réussit à se faufiler sur le navire avec son mari. Sur place, la beauté de Pauline se fit remarquer auprès des officiers. Le 17 décembre 1799, Fourès reçoit l'ordre de s'embarquer, seul cette fois, pour l'italie et de porter des dépêches au Directoire à Paris.

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Napoléon Bonaparte

"Dès le jour du départ de Fourès, Bonaparte a invité la petite femme à dîner avec plusieurs autres dames françaises. Il l'a à côté de lui et lui fait galamment les honneurs. Mais tout d'un coup, simulant une maladresse, il renverse une carafe d'eau glacée et l'entraîne dans son appartement sous prétexte de réparer le désordre de sa toilette. Seulement l'absence du général et de Mme Fourès se prolongea trop longtemps pour que les convives, demeurés à table, pussent conserver des doutes sur la réalité de l'accident. Le doute fut moins permis encore lorsqu'on vit meubler en hâte une maison voisine du palais d'Elfibey, habitation du général ; Mme Fourès y était à peine installée que survint Fourès.

Fourès que Marmont avait vainement tenté de retenir à Alexandrie, arriva furieux au Caire et fit expier assez rudement à son épouse les libertés qu'elle avait prises. Pour se soustraire à ses emportements, Mme Fourès demanda le divorce, qui fut prononcé en présence d'un commissaire des guerres de l'armée. Après son divorce, Mme Fourès qui reprit le nom de Bellile, mais qui dans l'armée comme jadis à Carcassonne n'était connue que sous le joli nom de Bellilote, s'afficha en favorite."

Là, s'arrête la relation qui unissait "Bellilote" à Carcassonne...  Elle se console dans les bras de Kléber après le retour de Napoléon en France. Elle reviendra néanmoins en France en 1799 et rejoint Paris mais sans pouvoir approcher le Premier consul. Elle se remariera avec Pierre Henri de Ranchoux, nommé vice-consul puis consul en 1810 en Suède. Après une rencontre avec l'empereur, elle divorce à nouveau et se remarie avec Jean Baptiste Bellard, capitaine de la Garde. Après un séjour au Brésil où le couple fait fortune, elle revient à Paris en 1837, où elle vit confortablement. Musicienne, elle peint et collectionne les tableaux, et mène une existence paisible jusqu'à la fin de sa vie. Elle mourra à Paris en 1869.

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Tombe au Père-Lachaise (26° division)

Voici donc ainsi résumée l'histoire d'une petite apprentie modiste sans le sou qui, par un heureux mariage, se construira un destin assez exceptionnel. Nous le voyons, Pauline ne fut Carcassonnaise que très peu de temps. Elle usa de ses charmes à plusieurs reprises pour s'élever dans la société. Si elle n'avait pas épousé Jean-Noël Fourès dont elle garda le nom pour la postérité, que serait-elle devenue ? Aussi, avons-nous voulu chercher à savoir quelle était la famille Fourès à Carcassonne.

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En 1780, la famille Fourès habite le carron de Turle (ancien carron de David) dans la paroisse St-Vincent. En rouge et jaune ci-dessus, ce qui correspond aujourd'hui à l'agence bancaire du Crédit Lyonnais, rue de Verdun. Philippe Fourès, riche marchand détaillant de draps, y réside encore lors du recensement de 1799 avec son épouse, ses cinq enfants (dont Jean-Noël, fraîchement divorcé), son frère (Curé de St-Couat) et son beau-fils Jean Abrial. Philippe Fourès né en 1732, y mourra le 9 juillet 1802.

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La maison de la famille Fourès

Un des frères de Philippe Fourès, oncle et parrain du mari de Bellilote, s'appelait également Philippe (1737-1812). Négociant en draps, il avait exercé la profession de notaire entre 1767 et 1780. Sa maison donnait sur l'actuelle place Carnot (couleur bleue ci-dessus). Il a finit sa vie complètement ruiné par les assignats - monnaie fiduciaire de la Révolution française. Nos recherches généalogiques prouvent sa filiation avec Auguste Fourès (1848-1891), poète occitan natif de Castelnaudary.

