11/03/2015

La boule tapageuse

La boule tapageuse

était une association carcassonnaise de boulistes jouant à la Lyonnaise. Contrairement au jeu marseillais, on prend son élan pour lancer la boule. Le président de cette association à cette époque était Gérard Azéma. Le jeu se pratiquait en concours tous les samedis et dimanches contre le mur de la caserne Lapérine où il y avait deux terrains de boules. Mais on trouvait aussi d'autres terrains dans d'autres quartiers de la ville comme: "La gauloise" en face le Café du Nord (Café du Dôme), Sur le boulevard Barbès en face St-Michel, "Macao" à Patte d'Oie, "Société des Cheminots" en face le café Français sur la place Davilla. Quand "la boule tapageuse" disparut c'est "l'Entente carcassonnaise" qui reprit le flambeau des boulistes carcassonnais.

1745444670.jpg

 Jean Rigaud, Marcel Denat, Gilbert Surroque, Saturnin, Azais, Jeannot Alba, Durand, Dubernard, Marty, Pelloiga, Clonzon, Joseph Rodellar. A noter que G. Surroque fut à 12 ans Champion du Languedoc avec Jean Rigaud.

Boule.jpg

Les membres du club sur le boulevard Barbès

____________________

© Tous droits réservés/ Musique et patrimoine/ 2015

09:21 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (1)

11/12/2014

Le club de rugby de Saint-Jacques XIII

L'année 1976 fut bien triste pour tous les supporters de l'ancien club de rugby Carcassonnais

Saint-Jacques XIII

Il disparaissait à jamais des classements du championnat, lui qui avait lancé tant d'internationaux sur la voie royale de l'ovalie treiziste. Au siège du club, le café "Chez Gaston" au carrefour des quatre chemins ne désemplissait pas les jours de match. Là, était le repère fraternel de tout un quartier vivant autour d'une passion sportive commune.

remise.jpg

Remise de maillots "Chez Gaston". On reconnaît le Dr Consigny, Nédo, Jeannot Montanuy et G. Pujol.

1967.jpg

Les hommes du président Consigny entraînés par Jean Nédo et Claude Teisseire travaillaient dur. Tant et si bien que sur cette photo du 2 avril 1967, on retrouve certains joueurs de cette bande de copains, sélectionnés avec la France contre l'Angleterre.

XIII.jpg

Les finalistes de Fédérale en 1966-1967

Ont joué aussi à St-Jacques XIII :

Nédéressof et Munoz

Tout autre document ou renseignement pour compléter cet article sera le bienvenu.

Merci à Chantal Pujol-Puissant

___________________________

© Tous droits réservés/ Musique et patrimoine/ 2014

09:25 Publié dans Sport | Tags : saint-jacques xiii | Lien permanent | Commentaires (10)

08/12/2014

Les archers de la Cité

Le club

"Les archers de la Cité"

a été créé par M. Grossetête au début des années 1960. Il brilla dans de nombreux concours de la Ronde du Midi à Bordeaux, Montauban, Toulouse, Varilhes, Carcassonne, Perpignan, Béziers, Avignon, Montpellier, Bollène, Vichy... Au cours de l'un d'eux, Madame Yvette Grossetête remporta "Le coq", haute récompense attribuée par la Fédération au cours d'une performence. La cotisation pour 1965 s'élevait à 15 francs pour les sénoirs et 11 francs pour les junoirs et les pupilles. Déjà à cette époque, ce sport manquait de ressources pour acquérir du matériel et faire connaître cette pratique ancestrale. On apprend qu'en 1965, M. Labadie avait généreusement mis son Centre équestre à la disposition du club pour les entraînement hivernaux.

archers.jpg

MM. Saragosse, Thienot, Grossetête, Ruffel, Barrès, Yvette Grossetête, ?, Madame Thiénot

Toute personne ayant des informations ou des photographies pour compléter cet article peuvent nous les adresser

andrieu-martial@wanadoo.fr

_____________________________

© Tous droits réservés/ Musique et patrimoine/ 2014

08:53 Publié dans Sport | Tags : archers | Lien permanent | Commentaires (0)

07/12/2014

Le spéléo-club de l'Aude fête ses 80 ans !

Le club le plus ancien du département est fondé le 16 octobre 1934 par le Dr Marcel Cannac, secondé par quelques jeunes hommes férus d'exploration souterraine. Ce groupe de passionnés s'était déjà distingué le 7 octobre, au cours d'une sortie préliminaire à l'aven de la Tour de Ginoles en présence de MM. Cannac, Bonnet, Belpech, Dusserd, Bardon, Planchon Raymond et Renée, Sibra, Kesez, Carbonnel, Joseph.  L'année suivant la création du club, dix-huit grottes et huit avens seront explorées.

img800.jpg

Les membres du spéléo-club

© Jean Ruffel

historique10.gif

Liste du matériel du spéléologue

© www.speleoclubdelaude.fr

img806.jpg

M. Ruffel explore un aven

© Jean Ruffel

124.jpg

© Jean Ruffel

P1050111.JPG

Le Dr Marcel Cannac avait été formé à la spéléologie par M. Gadal, Conservateur des grottes et spoulgas du Sabarthès. Ce médecin, résistant pendant l'occupation, sera retrouvé mort dans d'étranges circonstances dans la clinique du Dr Émile Delteil dans les années 1950. Il avait reçu entre-temps la légion d'honneur.

