07/12/2014

Le spéléo-club de l'Aude fête ses 80 ans !

Le club le plus ancien du département est fondé le 16 octobre 1934 par le Dr Marcel Cannac, secondé par quelques jeunes hommes férus d'exploration souterraine. Ce groupe de passionnés s'était déjà distingué le 7 octobre, au cours d'une sortie préliminaire à l'aven de la Tour de Ginoles en présence de MM. Cannac, Bonnet, Belpech, Dusserd, Bardon, Planchon Raymond et Renée, Sibra, Kesez, Carbonnel, Joseph.  L'année suivant la création du club, dix-huit grottes et huit avens seront explorées.

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Les membres du spéléo-club

© Jean Ruffel

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Liste du matériel du spéléologue

© www.speleoclubdelaude.fr

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M. Ruffel explore un aven

© Jean Ruffel

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© Jean Ruffel

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Le Dr Marcel Cannac avait été formé à la spéléologie par M. Gadal, Conservateur des grottes et spoulgas du Sabarthès. Ce médecin, résistant pendant l'occupation, sera retrouvé mort dans d'étranges circonstances dans la clinique du Dr Émile Delteil dans les années 1950. Il avait reçu entre-temps la légion d'honneur.

On pourra lire de Marcel Cannac :

Essai de spélélogie dans l'Aude

Ed. Roudière (1935)

Extrait

 Le 30 juin 1935, le Spéléo-Club de l'Aude ayant eu le grand honneur de participer à l'inauguration de la grotte de l'Aguzou quelques-uns de ses membres avaient été intrigués par des excavations situées sur la paroi verticale du rocher surplombant l'entrée principale de la grotte, excavations non encore explorées. C'est pourquoi ils entreprirent, le 7 juillet 1935, une ascension périlleuse de 35 mètres à pic, qui leur permit d'atteindre une cavité mesurant 6 m. de haut, 5 m. de large, d'une profondeur de 9 m., se terminant à une altitude de 803 mètres, par deux petites galeries étroites, en cul de sac.

 En examinant cette grottelle, on est frappé, tout d'abord, par les traces d'un foyer, situé dans l'angle gauche. Une preuve encore que ce nid d'aigle a été habité dans les temps plus ou moins reculés, c'est la découverte de deux chevilles de bois, travaillées de main d'homme. Elles étaient fixées à 3 m. de hauteur dans les fentes du rocher. Il semblerait qu'elles aient servi à maintenir une claire-voie de branchages, protégeant des dangers extérieurs l'entrée de la grotte.

 Le sol est fait d'humus et de rocailles. Nos fouilles ne nous ont permis de retrouver aucun vestige troglodyte, ni dans le sol de l'abri, ni dans celui des galeries.

Dans de nombreuses infractuosités des parois, à l'air libre, des ossements épars d'animaux divers : oiseaux, ovidés, petits carnassiers, équidés de petite taille, etc..., sont les témoins d'anciens festins de félins et d'oiseaux de proie.

 A droite de cette cavité principale, s'ouvre un petit orifice mesurant 2 m. 50 de large, 2 m. de haut et 2 m. 50 de profondeur environ. Il ne présente aucune particularité.

 Terminons en disant que, lors de l'électrification de la grotte de l'Aguzou, il a été découvert au fond d'un puits profond de 12 mètres et large de 60 centimètres, le squelette complet d'un homme qui est venu volontairement mourir dans ce point reculé de la caverne de plus de 300 m. de l'entrée.

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25/11/2014

Les aventures rocambolesques d'un pionnier Carcassonnais de l'automobile

Henri Alaux

Né le 21 janvier 1885, débute en 1897 à l'âge de 12 ans comme apprenti au garage Loubié cycles, machines à coudre, tricycles à pétrole.

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De Dion Boutton

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Lorsqu'il quitte l'atelier Loubié, il reçoit un certificat attestant de ses bons services et de ses aptitudes à conduire les voitures, bien qu'il ne soit pas en âge de passer son permis. Ce n'est que le 31 décembre 1902 qu'il obtiendra le précieux sésame portant le n°249 délivré par la préfecture de la Haute-Garonne. Il habitait à cette époque, 19 rue de l'Orient à Toulouse.

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La course automobile Paris-Madrid

Après son départ le 21 mai, elle fut arrêtée à Bordeaux par le gouvernement suite à de nombreux accidents mortels. Marcel Renault se tua à Couhé-Vérac. Touraud eut un grave accident à la sortie d'Angoulème. Madame Camille du Gast sur sa voiture 40 cv de Dietrich (moteur Turcat Méry) rallia Bordeaux avec Henri Alaux qui fut son mécanicien. Elle décida de continuer jusqu'à Madrid. La voiture fut mise sur un wagon jusqu'à la frontière espagnole. Après plusieurs étapes et diverses péripéties, ils arrivèrent à Madrid tirés par deux mulets. La traversée de l'Espagne par une femme fut un grand évènement. Pour le retour la voiture fut rapatriée en train, mais également pillée pendant son voyage.