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Quincaillerie Cuin

Jean François Noel Fourès - un autre oncle du mari de Bellilote - est le grand père de Marie Sidony Fourès. Elle épousa Jean André Cuin, fils de Paul Cuin, fondateur en 1795 de la quincaillerie bien connue des Carcassonnais. Au-delà de l'intérêt historique de nos découvertes, il nous permet d'écrire que les familles de grands commerçants Carcassonnais se sont toutes mariées entre elles. On pourrait citer en exemple : Cuin, Lamourelle, Lasserre, Sarraute, Fourès. 

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31/01/2017

Ces célébrités sont passées par le lycée de Carcassonne

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Gustave Téry (1870-1928) est né à Lamballe (Cotes d'Armor). Après des études à l'Ecole Normale Supérieure avec une agrégation de philosophie, il enseigne pendant sept ans. C'est durant ces années qu'il est professeur de 6e au Lycée de Carcassonne pour 300 francs mensuels. Il fait entre autre la connaissance de Paul Lacombe pour lequel il écrira le texte de plusieurs de ses mélodies. En 1904, Téry fonde L'Oeuvre, un journal pamphlétaire dénonçant le favoritisme, l'arrivisme et les scandales. Téry est l'auteur de Aristide le cynique (Aristide Briand). En 1915, il imprime à son journal une tendance pacifiste et milite pour la Société des Nations. En 1924, il soutient le Cartel des Gauches et meurt quatre ans plus tard.

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Henri Bergson (1859-1941), philosophe célèbre. Il a été nommé le 21 septembre 1883 comme professeur au Lycée de Carcassonne, mais refusa ce poste. Il préféra celui de Clermont-Ferrand.

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Alfred Dodds (1842-1922), Général français, commandant les troupes françaises au Sénégal à partir de 1890. Il mène la conquête du Dahomey de 1892 à 1894. Il fait ses études au Lycée de Carcassonne puis entre à Saint-Cyr, le 10 novembre 1862.

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Pierre François Charles Foncin (1841-1916), Géographe Français né à Limoges. Agrégé d'histoire, il enseigne au Lycée de Carcassonne en 1863. Il est l'auteur de Guide à la cité de Carcassonne (Imprimerie Pomiès / 1866)

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Alfred Jules Emile Fouillée (1838-1912), philosophe français. Après son agrégation, il enseigne notamment au Lycée de Carcassonne en 1864. Maître de conférence à l'Ecole Normale Supérieure en 1872, il est ensuite Docteur en philosophie. Parmi ses écrits: La liberté et le déterminisme ou encore La démocratie politique et sociale en France.

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Noël Auguste Delpech (1846-1935), professeur puis Sénateur de L'Ariège. Il enseigne au Lycée de Carcassonne vers 1878. Il est élu sous l'étiquette du Parti Républicain-Radical. Anticlérical et profondément républicain. Il est Co-fondateur de la Ligue des droits de l'homme et Président du Conseil de l'ordre du Grand-Orient de France. Noël Delpech, né le 22 décembre 1846 à Bonnac (Ariège),
décédé à Toulouse le lundi 11 mars 1935 à Toulouse, également vice-président du Conseil Général de l'Ariège, Conseiller Général du Canton de Quérigut.Président National du Parti Républicain Parti Radical et Radical Socialiste. Egalement Ecrivain et Journaliste à La Dépêche de Toulouse sous le pseudonyme de Nivodo. Ses deux fils sont Morts pour la France pendant la guerre 14-18. Il est inhumé à Foix.

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Eugène Terraillon, philosophe né en 1873. Il fut professeur de philosophie au lycée de Carcassonne. Parmi ses ouvrages: L'honneur, sentiment et principe moral; La morale de Geulincx dans ses rapports avec la philosophie de Descartes (1912).

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Raymond Gourg, Dr ès-lettres et professeur au Lycée de Carcassonne.

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Seules des recherches parallèles m'ont permis de vous présenter cet article.

