30/01/2016

"Le Point d'interrogation" atterrit à l'aérodrome de Salvaza, le 20 février 1930.

C'est en vainqueurs du record du monde de distance en circuit fermé le 17 décembre 1929 avec plus de 8000 kilomètres en 52 heures et 40 minutes, que les aviateurs Dieudonné Costes et Paul Codos se posent à bord de leur appareil sur la piste de l'aérodrome de Salvaza, le 20 février 1930.

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Le Point d'interrogation - avion Bréguet de la firme Hispano-Suiza d'une puissance de 600 chevaux - fait un virage sur l'aile, il rase le sol puis s'élève à nouveau dans un sillage de fumée. Il redescend par un passage à la verticale puis se pose admirablement sur ses roues et sa béquille.

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À leur descente de l'appareil, ils sont immédiatement félicités par le préfet de l'Aude, le maire de Carcassonne, le colonel commandant le 54e régiment Indochinois et les journalistes. Questionnés sur leur voyage, ils indiquent avoir énormément souffert du froid.

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Costes, Bellonte et Codos

Ils se rendent à la Cité où une réception officielle les attend en présence des autorités locales. À cette occasion, ils signeront le livre d'or de la ville de Carcassonne.

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"En témoignage de gratitude à la municipalité de Carcassonne qui fait beaucoup pour les questions aéronautiques et pour les aviateurs."

Le départ de la capitale audoise le lendemain sera retardé à cause d'une réparation sur le radiateur. Ce n'est qu'à 16H18 que le Point d'interrogation s'envole en direction de l'aérodrome toulousain de Francazal . Il s'y pose moins de trente minutes plus tard et ne repart pour Paris que le lendemain. Durant le banquet, Costes indique qu'il n'a pas renoncé à réaliser le raid Paris-New-York, qu'il envisage de tenter à nouveau dès l'été prochain.

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Costes à l'arrivée du Paris-New-York

Le 1er septembre 1930, chargé de 5 200 litres de carburant qui lui confèrent une autonomie de 9 000 km, le Breguet 19 Super Bidon Point d'interrogation, piloté par Costes et Bellonte, décolle du Bourget pour rallier New York, via l'Atlantique Nord. Il y parviendra effectivement le 2 septembre au terme d'un voyage de 37 heures et 18 minutes. C'est la première fois que l'Atlantique Nord est « vaincu » sans escale, dans le sens est-ouest, face aux vents dominants... (Wikipédia)

Sources

L'express du midi

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28/11/2015

Le Moto-cross de la Cavayère

Avant d'être transformé en complexe de loisirs dédiée à la baignade en 1988, le site de la Cavayère accueillait dans les années 70 des compétitions motorisées. La grande mode des Moto-cross d'après-guerre attirait de nombreux spectateurs ; le plus prisé d'entre eux se tenait chaque année à Alairac.

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La ville de Carcassonne aménage le 6 juin 1971 un motodrome sur le site de la Cavayère. L'année suivante - 22 mai 1972- le championnat de France y est organisé.

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L'Union des motoristes audois avait à sa tête

René Carrier (Commissaire général et directeur de course), Henri Nouvel (Délégué de la ligue du Languedoc), Norbert Thibault (Délégué officiel de la FFM), Michel Mazel (Chronométreur), MM. Raynaud, Sanchez, Dejean (Commissaires de piste), MM. Hebraut, Soucaret, Jung, Peyre, Garcia, Bonnafous (Commissaire de route), MM. Olive et Cathala (Délégués aux finances).

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Cette compétition comptait

20 équipages de Side-car-cross nationaux

30 engagés Moto-cross 125 cm3

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© J-M Rieu

Jean-Claude Wolf de Perpignan en 125 cm3 à la Cavayère en 1972

Au guidon de sa Bultaco, il se classe second de la 1ère manche derrière Georges Cote de Villepinte (93). Dans la seconde manche, Wolf passera devant et remportera l'épreuve devant Cote et Charles Coutard de Lyon (69)

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© J-M. Rieu

L'équipage de Side-car Adnet-Blaise à la Cavayère en 1972

L'équipage mixte Adnet (54 ans) et Claire Blaise (45 ans) de Vertou en Loire-Atlantique finit 6e au général en ouverture du championnat. Leroux-Lannes de Paris (75) gagnit 2 manches sur trois mais une crevaison eut raison de leurs espoirs. C'est l'équipage Servillat-Grefferat de Bourg-en-bresse (01) qui remporta l'épreuve.