On pourra lire de Marcel Cannac :

Essai de spélélogie dans l'Aude

Ed. Roudière (1935)

Extrait

 Le 30 juin 1935, le Spéléo-Club de l'Aude ayant eu le grand honneur de participer à l'inauguration de la grotte de l'Aguzou quelques-uns de ses membres avaient été intrigués par des excavations situées sur la paroi verticale du rocher surplombant l'entrée principale de la grotte, excavations non encore explorées. C'est pourquoi ils entreprirent, le 7 juillet 1935, une ascension périlleuse de 35 mètres à pic, qui leur permit d'atteindre une cavité mesurant 6 m. de haut, 5 m. de large, d'une profondeur de 9 m., se terminant à une altitude de 803 mètres, par deux petites galeries étroites, en cul de sac.

 En examinant cette grottelle, on est frappé, tout d'abord, par les traces d'un foyer, situé dans l'angle gauche. Une preuve encore que ce nid d'aigle a été habité dans les temps plus ou moins reculés, c'est la découverte de deux chevilles de bois, travaillées de main d'homme. Elles étaient fixées à 3 m. de hauteur dans les fentes du rocher. Il semblerait qu'elles aient servi à maintenir une claire-voie de branchages, protégeant des dangers extérieurs l'entrée de la grotte.

 Le sol est fait d'humus et de rocailles. Nos fouilles ne nous ont permis de retrouver aucun vestige troglodyte, ni dans le sol de l'abri, ni dans celui des galeries.

Dans de nombreuses infractuosités des parois, à l'air libre, des ossements épars d'animaux divers : oiseaux, ovidés, petits carnassiers, équidés de petite taille, etc..., sont les témoins d'anciens festins de félins et d'oiseaux de proie.

 A droite de cette cavité principale, s'ouvre un petit orifice mesurant 2 m. 50 de large, 2 m. de haut et 2 m. 50 de profondeur environ. Il ne présente aucune particularité.

 Terminons en disant que, lors de l'électrification de la grotte de l'Aguzou, il a été découvert au fond d'un puits profond de 12 mètres et large de 60 centimètres, le squelette complet d'un homme qui est venu volontairement mourir dans ce point reculé de la caverne de plus de 300 m. de l'entrée.

_____________________________________

© Tous droits réservés/ Musique et patrimoine/ 2014

10:07 Publié dans Sport | Tags : spéléologie | Lien permanent | Commentaires (2)

25/11/2014

Les aventures rocambolesques d'un pionnier Carcassonnais de l'automobile

Henri Alaux

Né le 21 janvier 1885, débute en 1897 à l'âge de 12 ans comme apprenti au garage Loubié cycles, machines à coudre, tricycles à pétrole.

Alaux.jpg

 

De Dion Boutton

375_001.jpg

Lorsqu'il quitte l'atelier Loubié, il reçoit un certificat attestant de ses bons services et de ses aptitudes à conduire les voitures, bien qu'il ne soit pas en âge de passer son permis. Ce n'est que le 31 décembre 1902 qu'il obtiendra le précieux sésame portant le n°249 délivré par la préfecture de la Haute-Garonne. Il habitait à cette époque, 19 rue de l'Orient à Toulouse.

permis.jpg

La course automobile Paris-Madrid

Après son départ le 21 mai, elle fut arrêtée à Bordeaux par le gouvernement suite à de nombreux accidents mortels. Marcel Renault se tua à Couhé-Vérac. Touraud eut un grave accident à la sortie d'Angoulème. Madame Camille du Gast sur sa voiture 40 cv de Dietrich (moteur Turcat Méry) rallia Bordeaux avec Henri Alaux qui fut son mécanicien. Elle décida de continuer jusqu'à Madrid. La voiture fut mise sur un wagon jusqu'à la frontière espagnole. Après plusieurs étapes et diverses péripéties, ils arrivèrent à Madrid tirés par deux mulets. La traversée de l'Espagne par une femme fut un grand évènement. Pour le retour la voiture fut rapatriée en train, mais également pillée pendant son voyage.

(Témoignage d'Émile Alaux, fils d'Henri)

camille.jpg

Camille du Gast en 1903

De 1904 à 1906, il travaille chez Touraud à Suresnes sur les quais de la Seine sur des voitures encore à vapeur et fait les essais côte de Suresnes. Ces véhicules sont munis d'une béquille que l'on est obligé de laisser tomber à l'arrêt d'une forte côte pour empêcher les voitures de reculer. Ils n'ont pas à cette époque de frein avant. Pour l'anecdote, un examinateur collera un chauffeur qui ne mettra pas la béquille en côte — on appelait chauffeur, le conducteur d'un véhicule à vapeur. En 1909, Alaux procède à des essais d'autobus à vapeur de Paris à Anvers.

balayeuse.jpg

© BNF

Les essais de la première balayeuse arroseuse eurent lieu aux Halles de Paris sous la protection de la police. Les Forts des Halles le traitaient de "briseur de bras".

lorraine-turcat-mery.jpg

Lorraine Dietrich 1911

© Patrimoineautomobile.com

Après la vapeur, le moteur à essence fit son apparition. Alaux transforme alors les voitures Lorraine Dietrich à courroie en les dotant  de boite à vitesse dès 1911. Il travaille ensuite chez Renault Saurer et s'installe à Aurillac, avant d'être mobilisé dans le 3e d'artillerie pendant la Grande guerre.