En 1887, le petit et grand Lycée de Carcassonne comptait 757 élèves

79 pour l'enseignement classique primaire

494 pour l'enseignement classique

184 pour l'enseignement classique spécial

Parmi les autres enseignants moins célèbres, ma recherche m'a indiqué :

M. Filippi, en 1888

Campagnac Joseph, en 1881-1883 (1, rue Bellevue à Carcassonne)

Lebègues Jacques (51, Bd Barbès)

Duvafi Placide, Inspecteur d'Académie en 1883-1885

Peytraud Lucien, licencié ès-lettres et agrégé d'histoire en 1887

Henri Girard, en 1903

M. Robert, Abbé et Aumonier du Lycée en 1870

Sources:

G. Roustan, Les parlementaires français 1900-1914, 1914

Gustave Téry, Cahiers de la quinzaine, Sorbonne, 1902

Henri Bergson, Exposition du centenaire, 1959

F. Desplantes, le Général Dodds, Rouen, Mégard, 1894

G. Vapereau, Dictionnaire des contemporains, 1893

La grande encyclopédie, inventaire raisonné, Lamirault, 4e tome, 1887

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26/01/2017

Coco Alvarado : l'argentin de Carcassonne qui a du soleil au bout des doigts.

Quand on possède le talent et la grâce artistique, on se dit parfois qu'il vaut mieux aller se perdre dans la pampa plutôt que de rester à Carcassonne. Au moins là-bas, les rancheros dansent le tango et chantent Carlos Gardel. Ici, ils préfèrent plutôt faire tourner les serviettes en s'égosillant sur la chanson des sardines.

Qu'est donc venu faire l'homme aux doigts de soleil dans notre ville ? Montrer qu'ailleurs la musique populaire est un art de vivre que l'on pratique avec distinction.

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© Christophe Barreau

Hector Alvarado voit le jour à Buenos Aires en 1949. A neuf ans, sa grand-mère l'envoie chez un professeur de piano où il restera sept années à faire ses gammes. Il conjugue alors sa passion pour la musique avec celle pour le football en supportant le club de Boca junior.

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"Le King" à Buenos Aires. Rodriguez Pena 1062

En somme, comme tout argentin qui se respecte il a pour idoles Gardel, Fangio, Maradona et le tango. Lorsqu'il s'affranchit enfin de la technique du piano, il rejoint la formation "Los Martinicos" comme contrebassiste. Il joue au King ; un club aux 70 hôtesses située dans la capitale argentine.

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 A 23 ans, Coco - surnom donné par sa mère - s'envole pour le Japon. Avec la formation orchestrale "The latinos stones", il fera le tour du monde : Hong Kong, Macao, Séoul, l'Europe... En 1978, il débarque à Carcassonne avec "Los chicos" et presque comme toujours, il y restera pour l'amour d'une femme : Babeth.

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Avec le guitariste et chanteur américain Georges Benson

Pendant plusieurs années, Coco Alvarado jouera de toute sa classe partout où il y a un piano dans Carcassonne. Il enseignera et prodiguera des conseils à de jeunes pianistes, toujours avec cette amabilité et cette simplicité naturelle. A l'époque où Jean-Michel Signoles et M. Hamburger étaient les directeurs, il fut engagé comme pianiste dans l'hôtel de la Cité ; un établissement prestigieux qui travaillait comme un palace. La nouvelle direction s'est séparée de son pianiste il y a deux ans. Pour avoir entendu el Maestro Alvarado jouer, je peux vous dire que cet homme a bien du soleil dans les doigts.

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16/01/2017

François Teysseyre (1821-1887), fondateur de l'école de musique de Carcassonne

Lorsque François Tesseyre arrive à Carcassonne après de sérieuses études musicales au conservatoire de Paris, seuls les enfants issus de famille les plus fortunées de la ville prennent des cours de chant payants dispensés par les Frères de écoles chrétiennes. L'initiative qu'il va alors prendre en direction de la classe ouvrière va révolutionner durablement la vie musicale carcassonnaise et faire émerger un certain nombre de futurs grands compositeurs locaux comme Paul Lacombe ou Armand Raynaud. Si Lacombe est resté un peu dans les mémoires, en revanche Raynaud qui fut 1er Chef d'orchestre de Gand puis du Capitole de Toulouse a été injustement oublié.