À lire,

le formidable blog de C. Camberoque

http://charlescamberoque.unblog.fr

et

son

ouvrage

moto-cross

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04/07/2015

La flamme olympique est passée à Carcassonne en 1992

À l'heure où Paris vient de se porter candidate à l'organisation des jeux olympiques d'été en 2026, il est bon de se souvenir que la dernière fois que furent organisés des Jeux en France, Carcassonne eut le privilège d'accueillir la flamme olympique. Après les JO d'hiver de Grenoble en 1968, la petite ville savoyarde d'Albertville décrochait le graal après 24 années d'attente. 

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Durant l'année précédent les jeux et jusqu'en février 1992, ce sont 57 villes françaises qui accueillirent le passage de la flamme olympique. En provenance d'Albi et descendant la montagne noire en passant par Les Martys et Cuxac-Carbardès, elle arrive à Carcassonne le 14 janvier 1992.

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Ce jour-là, la ville est bloquée sous un épais manteau neigeux de 52 cm, qui immobilisera une centaine de camions aux portes de la ville.

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La flamme olympique devant la porte Narbonnaise

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Une épinglette sera commercialisée à cette occasion

La Poste

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 en tant que partenaire officiel du parcours de la flamme olympique fait éditer un timbre et une enveloppe premier jour.

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16/06/2015

Le complexe de loisirs Raymond Chésa (Lac de la Cavayère)

Aucun Carcassonnais n'aurait pu imaginer qu'un jour le site de la Cavayère, connu pour sa décharge et ses rodéos de moto-cross, serait transformé en une aire de fraîcheur et de détente. Il faudra pour cela le concours d'un malheureux destin et la volonté d'un homme. Ce coup du sort c'est un incendie qui dévore en 1985 plus de 350 hectares de ce territoire boisé. Cet homme c'est le maire Raymond Chésa, qui dès l'année suivante entreprend le pari risqué de réaliser un lac de 18 hectares sur le lieu du sinistre.

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© Patrice Cartier

Cette idée lumineuse combine à merveille deux projets ; l'un écologique et l'autre, économique. Là, où il n'y avait que désolation et finalement pour avenir qu'une garrigue, on va creuser et créer un lac artificiel. L'architecte est Mlle Ceeli de Montpellier. Dès 1990, le reboisement de conifères (pin parasols et cyprès d'Arizona) et de feuillus (frênes, aulnes, chênes pubescents, arbre de Judée) va s'intégrer parfaitement autour du site. D'un point de vue économique, Raymond Chésa veut absolument donner une raison aux touristes visitant la Cité médiévale, de rester une nuit supplémentaire à Carcassonne. L'accès au lac étant libre et gratuit, il pense également à tous les enfants de la ville n'ayant pas la chance de passer des vacances à la mer.

Un lac sans eau

En fin stratège politique, le maire envisage d'inaugurer sa réalisation pendant la campagne électorale des municipales de mars 1989. Malheureusement, malgré les nombreuses études pour acheminer l'eau par les ruisseaux de Bazalac, de Montirat et du Loup, la vaste étendue d'eau de 1,5 millions de m3 ne se remplit toujours pas durant l'automne 1988. Manque de chance, Carcassonne enregistre cette année-là un déficit pluviométrique sans précédent.

L'opposition municipale de gauche battue en 1983 dans cette ville acquise à sa cause depuis un siècle, s'engouffre dans la brèche pour dénoncer ce fiasco. Une campagne de calomnie et de mensonges comme on sait très bien la faire à Carcassonne, va abaisser les débats d'idées au niveau du caniveau. Le maire, lui, droit dans ses bottes, continue à croire et espère que ce lac va se remplir avant le premier tour des élections. Avec un sens aigu de la formule, je l'ai entendu dire cette phrase en plein Conseil municipal :

" Le lac se remplira avec les larmes de mes détracteurs"

L'inauguration

La prophétie selon Chésa va se réaliser. En seulement quelques semaines, à cheval sur février et mars, de grosses précipitations vont commencer à remplir ce lac et faire fondre tous les espoirs de reconquête de la gauche locale. Au meilleur moment pour les uns ; au pire moment, pour les autres...