(Témoignage d'Émile Alaux, fils d'Henri)

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Camille du Gast en 1903

De 1904 à 1906, il travaille chez Touraud à Suresnes sur les quais de la Seine sur des voitures encore à vapeur et fait les essais côte de Suresnes. Ces véhicules sont munis d'une béquille que l'on est obligé de laisser tomber à l'arrêt d'une forte côte pour empêcher les voitures de reculer. Ils n'ont pas à cette époque de frein avant. Pour l'anecdote, un examinateur collera un chauffeur qui ne mettra pas la béquille en côte — on appelait chauffeur, le conducteur d'un véhicule à vapeur. En 1909, Alaux procède à des essais d'autobus à vapeur de Paris à Anvers.

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© BNF

Les essais de la première balayeuse arroseuse eurent lieu aux Halles de Paris sous la protection de la police. Les Forts des Halles le traitaient de "briseur de bras".

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Lorraine Dietrich 1911

© Patrimoineautomobile.com

Après la vapeur, le moteur à essence fit son apparition. Alaux transforme alors les voitures Lorraine Dietrich à courroie en les dotant  de boite à vitesse dès 1911. Il travaille ensuite chez Renault Saurer et s'installe à Aurillac, avant d'être mobilisé dans le 3e d'artillerie pendant la Grande guerre.

À Carcassonne...

Il fonde dès son arrivée le garage International au 25, rue des Jardins (actuel 35, rue Antoine Marty). Il reprend d'abord des véhicules aux armées pour les remettre en état (Nach, Pierce Arrow, Wait, Latil...), puis devient agent Ford (Modèle T) et ensuite Chevrolet. La société Alaux frères est dissoute en 1925 et devient Alaux Henri. C'est un garage Ford, Fordson, Rosengart, Général Motors, Chevrolet, Opel, Erskine, Delage, Laffly, Salmson jusqu'en 1931.

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Henri Alaux et son épouse à la Cité sur une Ford T en 1925

En 1926, il dépose un brevet de pont porteur pour Ford. Comme à cette époque les voitures étaient rares, les stations services n'existaient pas. Il fallait avoir dans les voitures ce que l'on appelait "le lot de bord". Cela comprenait l'outillage, une pompe à air pour les pneus, un cable, un entonoir ainsi que bidons à essence et eau. Henri Desgranges, patron du journal "L'Auto" et créateur du Tour de France cycliste avait créé un petit fanion jaune triangulaire, vendu 5 centimes. Il était fixé avec une hampe sur l'aile avant de la voiture. Ainsi, tout véhicule se croisant pouvait se porter assistance en cas de panne.

Deux anecdotes d'Émile Alaux

" J'ai pris place à côté de mon père à bord d'une Torpédo à capote à courroie (Une DFP : Doriot, Flandrin, Parent...) Nous revenions de Mazamet pour retourner à Carcassonne. une expédition ! Cette voiture n'avait pas de bouteille à gaz comprimé permettant d'allumer les phares. Pour celà, elle possédait un petit générateur dans lequel on mettait du carbure et de l'eau qui faisaient l'acétylène. En descendant la côte de Villegailhenc, la nuit nous surprend ; il faut allumer les phares. Stupeur ! Mon père a oublié le bidon d'eau. Qu'à cela ne tienne, en mettant le carbure dans le générateur, nous avons remplacé l'eau par notre urine. Et la mulière fut !"

"En 1923, j'ai douze ans et mon père me lâche sur la route avec ma soeur de treize ans, au volant d'une voiture G.E.P (véhicule fabriqué en 1913-1914 à Gennevilliers). Si notre arrivée à Villeneuve-Minervois (8 kms) constitua un attroupement, le retour se passa sans rencontrer une seule voiture !"

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Fabriquant et carossant les châssis en autobus, Henri Alaux lance les lignes du Mas-Cabardès, de Rieux, de la Malepère, de Laure-Minervois et de Lagrasse.

La société Alaux et Gestin

Henri Alaux s'associe avec M. Gestin en 1932 et le garage devient une concession Renault, Alfa Roméo et Lambretta. Les deux dernières marques seront abandonnées au profit de Renault qui voulait l'exclusivité.

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Le garage Alaux et Gestin en 1940

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L'ancien garage Renault aujourd'hui, rue Antoine Marty

Émile Alaux (1912-2000) reprit l'affaire de son père à la tête de la société Alaux et Gestin avant de céder définitivement la concession.

Je remercie vivement Madame Marie Saleun, artiste peintre, pour m'avoir très cordialement ouvert sa boite aux souvenirs.

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24/10/2014

15 avril 1957 : HALIFAX 33 - CARCASSONNE 10

Le 15 avril 1957

l'Association Sportive Carcassonnaise

rencontre à 18 heures, un des plus anciens clubs d'Angleterre :

 Halifax RLFC, fondé en 1873.