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Le 10 mai 1849, François Tesseyre écrit au Conseil municipal: "Monsieur Teysseyre, professeur de chant à l'honneur de soumettre à votre examen le projet qu'il a formé de fonder dans Carcassonne, une classe de chant destinée aux ouvriers, aux enfants indigents, à tous ceux enfin, qui avec des dispositions naturelles pour la musique n'ont ni le temps ni les moyens d'en apprendre même les éléments." Dans cette lettre il indique que des villes comme Narbonne ou Castres ont déjà une école municipale et détaille avec force, l'intêret d'un tel projet pour "les enfants du peuple". Il propose que l'inscription des élèves se fasse sur la présentation d'un certificat de vaccination et après avoir établi qu'il savent écrire et lire. Leur admission se fera après un petit examen devant le directeur. Ce dernier qu'il se propose d'être en même temps que professeur serait nommé par M. le maire. En contrepartie, François Teysseyre s'engage contractuellement à donner tous les ans un concert au bénéfice des pauvres dont le produit moyen s'élèverait à 500 francs environ.

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Le Conseil municipal dans sa séance du 27 février 1850, enterrine la proposition de François Teysseyre. La première école municipale de musique de Carcassonne est ainsi créée! Elle comprend trois classes: Solfège élémentaire, Chant, Solfège élémentaire pour adultes. Les cours à partir du 1er avril 1850 sont dispensés dans une classe de la rue du Séminaire (rue Victor Hugo) et chez le directeur, rue du 24 février.

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La liste des élèves va passer de 16 en 1850 à 35, trois ans plus tard. Sur sa lancée, Teysseyre va créer en 1851 la Société Philharmonique grâce au vivier des élèves de l'école et ainsi, porter aux programmes des concerts, la musique symphonique et d'opéra. Pendant une quinzaine d'année François Teysseyre sera de tous les combats pour initier de nouveaux élèves à l'art musical. Malheureusement, un changement de municipalité et de jalouses querelles venant de ceux-là même qu'il avait instruits, évinceront en 1867 ce professeur méritant, de la direction de son école. François Teysseyre s'éteint à Carcassonne le 27 mars 1887. Il est inhumé au cimetière St-Michel.

Cherchez donc le nom de François Teysseyre dans Carcassonne. Tiens ! Même pas dans le conservatoire de la ville... Cela vous étonne t-il ?

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10/01/2017

Jacques Hippeau (1925-1996), artiste peintre Carcassonnais

C'est à Hiersac dans le département de la Charente que Jacques Hippeau voit le jour en 1925. Sa passion pour le dessin l'amène tout naturellement à fréquenter l'école des Beaux-Arts de Tours, Bourges et Paris, avant de s'installer à Carcassonne en 1960. Il est alors nommé comme professeur de dessin au lycée Paul Sabatier ; il le quittera ensuite pour le collège du Bastion où il restera quinze années.

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Jacques Hippeau

Son atelier se trouve dans le quartier de l'Estagnol. Là, sous la verrière, ce virtuose de la couleur et du mouvement s'adonne à son art avec passion. De ce lieu sortiront ces plus belles oeuvres exposées au Salon d'Automne de Paris et dans d'autres villes en France et en Europe. 

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A partir de 1980 il s’intéresse à la tapisserie. Toutes les siennes ont été tissées à l’atelier de Madame Annie Clochard, ancienne élève de l’école d’arts décoratifs d’Aubusson, sur métier de basse lisse.
Dans ses tapisseries il réduit le nombre des couleurs à une trentaine, presqu’aussi peu qu’au Moyen Age. Il obtient les nuances et demi-tons par la très grande variété du tissage. Dans la Maison des sports (ancienne Ecole normale, avenue général Leclerc), sont accrochées quatre oeuvres sur bois peint acquises par le Conseil général vers 1981.