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© Alain Machelidon

Le lac est inauguré en février 1989 depuis le barrage de 150 mètres de long et de 23 mètres de hauteur, situé au nord de la retenue d'eau. Oh ! certes, ce n'est pas encore suffisant pour s'y baigner mais à l'été 1989, les deux plages seront ouvertes aux plaisanciers. Les cinq kilomètres de sentier pédestre accueilleront également les amoureux de VTT ; les "pescofis" jetteront leurs gaules à l'eau sous la bienveillance de la Fédération de pêche dont Chésa est un des adhérents ; les tables de pique-nique feront la joie des sorties dominicales. 

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La première activité privée s'installe au lac. Il s'agit de la location de pédalos et de la vente de boissons à emporter gérée par "Les flotteurs de la Cavayère" de Didier Loubeyre. Le gardien M. Nicolas Daniel aidé par des saisonniers assure la tranquillité de ce site dont la baignade est surveillée et réglementée. L'usage des véhicules à moteur sur les sentiers est interdit, hormis les véhicules de secours. Ces activités de plein-air connaissent dès leurs débuts un énorme succès, faisant de cette réalisation contestée un environnement très prisé des Carcassonnais et des touristes.

Le complexe de loisirs Raymond Chésa

Après le décès du maire de la ville en janvier 2005, la municipalité décidera de donner le nom du lac à Raymond Chésa. Comme il s'est largement développé avec la construction du Centre de loisirs, il prend cette dénomination un peu administrative à mon goût. Ce nom a le mérite de rendre à Chésa, ce qui lui appartient d'un point de vue historique.

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© isabellechesa.com

Le 18 juin 2008, le maire Gérard Larrat et son Conseil municipal inaugurait le Complexe de loisirs Raymond Chésa, entouré de la famille de l'ancien maire. M. Larrat soulignait avec justesse dans son discours : 

"Cette date du 18 Juin, anniversaire de l’appel du général de Gaulle, est symboliquement le meilleur choix pour le gaulliste convaincu et rigoureux qu’a été Raymond CHESA."

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© Jean-Luc Bibal

Sources

J-L Bonnet / Carcassonne d'hier à aujourd'hui / 2005

Martial Andrieu 

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28/05/2015

Les Jeux méditerranéens à Carcassonne en juin 1993

Les Jeux méditerranéens

réunissent depuis 1951 les sportifs des vingt-quatre pays du bassin méditerranéen. Ils se déroulent tous les quatre ans, l'année qui suit les Jeux olympiques d'été. Les trois anneaux bleus entrelacés représentent les trois continents côtiers de la méditerranée :

Europe, Afrique, Asie. 

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Ces jeux comptent 31 disciplines dont la pratique handisport et le karaté ; ce dernier ne figure pas dans les Jeux Olympiques d'été. Au tableau des médailles, la France se classe pour le moment en seconde position derrière l'Italie et loin devant l'Espagne, classée troisième.

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La France organise ces jeux en Languedoc-Roussillon du 16 au 27 juin 1993. La cérémonie d'ouverture mise-en-scène par Jérôme Savary a lieu à Agde (ville antique), en présence de François Mitterrand et de Jacques Blanc (Président de la région Languedoc-Roussillon) . Dix-huit communes sont choisies pour accueillir des épreuves sportives, dont Carcassonne qui sera dotée d'un village temporaire chargé de recevoir une partie des 2598 athlètes.

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La pièce de 20 francs frappée à l'occasion des Jeux

 

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Pierre Fabre est chargé d'organiser les épreuves de Lutte à Carcassonne.  Elles se dérouleront dans la Salle du Dôme, transformée pour l'occasion en gymnase. C'est grâce à lui si Carcassonne possède désormais un complexe omnisports de 4000 m2 : Carcassonne Olympique. Une structure créée à l'occasion de ces Jeux Olympiques de Barcelone (1992) et des Jeux méditerranéens (1993).