À Carcassonne...

Il fonde dès son arrivée le garage International au 25, rue des Jardins (actuel 35, rue Antoine Marty). Il reprend d'abord des véhicules aux armées pour les remettre en état (Nach, Pierce Arrow, Wait, Latil...), puis devient agent Ford (Modèle T) et ensuite Chevrolet. La société Alaux frères est dissoute en 1925 et devient Alaux Henri. C'est un garage Ford, Fordson, Rosengart, Général Motors, Chevrolet, Opel, Erskine, Delage, Laffly, Salmson jusqu'en 1931.

ford.jpg

Henri Alaux et son épouse à la Cité sur une Ford T en 1925

En 1926, il dépose un brevet de pont porteur pour Ford. Comme à cette époque les voitures étaient rares, les stations services n'existaient pas. Il fallait avoir dans les voitures ce que l'on appelait "le lot de bord". Cela comprenait l'outillage, une pompe à air pour les pneus, un cable, un entonoir ainsi que bidons à essence et eau. Henri Desgranges, patron du journal "L'Auto" et créateur du Tour de France cycliste avait créé un petit fanion jaune triangulaire, vendu 5 centimes. Il était fixé avec une hampe sur l'aile avant de la voiture. Ainsi, tout véhicule se croisant pouvait se porter assistance en cas de panne.

Deux anecdotes d'Émile Alaux

" J'ai pris place à côté de mon père à bord d'une Torpédo à capote à courroie (Une DFP : Doriot, Flandrin, Parent...) Nous revenions de Mazamet pour retourner à Carcassonne. une expédition ! Cette voiture n'avait pas de bouteille à gaz comprimé permettant d'allumer les phares. Pour celà, elle possédait un petit générateur dans lequel on mettait du carbure et de l'eau qui faisaient l'acétylène. En descendant la côte de Villegailhenc, la nuit nous surprend ; il faut allumer les phares. Stupeur ! Mon père a oublié le bidon d'eau. Qu'à cela ne tienne, en mettant le carbure dans le générateur, nous avons remplacé l'eau par notre urine. Et la mulière fut !"

"En 1923, j'ai douze ans et mon père me lâche sur la route avec ma soeur de treize ans, au volant d'une voiture G.E.P (véhicule fabriqué en 1913-1914 à Gennevilliers). Si notre arrivée à Villeneuve-Minervois (8 kms) constitua un attroupement, le retour se passa sans rencontrer une seule voiture !"

brevet.jpg

Fabriquant et carossant les châssis en autobus, Henri Alaux lance les lignes du Mas-Cabardès, de Rieux, de la Malepère, de Laure-Minervois et de Lagrasse.

La société Alaux et Gestin

Henri Alaux s'associe avec M. Gestin en 1932 et le garage devient une concession Renault, Alfa Roméo et Lambretta. Les deux dernières marques seront abandonnées au profit de Renault qui voulait l'exclusivité.

Garage Alaux. 1940. 35 rue A. Marty.jpg

Le garage Alaux et Gestin en 1940

alaux gestin.jpg

L'ancien garage Renault aujourd'hui, rue Antoine Marty

Émile Alaux (1912-2000) reprit l'affaire de son père à la tête de la société Alaux et Gestin avant de céder définitivement la concession.

Je remercie vivement Madame Marie Saleun, artiste peintre, pour m'avoir très cordialement ouvert sa boite aux souvenirs.

________________________

© Tous droits réservés/ Musique et patrimoine/ 2014

24/10/2014

15 avril 1957 : HALIFAX 33 - CARCASSONNE 10

Le 15 avril 1957

l'Association Sportive Carcassonnaise

rencontre à 18 heures, un des plus anciens clubs d'Angleterre :

 Halifax RLFC, fondé en 1873.

prog.jpg

Les équipes

ecusson.jpg

1. Briers,

2. Dean 3.Daniels 4. Mather 5. Freeman,

6.Riley 7.Jones,

8. Thorley,

9. Ackerley 10. Wilkinson,

11. Henderson 12. Mageen 13. Traill

asc.png

1. Castel

2. Husson 3. Bessière 4. Roldos, 5. Nedoresoff,

6. Delpoux 7. Guilhem

8. Mazon 9. Fabre

10. Savary

11. Jammes 12. Escourou 13. Marty.

stade.jpg

The Shay stadium

------

Halifax RLFC

33

AS Carcassonne

10

(Mi-temps 21 -6)

http://www.halifaxrlfc.co.uk/

http://www.asc13.fr/

_____________________________________

© Tous droits réservés/ Musique et patrimoine/ 2014

 

08:27 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (2)