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Une mêlée de rugby

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C'est lors de l'exposition du mois de décembre 1996 au restaurant l'Ecurie, bd Barbès à Carcassonne, qu'est décédé Jacques Hippeau. Il avait réalisé lui-même l'affiche et signé le livre d'or. Eddy Aguilar a eu l'amabilité de ma faire une copie de cette signature.

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Affiche de l'exposition

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Nous remercions Pierre Villac, Anne Hippeau et Eddy Aguilar

Pour davantage de renseignements, nous vous conseillons la lecture du site consacré à Jacques Hippeau. Sa fille Anne perpétue le souvenir artistique de son père, à travers de nombreuses expositions.

http://hippeau.net/index.php

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Inédit ! La lettre d'adieu de Marceau Perrutel (1908-1944) à son père

Marceau Perrutel naît à Castelnaudary en 1908. Pendant l'occupation, il rejoint la clandestinité et organise le maquis de l'Aveyron, dont il sera le chef départemental FFI. Ce patriote avait été arrêté le 26 juillet 1944 à Millau Plage en compagnie de ses deux camarades Henri Froment et René Verdier. Trouvé par un berger au ravin de la Canebière situé à proximité de la Borie Blanque, il avait été torturé puis froidement abattu par la Milice française le 6 août 1944 à coups de révolver.

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© ADA 11

Lettre inédite 

Monsieur le commissaire de Millau,

Je vous fais parvenir cette lettre, d'abord pour vous dire que la plupart des pièces qui ont été produites dans mon affaire sont fausses. J'ai un nom et un matricule des F.F.I. Monsieur le commissaire, je vous saurais gré de bien vouloir faire parvenir cette lettre à mon père 7, enclos St-Louis. Route de Montréal à Carcassonne.

Bien cher père et toute la famille,

Je vais mourir. C'est pour la France, mais je t'assure que je ne compte pas mourir dans des circonstances aussi odieuses. Ici, on m'accuse de tout, de l'armée de Staline, alors que je n'ai jamais servi que dans les Forces Françaises de l'Intérieur. Ceci leur permet de me tuer comme un chenapan, sans patrie ni drapeau. Sans doute, je vais mourir écharpé, mais qu'à cela ne tienne, ma conscience est propre. Ici on me reproche les sabotages ; à mon avis, il vaut bien mieux cela que l'aviation qui détruit tout et manque souvent le but.

Pour ma part, de toutes les actions auxquelles j'ai participé, aucune vie humaine n'est à regretter, et cela me réconforte. Eux, font comme s'ils ne faisaient pas de victimes. Voilà huit jours que j'attends la mort ; enfin elle vient, je l'en remercie, mais c'est sous la forme du martyre. Rose est certainement morte aussi.

La foule a manifesté pour moi, c'est tout ce qui me réconforte car elle ne croit pas aux mensonges et me prend pour un de ses fils. Cher père, tu ne peux comprendre combien de loin j'ai pensé à toi. Encore, lorsque la foule manifestait, je pensais à toi, je te voyais traîner dans la foule. C'est avec cette pensée que je vais mourir. Ici, on refuse à me prendre pour un soldat des F.F.I. Pourtant c'est bien avec honneur que j'ai servi pour la France ; car les sabotages que l'on nous reproche nous ont été enseignés par des officiers parachutés d'Algérie. Ceci c'est pour te mettre au courant de ce faisait ton fils. Je termine en t'embrassant bien fort ainsi que toute la famille. N'oublie pas d'aller apporter la nouvelle aux parents de Rose.

Pour la France - Pour le drapeau - Adieu mon père.

Marceau Perrutel

 

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© Maquisards de France

Stèle commémorative située à Milhau au "Haut du Crès"

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La rue Marceau Perrutel depuis le 23 novembre 1944

Située dans le quartier des Capucins, cette rue porte d'abord par arrêté municipal du 28 décembre 1868, le nom de rue Neuve du Mail. Elle conduisait au jeu du mail qui se partiquait sur des terrains aménagés pas très loin de là.

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