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Les résultats

Lutte libre

48kg

1. Fevzi Kaynak (TUR),

2. Filippo Fiumefreddo (ITA),

3. Nidal Sik (SYR),

4. Francisco Sanchez (ESP),

5. Hassen Ben Lamine Mastouri (TUN),

52kg

1. Mevlana Kulac (TUR),

2. Michele Liuzzi (ITA),

3. Ivan-Ioannis Tabounchtchik-Tabounidis (GRE),

4. David Legrand (FRA),

5. Alaa El-Sayed (EGY),

57kg

1. Ismail Zurnaci (TUR),

2. Georgios Petrov-Petridis (GRE),

3. Magdi Ahmed (EGY),

4. Laureano Atanes (ESP),

5. Jesmond Giordemaina (MLT),

6. Thierry Bourdin (FRA),

7. Umberto Pirrone (ITA),

8. Badii Alrihawi (SYR),

62kg

1. Ismail Faikoglu (TUR),

2. Aroutioun Barseguian (CYP),

3. Georgios Moustopoulos (GRE),

4. Vicente Caceres (ESP),

5. Philippe Lamothe (FRA),

6. Giovanni Schillaci (ITA)

7. Fouad Ibrahim El-Maoula (LIB),

8. Ahmed Ibrahim (EGY),

68kg

1. Georgios Athanasiadis (GRE),

2. Ahmad Alousta (SYR),

3. Fatih Ozbas (TUR),

4. Nour-Eddine S. Elhabech (LIB),

5. Maxime Mischler (FRA),

74kg

1. Selahattin Yigit (TUR),

2. Issam Mohamed (EGY),

3. Ioannis Athanasiadis (GRE),

4. Lotfi Ben Mohamed Tebissi (TUN),

5. Mohammad Alkhanati (SYR),

6. Jean Philippe Chazeix (FRA),

82kg

1. Sebahattin Ozturk (TUR),

2. Alcide Legrand (FRA),

3. Mohamad Zayar (SYR),

4. Francisco Iglesias (ESP),

5. Ioannis Batmanis (GRE),

6. Andreas Hristofi (CYP),

7. Mohy-Eldin Hussein (EGY),

90kg

1. William Rombouts (FRA),

2. Hikmet Gunaydin (TUR),

3. Dimitrios Theodoridis (GRE),

4. Moustafa Hussein (EGY),

5. Naser Salame Bchara (LIB),

100kg

1. Omer Arslantas (TUR),

2. Aly Elders (EGY),

3. Dionisios Saridis (GRE),

4. Ahmad Al Chami (SYR), 

 