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Les équipes

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1. Briers,

2. Dean 3.Daniels 4. Mather 5. Freeman,

6.Riley 7.Jones,

8. Thorley,

9. Ackerley 10. Wilkinson,

11. Henderson 12. Mageen 13. Traill

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1. Castel

2. Husson 3. Bessière 4. Roldos, 5. Nedoresoff,

6. Delpoux 7. Guilhem

8. Mazon 9. Fabre

10. Savary

11. Jammes 12. Escourou 13. Marty.

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The Shay stadium

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Halifax RLFC

33

AS Carcassonne

10

(Mi-temps 21 -6)

http://www.halifaxrlfc.co.uk/

http://www.asc13.fr/

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10/09/2014

Les cadets du lycée de Carcassonne

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Les cadets du lycée de Carcassonne, champion d'académie de rugby

De droite à gauche

Bas: Lapasset, Soulassol, Conquet, Labazuy, Garcès, Huc, Laranière

Haut: R. Fabre, Finestres, Clergue, Geverix, Nègre, Bonnafous, Gastou, Breithaupt

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09/09/2014

Paul Barrière (1920-2008), fondateur de la coupe du monde de rugby à XIII

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Paul Barrière était né à Espéraza (Aude) le 8 juin 1920, à une époque où l'US Quillan allait être sacrée Championne de France de rugby à XV. Il chausse comme tous les jeunes de son âge les crampons et dès 1936, se retrouve dans l'équipe d'Espéraza puis de Carcassonne. Ce que l'on ignore c'est que Paul Barrière fut un grand résistant pendant la seconde guerre mondiale. Responsable du bureau de renseignement et d'action à Alger, il participe aux actions du maquis de Picaussel. A ce titre, il obtient en 1945 la Croix de guerre et la médaille de la résistance en 1947. Dans c'est dans ce creuset de patriotes, qu'il noue des liens afin de réhabiliter le rugby à 13 interdit par Vichy pendant l'occupation. Le 16 septembre 1944, à l'hôtel Regina de Toulouse, il est propulsé Vice-président de la fédération de jeu à 13. Il en sera le président le 2 juillet 1947 à Bayonne. Il est le fondateur de l'International board et à l'origine de la coupe du monde de rugby à XIII, mais refuse qu'elle porte son nom.

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Paul Barrière devint par la suite organisateur de spectacles. En 1990, après Georges-François Hirsh, il est nommé par Raymond Chésa à la tête du Festival de la cité / Languedoc-Roussillon. La programmation de cet évènement devient alors plus éclectique et si Paul Barrière en est le coordonnateur, il n'en demeure pas moins que les décisions sont validées par un Conseil d'administration. Durant cette période, on créee des opéras, des pèces de théâtre en conformité avec le lieu en s'appuyant sur les forces vives de la ville. On entendra la contralto Valérie Pavanetto (fille du regretté Pierre) dans l'église des Carmes, la troupe de Thierry Almon, les choeurs de Carcassonne, le théâtre Magritte de M. Galaup... Quant aux spectacles de variétés, grâce à Paul Barrière et à ses connaissances, bien des artistes comme son ami Charles Aznavour venaient à un tarif inférieur à celui qu'ils pratiquaient ailleurs. D'autres, ne seraient peut-être jamais venu à Carcassonne comme Ray Charles. Pour l'avoir connu, je peux dire que M. Barrière était un homme droit, humain, franc, fidèle et compétent... Il est décédé le 29 mai 2008 à Biarritz

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05/03/2014

Le moto-cross de 1972 à la Cavayère

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La ville de Carcassonne aménage le 6 juin 1971 un motodrome sur le site de la Cavayère. L'année suivante, le championnat de France y est organisé le 22 mai 1972.

L'Union des motoristes audois avait à sa tête:

René Carrier (Commissaire général et directeur de course), Henri Nouvel (Délégué de la ligue du Languedoc), Norbert Thibault (Délégué officiel de la FFM), Michel Mazel (Chronométreur), MM. Raynaud, Sanchez, Dejean (Commissaires de piste), MM. Hebraut, Soucaret, Jung, Peyre, Garcia, Bonnafous (Commissaire de route), MM. Olive et Cathala (Délégués aux finances).

Cette compétition comptait:

20 équipages de Side-car-cross nationaux

30 engagés Moto-cross 125 cm3

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Jean-Claude Wolf de Perpignan en 125 cm3 à la Cavayère en 1972

Au guidon de sa Bultaco, il se classe second de la 1ère manche derrière Georges Cote de Villepinte (93). Dans la seconde manche, Wolf passera devant et remportera l'épreuve devant Cote et Charles Coutard de Lyon (69)

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L'équipage de Side-car Adnet-Blaise à la Cavayère en 1972

L'équipage mixte Adnet (54 ans) et Claire Blaise (45 ans) de Vertou en Loire-Atlantique finit 6e au général en ouverture du championnat. Leroux-Lannes de Paris (75) gagnit 2 manches sur trois mais une crevaison eut raison de leurs espoirs. C'est l'équipage Servillat-Grefferat de Bourg-en-bresse (01) qui remporta l'épreuve.

Pour approfondir, je vous conseille le site de Charles Camberoque

http://charlescamberoque.unblog.fr/2010/11/17/moto-cross-...

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