Gréco-romaine

48kg

1. Ramiz Celik (TUR),

2. Fabio Costantino (ITA),

3. Hassen Ben Mastouri (TUN),

4. Mohamed Jerrari (MAR),

52kg

1. Khaled Al Faraj (SYR),

2. Remzi Ozturk (TUR),

3. Salah Belguidoum (FRA),

4. Nabil Ben Habib Salhi (TUN),

5. Zeljko Popovic (CRO),

6. Dimitrios Zavridis (GRE),

7. Alaa El-Sayed (EGY),

8. Said Amimar (MAR),

57kg

1. Mohammad Nader Al Sibai (SYR),

2. Magdi Ahmed (EGY),

3. Seref Eroglu (TUR),

4. Ioannis Sofianof-Sofianidis (GRE),

5. Rachid Ghilmanov (FRA)

6. Abderrahim Naanaa (MAR),

62kg

1. M. Akif Pirim (TUR),

2. Konstantinos Arkoudeas (GRE),

3. Thierry Bastien (FRA),

4. Denni Urbinati (ITA),

5. Badii Alrihawi (SYR),

6. Ahmed Ibrahim (EGY),

7. Rachid Khdar (MAR),

8. Luis Bernardo Martinez (ESP),

68kg

1. Ghani Yalouz (FRA),

2. Anagnostis Lykidis (GRE),

3. Hesham Moustafa (EGY),

4. Davor Jakubek (CRO)

5. Hasan Cakiroglu (TUR),

7. David Velazquez (ESP),

8. Ahmad Alousta (SYR),

74kg

1. Martial Mischler (FRA),

2. Yalcin Karapinar (TUR),

3. Petros Triantafilidis (GRE),

4. Mohamed El Haddad (MAR),

5. Issam Mohamed (EGY),

6. Vlado Lisjak (CRO),

7. Jose A. Recuero (ESP),

8. Zouheir Albalah (SYR),

82kg

1. Nikolaos Zamanis (GRE),

2. Philippe Florent Nagy (FRA),

3. Hamza Yerlikaya (TUR),

4. Mohy-Eldin Hussein (EGY),

5. Francisco Iglesias (ESP),

6. Davor Lukic (CRO),

90kg

1. Hakki Basar (TUR),

2. Moustafa Hussein (EGY),

3. Henri Meiss (FRA),

4. Mohammad Alhayaek (SYR),

5. Salvatore Campanella (ITA),

6. Iordanis Konstantinidis (GRE),

100kg

1. Olivier Welzer (FRA),

2. Tahir Yilmaz (TUR),

3. Giuseppe Giunta (ITA),

4. Josip Pavisic (CRO),

5. Haralambos Kaltsidis (GRE),

6. Kamal Ibrahim (EGY),

130kg

1. Aly Elders (EGY),  

2. Saban Donat (TUR),

3. Panagiotis Koniarakis (GRE),

4. Mario Miketek (CRO)

5. Midhad Fejzic (BSH)

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Le tableau des médailles

des

12° Jeux Méditerranéens 

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23/04/2015

Le jeune cycliste "Jacques Anquetil" sacré à Carcassonne en 1952

Le 12 juillet 1952, le Championnat de France amateur qui se tient à Carcassonne sous une chaleur torride, va consacrer une future légende du cyclisme mondial. Le jeune Jacques Anquetil âgé de 18 ans attaque en tête de la course l'ultime bosse après 164km de circuit, avant de plonger vers la victoire finale sur le vélodrome du stade Albert Domec.

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L'ancien vélodrome de la pépinière

© J. Blanco

"Je ne sais trop pourquoi, il s'était mis en tête que la victoire devait revenir à Rouer. Personnelle­ment, j'étais interdit de suivre la course pour une raison imbécile de différent avec un commissaire et je m'étais dissimulé dans un fossé sur le circuit, à un endroit stratégique, juste après l'ascension du col du Portel. Quand il est passé, facile mais vraiment pas très motivé, j'ai jailli et je lui ai hurlé : «Allez Jacques, c'est maintenant. »Il m'a écouté, s'en est allé d'une manière insolente et a relégué tous ses adversaires bien loin derrière lui.»

(André Boucher / Miroir du cyclisme)

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C'est là, à 1432 mètres d'altitude au dessus de Quillan que Anquetil porta son effort avant de s'échapper en solitaire vers Carcassonne.

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Jacques Anquetil est sacré Champion de France amateur sur le vélodrome du stade Albert Domec. C'est sa victoire à Carcassonne qui lança sa carrière, et qui lui ouvrit la porte de la sélection olympique.

1. Jacques ANQUETIL (Normandie) en 4h29'33"
2. Claude Rouer (Ile-de-France) à 36"
3. Jacques Galland (Provence)
4. Francis Siguenza (Ile-de-France)
5. Armand Lelli (Poitou)
6. Elie Rascagnères (Pyrénées) à 1'23"
7. Roland Gruber (Orléanais) à 2'02"
8. Serge Rolland (Languedoc) à 2'40"
9. Pierre Lambolez (Lorraine) à 3'07"
10. Jean Graczyk (Orléanais) à 3'55"
11. Gilbert Samyn (Flandres)
12. Roger Tessier (Normandie) à 4'35"
13. Pierre Lebourg (Ile-de-France)
14. Jules Renard (Flandres)
15. André Carré (Guyenne)
16. Roger Laffargue (Guyenne)
17. Doron (Normandie)
18. Bagnis (Dauphiné)
19. Lorenzini (Champagne) à 5'45"
20. René Fagault (Anjou) à 5'54"
21. Pierre Michel (Ile-de-France)
22. Maugino (Dauphiné) à 7'56"
23. Marcel Thomas (Ile-de-France)
24. André Papillon (Ile-de-France)

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